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TV - Écran plat

Samsung QE65Q800T

Mustav
Prix indicatif : 3 999 € TTC
Note AVCesar.com


Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 165 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 7 680 x 4 320 pixels
Processeur : Quad Core
100 Hz : oui
Contraste : 55 657:1
TNT : double tuner (HD et UHD)
HDMI : 4 (v 2.0b + 2.1, dont 4 arrières)
Dim. (L x H x P) : 1 447,9 x 921,1 x 285,3 mm
Poids : 31 kg
35,01  €
Amazon.fr
3999 €
Darty
L’essentiel

En 2020, Samsung a décidé de démocratiser la technologie Ultra HD 8K avec la nouvelle série TV Q800T, disponible en 55’’ (140 cm), 65’’ (165 cm) en test ici, 75’’ (191 cm), 82’’ (208 cm) et 98’’ (250 cm). Pour cela, le constructeur a revu à la baisse quelques spécifications, par exemple un pic lumineux de 2 000 nits contre 3 000 nits sur les précédents spécimens 65Q900R et 65Q950R. Mais les différences les plus notables consistent dans l’abandon du boîtier One Connect d’une part, de la fonctionnalité AutoCal d’autre part. Les deux sont liés puisque le calibrage AutoCal sur les TV Samsung passe par le raccordement au port ExtLink du boîtier One Connect. Impossible donc de procéder de la sorte avec les TV Samsung Q800T, il faut donc réaliser un calibrage à l’ancienne, c’est‑à‑dire manuel sans l’aide automatisée de l’ordinateur.

 

 

Colorimétrie et traitement vidéo en vedette en 2020

En revanche, la série Samsung Q800T bénéficie bien sûr de toutes les nouvelles caractéristiques techniques des gammes QLED 2020, nombreuses, que nous allons développer dans notre banc d’essai du modèle Samsung QE65Q800T passé au gril de notre laboratoire ces dernières semaines. 

Et avant de dévoiler plus avant nos impressions sur ce téléviseur (cf. notre Verdict Technique plus bas), il nous faut d’emblée souligner les progrès de Samsung en termes de colorimétrie sur ses TV QLED 2020. Sans conteste les ingénieurs coréens maîtrisent toujours mieux la technologie Quantum Dots avec, vous le verrez plus loin dans notre test, une valeur spectrale plus large pour les teintes R et V (rouge et vert), garantie d’un rendu naturel accru. La colorimétrie du 65Q800T est en effet plus juste que celle des QLED 2019. Difficile en revanche de savoir précisément ce qui motive cette amélioration. Cela peut venir d’une maîtrise accrue de la gestion des Quantum Dots (en réduisant certaines longueurs d’onde parasites lorsque les nanocristaux sont excités par la lumière des LED bleues) ou de la structure des pixels de la dalle LCD qui a été modifiée (cf. plus bas)… De même, notre quotidien étant peuplé de TV Ultra HD 4K, on constate avec ce test que la technologie 8K reste sacrément impressionnante sur certaines scènes, notamment celle dotée d’une grande profondeur de champ. Et, ici, sur des sources Ultra HD, Full HD, HD, et même SD, l’apport du Quantum 8K Processor nouvelle génération, capable d’un Upscaling encore plus précis, est indéniable.

 

 

Présentation du Samsung 65Q800T

Sans surprise, le Samsung 65Q800T reprend le même design que le Q90R testé il y a un an avec une très bonne qualité d'assemblage et un design moderne. Sobre et élégant, le coffre est 100% PVC avec une robe gris anthracite. Bon point, l’épaisseur de l’écran est d’environ 2,5 cm, alors que celle du Q90R affichait 3,6 cm , 39 mm environ pour celle du Q900R. On le constate d’emblée, Samsung a sensiblement réduit la profondeur de ses écrans (le summum étant atteint avec les écrans Q950T et 15 mm de profondeur) alors que le système de rétroéclairage  Full LED Local Dimming est toujours de mise. Précision, ce dernier compte deux fois moins de zones que sur le Q90T, 240 contre 480, sans qu’aucune différence n’apparaisse à l’œil. Pour dire vrai, c’est surprenant, on ne s’y attendait pas. Force est de constater que sur ce point, aussi, Samsung a donc bien progressé (détails à découvrir plus bas dans notre Verdict Technique). 

 

Côté poids, on note 31 kg sur la balance, une bonne surprise car on le rappelle, sur les TV Samsung Q800T, la connectique et l’électronique sont intégrées au châssis. Sinon, l'épaisseur des bords reste très discrète, sur les quatre côtés de l’écran. Et le pied central est idem à celui du Q90T, une plaque de fonte en U couchée, très lourde, très résistante et très stable. Évidemment, le système de range câble via un cache en PVC est toujours là (cf. photos ci‑dessus). Enfin, le revêtement QLC (Quantum Light Control) inauguré l’année dernière est lui aussi toujours présent. Il s’agit du traitement antireflet de l’écran, sacrément efficace. Il offre une exceptionnelle diffraction de la lumière pour éviter les réflexions et ainsi offrir une image plus dynamique et contrastée.

 

 

Mode Ambiant 3.0

Autre atout remarquable des TV QLED 2020, le fameux mode Ambiant, ici en version 3.0, déjà évoqué à plusieurs reprises dans nos actualités. Pour rappel, ce dernier permet de fondre le TV avec votre décor intérieur à la condition que celui‑ci soit fixé au mur. Le principe est simple : à l'aide d'une application Android/iOS dédiée sur son smartphone ou sa tablette, et après avoir pris une photo de l’écran et de son proche environnement, le TV analyse le cliché et le reproduit à l'identique, motifs inclus, pour devenir une partie du décor. Ainsi, le téléviseur disparaît ou presque, à l'instar d'un trompe‑l'œil du plus bel effet (cf. photo ci‑dessous). C’est toujours très spectaculaire et ça va plaire aux amateurs de décoration. C’est encore plus spectaculaire avec des bords fins sur tous les côtés du TV.

