TV - Écran plat

Panasonic TX-65EZ950

Par Jacques Guiot - Publié le 27/11/17
Mustav
Prix indicatif : 4 490 € TTC
Note AVCesar.com


Type : OLED
Diagonale de l'image : 165 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 3840 x 2160 pixels
Processeur : Quad Core
100 Hz : oui
Contraste : :1
TNT : double tuner (HD et UHD)
HDMI : 4 (v 2.0, dont 2 arrières et 2 latérales)
Dim. (L x H x P) : 1453 x 889 x 275 mm
Poids : 30 kg
L’essentiel

D’une part Panasonic fut, il y a deux ans, l’une des premières grandes marques TV à adopter la technologie Oled avec le modèle TX‑65CZ950, alors navire amiral de la gamme TV du constructeur japonais. D’autre part, avec le PHL (Panasonic Hollywood Laboratory) basé à Los Angeles, soit au cœur du monde du 7e art, et crée en 2006 pour le lancement du format Blu‑Ray, Panasonic a acquis une très grande notoriété auprès des professionnels certifiés ISF et/ou THX et des passionnés les plus exigeants cherchant des diffuseurs capables de restituer le plus fidèlement possible les standards colorimétriques utilisés par l'industrie du cinéma.

 

C'est donc sans surprise qu'une énorme attente s’est créée autour des TV Oled Panasonic, pressentis capables d’atteindre la perfection en termes de contraste et couleurs. La marque nippone ne nous a pas déçus et à démontrer, dès son premier modèle digne de nombreux éloges, une belle maîtrise de cette technologie. Malheureusement, le ticket d'entrée était sacrément élevé. Mais cette année, avec la série EZ950, le géant japonais lance sur le marché une alternative bien plus accessible, même si une autre série, la EZ1000, constitue le nec plus ultra de la marque en matière de téléviseurs avec, notamment, un spécimen 77’’ (196 cm). Cette dernière à pour elle un revêtement anti‑reflet Absolute Black, absente sur le téléviseur testé ici, et un système audio moins performant. Excepté ces deux points, on retrouve les mêmes caractéristiques techniques et performances vidéo sur les deux séries.

 

 

Présentation d'un téléviseur Oled de référence…

Le Panasonic TX‑65EZ950 revendique donc ce qu'il se fait de mieux, ou pas loin, sur le marché de l'Oled. Et, à la vue de la fiche technique et de nos premières heures de vie avec l’écran, nous sommes tout disposés à le croire. Celle‑ci s’avère, en effet, un concentré de technologies qui se démarquent de la concurrence sur deux secteurs en particulier, un système de calibrage certifié ISF et THX, en plus d’une exceptionnelle lisibilité dans le noir. Panasonic reprend ici son fameux processeur exclusif Studio Master HCX2 qui nous avait déjà impressionnés dans sa version HCX+ lors du test du TV Full LED Panasonic TX‑58DX900 (cliquez pour découvrir le test complet du produit par la rédaction d’AVCesar.com). Avec la déclinaison HCX2 à la puissance accrue, Panasonic va donc encore plus loin, notamment en matière de gestion HDR et Rec.2020, puisant la force de son traitement vidéo dans son immense expertise de la technologie plasma et dans son expérience acquise via le Panasonic Hollywood Laboratory pour afficher des images conformes à la vision des réalisateurs.

 

Le TX‑65EZ950 intègre bien sûr une table de couleurs (Look‑Up Table) avec 8 000 points de mesure, le tout associé à un inédit algorithme de compensation colorimétrique pour un résultat à l'écran carrément bluffant. De surcroît, et même si nous développerons ce sujet dans la section Verdict Technique de ce banc d’essai, on peut d’ores et déjà affirmer que l'Upscaling Ultra HD a progressé avec des résultats étonnants, y compris avec les chaînes TV de qualité standard. Notons enfin que le célèbre coloriste Mike Sowa, sollicité par Panasonic depuis le lancement du leur premier TV Oled, est bien sûr de la partie. Il a donc participé au calibrage du mode THX, un réglage très juste en sortie de carton et donc très utile pour ceux qui ne disposent pas de sonde, ni des compétences requises pour réaliser un calibrage ISF.

