TV - Écran plat

Sony KD-65ZD9

Par Jacques Guiot - Publié le 15/12/16
Mustav
Prix indicatif : 4 999 € TTC
Note AVCesar.com
Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 165 cm
Standard : Ultra HD et 3D Ready
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Dual Core
100 Hz : oui (1 200 Hz)
Contraste : 38 000:1
TNT : double tuner (SD et HD)
HDMI : 4 (v 2.0, dont 2 arrières et 2 latérales)
Dim. (L x H x P) : 1 462 x 320 x 268 mm
Poids : 35,8 kg
4 665,49 €
Amazon.fr
4 990 €
Darty
L’essentiel

C'est avec beaucoup d'excitation que nous abordons l'un des bancs d'essai les plus intéressants de l'année en matière de téléviseurs, celui du déjà fameux Sony KD‑65ZD9 présenté officiellement au salon IFA de Berlin en septembre. Probablement le spécimen LCD/LED le mieux armé pour profiter des disques Ultra HD Blu‑Ray et de la technologie HDR10 grâce au fameux rétroéclairage Black Master Drive dévoilé au CES de Las Vegas au mois de janvier dernier. Et même si le 65ZD9 s'avère moins performant que le prototype que nous avons pu découvrir dans la capitale mondiale du jeu et de tous les superlatifs, le Sony 65ZD9 s'avère malgré tout le nec plus ultra de la marque, véritable concentré des dernières technologies développées par le groupe japonais ces dernières années. Bien sûr, s'il s'affiche comme l'une des plus sérieuses alternatives à l'Oled avec une densité des noirs abyssale, il promet surtout d'offrir un contraste natif encore jamais vu sur un TV LED, mais aussi un rendu HDR exceptionnel et un traitement vidéo encore plus performant que sur le reste de la gamme Sony, pourtant déjà très impressionnant ! À savoir, malgré nos questions sur le sujet, Sony ne nous a jamais précisé le nombre de diodes LED, ni le nombre de zones du système Local Dimming, ni le pic lumineux. Trêve de bavardage, place à notre banc d'essai complet pour lever le voile sur les réponses à nos interrogations (ben oui, on a maintenant les chiffres), en plus de toutes les qualités et défauts du nouveau fer de lance Sony, testé sous toutes les coutures avec des outils de mesures professionnels.

 


Design sobre de grande classe !

Le Sony 65ZD9 est donc le téléviseur phare de la gamme 2016 du géant japonais (les autres références ZD9 sont tout bonnement inaccessibles sur le plan tarifaire) et cela se remarque au premier coup d'œil. Rien n'a été laissé au hasard ! Ce TV est tout simplement somptueux, sobre, d'une élégance folle, dans la plus pure tradition des plus belles réalisations de la marque (vous pouvez voir ci‑dessous une partie du travail de designers pour aboutir à l'esthétique du ZD9). Même si le coffre est entièrement en PVC épais (nous aurions préféré, ici, l'emploi d'aluminium), la qualité de construction est clairement au rendez‑vous avec un châssis en acier très solide pour une parfaite stabilité ! Précision, le coffre est recouvert d'une surface quadrillée en relief du plus bel effet. La dalle est entièrement cerclée par un cadre aluminium brossé et doré. Le tout repose sur un pied large, de type plateau, en aluminium brossé lui aussi, très stable.

 


Ce téléviseur se démarque également par une petite originalité, un système range‑câbles plus évolué que sur son petit frère le Sony XD93. Câble secteur, câbles HDMI ou câble antenne, tous peuvent être entièrement rangés et cachés par des plaques amovibles. Une fois entièrement monté et assemblé, ce téléviseur est donc vraiment superbe, très épuré, sans le moindre câble qui dépasse. Bref, un standing à couper le souffle !
Inutile en revanche de s'attarder sur le contenu du carton, les accessoires se limitent à une télécommande nouvelle génération, très ergonomique avec micro intégré pour faire des recherches vocales, et c'est tout ! On ne trouve malheureusement plus de lunettes 3D, ce qui peut sembler mesquin au regard du prix pour un TV pourtant bien compatible 3D active…

 


Concentré de technologies en tout genre ! 