 

 

Mais le mode Ambiant 3.0, comme en 2019, offre de nombreuses autres possibilités avec par exemple la possibilité d'afficher à l'écran une image dont la teinte dominante s'accorde avec celles de son environnement. Ou encore un décor en ombre chinoise, une branche d'arbre feuillue par exemple, qui agit en interaction et en direct avec la météo locale. Il est ainsi aisé de savoir si le soleil est de la partie ou si le climat est venteux avant de mettre le nez à la fenêtre.

 

En 2020, il est possible d’élaborer des scénarii associés aux habitudes des utilisateurs, par exemple demander via l’assistant vocal l’affichage d’images fonction de son humeur. Ou bien programmer des routines et profiter ainsi, tous les matins, de la météo. De même, via l’application SmartThings, afficher ses clichés avec moult options de personnalisation à l’instar d’un cadre photo est dorénavant au menu.

Sans oublier les nombreux partenariats noués par Samsung permettant au possesseur du TV Q800T d'afficher des photos réalisées par les plus grands photographes du moment ou des œuvres issues, par exemple, du Musée du Prado.

 

Connectique et télécommande 

Comme à son habitude, Samsung propose une connectique très complète, même en l’absence de boîtier One Connect, avec quatre entrées HDMI : trois d’obédience 2.0b et une 2.1 (port 4), toutes compatibles HDR10, HDR10+, HDR HLG, HDCP 2.2, 2 160p en 60 Hz, 4:4:4 et 12 bits. À savoir, le connecteur HDMI 2.1 intègre toutes les fonctionnalités de la norme, VRR, ALLM… jusqu’à la gestion des signaux 4K à 120 im/s et 8K à 60 images par seconde. De même pour l’eARC et, donc, du Dolby Atmos et du DTS:X via HDMI.

 

 

Le reste de la connectique rassemble un port Ethernet Gigabit, deux ports USB 2.0, une sortie optique, un port CI+, un double tuner DVB‑C, DVB‑T2 et DVB‑S2 via prise antenne, plus une prise satellite (Main et Sub). Enfin, un mot sur la télécommande au design fun, épurée avec son revêtement en aluminium brossé. Elle dispose de très peu de touches et donc peu de raccourcis. Heureusement, le contrôle vocal est très efficace (c’est même bluffant) pour les recherches et permet la prise en charge de nombreux ordres vocaux.

 

Système audio 4.2.2 performant avec AI Sound, AVA et OTS+

La section sonore est elle aussi à l'honneur sur les TV Samsung QLED 2020 avec moult nouveautés. La première se nomme Q Symphony et consiste, en présence d'une barre de son Samsung Q Series 2020 (Samsung Q60T, Q70T, Q800T, Q950T), à profiter des haut‑parleurs du téléviseur pour magnifier la reproduction sonore, son ampleur et sa spatialisation. À savoir, lorsqu'une barre de son est raccordée à un TV, les haut‑parleurs de ce dernier sont alors systématiquement déconnectés. Avec le système Q Symphony signé Samsung, ils restent actifs et participent largement à l'amélioration audio avec une configuration jusqu'en 9.1.4 selon la barre de son raccordée.

 

 

De son côté, la fonction AI Sound est capable d'adapter les réglages audio du TV en temps réel en fonction de l'image affichée. Ainsi, des traitements DSP (ou apparentés) sont appliqués en fonction du type de contenu, mais aussi des scènes affichées à l’écran. Cela est particulièrement appréciable avec un film : les graves sont plus marqués pendant les scènes d'action, alors que les dialogues sont plus finement perceptibles durant les passages plus calmes). De même, en présence d’un programme musical, la transparence sonore et la linéarité de la réponse en fréquence seront privilégiées. Ou encore, avec un match de foot, sans que les propos des commentateurs ne soient pénalisés, la scène sonore en arrière‑plan avec les chants des supporters est restituée avec un effet surround, pour offrir une meilleure immersion.

 

La fonction AVA (Active Voice Amplifier) fait une arrivée remarquée cette année. Cette dernière est destinée à couvrir l’apparition d’un bruit nouveau dans l'environnement du TV, de manière automatique. Par exemple, celui d'une bouilloire ou d'un aspirateur sera couvert par une hausse du volume gérée directement par le TV. Pas de panique, le téléviseur baisse le son, automatiquement toujours, lorsque le bruit cesse.

 

 

Mais la nouveauté la plus intéressante se nomme OTS+ pour Object Tracking Sound+, associée à un package acoustique 4.2.2 (huit haut‑parleurs placés à l'arrière du TV, dont deux en position latérales) d’une puissance totale de 70 watts. Cette configuration a pour but de « coller » le son des objets à leur mouvement dans l'image pour un meilleur réalisme. De même, le téléviseur est capable d'opérer un autocalibrage sonore pour s'adapter à la configuration de la pièce via un micro intégré.

 

 

Au final, le rendu audio est surprenant avec une qualité générale qui n'a rien à envier à de nombreuses barres sonores. Nous avons pu apprécier une large réponse en fréquence, très linéaire et très peu de distorsion. Nous avons aussi été particulièrement surpris par sa puissance et surtout, la clarté et l'intelligibilité du rendu, notamment au niveau des dialogues et des moindres détails audibles ! Tout est là, du grave, un médium tonique, des aigus précis et un très bon équilibre tonal. Les boomers permettent également d'apporter de la percussion avec quelques graves intéressants. Et le système OTS+ tient ses promesses avec une localisation réussie de la scène sonore (cf. photo ci‑dessus), pour un réalisme donc une immersion accrus.