 

 

Certification Ultra HD Premium

C’est normalement acquis, de la bouche même des représentants Panasonic, les TV Oled de la marque millésime 2017 utilisent la dernière génération de dalles Oled LG (100 Hz et 10 bits). Mais, bien sûr, toute la partie électronique, colorimétrique et traitement vidéo est évidemment entièrement signée des ingénieurs Panasonic. Après vérification, effectuée par acquit de conscience, nous constatons qu'il s'agit effectivement, ici, de la même dalle présente sur la gamme Oled 2017 signée LG (cf. capture ci‑dessous où le spectre tonal qui correspond à celui des dalles Oled LG). On devrait donc retrouver les mêmes performances au niveau du pic lumineux et de l'espace colorimétrique. Panasonic annonce néanmoins de son côté une couverture à 100% du gamut DCI et un pic HDR de 1 000 nits, ce que nous ne manquerons pas de vérifier dans le chapitre Verdict Technique évidemment. Enfin, ce spécimen est certifié Ultra HD Premium. Le seul regret vient donc de l'absence de compatibilité HDR Dolby Vision, seuls le HDR10 et HDR HLG (pour les diffusions broadcasts) sont au menu.

 


En ce qui concerne la compensation de mouvement, comme d'habitude avec les TV Oled, aucune précision sur l'indice de fluidité n’est indiquée. Toutefois, Panasonic annonce le développement de la technologie d'interpolation Oled Superb Motion Drive qui, on l’espère, sera plus efficace que ce que proposait le fabricant jusqu'ici. Cet élément fait partie, il est vrai, des rares secteurs sur lesquels Panasonic est en retrait face à la concurrence. Côté réglages, on trouve deux curseurs pour ajuster la précision et la fluidité de l'image en mouvement et un mode Clear Motion qui semble insérer des bandes noires, et non une image pleine noire. L'avantage de cette bande est bien sûr de réduire l'effet de scintillement et, surtout, la perte de luminosité parfois trop brusque associés au procédé BFI (Black Frame Insertion) pour la technologie Oled qui accuse un retard face au LCD dans ce domaine. Notamment en présence d’un signal HDR ou encore à cause de l’ABL (Automatic Brighness Limiter) qui bride la luminosité avec certaines images comportant un niveau de blanc trop important.

 

Design et qualité de fabrication à l'honneur !

C'est une constante chez Panasonic, la qualité de fabrication de ses TV a toujours été soignée, quelle que soit la technologie (LED, Plasma ou Oled). Encore une fois, quelle classe ! C'est sobre avec une finition noir mat du plus bel effet, et rien n’a été laissé au hasard. C’est vraiment superbe. Par contre, nous avons été étonnés du poids de ce téléviseur, 24,5 kg pour un Oled, c’est important. Certes, le pied embarque une plaque pour stabiliser le téléviseur, mais la dalle elle‑même, associe à une plaque de verre, pèse aussi son poids malgré une épaisseur d'à peine 4 mm, sur le haut. Cette précision pour la simple et bonne raison que toute l'électronique se trouve dans le coffre fixé à l'arrière en bas de la dalle. Celui‑ci, en aluminium, accueille également le système audio et la ventilation, d'où une certaine épaisseur. Panasonic n'a pas fait le choix de déporter l'électronique comme LG avec ses modèles W7, afin de laisser le choix au consommateur entre fixation murale ou meuble TV.

 

 

Revêtement antireflet

Si le revêtement antireflet est de qualité supérieure sur le EZ1000, celui utilisé sur le EZ950 s’avère tout de même bien au‑dessus de la moyenne. En effet, malgré un aspect brillant dû à la dalle de verre, les reflets sont contenus. Par contre, contrairement à Sony qui propose un filtre sans teinte, nous retrouvons ici une tonalité magenta qui peut être parfois gênante et qui crée un incident de dérive colorimétrique si le téléspectateur est placé hors axe. Évidemment, on retrouve les avantages de la technologie Oled avec une parfaite homogénéité et répartition de la lumière(cf. capture ci‑dessous), aucune fuite lumineuse, et un angle de vision quasi‑parfait jusqu’à 180 degrés au niveau du contraste.