Le Sony 65ZD9 est avant tout l'un des téléviseurs les plus évolués, techniquement parlant, de sa génération, sinon LE plus évolué si on s'attarde uniquement sur le système de rétroéclairage. On retrouve évidemment une dalle Ultra HD 10 bits et 100 Hz, compatible 3D active, mais surtout un nouveau système de rétroéclairage Full LED Local Dimming dénommé Black Master Drive déjà mentionné plus haut, contrôlé par des centaines de zones indépendantes. Cette technologie proposerait autant de diodes LED que de zones de Local Dimming, mais Sony n'en précise pas le nombre, variable bien sûr selon que l'on parle du 65", 75" ou 100 pouces. Pour rappel, dans l'histoire des téléviseurs Full LED Local Dimming, les modèles qui proposent le plus grand nombre de zones de Local Dimming (au nombre de 512) sont les Toshiba 55ZL1 et Panasonic 58DX900 (cliquez pour découvrir les tests de ces écrans par la rédaction d'AVCesar.com). Ce classement est dorénavant caduc car le 65ZD9 prend la tête. En effet, si ce dernier ne peut rivaliser avec le prototype 75'' doté de plusieurs milliers de zones présenté au public lors du salon CES 2016, le 65ZD9 en garde assez dans le ventre pour pointer en première position de ce classement. Nous avons pu évaluer ce nombre à environ 800 (780 pour être plus précis, d’après nos calculs). Toutefois, à l'avantage du TV Sony comparé à ces concurrents des traces de blooming très faibles, très peu visibles, associées à une maîtrise quasi‑parfaite du système de rétroéclairage. Visuellement, on pourrait penser qu'il y en a deux fois plus ! Reste désormais à savoir si Sony va poursuivre le développement de cette technologie en 2017 et le CES 2017 sera l'occasion de découvrir des spécimens encore plus évolués, à côté des supposés deux modèles Oled évoqués dans nos actualités il y a quelques jours (cf. notre actualité TV Oled Sony 55'' et 65'' dévoilés sur CES 2017 en janvier).

 

 

800 zones environ, donc, et autant de diodes LED avec un traitement au phosphore, forcément. Cela autorise une luminosité très puissante que nous avons mesurée à un peu plus de 2 000 nits avec une mire HDR 10% à 100% de luminosité, ce qui induit évidemment un impact direct sur la qualité d'affichage des contenus HDR (pour information, la mesure publiée ci‑dessus indique 1886,355 nits, résultat obtenu après calibrage complet du TV). Ce n'est pas tout, la fonction de conversion SDR/HDR (X‑tended Dynamic Range Pro) a également été améliorée, toujours via l'algorithme Object‑Based HDR Remaster associé à un puissant traitement interne appelé Super Bit Mapping 4K HDR pour upscaler les contenus en 14 bits par couleur afin d'améliorer les nuances colorimétriques et la qualité des dégradés. Un reproche rapide : au regard de ces performances HDR, nous ne pouvons que regretter l'absence de compatibilité Dolby Vision, même s'il faut l'avouer, les contenus de ce type sont uniquement disponibles à travers certaines plateformes de streaming.

 

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D'autre part, lors de nos derniers tests de TV Sony, si nous avions déjà pu constater les performances du nouveau processeur X1 associé au traitement vidéo X‑Reality 4K, Sony intègre ici une version 40% plus puissante avec le processeur X1 Extreme. Il utilise divers algorithmes inédits et deux bases de données pour améliorer l’image et l’Upscaling Ultra HD/4K, plus bien sûr la lecture des Ultra HD Blu‑Ray (Dual Database Processing). La première base de données est utilisée pour nettoyer l’image et, ainsi, réduire le bruit à l’écran. La seconde sert à convertir la résolution afin d’accroître la clarté. Ces deux puissantes bases de données travaillent de concert et améliorent les pixels de l’image de façon dynamique et en temps réel. Chacune comporte des dizaines de milliers de références accumulées au fil des ans, à travers l'expérience de Sony en termes de création de contenu pour la télévision et le cinéma.

 


Le Sony 65ZD9 propose donc toute une batterie de réglages pour améliorer l'image, comme un filtre pour améliorer les dégradés, un filtre Résolution pour renforcer les détails et le piqué de l'image, ou encore trois réducteurs de bruit (Mosquito NR, Digital NR et Mpeg NR) pour réduire le bruit numérique et/ou les artefacts de compression Mpeg. On retrouve évidemment la compensation de mouvement MotionFlow avec un indice de fluidité XR1200 (en fait, un affichage 100 Hz associé à une compensation de mouvement XR1200 pour fluidifier les images) dotée de plusieurs réglages, du rendu le plus précis au plus fluide. De plus, comme nous l'avons déjà précisé dans les autres tests, depuis 2015 un nouveau mode Expert fait son apparition pour affiner les réglages à son goût avec une simulation d'affichage BFI (Black Frame Insertion) sur quatre niveaux. Cela a pour conséquence d'améliorer la précision des images en mouvement, mais l'insertion d'images noires réduit forcément la luminosité de façon plus ou moins importante (sur le réglage 4, le pic lumineux n'atteint pas 90 nits). À nos yeux, il s'agit de l'une des compensations de mouvement les plus fluides et naturelles du marché et il faut ajouter à cela que le 65ZD9 propose une image bien plus précise dans les mouvements que les autres TV Sony de la gamme 2016. L'ensemble donne un résultat tout simplement exceptionnel de fluidité et précision !