 

Évidemment, tout est relatif et dépendant de l'exigence de chacun, mais cette qualité sonore embarquée est vraiment appréciable. Il est en plus possible de diffuser l'audio via Bluetooth vers une enceinte active, une barre sonore, un casque ou un amplificateur compatibles.

 

Spécifications en vrac

Pour le reste, cette nouvelle gamme TV QLED embarque également un nombre de technologies et fonctionnalités impressionnant ! En dehors de toute appréciation qualitative, une chose est sûre, difficile de faire plus complet. On retrouve donc, associée au système de rétroéclairage Full LED Local Dimming déjà mentionné (intitulé Gold+), une dalle 10 bits et un taux de rafraîchissement 120 hertz.

 

 

Ce TV embarque aussi une compensation de mouvement doté d'un indice de fluidité PQI 4500 et, comme déjà mentionné, il prend en charge la technologie VRR (Variable Refresh Rate), soit Freesync qui permet de compenser les variations de fréquences d’affichage en temps réel avec les jeux, pour éviter le phénomène de Tearing (déchirement d’écran). Il faudra tout de même bien faire attention à connecter la carte graphique ou la console directement à la prise HDMI 4 du TV, donc sans transiter par un amplificateur si on veut que ce mode soit bien fonctionnel. Précision, les TV Samsung QLED 2020 ne sont toujours compatibles G‑Sync. Toutefois, il y a de l’espoir, interrogés sur le sujet, les ingénieurs Samsung ont indiqué que son intégration était à l’étude.

 

De même, le Samsung QE65Q800T dispose toujours d’outils complets pour réaliser un calibrage : balance des Blancs sur 2 ou 20 points et, surtout, un CMS (Color Management System) sur trois axes avec la possibilité de calibrer les espaces couleur Rec.709, DCI‑P3 et Rec.2020. Pour le reste, nous retrouvons évidemment tous les réglages habituels (cf. photo ci‑dessous) : choix du mode Image (Dynamique, Standard, Naturel et Cinema), plus un mode Jeu pour réduire l'Input Lag, Rétroéclairage, Contraste, Luminosité, Couleur, Netteté, Gamma…

 

 

OS Tizen, cœur de l'interface TV Samsung

Quand on parle de TV Samsung, impossible de passer à côté des énormes possibilités offertes par la section Smart TV avec une interface Smart Hub hyper‑complète qui évolue toujours sous l'OS Tizen. Certes, les nouveaux téléviseurs Android TV offrent dans l'absolu plus de possibilités, notamment au niveau des jeux, avec l’accès à Google Play et ses centaines d'applications, mais le Smart Hub à l'avantage d'être très stable et réactif et, surtout, développé sur mesure pour les TV Samsung avec une présentation plutôt fun et très simple d'utilisation, ainsi qu'un EPG numérique (cf. photo ci‑dessous) pour consulter les programmes de la TNT.

 

 

De plus, avec les nombreux partenariats signés par Samsung, dont certains exclusifs, on trouve également de très nombreuses applications, de non moins nombreux services de Catch‑Up TV ou VOD comme Netflix, Google Play, Amazon PrimeVideo, myCanal, Molotov ou TwitchTV, des jeux assez basiques, des interfaces de lecture multimédia comme Plex, DS Video ou encore des applications intéressantes comme TuneIn, Deezer, RMC Sport, BeIn Sport, OCS, Spotify, Deezer, Steam Link… Bien sûr, Disney+ est présent.

Et pour profiter de contenus Ultra HD 8K natifs, on peut aussi citer l’application The Explorers (cf. notre actualité The Explorers/Samsung, contenus 8K natifs via OTT, une première mondiale 100% française), issue du programme communautaire du même nom (initié par Olivier Chiabodo), qui permet de découvrir les plus beaux endroits de la Terre avec une qualité visuelle inédite, en très haute ultra résolution. Bref, Tizen est probablement l'une des interfaces les plus complètes du marché, juste derrière l'OS Android TV (cf. photo ci‑dessous).

 

 

Alors, certes, point de Kodi ou VLC ici, présents sur les téléviseurs Android TV de chez Philips, TCL ou Sony. Toutefois, le lecteur multimédia du TV Samsung s’avère très complet et d'une stabilité étonnante. Il décode pratiquement tous les formats les plus courants dont les vidéos Ultra HD HDR10/HDR10+ et BT.2020, les codecs HEVC, AVC/H.264, VP9, AV1 (nouveau en 2020), MKV, M2TS, TS, FLV, Mov, MP4, Flac, APE, Alac, M4A, WMV HD, DivX Plus UHD, AIFF, AAC, DTS, Dolby Digital Plus, MPO, PNG, Jpeg, et toutes sortes de sous‑titres comme les ASS, SRT, Sub, SSA, SMI. Bref, Ultra HD, HDR10/HDR10+ ou 1 080p, ce lecteur a accepté tous nos échantillons de test vidéo et audio, en dehors des Iso et des fichiers DSD. C'est d'autant plus intéressant que ce lecteur propose en outre un excellent décodage vidéo grâce au puissant GPU Q Mastering Engine et la gestion bitstream des pistes audio Dolby Digital 5.1. Et pour ceux qui voudraient profiter d'un système de jaquettes pour afficher leur vidéothèque à l'écran, on trouve la célèbre application Plex. Le seul véritable regret, vient de l'absence étonnante de lecture bitstream du DTS. Celui‑ci est tout de même lu, mais décodé en LPCM 2.0.