 

 

Système anti-marquage intégré

Pour être totalement honnête, on se doit de dire que, malgré tout, si le contraste reste infini quel que soit l'angle de vision, les couleurs, elles, dérivent très légèrement. Un phénomène sans doute lié à la tonalité magenta du filtre évoquée plus haut. Autre petit défaut constaté, un léger vignetage très peu visible lorsqu’un fond uni assez sombre est affiché. Le marquage pour sa part n'est pas un problème, puisque même si, de temps en temps, on peut constater un petit « Burning », notamment avec les logos de chaînes TV, ce souci est vite corrigé lors du nettoyage automatique de la dalle qui est réalisé à chaque extinction du TV. Et si vous constatez que le bruit a tendance à remonter un peu plus que d'habitude, ou que le marquage a du mal à s'effacer, il existe une procédure, comme sur tous les TV Oled, d’une durée environ 30 minutes, pendant laquelle la dalle subit un nettoyage plus profond. Au final, l'image sera entièrement lissée de toutes ses imperfections, perdra légèrement son piqué, mais retrouvera toute sa qualité et sa précision au bout de deux jours.

 

 

Précision, à propos de la zappette, le TV est livré avec deux télécommandes très pratiques (cf. photo ci‑dessous). Un modèle classique absolument superbe, en aluminium brossé, doté de touches rétro‑éclairées et tout le nécessaire pour paramétrer et calibrer le TV avec quelques touches Raccourcies pour accéder à Netflix, Internet Apps (portail d’application des Smart TV Panasonic, voir photo ci‑dessus), aux réglages avancés et aux programmes TV interactifs (EPG). L'autre, plus compacte, dotée d'un TouchPad, permettant d’effectuer seulement les manipulations de base, s’avère cependant plus ergonomique pour un usage quotidien. Évidemment, le Panasonic TX‑65EZ950 n'est pas compatible 3D, on ne trouve donc pas de lunettes ni autres accessoires connexes dans le carton.

 

Certifications ISF et THX pour un calibrage optimum

Cela peut paraître étonnant, mais Panasonic est l'un des rares fabricants à proposer des TV UHD dotés d'un système de calibrage complet en Rec.2020 et HDR10, et d'un 3D LUT. La certification ISF permet de proposer de nombreux réglages comme un Color Management System (CMS) sur six axes (cf. photo ci‑dessous) avec la correction des couleurs primaires et secondaires en Rec.2020, DCI, EBU, Rec.609 ou Rec.709, une Balance des Blancs 10P, le choix du Gamma ou de la courbe de transfert EOTF ST.1084. De leur côté, les modes THX permettent à tout utilisateur qui n'a pas la possibilité de calibrer ou de faire calibrer son TV par un professionnel de profiter d'un rendu colorimétrique fidèle aux standards professionnels du cinéma, que ce soit avec des sources 1 080p ou Ultra HD HDR10, et vous le lirez plus bas, les mesures en sortie de carton sont assez bluffantes.

Évidemment, on trouve également tous les réglages habituels liés au super‑processeur Studio Master HCX2 dont sa principale justification est d'offrir un rendu au naturel inégalé, à propos des couleurs, des nuances, du piqué et de la lisibilité dans les scènes sombres ou lumineuses.

 

 

Précisons également que ce processeur permet une excellente gestion du mode Couleur étendue, y compris avec les contenus Ultra HD HDR10. On retrouve des réglages comme les modes Remasterisation Mpeg (cf. photo ci‑dessous), Plage de Dynamique ou Resolution qui permettent de corriger les artefacts de compression Mpeg, d’apporter un gain au niveau des détails, ou de booster la dynamique. Contenus HD ou SD, les résultats sont très convaincants. À savoir, les réducteurs de bruit peuvent également corriger un peu plus les artefacts de compression ou le fourmillement, mais font perdre un peu de piqué pour une image plus lisse. Toutefois, ceux qui aiment les post‑traitement vidéo puissants, comme ce que proposent Philips avec le nouveau et exceptionnel P5, Samsung ou Sony, resteront sans doute un peu sur leur faim. Encore une fois, ici, le rendu naturel et doux est privilégié au rendu plus analytique, « sharpé » dit‑on dans notre jargon. Toutefois, les réglages suffisent pour apporter un beau relief et une grande profondeur de champ, d'autant plus immersive que le contraste infini proposé par les TV Oled renforce l’impression de relief et de dynamique. Le résultat relève du très grand art pour les amateurs d'image typée cinéma !