Pas de Quantum Dot, mais des diodes au phosphore

Contrairement à certains TV nouvelle génération, le Sony 65ZD9 n'embarque pas de filtre Quantum Dots, mais des diodes LED au phosphore pour offrir un espace couleur plus riche et une plus forte luminosité. En ce qui concerne l'espace couleur, nous y revenons plus en détail dans notre section Verdict technique, mais sachez qu'il est capable de couvrir environ 73% du gamut Rec.2020. Ce n'est pas autant que certains spécimens dotés de filtre Quantum Dot, mais l'utilisation de diodes au phosphore à pour avantage de réduire les effets de postérisation tout en conservant une colorimétrie naturelle. Inutile de revenir sur les performances en termes de luminosité déjà explicitées.

 


D'autre part, le Sony 65ZD9 dispose évidemment de la technologie TriLuminos pour « remastériser les couleurs » dans un espace couleur Wide Gamut sans saturer bêtement ces dernières en étirant les coordonnées et surtout sans dénaturer les teintes de peau (cf. capture ci‑dessus). Cela permet de profiter d'une colorimétrie bien plus riche, tout en restant naturelle, même avec des contenus standards en Rec.709, mais aussi d'exploiter le gamut étendu des Blu‑Ray Remastered in 4K proposés par Sony Pictures.


Un téléviseur qui fonctionne sous OS Android TV 

Comme quasiment toute la gamme 2015 et 2016, le Sony 65ZD9 embarque un OS Android TV. En plus de ses processeurs d'image X1 Extreme et X‑Reality Pro 4K, Sony utilise un SoC Mediatek MT5890 et un CPU Dual Core ARM Cortex‑A17 pour booster l'utilisation des applications et la réactivité de l'interface, notamment pour faire tourner les jeux. Pour être honnêtes, nous aurions préféré des processeurs plus puissants pour la partie Android TV, surtout sur un modèle phare comme le 65ZD9, car cela reste un peu juste pour exploiter toutes les applications que propose Google Play dont certaines assez gourmandes. Par contre, rien à dire du côté du décodage multimédia et traitement vidéo, les résultats sont superbes !
En ce qui concerne l'interface Android TV, nous espérions tester la nouvelle version Marshmallow 6.0, mais à l'heure de rédiger ce banc d'essai, le Sony 65ZD9 évolue encore et toujours sous Android TV 5.1. Par contre, de nombreux bugs ont été corrigés depuis nos derniers tests, l'interface est également bien plus réactive, fluide et agréable à utiliser au quotidien, la lecture multimédia bien plus complète et de meilleure qualité. La quasi‑totalité de nos vidéos ou musiques a été lue sans encombre et même l'affichage du ratio natif des vidéos est désormais respecté (les vidéos en 2.35:1 ne sont pas étirées) !

 

 

Netflix et Youtube sont disponibles en Ultra HD/4K grâce au support HEVC et VP9. Évidemment, nous avons aussi essayé des applications multimédias comme VLC ou Kodi, ce dernier s'annonçant comme l'un des gros intérêts de cette interface. Si Kodi est évidemment intéressant avec ses nombreux Plug‑Ins et systèmes de jaquettes, force est de constater que les développeurs n'ont pas encore corrigé tous les problèmes, comme la gestion du Bitstream audio HD qui n'est pas efficiente. Citons également, le nouveau Archos Media Player qui nous a semblé intéressant pour ceux qui voudraient profiter d'un système de jaquettes (ou Jukebox) très simple à installer, mais là encore, il ne gère pas l'audio HD et présente quelques lacunes. Malheureusement, et en bref, aucun logiciel de lecture ne permet de profiter à 100% de toutes les capacités multimédia. Il n'est pas rare de devoir basculer sur l'un ou l'autre des logiciels de lecture pour lire un format spécifique.

 


Au final, cette interface utilisateur, très proche de l'expérience proposée sur smartphone ou tablette Android, offre des possibilités énormes et variées à travers moult applications et services, et commence à devenir vraiment intéressante. Nous sommes persuadés que Sony va encore progresser sur le sujet et que le passage à Android TV 6.0 permettra de stabiliser l'expérience utilisateur et offrira encore plus de possibilités, même si tout ne dépend pas de la marque japonaise, loin s'en faut (Google et les développeurs de chaque application restent les maîtres d'œuvre). D'autre part, le 65ZD9 sera toujours limité par la puissance de ses processeurs embarqués.
Toutefois, l'environnement est moderne, dynamique et très intuitif. Jugez plutôt, l'écran Android TV met en avant des propositions de programmes télé ou VOD en rapport avec vos goûts, l'accès à Netflix bien sûr, plus les dernières applications ou jeux utilisés… Mention spéciale pour les joueurs, on peut même connecter une manette de jeux Android et, Sony oblige, la manette des consoles PS3 ou PS4 est reconnue. Bref, même sans Ultra HD Blu‑Ray, Blu‑Ray ou DVD sous la main à regarder, le Sony 65ZD9 offre largement de quoi se divertir ! Enfin, on trouve bien sûr un navigateur internet, Opéra pour ne pas le nommer.