 

Décodeur Canal+ intégré

On retrouve l’intégration d’un décodeur Canal+ complet directement au sein du téléviseur. Cela permet l’accès direct à tous les programmes du groupe Canal+, offre MyCanal (pour regarder les programmes sur plusieurs écrans simultanément, quatre en tout, dont une tablette, un ordinateur ou un smartphone avec deux TV au maximum) avec Canal+ à la demande et BeIn Sports compris. C’est géré très simplement, à travers une entrée dédiée dans les menus du TV. Il est aussi possible de s’abonner à Canal+ ou CanalSat directement depuis l’écran TV. Le tout contrôlé à partir de la télécommande du TV.

 

 

 

SmartThings/Bixby et Alexa embarqués

Bien sûr, la fonction SmartThings est bien présente. Cette dernière, via une interface dédiée, permet de piloter une multitude de produits connectés, du thermostat à la caméra de surveillance en passant par les volets roulants ou l'aspirateur robot. Samsung annonce que la fonction SmartThings (cf. photo ci‑dessus) est totalement ouverte à tous les protocoles du marché pour une compatibilité IoT (Internet of Things) quasi universelle. Dernières précisions, si l'assistant vocal Bixby est toujours disponible (version 2.0), il en est de même pour Works whith Google Assistant (nécessité d'une enceinte de type Google Home) et Amazon Alexa (directement intégrée dans le TV). La nouveauté réside dans la possibilité de choisir Alexa comme assistant vocal privilégié des TV Samsung Q800T (cf. photo ci‑dessus).

 

 

Enfin, comment ne pas évoquer la nouvelle fonction MultiView (cf. photo ci‑dessous) qui propose l'affichage simultané de deux contenus à travers deux fenêtres à l'écran : la première avec le signal d’une chaîne TV ou d'une source raccordée au TV, la seconde avec l'écran d'un smartphone de l'utilisateur. Il existe 14 possibilités d'affichage, en passant du classique PIP jusqu'à disposer de deux fenêtres adjacentes. Idéal pour suivre un programme ou une émission et interagir en même temps sur les réseaux sociaux…

 

Concurrence

À l'heure de publier ce test, le Samsung 65Q800T compte encore peu de concurrents directs. En premier lieu, seules les marques Sony et LG sont réellement présentes sur ce marché du téléviseur Ultra HD 8K. Ensuite, en prenant en compte la diagonale du téléviseur, 65'' (165 cm), une unique référence émerge, la LG 65NANO996 basée sur la technologie LCD.

 

Si LG compte bien une série TV Oled UHD 8K avec la LG ZX, seules deux diagonales sont au catalogue, 77'' et 88'', avec des tarifs qui s'envolent. Chez Sony, la série ZH8 est présente mais avec deux diagonales plus grandes, 75'' et 85 pouces.


Il faut donc attendre la seconde moitié de l'année pour comptabiliser une ou plusieurs références additionnelles. On pense notamment à TCL avec le 75X915 prévu désormais pour le mois de septembre.

Fiche technique
Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 165 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 7 680 x 4 320 pixels
Processeur : Quad Core
HDR : HDR10, HDR HLG
100 Hz : oui
Contraste : 55 657:1
Réception : télétexte, PAT, PIP, PAP, Infos+, EPG, TNT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), SAT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), Câble (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+)
Connectique : 4 entrées HDMI (v 2.0b + 2.1), 1 sortie audio numérique (optique), 2 ports USB Host (arrière) , 1 port Ethernet, Wi‑Fi (ac)
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24)
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, DivX (Ultra HD), WMV (Ultra HD), Mpeg2 (Ultra HD), Mpeg4 (Ultra HD), MKV (Ultra HD), TS (Ultra HD), HEVC, VP9, AV1, Jpeg, UPnP (DLNA), Bluetooth 4.2 + EDR, HBBTV, Podcast, Webradios, WebTV, accès Web
Usage : télécommande simple, capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
Réglage : Espace couleur (couleurs primaires + couleurs secondaires), balance des blancs paramétrable (20P), réglage de gamma (préréglage), rétroéclairage (dynamique par zone), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvement : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Son : puissance (4 x 10 W), caisson (20 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC, DTS), ARC, eARC, processeur surround (AI Sound), traitement audio (AI Sound), égaliseur, AVL
Consommation : 405 W (0,5 W en veille)
Dim. (L x H x P) : 1 447,9 x 921,1 x 285,3 mm
Poids : 31 kg
ph image
Verdict technique

Après cette présentation détaillée du TV Samsung QE65Q800T, nous vous invitons donc à attaquer le bois dur, soit découvrir ses réelles performances audio et vidéo passées au crible des procédures de test de la rédaction. Précision, ce banc d’essai fut aussi l’occasion de retrouver Cédric Louis, calibreur certifié ISF et THX Level II de son état, après une longue période d’inactivité due à de très sérieux problèmes de santé. Comme d’habitude, nous avons utilisé des appareils de mesure de haute précision comme un Colorimètre Klein K‑10, un spectroradiomètre Jeti Specbos 1211, un générateur de mire UHD HDR10 et HDR Dolby Vision Murideo, le tout avec le logiciel Calman sous licence ISF et THX.

 

 

Gamut Rec.709 : remarquable colorimétrie en sortie de carton

Après les gros progrès réalisés en 2018, mesurés lors de notre test du QE65Q9F, Samsung avait encore amélioré la colorimétrie de ses téléviseurs en sortie de carton en 2019 (cf. notre test du Samsung QE65Q90R). En 2020, le constructeur coréen en remet une couche avec une justesse vraiment excellente proposée dès le premier allumage. Pour être clair, l’évolution par rapport à 2019 est sensiblement plus importante que celle constatée en 2019 comparée à 2018. C’est dire l’écart qui sépare aujourd’hui un TV QLED 2020 d’un spécimen QLED 2018.

 

Nos mesures Delta E sont formelles (cf. photo ci‑dessous), le Samsung QE65Q800T offre d’emblée des valeurs compatibles à la restitution d'une colorimétrie fidèle aux intentions du réalisateur. Pour rappel, la donnée Delta E représente le niveau d'erreur par rapport aux valeurs recherchées, et on considère qu’en dessous de la valeur 3, les erreurs colorimétriques ne sont pas visibles.