 

 

Système audio plutôt classique pour un rendu correct

Le Panasonic TX‑65EZ950 ne propose aucun système audio particulier. Pas de barre sonore, ni de technologie spéciale embarquée, simplement deux haut‑parleurs capables de délivrer 20 W chacun et deux boomers de 10 watts. Un package acoustique qui permet tout de même de proposer un rendu audio de qualité, surtout au niveau des médiums (les boomers ne sont pas assez puissants, ni volumineux pour offrir un grave percutant). En revanche, tous les réglages nécessaires sont présents et le rendu très correct. Les dialogues sont soutenus, très ronds et parfaitement audibles, même si les aigus manquent de définition. La qualité du coffre permet d'offrir un rendu audio ferme, sans vibration. Bref, c'est suffisant pour regarder des émissions ou les informations, mais pour les films, un système audio externe est évidemment recommandé.

 

Connectique et réseau, tout y est voire plus !

Même la connectique se démarque de la concurrence chez Panasonic. Notamment par la présence d'un lecteur de cartes mémoire SD (cf. photos ci‑dessous), mais également avec une gestion réseau hyper‑complète (client/serveur). Comme nous le disions, rien n’est laissé au hasard sur les modèles les plus huppés de la marque. En dehors du fait que nous regrettons la disparition du connecteur DisplayPort, le compte est bon avec quatre entrées HDMI 2.0b compatibles Rec.2020, HDR10, 2 160p/60, CEC, ARC, Deep Color, HDCP 2.2, MHL 3.0. On dénombre encore trois ports USB Host dont un USB 3.0, une sortie casque mini‑Jack 3,5 mm, une sortie optique, une entrée YUV/Composite partagée, un port Ethernet et un double tuner DVB‑T2, DVB‑C et [abc]DVB‑S2[/abc] avec fonction PVR, PIP et Time Shifting. Plus fort encore, il est possible de lancer un enregistrement à distance via son périphérique mobile. Sans oublier la fonction Send to TV pour partager facilement le contenu web d'un browser Firefox Android (ça fonctionne aussi avec Chrome et Safari) sur l'écran du TV à partir d'un smartphone ou d'une tablette, via l'application TV Remote 2. Plus, bien sûr, la possibilité d'enregistrer ses programmes favoris sur une clé USB ou un HDD avec gestion du Time Shifting. 

 

 

À noter encore, la fonction HBBTV et le mode TV Anywhere autorisant le visionnage sur un smartphone/tablette des programmes TV ou enregistré, via le Cloud et les serveurs Panasonic. Présente également, la fonction Info Frame (qui remplace l'Info Bar) pour obtenir toutes sortes d'informations sur la météo, les programmes… Rien de plus simple : en pressant le bouton Home de la télécommande durant quelques secondes, quatre barres de couleur font irruption sur les quatre côtés de l'écran. Une fois l'une d'entre elles sélectionnées, les informations apparaissent dans un bandeau en haut en surimpression.

 


La connectivité sans‑fil est également riche avec le Wi‑Fi Direct, le Bluetooth APT‑X, ou bien la fonction Easy Mirroring pour partager le contenu d'un smartphone sur l'écran du téléviseur. D'autre part, ce téléviseur propose une gestion réseau assez intéressante avec la gestion des protocoles UPnP (DLNA) et Samba plus une fonction multiroom autorisant le partage des contenus connectés au EZ950 sur le réseau personnel. Plus fort encore, avec un second Smart TV Panasonic, il est possible de partager les tuners via le réseau local. Idéal si cet autre téléviseur est éloigné d'une prise antenne. On trouve même une application permettant d'accéder aux contenus Smart TV depuis son mobile, contrôler le téléviseur ou encore calibrer l'image du téléviseur.

 

 

Panasonic EZ950 : un Smart TV très complet

Côté Smart TV, le Panasonic TX‑65EZ950 est toujours basé sur un OS Firefox avec la toute nouvelle version de l'interface My Home Screen boostée par un Quad Core Pro 5 plus puissant, rapide et moins gourmand. L'interface est d'ailleurs ultra‑rapide, elle réagit au quart de tour, sans bug, et se montre vraiment agréable à utiliser au quotidien. Évidemment, des centaines d'applications sont proposées avec quelques services de VOD et musique à la demande intéressants comme les incontournables Netflix, AUPEO!, Youtube, Dailymotion Viewster ou Deezer et le célèbre navigateur internet Mozilla. On trouve enfin plusieurs services de Catch‑Up TV (TV de rattrapage).

