Matrix Resurrections

The Matrix Resurrections
Année : 2021
Réalisateur : Lana Washowski
Interprètes : Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss, Yahya Abdul-Mateen II, Jonathan Groff, Jessica Henwick, Neil Patrick Harris
Éditeur : Warner
BD : 1 UHD-99 + 1 BD-50, 148', toutes zones
Genre : science-fiction, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 21/04/22
Prix ind. : 29,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.40
UHD 2 160p (HEVC)
HDR Dolby Vision
HDR10
16/9
Bande-son
Français Dolby Atmos
Français Dolby TrueHD 7.1
Français Dolby Digital 5.1
Anglais Dolby Atmos
Anglais Dolby TrueHD 7.1
Anglais Dolby Digital 5.1
Espagnol Dolby Digital 5.1
Tchèque Dolby Digital 5.1
Hongrois Dolby Digital 5.1
Polonais Dolby Digital 5.1
Chinois Dolby Digital 5.1
Hindi Dolby Digital 5.1
Voir plus
Sous-titres
français, anglais pour sourds et malentendants, néerlandais, espagnol, polonais, grec, roumain, tchèque, hongrois, chinois, coréen, hindi
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Vingt‑deux ans après le choc Matrix (1999), œuvre majeure qui aura révolutionné l’histoire du cinéma et occasionné deux suites (Matrix Reloaded et Matrix Revolutions, 2003), Matrix Resurrections arrive comme une étrangeté hybride qui rompt délibérément avec le niveau zéro des blockbusters actuels et empile à nouveau les univers réels, simulés ou rêvés comme un mille‑feuille dont on dégusterait chaque bouchée avec introspection et ravissement.

 

Méta et ironie

Une fois que la désopilante séquence inaugurale a déroulé son méta‑programme dans lequel Lana Washowski met beaucoup d'elle‑même et nous convie à sa résistance au sein de la Warner, donc de Hollywood, nous voilà confrontés aux questionnements existentiels et ironiques de Thomas Anderson/Neo (Keanu Reeves), créateur d’une trilogie de jeux vidéo à succès dénommée… Matrix. Hanté par des visions qu’il confie à un thérapeute, Anderson expérimente naturellement (par son job et son subconscient) deux réalités parallèles. Sa rencontre avec Tiffany/Trinity (Carrie‑Anne Moss), mère de famille ordinaire, enclenche brutalement sa quête de l’amour perdu et définit, par ailleurs, le véritable enjeu de ce quatrième opus.

 

Voyage dans l'espace‑temps

Morpheus (Yahya Abdul‑Mateen II) apparaît quant à lui « plus jeune » tandis que Neil Patrick Harris campe l’analyste, l’antagoniste maléfique derrière la Matrice. Autre nouveauté et pas des moindres, Lana Washowski seule à la réalisation, perpétue l’héritage sororal (à l’époque fraternel) à travers ses expérimentations autour de l’espace‑temps, de la perception de la réalité et de ses confins antérieurs.

 

Ponctué de flashbacks nostalgiques, Matrix Ressurrections semble figer dans un temps irrattrapable et suspendu. Un labo formel au service d’une réflexion ambitieuse sur le genre (binaire, Washowski fait aussi sa thérapie), mais pour quel public en 2022, a priori peu enclin à se poser trop de questions devant un film de SF et d'action par ailleurs visuellement époustouflant ?

Carole Lépinay - Publié le 10/05/22
Liste des bonus
- On ne peut dire à personne ce qu'est la matrice (9')
- La résurrection de Matrix (30')
- Neo x Trinity : retour dans Matrix (8')
- Amis et ennemis :Matrix remixé (8')
- Matrix pour la vie (6')
- Je connais toujours le kung‑fu (5')
- Matrix réaction (48')
- Blu-Ray du film et bonus


Commentaire

Un peu foutraques, ces bonus ont le mérite de montrer de nombreuses images backstage prises sur le tournage, que ce soit en haut des tours qui serviront de tremplin à Neo et Trinity, au milieu des hélicos, en plein combat, etc. Un peu trop montés, édulcorant l'effet live, ces modules ont toutefois le mérite de laisser apparaître une méthode de tournage assez nouvelle pour Lana Washowski : pas de répétitions des scènes avant les prises, pas de liste des plans à tourner, un mode de filmage beaucoup plus léger qu'auparavant et intuitif, pour une création « sur le vif ».