 

 

Les mesures de précalibrage en mode Cinema affichent une Balance des Blancs plus que correcte avec un Delta E moyen relevé à 2 (avec un écart maximum de 3,2) et une température de couleur de 6 787 °K (au lieu des 6 500 °K recherchés), soit un poil trop froid. Ce sont néanmoins des valeurs très acceptables pour regarder un film sans devoir recourir à un calibrage, d’autant plus que la courbe de gamma est plutôt linéaire (précisons toutefois que nous avons désactivé le filtre Amélioration des Contrastes). Du côté de l'espace colorimétrique, là encore c'est top avec un Delta E moyen de 1,9 et un écart maximums de 3. Évidemment, les utilisateurs les plus exigeants souhaiteront toujours avoir recours à un calibrage, mais il est intéressant de constater que sans ce dernier, on profite déjà d'un rendu colorimétrique satisfaisant (cf. photo ColorChecker ci‑dessous).

 

 

Outils de calibrage efficaces ! 

Comme déjà précisé, on apprécie la possibilité d'affiner le calibrage avec des outils précis : Balance des Blancs 2/20 points, CMS sur trois axes et calibrage en Rec.709, DCI‑P3 ou Rec.2020. Il est important de souligner pour tous ceux qui voudraient calibrer le TV eux‑mêmes, que Samsung utilise un rétroéclairage dynamique impossible à désactiver. Opérer des mesures avec le menu qui reste en surimpression peut donc induire de grosses erreurs et rendre impossible tout calibrage. Il faudra donc prendre soin d'enlever le menu avant chaque mesure. Attention, comme déjà mentionné plus haut, pour cause d’absence de boîtier One Connect, impossible avec les TV Samsung de la série Q800T pour les utilisateurs du logiciel de calibrage Calman d’utiliser le boîtier DDC exclusif à Samsung (commercialisé en accessoire par SpectraCal) en passant par le connecteur Ext.Link.

 

Après calibrage (cf. photo ci‑dessous), nous obtenons des relevés d'une grande précision, preuve que, non seulement, les nouveaux réglages sont désormais précis mais, surtout, fonctionnent parfaitement. Pour la Balance des Blancs, nous obtenons un Delta E moyen de 0,6 (écart maximum de 0,9) et une température de couleur de 6 528 °K. Du côté du gamut Rec.709, là aussi, les résultats sont excellents avec un Delta E moyen de 0,5 (écart maximum de 0,9). Cependant, nous le répétons assez à chaque test, la justesse de l'échelle de gris ou du gamut ne fait pas tout. Nous devons également mesurer les capacités intrinsèques des diodes LED utilisées et des filtres Quantum Dots pour juger de leur capacité de restitution colorimétrique.

 

 

Concernant le spectre sur lequel nous devons obligatoirement étalonner notre sonde pour réaliser un calibrage correct, on constate un changement notable. Si l’amplitude des courbes des tonalités verte et rouge ne fluctue pas par rapport aux modèles QLED des années précédentes, elles sont en revanche ici arrondies en leur sommet et non pointues (cf. photo ci‑dessus). Histoire de se remémorer la comparaison avec le spectre tonal d’un TV QLED Samsung 2018, cliquez sur le lien de notre test du Samsung QE65Q9F, le changement est patent. Une évolution sans aucun doute associée à la justesse accrue de la colorimétrie mesurée. Mais cet aspect précis du spectre tonal des TV QLED 2020 joue aussi un rôle sur le visible souci de métamérisme qui touchait jusqu’alors les TV QLED Samsung. Sur les modèles 2020 (nous l’avons aussi vérifié sur un TV QE65Q95T), celui‑ci a quasiment disparu. De même, malgré un angle de vision moins large qu'en 2019 (cf. plus bas le paragraphe Nouvelle structure de dalle), la directivité de la colorimétrie est moindre sur cette référence comparée à ses devancières, la saturation des couleurs chute moins en cas de décalage de position devant l’écran.

 

 

Concernant le problème de Banding visible sur les précédentes générations de TV QLED, le Samsung QE65Q800T affiche une nette amélioration. Les bandes verticales présentes sur les Q900R et Q90R sont de l’histoire ancienne. Quant à l’uniformité, si elle ne tire pas vraiment parti de ce spectre tonal, elle reste dans l’ensemble satisfaisante (cf. photo ci‑dessous). Précision, le Color Volume est inchangé, toujours bien plus important que n’importe quel autre téléviseur du marché (73% du Rec.2020).

 

  

D'autre part, les mesures TLCI (Television Lighting Consistency Index) qui définissent la qualité intrinsèque de ces nouvelles dalles (la capacité des diodes à reproduire une colorimétrie la plus proche possible de celle perçue par l'œil humain), donnent des résultats standards. Avec une valeur moyenne de 48/100 (cf. capture ci‑dessous), c'est largement meilleur que le Q900R (37). À titre comparatif, jusqu'ici, le record appartient au Sony ZF9 avec une valeur moyenne de 55/10 !

 

 

Calibrage en Rec.2020 tout aussi efficace ! 

Malheureusement, le fait de calibrer en Rec.709 n'améliore pas vraiment la colorimétrie en Rec.2020. Sur cette question, le Samsung 65Q800T ne fait pas mieux que les précédents TV QLED de la marque. Les TV Sony sont donc toujours les seuls à offrir une certaine cohérence entre les deux gamuts en termes de calibrage. Ici, ce dernier est donc entièrement à refaire avec le gamut Rec.2020. Heureusement, c'est néanmoins assez rapide puisque les mesures en mode Cinéma et en sortie de carton sont, là aussi, correctes. Le souci principal se situe au niveau de la courbe de luminance, peu linéaire, ce qui entraîne un manque de lisibilité avec des noirs bouchés et des blancs brûlés.