 

 

De nombreux formats sont lus dont les vidéos Ultra HD HDR, le MKV, l'AVI, l'AVC‑HD 2D et 3D, l'AVC/H.264, le HEVC, le TS, le M2TS, le VC‑1, le Vob, le WMV HD, le MP4, le DivX HD, le VP9, le Flac, l'Alac, le WMA Pro, le MP3, l'AAC, le Wav/LPCM, le FLV, l'AC3 et le Dolby Digital Plus. Par contre, il est étonnant de ne pas trouver dans ce listing la gestion du DTS qui interdit la lecture des films avec de telles pistes. Dommage, car, en dehors de ces manques, la lecture multimédia est très satisfaisante avec la gestion des sous‑titres et chapitres, l'affichage des pochettes d'albums, des informations ID3Tag, la visualisation des films dans une petite fenêtre, et une lecture de qualité, parfaitement fluide avec la possibilité d'appliquer les réglages ISF.

 

 

 

Après cette présentation et ces mises en bouches, il est temps de passer au vif du sujet. Qu'est‑ce que ce téléviseur haut de gamme a dans le ventre ? S'agit‑il de l'écran parfait pour profiter des Ultra HD Blu‑Ray annoncés dans les bacs dans quelques jours ? Les réponses à découvrir immédiatement dans notre verdict technique, après avoir calibré, mesuré et surtout visionné de longues heures ce fameux Panasonic TX‑65EZ950…

Concurrence

De nos jours, il existe de plus en plus de spécimens Oled, pour notre grand plaisir, et cela devrait contribuer à voir les prix baisser relativement rapidement. Le PanasonicTX‑65EZ950 est donc confronté à divers concurrents dont évidemment les TV Oled LG millésime 2017. On peut citer par exemple le LG 65G7V qui semble être le plus proche concurrent avec les compatibilités HDR Dolby Vision, HDR HLG et HDR10, un mode pré‑calibré Technicolor (assez similaire au mode THX), la certification ISF (donc de nombreux outils pour réaliser un calibrage fin), un pic lumineux annoncé proche de 800 nits (réglage dalle Oled 2017), et un nouveau processeur vidéo MP16+. D'autre part, le 65G7V se démarque par une compatibilité Dolby Atmos via ARC et une barre sonore de très bonne qualité signée Harman Kardon.

 

Autre concurrent intéressant, le Sony KD‑65A1, un Android TV compatible HDR10, HDR HLG et HDR Dolby Vision, qui intègre lui aussi une dalle LG 2017 avec une luminosité que nous avions mesurée à 700 nits lors du test publié dans nos colonnes. Cet écran se démarque évidemment par le savoir‑faire de Sony en termes de traitement vidéo avec un impressionnant processeur X1 4K HDR qui offre des conversions SDR/HDR magnifique, un traitement HDR de très haut niveau et surtout un post‑traitement vidéo d'une grande beauté, probablement le plus performant à l'heure (mis à part le P5 de Philips) actuelle y compris pour son Upscaling UHD. Ce TV propose également une excellente colorimétrie et un système audio de qualité dénommé Acoustic Surface, innovant, qui fait vibrer la dalle Oled (le son sort directement de l'écran !).

 

On peut également citer le Philips POS9002F récemment arrivé dans nos locaux pour test et qui s'annonce également très prometteur avec le célèbre et exclusif système Ambilight, un OS sous Android TV, et plusieurs nouveautés très intéressantes comme le nouveau traitement vidéo P5 Perfect Picture Engine (cliquez pour en savoir plus), le Micro Dimming Perfect, ou le dispositif Color Booster 17 bits pour un espace couleur étendu (99% DCI‑P3) qui devrait lui aussi, à l'instar du Super Bit Mapping de Sony, réduire considérablement les soucis de postérisation.

Fiche technique
Type : OLED
Diagonale de l'image : 165 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 3840 x 2160 pixels
Processeur : Quad Core
HDR : HDR10, HDR HLG
100 Hz : oui
Contraste : :1
Réception : télétexte, PAT, PIP, PAP, Infos+, EPG, TNT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), SAT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), Câble (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+)
Connectique : 4 entrées HDMI (v 2.0, dont 2 arrières et 2 latérales), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Stéréo + Composite (latérale), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio numérique (optique), 1 port CI+, lecteur de cartes mémoire (SD/MMC, Memory Stick, Smart Media/xD), 3 ports USB Host (arrière et latéral) dont 1 USB 3, 1 port Ethernet, Wi‑Fi (ac)
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24)
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, DivX (Ultra HD), WMV (Ultra HD), Mpeg2 (SD et HD), Mpeg4 (Ultra HD), MKV (Ultra HD), TS (Ultra HD), HEVC, VP9, Jpeg, UPnP (DLNA), Bluetooth APT-X, HBBTV, Podcast, Webradios, WebTV, accès Web
Usage : télécommande programmable, capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
Réglage : Espace couleur (couleurs primaires + couleurs secondaires), balance des blancs paramétrable (10P), réglage de gamma (paramétrable), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvement : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Son : puissance (2 x 10 W), caisson (20 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC, DTS), ARC, processeur surround (True Surround+), traitement audio (VR-Audio ), égaliseur, AVL
Consommation : 125 W (0,5 W en veille)
Dim. (L x H x P) : 1453 x 889 x 275 mm
Poids : 30 kg
ph image
Verdict technique