 

Concurrence

Dans cette catégorie des TV Full LED haut de gamme, le Sony 65ZD9 fait face à un seul véritable concurrent, le Panasonic 65DX900 déjà testé dans nos colonnes. Celui‑ci représente également un excellent choix pour profiter pleinement des nouveaux disques Ultra HD Blu‑Ray avec une certification ISF, THX 4K Display et UHD Premium.
Lui aussi embarque un système de rétroéclairage très perfectionné, avec cependant moins de zones (512), via une structure en nid d'abeille très efficace. Le pic lumineux, moindre, s’approche de 1 200 nits. Le Samsung 65KS9500 aurait pu également venir concurrencer le Sony ZD9, mais il n'a finalement pas été commercialisé en France... Malheureusement.

 

Fiche technique
Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 165 cm
Standard : Ultra HD et 3D Ready
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Dual Core
100 Hz : oui (1 200 Hz)
Contraste : 38 000:1
Réception : télétexte, PAT, PAP, Infos+, EPG, TNT (double tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), SAT (double tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+), Câble (double tuner SD et HD, chaînes payantes via CI+)
Connectique : 4 entrées HDMI (v 2.0, dont 2 arrières et 2 latérales), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée péritel (RVB), 1 entrée Stéréo + Composite (arrière), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio stéréo, 1 sortie audio numérique (optique), 1 sortie subwoofer, 1 port CI+, 3 ports USB Host (arrière et latéral), 1 port Ethernet, Wi‑Fi (b/g/n)
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24), 3D (côte à côte, dessus/dessous, frame packing), conversion 2D/3D
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, DivX (Ultra HD), WMV (SD et HD), Mpeg2 (SD et HD), Mpeg4 (Ultra HD), MKV (Ultra HD), TS (Ultra HD), HEVC, VP9, Jpeg, UPnP (DLNA), Bluetooth , NFC, HBBTV, Podcast, Webradios, WebTV (Widgets), accès Web
Usage : télécommande simple, capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
Réglage : température de couleur paramétrable (CMJRVB), balance des blancs paramétrable (RVB), réglage de gamma (préréglage), rétroéclairage (dynamique par zone), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvement : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24), 3D
Son : puissance (2 x 10 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC, DTS), ARC, processeur surround (S-Force Front Surround 3D ), traitement audio ( Clear Audio+), égaliseur, AVL
Consommation : 240 W (0.5 W en veille)
Dim. (L x H x P) : 1 462 x 320 x 268 mm
Poids : 35,8 kg
ph image
Verdict technique

Alors, ce Sony 65ZD9 s’impose‑t‑il vraiment comme le téléviseur ultime pour profiter des nouveaux disques Ultra HD Blu‑Ray, synonyme de qualité audio et vidéo extrême ? C'est ce que nous nous proposons de vérifier lors de ce verdict technique. Avant d'aller plus loin, il faut déjà préciser que ce téléviseur nous a vraiment bluffés sur de nombreux critères grâce à l'intégration du nouveau processeur X1 Extreme ultra‑performant, et cette fameuse nouvelle technologie Black Master Drive qui offre des résultats magnifiques en HDR avec un contraste perçu très puissant ! Cela dit, on perçoit tout de même une certaine marge de progression. En clair, cette technologie semble très prometteuse mais comparée à ce que nous avions pu voir lors du CES 2016, les performances ont été légèrement revues à la baisse. Il faut dire qu'au CES on n'était pas loin des 4 000 nits avec plusieurs milliers de diodes. Un tel spécimen aurait sans aucun doute coûté un peu trop cher…

 

Gamut un peu court, mais colorimétrie superbe en sortie de carton ! 

À chacun de nos tests, même rituel, avec une mesure du téléviseur en sortie de carton, puis un calibrage en règle avec des outils professionnels, dont un spectrophotomètre Klein K‑10A. Nous sommes partis du mode Cinema Pro, le plus proche de la colorimétrie utilisée par les professionnels du cinéma.

 

 

Pour rappel, la donnée Delta E représente le niveau d'erreur par rapport aux valeurs recherchées et on considère qu’avec un Delta E en dessous de 3, les erreurs colorimétriques ne sont pas visibles. Le Sony 65ZD9 nous impressionne d'entrée avec une colorimétrie proche de la perfection en sortie de carton ! C'est assez rare pour être souligné, surtout pour un téléviseur sans certification ISF, ni THX ! On se rend compte immédiatement qu'un effort considérable a été accompli par le constructeur avec le 65ZD9. En effet, nous mesurons un Delta E d'à peine 2,6 au niveau de la Balance des Blancs, et 2,78 pour l'espace couleur Rec.709. Plus étonnantes, les mesures en Rec.2020 sont très similaires avec un Delta E qui ne dépasse pas 2,5 ! En clair, ce téléviseur est très proche des standards couleur utilisés dans le domaine professionnel du cinéma et il n'est donc pas forcément nécessaire de le calibrer, que ce soit pour visionner des Blu‑Ray 1 080p ou même Ultra HD ! Pour les plus exigeants, si on regarde de plus près, on se rend compte que seul le blanc compris entre 80% et 100% affiche un Delta E de 4. Ce n'est pas très gênant, mais avec les outils de calibrage en main quelques minutes suffisent pour obtenir une colorimétrie parfaite !