 

 

En effet, sans calibrer le Q800T, on peut atteindre un pic lumineux de 1 246 nits (cf. capture ci‑dessus) avec le filtre Amélioration des Contrastes désactivé et Atténuation Locale réglés sur Haut, mais dans ce cas, le rendu HDR apparaît surexposé et manque de nuance. Du côté des mesures, on obtient pour la Balance des Blanc un Delta E moyen à 3,4 (écart maximum à 7,5), et un Delta E moyen à 5,1 (écart maximum 8) pour la colorimétrie. Contrairement au SDR, en HDR un calibrage fin est donc absolument nécessaire pour obtenir un rendu optimum. Si on place le filtre Atténuation Locale sur Bas ou Moyen, le pic baisse drastiquement, aux alentours de 600 nits mais le rendu manque de dynamique et de contraste intra‑image.

 

 

Après calibrage et sans filtre Amélioration des Contrastes (sur position Désactivé donc), le rendu HDR reste très dynamique et lumineux avec un pic lumineux très légèrement inférieur à 1 152 nits (cf. photo ci‑dessous).

 

 

Par contre, on profite de toutes les nuances, ce qui améliore considérablement l'impression de précision et de détails, de piqué et de résolution de l'image. Comme démontrée sur la capture ci‑dessous, la colorimétrie est très juste avec un Delta E à 1,5 (écart maximum à 3,4), une courbe EOTF parfaitement alignée (Clipping à 72/73%), des noirs lisibles et des blancs capables de restituer toute l'échelle de gris (Delta E moyen à 1,7 et écarts maximum à 3,8). Du côté de l'espace colorimétrique, le DCI‑P3 est couvert à 93% et le Rec.2020 à 74%.

 

 

La justesse des couleurs est donc excellente, idem à propos de la richesse des couleurs. Le Samsung QE65Q800T est donc capable d'afficher de grosses performances sur des tons saturés à 100% et sur les teintes intermédiaires.

 

Expérience HDR au top ! 

Enfin, il est un point à souligner sur les TV QLED 2020, un nouveau réglage disponible en mode Cinéma intitulé Détail Ombre (cf. photo première partie de ce banc d'essai dans le paragraphe Spécifications en vrac). Une fois activé, les zones sombres d’une image retrouvent de la texture, du détail, bref une mise en avant des informations présentes dans le signal mais pour certaines jusqu’alors quasi‑invisibles. Le spectacle visuel gagne en densité et en lisibilité dans les noirs de manière impressionnante, le tout sans jamais affadir leur densité, une belle prouesse.

 

 

Dans l'ensemble, il faut donc souligner que l'expérience HDR proposée progresse d’année en année avec une richesse des couleurs à l’écran qui fait plaisir à voir. De même, la capacité du 65Q800T à afficher plus de détails donne un résultat global vraiment superbe. Grâce à une colorimétrie en net progrès et un Color Volume d'exception (environ 205 millions de couleurs au total, cf. photo ci‑dessus), le rendu HDR conserve des couleurs vibrantes, riches et parfaitement saturées ! Et même si le pic lumineux est peu ou prou identique à celui du QE65Q90R de l’an dernier, le QE65Q800T se rattrape avec un spectre tonal plus large au niveau des teintes vertes et rouges, ce qui vient largement compenser cet élément avec une image plus riche, encore plus naturelle, plus vivante, donc pas moins dynamique. Croyez‑nous, nous n’avons de cesse de le répéter, la richesse des couleurs affichées à l’écran en toutes circonstances, ou presque, ça change beaucoup de choses.

 

Traitement vidéo du processeur Quantum 8K AI

Pour remettre les choses dans leur contexte, le traitement vidéo des Q900R/Q950R était évidemment très bon, nous l’avions souligné dans notre test, mais le QE65Q800T fait mieux. L’explication est d’abord à trouver dans les nouvelles capacités du processeur Quantum 8K seconde génération, mâtiné en 2020 de Deep Learning (réseau neuronal). Cela signifie que le téléviseur est capable de générer seul divers algorithmes d’Upscaling optimisés, en temps réel, essentiellement pour les sources SD et HD via une analyse fine du signal vidéo. En gros, le rendu affiché après traitement par la puce Quantum ne dépend plus exclusivement des 256 filtres embarqués (cf. notre banc d’essai du Samsung QE65Q900R). Au final, l’image mise à l’échelle Ultra HD 8K apparaît plus détaillée, notamment dans les parties comptant de nombreuses textures. Car c’est bien l’une des caractéristiques majeures de cette nouvelle fonctionnalité Deep Learning, dédier des ressources processeur sur les zones complexes de l’image (pour être précis, appliquer ce procédé sur la totalité de l’image demanderait une puissance largement au‑delà de celle proposée par le Quantum 8K Processor).

 

 

À savoir, le réglage Digital CleanView est toujours de mise. Ce filtre remplace (toujours) tous les réducteurs de bruit avec possibilité de le désactiver, le paramétrer sur Bas ou Auto. Comme lors de notre test du 65Q900R, nous constatons avec bonheur qu'il offre d'excellents résultats y compris en mode Auto. Ce dernier analyse l'image en temps réel pour gommer les imperfections avec beaucoup de précision sans réduire le piqué de l'image. Là encore, les résultats sont surprenants avec toutes sortes de sources SD, HD, ou UHD et surtout avec la TNT. Évidemment, les plus exigeants désactiveront ce filtre avec le Blu‑Ray pour conserver le meilleur piqué possible.