Aucun doute là‑dessus, Panasonic possède une très grande maîtrise de la technologie Oled. C’est donc vraiment une bonne nouvelle de constater que ce fabricant commence à proposer des modèles plus accessibles tout en conservant une forte exigence en termes de colorimétrie et de rendu, fidèles à la source.

 

Colorimétrie tout simplement parfaite, sublime, exceptionnelle !

Le Panasonic TX‑65EZ950 propose des modes ISF extrêmement bien calibrés par défaut, à tel point qu’il faut être très difficile pour chercher à améliorer ce résultat avec un calibrage ISF (cf. capture ci‑dessous). En effet, avec les modes ISF par défaut, sans procéder au moindre réglage, en Rec.709 ou Rec.2020 nous relevons une balance des blancs quasi‑parfaite, puisque relevée à 0,8 en Rec.709 et 1,5 en Rec.2020. Il s'agit tout simplement des mesures les plus justes que nous avons obtenues jusqu'ici depuis que nous testons des TV !

 

 

Soit. Nous avons affaire ici à des professionnels, il nous faut donc rehausser notre niveau d'exigence. En regardant cette courbe RVB plus en détail, nous constatons que de 0 à 60% le Delta E est tout simplement parfait avec une marge d'erreur comprise entre 0 et 0,2. Les erreurs commencent à se manifester à partir de 70%, ce qui veut dire que de petites dérives se verront (à peine) sur les hautes luminosités, comme un blanc à 100% qui peut très, très légèrement tirer vers le rose avec un Delta E mesuré à 1,8. Cette dérive sera un peu plus visible en HDR, forcément, puisque le blanc est bien plus lumineux et le Delta E monte à 3,5. Au final, un calibrage en règle permettra d'obtenir un blanc plus pur et apportera surtout un petit plus avec des contenus HDR10. Cela pourra se ressentir également au niveau des teintes de peau, ou des sources de lumière comme un soleil, une lampe… Mais, encore une fois, il faut vraiment être observateur pour le percevoir.

 

Évidemment, nous avons procédé à ce calibrage. Nous sommes pinailleurs à la rédaction d’AVCesar.com. Une fois cette étape terminée, nous obtenons la perfection avec un Delta E à 0 sur toutes les nuances de gris. Ne vous méprenez pas, ce résultat est tout bonnement exceptionnel ! Nous observons des résultats similaires avec les mesures de l'espace colorimétrique (CIE), en Rec.709 ou Rec.2020, avec un Delta E de 0,2 relevé après calibrage. Le test Color Cheker s'est révélé d'une précision étonnante, preuve d'une très grande qualité de colorimétrie !

 

 

 

Les mesures de saturation à 100% affichent à peine quelques erreurs de Delta E situées aux alentours de 0,8. Bref, tout cela n'est que du chipotage, les couleurs sont de toute beauté, d'autant plus que la couverture du DCI est relevéeà 98,8% et que le contraste infini permet d'offrir plus de dynamique dans les tons saturés.

 

 

Bref, la colorimétrie déjà presque parfaite en mode ISF avant calibrage, est tout simplement exceptionnelle après calibrage (la perfection quels que soient les contenus). Précisons tout de même que les modes THX sont un peu moins justes avec un Delta E aux alentours de 2 ce qui reste toutefois très acceptable, mais ces modes induisent également de nombreux traitement vidéo désactivés ce qui ne conviendra pas à tout le monde.

 

 

Rendu HDR sublime, mais pic lumineux encore un peu juste

Sans surprise non plus, la courbe de gamma, quant à elle, est parfaitement linéaire (cf. mesure de la luminance ci‑dessous), avec pour résultat des noirs parfaitement lisibles et de belles nuances dans les hautes luminosités. Pour être clairs, le Panasonic TX‑65EZ950 s’avère clairement le TV Oled doté des plus belles scènes sombres que nous ayons pu voir jusqu'ici ! Le moindre détail et visible, le voisinage du noir est somptueux, avec de belles nuances et aucune scène bouchée.

