Ray Donovan saison 7

Année : 2019
Créateur : Ann Biderman
Interprètes : Liev Schreiber, Jon Voight, Eddie Marsan, Dash Mihok, Katherine Moennig
Éditeur : Paramount
DVD : 4 DVD-9, 10 x 55', zone 2
Genre : drame, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 02/09/20
Prix ind. : 24,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.78
SD 576i (Mpeg2)
16/9 compatible 4/3
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Anglais Dolby Digital 5.1
Allemand Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Français, anglais pour sourds et malentendants, allemand
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24,99 €

Alors qu’il fait d’énormes progrès avec le Dr Amiot (Alan Alda) pour devenir un véritable soutien pour sa famille et notamment sa fille Bridget, Ray Donovan (Liev Schreiber) voit surgir de son passé un élément gênant. Quant à Mickey (Jon Voight), Bunchy (Dash Mihok), Terry (Eddie Marsan) et Daryll (Pooch Hall), tous cherchent à leur manière une juste place dans le clan Donovan. Mais rien n’est simple dans un monde où passé rime avec violence, mort et vengeance…

 

Après sept saisons remarquables, la série Ray Donovan tire sa révérence, certes avec panache mais non sans une certaine amertume : la série n’aura jamais la conclusion qu’elle (et ses fans) méritai(en)t. La décision de Showtime, la chaîne américaine qui produit et diffuse Ray Donovan, est désormais irrévocable, même si certaines rumeurs et pétitions en ligne ont un temps laissé planer l'espoir. Cette fois, et contrairement à ce qui a pu se faire ailleurs en de pareilles circonstances, les auteurs n’ont même pas eu le temps de réécrire la fin de la série, qui se termine sur un cliffhanger dont on ne connaîtra jamais les tenants ni les aboutissants. 

 

C'est d’autant plus dommage que jusqu’au bout, la trajectoire des personnages aura été exemplaire, se bonifiant même avec le temps en privilégiant autant l'aspect émotionnel que les péripéties badass de cette famille de gangsters irlandais hautement dysfonctionnelle. Encore une fois, Liev Schreiber fait des étincelles dans son costard sur mesure taché de sang, parvenant à donner une épaisseur et une âme à un personnage insaisissable aussi puissant que fragile, capable de tout, mû par son instinct et son propre codeur d'honneur, dont on a appris à connaître et comprendre le fonctionnement au fil du temps.

 

Après l'extraordinaire saison 6, ce chant du cygne ne déçoit pas une seule seconde. L'arc narratif du personnage de Ray Donovan, particulièrement bien écrit, ne manque pas de surprises, de scènes cathartiques mais aussi et surtout d’émotion. Un scénario noir mais brillant encore une fois soutenu par une mise en scène épurée et virile au plus près des visages et des regards, transcendant les personnages et ceux qui les incarnent.

 

Jusqu’au bout malmenés, les membres du clan Donovan, comme dans une tragédie shakespearienne implacable, auront vu planer au‑dessus d'eux un nuage noir prêt à déverser ses trombes de violence mais aussi quelques traits d'humour décalé, trop conscients de leur propre destinée. Ainsi se termine ce petit chef‑d’œuvre sériel, dans l'indifférence presque générale et sans entente possible entre une chaîne et des auteurs qui ont fini par ne plus se comprendre. On se consolera en se disant que le dernier épisode effectif de la série a été écrit par David Hollander, showrunner, et Liev Schreiber lui‑même. Il se termine (ATTENTION SPOILER) sur un dernier plan de Ray Donovan donnant une dernière pelletée sur une tombe qu’il a lui‑même creusée, un peu comme si la série était enterrée avec tout le reste. On aurait volontiers rempilé pour quelques années de plus.

Cédric Melon - Publié le 02/11/20
Liste des bonus
- Ray analysé (3')


Commentaire

On croit rêver avec ce maigre bonus, qui en dit quand même long sur l'implication de Liev Schreiber dans la série. Le comédien Alan Alda, qui interprète son thérapeute à l'écran, s'amuse de le voir retirer en permanence des lignes de dialogues et cultiver ainsi l'animalité de son personnage. 

Note bonus : 1/6
Image

Une image toujours aussi belle, voire plus malgré un simple DVD édité par Paramount (master impeccable cela dit). La ville de New York offre un cadre télégénique au possible, tout comme le loft de Ray Donovan ou son bureau, régulièrement filmé en plongée depuis l'extérieur à travers les vitres dégoulinantes de gouttes de pluie pour un effet mélancolique au possible. Le détour par Coney Island suspend le temps, comme une plongée en enfance, une parenthèse brève mais heureuse. Quant à Liev Schreiber, sa présence animale imprime toujours autant l'écran. La fin d'un vrai personnage de cinéma. 

Top image : aucun
Note image : 5/6
Son

Décidément, cette série ne ressemble à aucune autre, même pas sur le plan sonore. Tout en subtilité et accès de violence (l'un n'empêche pas l'autre), cette saison réserve encore quelques titres vintage qui ont fait tout l'habillage sonore de la série depuis les débuts. Le reste du temps, les scènes brutes ajoutent à la violence du quotidien pour le clan Donovan. Pas de tralala, juste l'essentiel. Tellement « Ray Donovan ». 

Top son : aucun
Note son : 5/6



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