 

Précision, en baissant le contraste on peut s'apercevoir que le gamma devient encore plus linéaire et qu'il n'y a plus aucune dérive colorimétrique, la Balance des Blancs s'ajuste toute seule presque à la perfection ! Mieux, une fois les quelques réglages appliqués, on peut changer le niveau de rétroéclairage sans dérégler la colorimétrie. Comme si un 3D LUT intégré (table de conversion couleur) permettait au téléviseur d'auto‑ajuster la colorimétrie en fonction du niveau de rétroéclairage : bluffant !

 

 

Le seul petit défaut vient donc de la couverture de l'espace couleur Rec.2020 un peu juste comparé aux meilleurs spécimens de 2016, notamment à base de Quantum Dots (QD). C'est un choix, les filtres QD boostent la couverture colorimétrique, mais engendrent aussi une plus forte directivité et un phénomène de posterisation plus marqué. Sony a préféré privilégier la qualité de la colorimétrie en utilisant des diodes au phosphore, tout comme Panasonic. Du coup, le gamut Rec.2020 est seulement couvert à 73% là où certains TV affichent plus de 76%. Et le gamut DCI est couvert à 93% là où certains TV proposent jusqu'à 98%, voire plus. Toutefois, cette couverture colorimétrique s'avère très bonne et comme nous le précisions assez régulièrement, il est plus important d'avoir une colorimétrie juste, qu'un espace colorimétrique large, mais mal calibré. De ce côté‑là, au risque de se répéter, le Sony 65ZD9 nous a offert la plus belle colorimétrie avec les disques Ultra HD Blu‑Ray que nous ayons pu voir jusqu'ici ! Le rendu HDR est tout simplement exceptionnel en tout point !

 

Calibrage simple et efficace, en territoire connu !

Nous retrouvons évidemment les mêmes réglages Image que pour les précédents TV Sony avec la possibilité d'opter pour un espace colorimétrique Rec.709, DCI ou encore Rec.2020 (celui proposé par les disques Ultra HD Blu‑Ray). Également présent, la possibilité de régler la température de couleur par pallier de 2 ou 10 si vous voulez régler encore plus finement le téléviseur. Pour être clair, le réglage 2P ne sert pas à grand chose au regard de la justesse colorimétrique en sortie de carton. Nous avons uniquement corrigé les tranches de 80%, 90% et 100% de niveaux de gris, donc directement dans la Balance des Blancs 10P, c'est tout. Enfin, on trouve également de nombreux modes Image (Cinema, Expert, Cinema Pro, Standard, Video HDR, Dynamique, etc) et les habituels réglages de Luminosité, Contraste, Local Dimming, Niveau de noir, Gamma, et Amélioration Avancée des Contrastes (AEC). Certains pourront regretter l'absence de réglages pour éditer le gamut, mais après avoir calibré le téléviseur comme il se doit, nous arrivons à une incroyable justesse colorimétrique avec un Delta E de 0,4 pour la Balance des Blancs, et 0,78 pour l'espace colorimétrique ! À ce niveau‑là, on peut clairement parler de perfection colorimétrique !

 

 

Autre constat très intéressant, lorsque nous avons calibré la balance des blancs en Rec.709, les corrections ont été bénéfiques également en Rec.2020. En clair, il est quasiment inutile de calibrer la balance des blancs en Rec.2020 si vous l'avez calibré en Rec.709, ou alors juste pour pinailler. En toute sincérité, jamais nous n’avions pu apprécier une telle colorimétrie en HDR. Par sa justesse, sa beauté et sa teinte naturelle, cette colorimétrie est magnifique ! Regarder un film Ultra HD dans ces conditions prend vraiment tout son sens, un total émerveillement et une vraie redécouverte des films !

 

Sony 65ZD9, TV LED le plus contrasté du marché ?

Autant être franc, en ce qui concerne le contraste mesuré, le Sony 65ZD9 fait incontestablement partie des TV LED les plus contrastés jamais mesurés, mais il y a clairement bataille avec le Panasonic DX900, du moins si on ne regarde que les mesures, car visuellement, le 65ZD9 va bien plus loin. En effet, le Sony 65ZD9 ne se démarque que légèrement du Panasonic 65DX900 avec un contraste Ansi mesuré à 7 000:1 pour un noir à 0,017 nits. Pour rappel, le Panasonic 65DX900 avec sa structure en nid d'abeille et ses 512 zones nous avait affichés un ratio de contraste de 6 000:1 pour des noirs à 0,02 nits. Cela se joue dans un mouchoir de poche !

