Benedetta

Année : 2021
Réalisateur : Paul Verhoeven
Interprètes : Virginie Efira, Daphné Patakia, Charlotte Rampling, Lambert Wilson, Olivier Rabourdin
Éditeur : Pathé
BD : BD-50, 131', zone B
Genre : drame historique, couleurs
Interdiction : - de 12 ans
Sortie : 17/11/21
Prix ind. : 19,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.39
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 5.1
Français DTS‑HD Master Audio 2.0
Français Audiodescription
Sous-titres
Français pour sourds et malentendants
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Adapté de l’ouvrage historique Sœur Benedetta, entre sainte et lesbienne de Judith C. Brown (Gallimard, 1987), le nouveau film de Paul Verhoeven relate l’histoire sulfureuse d’une religieuse qui se prétendait mystique et accusée d’homosexualité au couvent des Théatines de Pescia (Italie) au XVIIe siècle.


Placée chez les Sœurs dès l’âge de 9 ans, Benedetta (Virginie Efira, remarquable), convaincue d’avoir vu la Vierge, se prédestine à une vie ascétique. Devenue adulte, ses vœux pieux sont ébranlés par l’arrivée de Bartolomea (Daphné Patakia). Comme un loup débarqué dans la bergerie, la jeune novice met la foi de la religieuse à l’épreuve de la chair. Tiraillée entre des visions mystiques (Jésus, l’époux céleste la sauve maintes fois in extremis) et la tentation érotique assouvie à travers une relation lesbienne dévorante, la nonne bientôt catapultée Mère supérieure devra rendre des comptes à l’Église et sera condamnée au bûcher.

 

Pour illustrer cette dualité entre le désir et la morale religieuse, Verhoeven ne lésine pas sur les symboles à double fonction, l’immaculée figure christique muée en serpent tentateur, la statuette de la Vierge option sex toy. On relèvera le côté kitsch et grotesque de certaines séquences hallucinées, tout en approuvant la thèse de l’ambiguïté de la croyance défendue par le cinéaste.

Carole Lépinay - Publié le 19/11/21

Cinécult' Paul Verhoeven : esprit rebelle

Paul Verhoeven naît à Amsterdam en 1938. En 1971, fort d’un doctorat de mathématiques, il se lance dans le cinéma. Après quatre films méconnus (Business is Business, Turkish Delight, Cathy Tippel et Soldier of Oranje), Verhoeven livre coup sur coup les deux films phares de sa période hollandaise : Spetters, vision clinique du désœuvrement de la jeunesse, et Le quatrième homme, fable onirique nourrie par les délires sado‑maso‑christiques d’un écrivain alcoolique et homosexuel. Auréolé de plusieurs prix à travers le monde (dont celui du Prix spécial du jury au festival d’Avoriaz en 1984), Verhoeven met en chantier La chair et le sang en 1985, un western médiéval.

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Liste des bonus
- Entretien avec Paul Verhoeven (41')


Commentaire

C'est sous l'impulsion de son fidèle scénariste Gerard Soeteman que Paul Verhoeven se lance dans l'adaptation du roman de l'historienne américaine Judith C. Brown. Un projet palpitant qui aura pourtant raison d'une collaboration de plus cinquante ans entre le cinéaste et le scénariste. La faute à une divergence d'opinions profonde quant au traitement du thème du pouvoir dans le film.

 

Là où Soeteman y voit le récit d'une ascension au pouvoir, le cinéaste la considère comme un moyen pour la religieuse de bénéficier d'un espace plus personnel afin de vivre son histoire homosexuelle. Suite à ce clash, il sollicite David Birke, scénariste de son précédent film Elle avec Isabelle Huppert. 

 

Le cinéaste apporte également des éclairages concernant la transposition du roman à l'écran, comme cette scène de révolte finale ajoutée afin de répondre aux exigences de la dramaturgie.

Note bonus : 3/6
Image

Une très belle photographie, pas vraiment austère même si la palette chromatique est réduite. Les quelques touches de couleur (principalement les textiles) sont superbes et les tons chauds de la lumière apportent un soyeux et une forme d'intimité indéniables. Une très belle définition pour ce master impeccable par ailleurs. 

Top image : aucun
Note image : 5/6
Son

Avec sa belle ambiance générale, le film est loin de se murer dans le silence. Les dialogues incarnés, puissants et clairs prennent toute la place, tandis que les scènes d'extérieur se développent parfaitement en 5.1. Du solide.

Top son : aucun
Note son : 4/6



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