Enceinte

Klipsch Palladium P-17B

Par Jérôme Prin - Publié le 08/10/10
Mustav
Prix indicatif : 3 998 € TTC
Note AVCesar.com
Système : 2.0
Bibliothèques : P-17B (3 998 € la paire)
Dim./Poids : 234 x 506 x 343 mm/13,6 kg
L’essentiel
Klipsch, bien connue pour ses enceintes à haut rendement ‑notamment la fameuse série Reference‑ a lancé l’année dernière la gamme Palladium. Elle se compose de trois colonnes (P‑39F, P‑38F et P‑37F), une centrale (P‑27C), un modèle d’effets (P‑27S), un caisson de grave (P‑312W) et une bibliothèque, la Klipsch Palladium P‑17B, testée ici. Belle réalisation, esthétiquement aboutie, cette gamme emploie pour le placage un assemblage de bois traités spécifiquement pour reprendre la teinte du Zébrano (ou Zinana), une espèce végétale menacée. Les teintes sont aux nombres de trois : Naturel, Merlot et Espresso.

Toutes ces enceintes reprennent le même type de coffret MDF en forme d’étrave de bateau. La face avant de la Klipsch Palladium P‑17B mesure 217 mm qui se réduisent à 115 mm à l’arrière. Elle est légèrement galbée sur les flancs (23 cm de largeur à sa plus grande cote, cette solution permet de limiter les ondes stationnaires) et présente un double bornier relié par des straps métalliques plaqués or. Il accepte les câbles, les fourches ou les bananes. Toujours à l’arrière, au‑dessus, nous trouvons l’évent de la charge accordée, il ne faudra donc pas trop rapprocher les enceintes du mur arrière pour que l’écoulement de l’air se fasse naturellement. On conseillera, comme toujours, d’utiliser un pied associé.

L’enceinte Klipsch Palladium P‑17B est une trois voies dotée de trois haut‑parleurs. Le transducteur de grave présente un diamètre de 178 mm, sa membrane mesure 13 cm de diamètre, il s’agit d’un cône hybride : un alliage d’aluminium, de rohacell et de kevlar. Il prend en charge les fréquences en dessous de 600 hertz. La partie supérieure est constituée de deux haut-parleurs installés derrière une pièce unique en résine moulée, chargée au carbone. Il s’agit d’un double pavillon : l’un pour le tweeter, l’autre pour le médium. Dit « Tractrix », il est orienté à 90° horizontalement et 60° verticalement pour le tweeter, constitué d’un dôme titane de 19 millimètres. Une pièce de phase moulée avec le double pavillon est positionnée devant le dôme. La membrane du médium est en aluminium (114 mm) et son pavillon présente des angles inversés à celui du tweeter (60° vertical/90° horizontal). La fréquence de coupure a été fixée à 3,4 kilohertz.

L’enceinte bénéficie d’une grande sensibilité (94 dB), notamment grâce au double pavillon, ce qui permet d’utiliser la Klipsch Palladium P‑17B facilement. Ceci étant, il serait dommage de ne pas l’accompagner d’un ensemble prompt à mettre en avant ses qualités de restitution.
Concurrence
À ce niveau de prix, les enceintes bibliothèques ne courent pas les rues chez les grands généralistes : nous sommes dans du très haut de gamme. On trouve par exemple la B&W 805 Diamond (4 500 €) ou la Pioneer S‑2EX‑W, un modèle un poil plus cher (5 500 € la paire) ou bien encore au sein de marques un peu plus « spécialisées », l’Elac 330 CE (3 590 €) beaucoup plus compact.
Verdict technique
Livrée avec des gants pour la déplacer, un cache acoustiquement transparent à placer devant les haut‑parleurs (retenus par aimant pour éviter de défigurer la façade), la Klipsch Palladium P‑17B est un objet luxueux. Mais normalement, vous l’aurez déjà compris en regardant son prix… Relativement grande pour un modèle compact, on préférera la mettre en valeur sur un pied et on l’éloignera du mur pour s’assurer que l’évent remplisse correctement son rôle.

L’écoute de l’enceinte montre une sensation de dynamisme exacerbée grâce à la mise en œuvre des deux haut-parleurs à pavillon. Il convient de ne pas trop pincer les enceintes pour éviter de trop mettre en avant le registre médium-aigu, ni de trop les écarter afin que la scène stéréophonique se déploie naturellement. Avec les extraits orchestraux, la Klipsch Palladium P‑17B reste neutre, sans coloration particulière, l’orchestre joue dans le salon sans se sentir à l’étroit avec une légère réserve autour de l’extrême‑grave. Celui‑ci reste, comme avec quasiment toutes les enceintes bibliothèques, restreint malgré le volume de la caisse. Mais la bonne restitution du grave est suffisante et il sera toujours temps d’acheter un caisson pour compléter l’installation.

En écoute audio-vidéo, nous avons remplacé nos enceintes frontales par les Klipsch Palladium P‑17B dans notre système 5.1. Le résultat se traduit par un spectacle très confortable.
Notez que l’usage des pavillons nécessite un certain recul pour profiter pleinement de l’enceinte. Bref, on n’installe pas les Klipsch Palladium P‑17B dans une pièce de 10 m2 au risque de ne pas pouvoir les exploiter correctement. La définition des musiques et des sons d’ambiance confère à la restitution sonore toute sa présence. Toutefois, le haut du spectre peut sembler par moment un peu dur. Il conviendra de choisir un amplificateur en accord avec l’enceinte pour ne pas accentuer ce phénomène.

Alors certes, la Klipsch Palladium P‑17B reste une enceinte au prix élevé. Mais sa fabrication et ses qualités à l’écoute le justifient. Pour les adeptes du haut rendement et du son Klipsch contraints par la place, c’est une belle opportunité.
+ Les points forts
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Finition
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Rendement élevé
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Restitution dynamique
- Les points faibles
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Timbres parfois durs
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Grave en retrait
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Prix élevé
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