 

 

Avec les Blu‑Ray 1 080p, difficile de voir une différence, le 65DX900 était déjà très impressionnant, pas loin de la perfection avec un contraste perçu proche d'un Oled et une image très dynamique. Le 65ZD9 est clairement du même acabit avec des scènes sombres peut être même un poil plus fouillées. Cela dit, en visualisant quelques titres Ultra HD Blu‑Ray, on voit tout de suite que le ZD9 creuse l'écart par rapport au DX900 ! Une chose nous a vraiment surpris, visuellement le 65ZD9 n'affiche aucun problème de Blooming, juste quelques traces de lumière dans les bandes noires lorsqu'un objet lumineux apparaît dans de rares passages très sombres. Moins de Blooming donc, tout en offrant un rendu HDR plus puissant que le 65DX900. Du coup, avec un contenu HDR, il ne fait aucun doute que le ZD9 affiche un contraste perçu plus impressionnant que le DX900. Le rendu HDR de ce téléviseur est vraiment bluffant, en partie grâce au contraste, mais aussi via cette capacité à afficher un pic lumineux ultra‑puissant, l'absence de posterisation, le tout avec une colorimétrie juste, naturelle, riche et un traitement vidéo ultra‑performant.

 

Plus étonnant, ce téléviseur opère une sorte d'Upscaling HDR pour exploiter le plein potentiel lumineux de la dalle. Pour rappel, l'encodage HDR10 des films en Ultra HD Blu‑Ray est limité à 1 000 nits, mais l'algorithme Object‑Based HDR Remaster permet un remapping sur une courbe de luminance qui monte à 2 000 nits au lieu de 1 000 (nous l’avons vérifié avec une mire de Clipping HDR, cf. ci‑dessous).

 

 

Vous l'avez compris, à la rédaction nous avons tous été scotchés par les qualités de ce Sonyv65ZD9, surtout en visualisant des titres comme Dead Pool, The Revenant ou encore Oblivion, de rares moments de cinéma, très intenses, comme nous aimerions en vivre plus souvent !

 

Une belle homogénéité, aucune fuite, ni clouding !

Évidemment, avec un Full LED de cette qualité ce serait un comble de se priver du procédé Local Dimming. Cela dit, pour bien juger de l'uniformité d'une dalle, mieux vaut le désactiver et pousser un peu le rétroéclairage. Et bien, même dans ces conditions extrêmes, l'homogénéité est quasiment parfaite ! La répartition de la lumière aurait pu être plus homogène, certes, mais aucune trace ne vient ternir le spectacle, aucun Clouding, ni DSE, nivBanding. Bien sûr, quand on active le Local Dimming ‑même sur le mode Bas‑ cette impression d'homogénéité est renforcée, plus aucune fuite de lumière n'est visible, l'écran est vraiment propre !
Cette uniformité est évidemment variable d'un modèle à l'autre, nous ne sommes jamais à l'abri d'une mauvaise surprise, mais dans son ensemble les TV à base de rétroéclairage Full LED sont souvent plus homogènes que les TV LED Edge avec une luminosité mieux répartie sur toute la surface. D'autre part, la qualité de fabrication et d'assemblage permet également d'améliorer cette homogénéité.

 

 

Et il faut bien avouer que la gestion du rétroéclairage est superbement maîtrisée ce qui améliore à la fois l'homogénéité et le contraste ressenti. Par exemple, le fait d'activer l'AEC permet d'apporter un rendu HDR plus explosif et un gain en dynamique patent ! L'intensité du rétroéclairage s'adaptera à la luminosité des scènes pour afficher un noir plus profond lors des séquences sombres avec une profondeur des noirs qui passera de 0,017 à 0,005 nits. D'ailleurs, le contraste On/Off est vraiment très puissant, nous avons relevé un ratio de 40 000:1 environ avec un noir à 0,004 nits. Seul inconvénient, l'AEC peut engendrer une fluctuation de la luminosité avec les sous‑titres ou lorsqu'un objet très lumineux apparaît dans une scène très sombre. Cela dit, cet effet est beaucoup moins visible que sur le XD93 ou même le XD94 et ne se produit pas lors de la grande majorité des scènes.

 

Traitement vidéo Extreme X1 révolutionnaire !

Lorsque l'on connaît la qualité de traitement vidéo et d’Uspcaling proposée par Sony via son duo X1 + X‑Reality Pro 4K, on a du mal à imaginer comment faire mieux, surtout sans changer totalement d'algorithmes. Et pourtant, le nouveau processeur Extreme X1 nous a vraiment impressionnés par sa puissance de traitement vidéo en temps réel ! Le secret de ce dernier vient probablement du fait qu'il opère une sorte de remasterisation totale de l'image avec une mise à l'échelle Ultra HD associée à une conversion 14 bits par couleur, un Upsampling RGB 4:4:4, un « re‑mapping » des couleurs ultra‑performante et enfin, une conversion SDR/HDR d'une efficacité encore jamais vu, le tout en s'appuyant sur deux bases de données ! Quand on voit l'image sublime que peuvent délivrer de « simples » Bu‑Ray 1 080p, on est bluffé. Le résultat est tout bonnement stupéfiant !