 

Pour rappel, ce filtre était moins performant sur le 65Q90T de l’année dernière, avec un effet type « aquarelle » trop prononcé qui a tendance à réduire considérablement le piqué et la texture de certaines matières. Une preuve supplémentaire qu’une dalle Ultra HD 8K apporte un réel surcroît qualitatif.

 

 

Vous l’avez vu plus haut, le calibrage donne le meilleur de lui‑même sans activer le réglage Amélioration des Contrastes. Si toutefois, vous souhaitiez en faire usage, il faut avouer que ce dernier peut donner de bons résultats, surtout sur les contenus HDR. Cependant, si le rendu visuel peut être plaisant, il faut garder à l’esprit que la courbe EOTF n’est alors pas ou peu respectée avec un Tone Mapping (conversion des couleurs en fonction de la luminosité) que l’on peut qualifier de fantaisiste. Normal, ce réglage ne conserve pas une courbe de gamma linéaire, certaines nuances peuvent disparaître. Son apport en revanche en termes de dynamique et de contraste natif peut s’avérer intéressant. Il faut également savoir que son efficacité est dépendante des réglages Rétroéclairage et Atténuation Locale (gestion du Local Dimming), mais aussi du contenu (SDR ou HDR). En activant l'Amélioration des contrastes, un « remapping » des tons dynamiques s'opère pour améliorer le contraste et l'échelle de gris, appréciable pour ceux qui aiment les rendus très lumineux et dynamiques. Ce paramètre booste également l'effet de Peaking, et donc le pic lumineux sur chaque zone. Le mode Haut a tendance à brûler les blancs, donc nous conseillons le mode Bas, bien plus nuancé, mais chacun ses goûts…

 

Nouvelle structure de dalle

Il est important de s’attarder sur les dalles LCD (toujours d'obédience VA) embarquées sur les TV QLED 2020. En 2019, l’un des arguments phares de la marque coréenne concernait un angle de vision sensiblement amélioré avec l’introduction du procédé Ultra Viewing Angle. Et c’était spectaculaire. Toutefois, pour parvenir à un tel résultat, les ingénieurs Samsung avaient élaboré une inédite structure de pixels ayant pour conséquence une moindre résolution affichée et un faible score au test CM (Contrast Modulation) de la CTA (Consumer Technology Association).

 

Même si ce point précis n’est pas primordial pour garantir la qualité d’un écran Ultra HD 8K ‑en effet, d’autres « normes » liées au label de qualité UHD 8K ne l’intègrent pas (cf. notre actualité Naissance du logo 8K Ultra HD signée la CTA, deux autres en attente…)‑, un début de polémique initiée par le premier concurrent de Samsung, LG, est née au salon IFA de Berlin 2019. En 2020, pour éviter ces mêmes critiques, Samsung a donc décidé de sacrifier quelques degrés d’angle de vision (cf. photo ci‑dessous avec la dérive chromatique constatée) au profit d’une résolution accrue, et d’un bon score au test CM.

 

 

Gestion de système de rétroéclairage

Comparé aux modèles Q900R/Q950R, le rétroéclairage du TV Samsung Q800T fait des prouesses. S’il compte moitié moins de zones (240), c’est impossible à voir. Le phénomène de Blooming est quasi‑absent et la densité des noirs est inchangée. Mieux, elle apparaît plus profonde, parfaitement à même de concurrencer l’Oled, c’est dire. C’est la résultante aussi d’une toute nouvelle méthode de distribution de l’électricité sur les différentes zones de l’écran pour afficher des boosts très localisés de l’intensité lumineuse. Pour faire court, l’écran déleste en courant les zones sombres pour redéployer cette énergie en réserve sur les zones brillantes. Au final, outre des noirs et des blancs plus intenses, le contraste intra‑image est largement meilleur. Le contraste dynamique en HDR est énorme, 55 657:1, et le noir très profond (mesuré à 0,004 nit). Aucun Blooming n'est perceptible, y compris en HDR. Plus surprenant encore, les habituels effets de pompages présents sur les TV LCD lors de l'affichage des sous‑titres sont à peine visibles ici. 

 

Bref, avec 240 zones, nousn'n'attendions pas de telles performances du côté du rétroéclairage. Samsung démontre qu'il est donc possible de faire mieux sur la profondeur des noirs et le phénomène de Blooming avec pourtant moins de zones que l'année passée. Une situation paradoxale, certes, mais néanmoins bien réelle.

 

 

Auto Motion Plus et BFI

L'Auto Motion Plus PQI 4500 propose une compensation de mouvement et une précision là aussi en progrès sensible comparé aux TV QLED Samsung des années antérieures. En premier lieu, un signal 24 Hz natif gagne en fluidité, entendez par‑là que l’effet stromboscopique, sur les panoramiques par exemple, est moins marqué. C’est donc plus sympa à regarder. Le secret de cet affichage tient dans une conversion 5/5 Pull Down du signal, transformant le 24 Hz en 120 Hz (24 x 5 = 120), ce qui a pour effet de réduire fortement le phénomène de judder.

Une fois la compensation de mouvement enclenchée, même remarque. Le rendu est supérieur aux millésimes QLED précédents. la fréquence d'affichage s'adapte à la source, quelle que soit la cadence originelle du contenu (24, 50 ou 60 im/s), ce qui apporte un surcroît de clarté, surtout pour les chaînes TV. La fluidité en elle‑même est excellente, nous n'avons pas rencontré d'artefacts de mouvement. On retrouve également la possibilité de personnaliser à son goût les réglages de Flou et de Vibrations pour une image plus ou moins fluide, plus ou moins précise. Là encore, c’est mieux avec un phénomène Stutter (flou de mouvements) mieux contrôlé.

