John Rambo

Rambo - Director's Cut
Année : 2007
Réalisateur : Sylvester Stallone
Interprètes : Sylvester Stallone, Julie Benz, Paul Schulze, Matthew Marsden, Graham McTavish, Rey Gallegos
Éditeur : Metropolitan Film & Vidéo
BD : BD-50, 99', zone B
Genre : action, couleurs
Interdiction : - de 12 ans
Sortie : 10/08/10
Prix ind. : 24,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (Mpeg4 AVC)
16/9 natif
Bande-son
Français DTS-HD Master Audio 5.1
Anglais DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titres
Français
Amazon
11,90 €
Comme il l’a fait avec Rocky Balboa, Sylvester Stallone revient devant et derrière la caméra afin de clore les aventures de l’un des héros les plus emblématiques du cinéma américain des années 80, devenu pour certains la figure répulsive d’une Amérique arrogante, belliqueuse et nationaliste. Autant dire qu’à l’heure du fiasco irakien, de l’impopularité du président US d'alors, et d’une opinion publique majoritairement anti‑guerre, les exploits de John Rambo (retour au Vietnam dans le 2, conquête de l’Afghanistan dans le 3) pouvaient frôler la faute de goût et l’erreur stratégique.

Pourtant, il convient de rappeler que le scénario de Rambo, le premier, fut écrit en 1972 (soit en pleine période de contestation institutionnelle) et porté à l’écran dix ans plus tard. À mille lieues de l’image binaire que fabriqueront les deux opus suivants (1985 et 1988), le vétéran John Rambo y apparaissait comme un individu privé de repères, perdu et rejeté par une Amérique incapable de regarder en face l’un des échecs les plus cuisants de son Histoire (Vietnam). Conscient que seul un retour aux sources du personnage conjurerait l’anachronisme de la démarche, Stallone filme deux « John Rambo ».

Dans le premier, l’homme au bandeau rouge (devenu noir entre‑temps, signe discret d’un deuil cinématographique) sauve un groupe d’humanitaires naïfs des griffes d’une armée birmane sadique. Stallone ne donne pas dans la dentelle et porte à un point de sauvagerie extrême la passion guerrière de son héros. Ça dézingue, ça décapite, ça démembre à tout va ‑on se croirait dans un film de Mel Gibson‑ et l’on sort du visionnage éreinté par tant de geysers de sang. Film de propagande mais tourné du point de vue forcément régressif d’une guerre nécessaire (« Tant mieux si je suis sauvage, ça va nous permettre de sortir d’ici vivants ! », lance‑t‑il entre deux gorges tranchées), John Rambo 1 entend attirer l’attention sur le génocide des tribus Karen par le pouvoir birman. Pourquoi pas ?

Dans le second « lui », Stallone met enfin les points sur les « i » et, c’est plutôt honnête, débarrasse Rambo de son alibi moral : pour lui, tuer est une seconde nature, le seul moyen de respirer pleinement. Il faut d'ailleurs voir ce plan d’ensemble montrant le guerrier contemplant avec fierté le théâtre de son massacre, comme l’aveu terminal d’un homme dont la patrie est la mort.

Reprenant et bouclant la ligne ouverte il y a 25 ans, John Rambo, même dégaine, même sac, même route de campagne, finit par revenir en Amérique, mais constate la disparition de son « home sweet home ». En 2007 (le film a été tourné il y a quatre ans), plus de place pour John Rambo, qui s’évanouit dans le fond du plan. La séquence est belle mais arrive trop tard. Notons enfin que ce Director’s Cut ne propose rien de bien nouveau, puisque la dizaine de minutes rajoutée (des séquences de dialogue surtout), se trouvaient déjà en bonus (scènes coupées) de la précédente version.
Jean-Baptiste Thoret - Publié le 10/09/10
Liste des bonus
- Making of filmé jour après jour et commenté en voix off par Stallone (83')
- Bande-annonce
- Promo éditeur


Commentaire
Vraiment, que l'on soit fan ou pas de Stallone ou de Rambo, ou même des deux, peu importe. Ce documentaire filmé jour après jour, commenté par Sylverster Stalonne a posteriori, est une mine (sans mauvais jeu de mot…) d'informations. Le tournage a été rapide et difficile, et son aventure est passionnante à suivre. Artificiers, acteurs, équipe thaïlandaise, placidité de Stallone à toute épreuve…, on en redemande.
Note bonus : 4/6
Image
Une image qui tient la route et révèle des qualités inattendues en Blu‑Ray. Un exploit vu les conditions de tournage (vous découvrirez tout cela dans les bonus). Alors oui, il y a un léger grain au début du film, on constate une légère différence chromatique entre certaines séquences, mais les nombreuses scènes nocturnes sont sublimes et les contrastes aussi robustes que le menton d'acier de John Rambo. Bravo aussi à l'encodage vidéo, qui se joue des principales difficultés, notamment les fumées, pluies diluviennes et brouillards.
Top image : aucun
Note image : 4/6
Son
Ça claque et ça tire dans tous les sens. Rafales de balles, explosions, chars, mines, flèches, mortiers, lance‑flamme, obus et même bombe de la Seconde Guerre mondiale… tout y passe. L'occasion de tester votre installation de fond en comble ! Entre les duels au couteau en passant par les tirs de roquettes et les ambiances de la jungle grouillant de soldats birmans à moitié ivres, impossible de sortir de cet enfer vert. Efficace, mais vraiment fatiguant. VO ou VF, même combat (encore sans mauvais jeu de mot…), sauf au niveau des voix. Préférez bien sûr la version originale pour sa présence.
Top son : aucun
Note son : 5/6


Nouvelle Newsletter
inscrivez-vous
OK
Merci !

Les informations recueillies sont destinées à AVCesar.com pour vous assurer l'envoi de votre newsletter.

Vous bénéficiez d'un droit d'accès et de rectification de vos données personnelles, ainsi que celui d'en demander l'effacement dans les limites prévues par la loi.

Vous pouvez également à tout moment revoir vos options en matière de ciblage. En savoir plus sur notre politique de confidentialité.

PLANNING
01/11/20 Journal intime
BONNES AFFAIRES
INTERVIEWS
https://www.avcesar.com/source/interview/138/photo_0315185626.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/132/photo_0731173018.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/159/photo_0855101528.jpg
https://www.avcesar.com/source/interview/146/photo_0103184406.jpg
pascal-laugier-et-louis-thevenon
lucas-belvaux
francois-charles-bideaux
tom-selleck
DOSSIERS
»
2013, la barre (de son) tabasse
»
Ultra HD : le TV de demain s'invite dans nos foyers
»
Best of Blu-Ray 2011