 

 

Ce traitement est d'autant plus efficace qu'il arrive même à offrir une image d'excellente qualité avec les chaînes télévisées, que ce soit via TNT, satellite ou Box TV, le tout avec une parfaite fluidité ! Autre nouveauté, le Sony 65ZD9 est le seul spécimen de la gamme 2016 signé Sony à proposer un filtre pour améliorer les dégradés. Disponible via trois niveaux, il améliore le niveau de gradation pour lisser l'image en réduisant la postérisation, notamment autour des halos. C'est très efficace, mais il vaut mieux éviter de dépasser le premier niveau, car au‑delà il lisse trop l'image qui perd en piqué, détail et précision. Ajoutons à cela les autres filtres pour améliorer la résolution, les trois réducteurs de bruits déjà évoqués, le réglage de netteté, le X‑Tended Dynamic Range Pro... Bref, c'est très complet et efficace.

 

Formidable fonction X‑Tended Dynamic Pro

Impossible d'évoquer le traitement vidéo du ZD9 sans parler de la fonction X‑Tended Dynamic Range Pro. Plus qu'une simple conversion SDR/HDR, cet algorithme transforme littéralement l'image en recalculant sa gamme dynamique pour simuler une image HDR, mais aussi sa colorimétrie, son contraste intra‑image et sa texture. Il est vrai que rien ne vaut une captation HDR native et que nous n'avions jamais été conquis par la conversion 2D/3D, mais là il faut bien avouer que le résultat est très convaincant. Même si parfois il peut y avoir de rares mauvaises interprétations concernant la luminosité de certains objets, le travail en général est très performant et l'image gagne énormément en dynamique. Quand on y a goûté, difficile de se passer de cet algorithme !

En présence d'un signal HDR, le résultat est également bluffant avec des textures toujours visibles même dans les hautes lumières, jusqu'à 85% de la courbe de transfert EOTF (courbe de luminance HDR) contre 75% en moyenne pour les meilleurs spécimens du marché (DX900).

 


En toute franchise, nous ne connaissons pas de lecteur Ultra HD Blu‑Ray capable de rivaliser avec le traitement vidéo du ZD9. Un conseil, donc, avec un Sony ZD9 sous la main, laissez le TV se charger du traitement de l'image !

 

Enfin, pour terminer le chapitre dédié au traitement vidéo, petite précision concernant les jeux qui profitent évidemment de la qualité du traitement vidéo, avec très peu d'aliasing et des images en mouvement très précises. Côté Input Lag, nous avons relevé 40 ms en mode Jeu, ce qui est une très bonne mesure, largement suffisante pour la grande majorité des joueurs, même si les plus exigeants amateurs vidéoludiques, officiant notamment en ligne, percevront une petite différence face aux meilleurs TV qui affichent à peine 20 millisecondes. Et pour être précis, le fait de jouer à des jeux HDR fait légèrement augmenter cet Input Lag, de 10%, qui affiche alors 44 millisecondes. Pour être complet, il semble que l'Input Lag diminue à 35 ms en présence d'un signal UHD natif, mais encore faut‑il pouvoir jouer à des jeux UHD natif. Nous écrivons « Il semblerait », car la fiabilité du protocole de mesure d'Input Lag en UHD reste à déterminer…

 

Image 3D très correcte qui a le mérite d'exister

Du côté de l'image stéréoscopique, rien de particulier à dire, si ce n'est qu'elle profite évidemment de toutes les qualités du 65ZD9, mais ce modèle n'a eu aucun traitement de faveur pour améliorer la 3D comparé aux autres TV Sony de la gamme 2016. Le Sony 65ZD9 est probablement l'un des derniers téléviseurs huppés compatibles 3D de la marque, le relief devant encore se raréfier en 2017. En toute logique commerciale, Sony n'a donc pas travaillé sur l'amélioration du rendu stéréoscopique ces deux dernières années. En clair, on retrouve les mêmes qualités et défauts, mêmes réglages que sur le XD93 ou XD94 récemment testé, mais avec une image plus dynamique, plus lumineuse et un meilleur traitement vidéo, ce qui se ressent évidemment au niveau de la qualité globale de l'expérience 3D. D'ailleurs, la conversion SDR/HDR est également très intéressante avec les BD 3D.

 

 

Ceux‑ci offrent un joli spectacle, avec une image évidemment très dynamique et immersive sur une telle diagonale. Au final, le rendu s'avère de très bonne qualité, mais il reste tout de même en retrait par rapport à la technologie 3D passive proposée par les TV Oled signés LG ou Loewe. Ici, on observe un effet fantôme assez visible sur les sous‑titres, mais très contenu dans l'image.