 

Toujours présent, l'activation du BFI (Black Frame Insertion) qui permet d'améliorer encore cette précision d'image en mouvement contre un effet de scintillement et une perte flagrante de luminosité. Nous pensons toutefois que c'est un des secteurs encore perfectibles, mais cette remarque est valable pour tous les fabricants. En effet, la technologie HFR peine à se développer et, en plus, il n'existe toujours pas de dalles LED UHD ou 8K dotées d'un taux de rafraîchissement de 200/240 hertz.

 

 

Input Lag record !

Quant à l'Input Lag, Samsung fait très fort cette année avec une mesure extrêmement faible pour le grand bonheur des « gamers ». Sur ce spécimen, nous l'avons mesuré à 5 ms environ en activant le mode Jeu. Avec le mode Real Game Enhancer+ (pour une meilleure visibilité des zones sombres d'un jeu), voilà un argument qui concoure à placer immédiatement les TV de la série Q800T tout en haut du podium des écrans consillés aux joueurs de jeu vidéo. À savoir, le mode Game Motion Plus (adapté aux jeux donc) très intéressant est reconduit. Il est donc possible d’activer une compensation de mouvement pour une meilleure fluidité avec les jeux, même si dans cette configuration bien sûr, l’Input Lag remonte un peu.

 

Au final, le Samsung 65Q900R est un formidable téléviseur pour les gamers, d'autant plus que le support du FreeSynch et du VRR permet à la fréquence de rafraîchissement de s'adapter à celle du jeu en temps réel à condition de connecter la console ou le PC directement au TV et d'activer le mode Jeu. Comme vous le savez, la fréquence des jeux varie constamment en fonction des scènes. Rappelons toutefois qu'en Ultra HD 4K le VRR peut varier de 48 Hz minimum et 60 Hz maximum, alors qu'en 1 080p il peut varier de 20 à 120 hertz.

 

Pour conclure

De toute évidence, le Samsung 65Q800T est un excellent téléviseur qui démontre les progrès réalisés par son créateur en matière de technologie Ultra HD 8K. En effet, 2020 marque réellement la seconde génération de TV 8K de la marque . En effet, la gamme Q950R reprenait les caractéristiques techniques du Q900R modulo la dalle QLC pour éliminer les reflets et un boîtier One Connect comptant un connecteur HDMI 2.1. Le reste était inchangé.

 

2020 marque donc une nouvelle étape pour cette catégorie TV chez Samsung, avec des qualités générales en sensible amélioration grâce au nouveau processeur Quantum AI. Si l’image affichée à partir d’une source Blu‑Ray ou 4K Ultra HD Blu‑Ray est tout simplement magique, le rendu de la TNT, par exemple, est vraiment spectaculaire avec un Upscaling vraiment surprenant. On peut en dire autant des DVD. Et c’est bien là que le processeur Quantum 8K cru 2020, boosté aux algorithmes Deep Learning, fait la différence. Et ce, malgré un pic lumineux en dessous de celui attendu. Sur ce point précis, sans doute l’absence du boîtier One Connect est à mettre dans la balance. En effet, avec une électronique embarquée sur le châssis du TV, l’alimentation a peut‑être été revue un chouïa à la baisse, pour des contraintes de chauffe absente avec un boîtier externe. Ceci devant expliquer un peu cela.

 

 

Et si on remarque un angle de vision moindre que celui de l'année dernière, cela n'est vraiment pas gênant au regard d'un phénomène de métamérisme en net recul et d'une moindre directivité colorimétrique. La bonne tenue des couleurs compense hors axe la perte de luminosité. Mais les progrès en termes colorimétriques avec des teintes plus riches, au dégradé plus naturel, rehaussent aussi la dynamique de l’image, sa justesse et sa précision. Au final, l’écran fourmille de détails et brille d’une lumière nouvelle. Encore une fois, attention, il faut garder à l'esprit que ces appréciations nécessitent impérieusement un calibrage rigoureux du téléviseur. Même si le résultat est remarquable en sortie de carton, ce n’est qu’une fois celui‑ci réalisé, et seulement après, que vous profiterez du plein potentiel du Q800T, notamment en HDR. C’est aussi après calibrage que toute la puissance du nouveau traitement vidéo se révèle intégralement.

 

Par ailleurs, il faut aussi saluer les progrès de la section audio avec l’ajout de deux haut‑parleurs latéraux derrière l’écran. La scène sonore gagne en « staging », entendez par‑là que l’image stéréo est beaucoup plus large. De même, la localisation des effets et détails audio est assurément plus précise. Un plus indéniable pour profiter, en cas d’absence de barre sonore ou de système Home Cinéma, d’un film d’action ou d’un jeu vidéo.

  

 

Pour le reste, on retrouve les atouts qui ont contribué à la renommée et au succès des TV de la marque : ergonomie exemplaire, fonctionnalités à profusion (mode Ambiant, fonction SmartThings) plus le système d'exploitation Tizen parfaitement stable, fun et simple à utiliser. Sans oublier une multitude d'applications en tout genre qui transforme votre TV en véritable plateforme de divertissement à domicile. Bref, le Samsung QE65Q800T est donc capable d'offrir un spectacle audio‑vidéo exceptionnel, sur 165 cm de diagonale ! Sans aucun doute, au regard du tarif affiché actuellement dans les magasins, le Samsung QE65Q800T, s’avère le téléviseur idéal pour faire entrer, dès 2020, l’Ultra HD 8K dans nos salons.

+ Les points forts
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Qualité d'image étourdissante
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Rendu TNT spectaculaire
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Impressionnant Processeur Quantum AI
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Calibrage excellent en sortie de carton
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Colorimétrie en net progrès
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Input Lag record (5 ms)
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Fonction OTS+ qui tient ses promesses
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Design sobre et excellente finition
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Smart Hub très complet, réactif et stable
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Densité des noirs abyssale
- Les points faibles
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Le pic lumineux n'atteint pas les 2 000 nits annoncés
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