 

L'équipe en profite aussi pour tenter de retracer toute la quadrilogie, tandis que la réalisatrice explique que ce Resurrections « englobe » les trois autres films plutôt que constituer une simple suite. Elle revient d'ailleurs sur son refus de tourner un nouveau Matrix pendant des années, et ce même face à la pression du studio Warner.

 

D'autres modules plus techniques reviennent sur les capacités hors normes de Keanu Reeves qui a continué à s'entraîner personnellement après la trilogie à toutes ces disciplines si utiles dans Matrix : arts martiaux, tir, combat, moto, etc. À 56 ans, il impressionne même les cascadeurs les plus chevronnés. 

 

Enfin, toutes les grandes scènes du film sont analysées par l'équipe et la réalisatrice elle‑même dans l'ultime bonus. Un bonheur de cinéphile et un puits de réponses à de nombreuses questions pour les autres.

Note bonus : 4/6
Image

Fruit de la vision d'une véritable artiste, ce Matrix Resurrections est une explosion d'univers parallèles, de temporalités, de couleurs (même si le noir, le bleu et le jaune l'emportent largement) et de personnages humains ‑ou non‑ totalement singuliers.

 

Évidemment, Lana Washowski ne copie rien mais invente toujours et encore. Graphiquement marqué et profondément créatif, ce nouvel opus est une ode à la puissance du rêve où tout est permis, où tout est possible. Encore plus fort, tout en élaborant des scènes d'action bien au‑dessus de ce qui se fait ailleurs, la réalisatrice parvient à garder sa griffe organique typique et son atmosphère d'origine, alors que le film est le premier de la série à avoir été tourné en numérique (caméras Red 6K et 8K) et qu'il est totalement dénué de grain ou presque. À ce titre, la confrontation entre Neo/Trinity et le SWAT est d'une beauté à couper le souffle, telle un ballet aquatique (sous la pluie) où chaque personnage évolue dans un même mouvement. 

 

Ce 4K Ultra HD HDR Dolby Vision ajoute de surcroît une densité incroyable, des noirs référentiels et surtout une précision incomparable par rapport au simple Blu‑Ray, notamment sur les gros plans. On n'a pas vu plus joli et inventif depuis un moment.

Top image : aucun
Note image : 6/6
Son

Une musique orchestrale atmosphérique totalement en phase avec l'épopée visuelle, doublée d'une spatialisation Dolby Atmos aussi délicate que démonstrative. Les occasions ne manquent pas pour les enceintes de livrer bataille aux côtés de Neo et sa bande de rebelles, et de scander ce voyage spatio‑temporel d'une dynamique à toute épreuve. Le déluge arrive de toutes parts, il permet enfin de profiter de tous les canaux pour des effets hauteur ou arrière très impactants. Ici, la pluie, les actions du vaisseau Mnemosyn ou la simple trajectoire des balles font le spectacle.

 

Mais encore une fois, tout fait sens ici, rien n'est en trop ou gratuit. Que ce soit l'accompagnement sonore d'un coup porté ou l'arrivée des sentinelles, tout reste réaliste, totalement au service du récit. Quant aux basses et infra, on nous laisse tester par vous‑même et vibrer de l'intérieur. Au sens propre comme au figuré d'ailleurs.

 

Un dernier mot sur la VF, dotée sensiblement du même débit que la VO et plutôt agréable aux oreilles, bien meilleure d'ailleurs que beaucoup de VF. Les voix restent toutefois moins textualisées, moins « naturelles ». En comparant les deux pistes, on n'hésitera pas une seconde face à la texture si particulière de la VO.

Top son : aucun
Note son : 6/6



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