Cela dit, l'effet de jaillissement est puissant, l'image est précise grâce à ce fameux traitement vidéo tout aussi efficace qu'en 2D. D'autre part, on retrouve évidemment toutes les qualités du MotionFlow 3D qui offre une image parfaitement douce et réduit considérablement l'effet de « Filckering » (un clignotement rapide des lunettes qui engendre un effet stroboscopique plus visible sur dalle 120 Hz que 240 Hz), un souci que ne rencontre pas la 3D passive. En revanche, les réglages 3D sont toujours limités. On trouve un ajustement de l'effet de jaillissement, de la luminosité des lunettes, une gestion des diverses méthodes d’affichage stéréoscopique, une inversion du sens de lecture, mais pas de conversion 2D/3D (de toute façon pratiquement personne ne l’utilisait).

 

En conclusion...

Nous pourrions endosser notre costume de testeur très exigeant et dire que nous attendions un peu plus du ZD9 comparé au prototype que nous avons pu voir fonctionner lors du CES 2016 avec notamment un nombre de zones plus élevé, plus de diodes et un pic lumineux plus proche de 4 000 nits. Cela dit, il faut redescendre sur terre et remettre les choses dans leur contexte, et en perspective. Les prototypes, à l'instar des concept‑cars, dont là pour indiquer une direction, une volonté de la marque, et aussi pour tester le marché sur une proposition donnée. Pour cela, les ingénieurs maison ont généralement carte blanche, ce qui signifie que l'aspect tarifaire n'est plus un frein au développement du produit. Mais, dans la réalité du marché, à quoi bon fabriquer un TV aux performances ultimes que personne, ou presque, ne pourrait acheter pour cause de tarif ultra‑méga prohibitif ? C'est pourquoi, face à la concurrence actuelle et aux prix pratiqués, force est de reconnaître que le Sony 65ZD9 s'impose comme le téléviseur LED le plus performant que nous avons pu tester. C'est véritablement un monstre de puissance !

 

Que dire de plus, sinon que le contraste est impressionnant, visuellement proche d'un TV Oled, avec des noirs certes légèrement moins profonds, mais aussi un rendu HDR bien plus explosif et une image bien plus dynamique, surtout dans un environnement éclairé ! Le Sony 65ZD9 révèle véritablement toute la qualité du support Ultra HD Blu‑Ray avec des images à couper le souffle ! Nous n'avions encore jamais vu une telle colorimétrie, aussi juste et naturelle en sortie de carton aussi bien en Rec.709 qu'en Rec.2020. Sur ce point, il faut tirer un énorme coup de chapeau à Sony. En effet, quand on connaît toute la difficulté que représente un calibrage pour l'utilisateur lambda, c'est un atout énorme de pouvoir profiter pleinement de son téléviseur avec quelques simples réglages à la portée de tous.

 

 

À cette colorimétrie fantastique, il faut ajouter une fluidité de référence, une précision dans les mouvements encore rarement vu chez Sony et un traitement vidéo tout simplement révolutionnaire ! Blu‑Ray 1 080p, jeu vidéo ou même programme TV, le Sony 65ZD9 magnifie littéralement n'importe quelle image en améliorant tous les critères, de la précision aux couleurs, en passant par la dynamique ou la fluidité. On le répète, mais nous avons expérimenté une totale redécouverte de nos Blu‑Ray 1 080p. L'intégration du Extreme X1 offre un bond énorme en termes de traitement vidéo, Upscaling ou efficacité de la conversion SDR/HDR avec mode X‑Tended Dynamic Range Pro ! Si on rajoute à cela une connectique riche (cf. photo ci‑dessus) et toutes les possibilités offertes par l'interface Android TV, nous excusons volontiers les quelques rares bugs encore présents ici et là.

 

Bref, toute la rédaction (qui a défilé devant l'écran plus qu'à l'accoutumée, la meilleure preuve des qualités du TV) s'associe pour féliciter Sony pour cette superbe réalisation, pourtant dépourvu du label Ultra HD Premium (Sony n'a pas souhaité le soumettre à la certification), en espérant que cette série joue le rôle d'éclaireur de la gamme 2017 Sony.

+ Les points forts
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Colorimétrie parfaite en sortie de carton !
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Traitement vidéo et Upscaling révolutionnaires !
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Contraste puissant et Blooming invisible
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Image en mouvement fluide, naturelle et précise
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Rendu HDR10 explosif, environ 2 000 nits !
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Absence de postérisation
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Interface Android TV
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Superbe design et système range‑câbles
- Les points faibles
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Nombre de zones plus petit qu'espéré (pour pinailler comme explicité dans notre test plus haut, car le résultat reste somptueux)
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Pas de compatibilité Dolby Vision
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Encore quelques bugs sous Android TV
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