 

 

En revanche, concernant la courbe EOTF, le résultat varie dans les hautes luminosités en fonction des contenus (cf. captures ci‑dessous). Comme vous le savez peut‑être, certains disques Ultra HD Blu‑Ray sont proposés avec une courbe comprise entre 0 et 1 000 nits, d'autres peuvent proposer jusqu'à 4 000 nits et cela a une incidence au niveau de la qualité du rendu HDR.

 

 

 

Jusqu'ici, nombreux sont les TV passés entre nos mains qui éprouvent de réelles difficultés avec les UHD Blu‑Ray UHD encodés à 4 000 nits, affichant des blancs brûlés et un manque criant de nuances dans les scènes lumineuses. Le Panasonic TX‑65EZ950 à donc la capacité de gérer différemment chaque encodage et affiche plus de nuances avec les contenus à 4 000 nits. C'est d'autant plus appréciable que la technologie Oled permet d'offrir d'excellents rendus HDR sans solarisations, ni postérisation avec de superbes dégradés, notamment grâce à l'emploi de vraies dalles 10 bits. Certes, le pic lumineux ne change pas, que le disque Ultra HD Blu‑Ray propose du HDR10 à 1 000 nits ou 4 000 nits, nous mesurons 642 nits, ce qui reste assez loin des 1 000 nits annoncés par Panasonic, et même en‑deçà de certains TV Oled millésime 2016. Pour rappel, à l’occasion de son passage dans notre laboratoire de tests, nous avions mesuré 670 nits pour le LG E6 et 700 nits pour le Sony KD‑65A1 (cliquez pour découvrir le test complet du produit par la rédaction d'AVCesar.com) lors de son banc d’essai.

 

Cela dit, ce n'est pas 50 nits de plus ou de moins qui vont changer grand‑chose visuellement. Disons‑le une bonne fois pour toutes, le TX‑65EZ950 affiche un rendu HDR tout simplement magnifique ! Évidemment, ce qui est valable en HDR, l'est aussi en SDR. Ainsi, quels que soient les contenus, l'échelle de gris et les gammas sont parfaitement gérés. Signalons tout de même que l'ABL bride le pic lumineux à 125 nits lorsque l'image est à très lumineuse. Par exemple, une scène de neige, un fond blanc, déclenchera l'ABL, ce qui peut en gêner plus d'un surtout en utilisation avec un jeu vidéo ou si vous utilisez le TV avec un PC. Au chapitre des regrets également, l'absence de conversion SDR/HDR, alors que d’autres marques ont prouvé que leur algorithme offrait de très bons résultats.
Au final, on retrouve toutes les qualités de la technologie Oled en matière de HDR, avec un rendu très nuancé, une absence de postérisation ou solarisation grâce à de vraies dalles 10 bits et une excellente gestion de la courbe de transfert EOTF.

 

 

Compensation de mouvement IFC encore perfectible

Il est toujours difficile de juger une compensation de mouvement, puisque cela dépend en partir des goûts de chacun. Cela dit, nous pouvons donner des avis objectifs sur quelques critères, comme la précision de l'image en mouvement, plutôt de bonne facture. En effet, Panasonic propose un mode Clear Motion qui va intégrer un balayage rapide de bandes noires pour réduire l'effet de rémanence et augmenter la netteté de l'image en mouvement. Contrairement à un vrai mode BFI, la bande noire permet ici de réduire la chute de luminosité, même si elle accuse toute même 20%. Toutefois, en désactivant le Clear Motion, l'image garde une précision bien au‑dessus de la moyenne. Si on ajoute à cela que le processus Clear Motion augmente considérablement l'effet de scintillement, nous avons préféré le désactiver.

 

Au final, pour nous, l'IFC est l'un des rares points faibles de ce TV. Le souci est le suivant : pour profiter d’un rendu naturel en 24p, nous devons baisser la fluidité, ce qui entraîne un léger scintillement de l'image plus ou moins perceptible, en fonction de la sensibilité de chacun au phénomène. Plus on augmente la précision de l'image, plus elle scintille. Si on augmente la fluidité pour réduire cette gêne, un effet caméscope se fait rapidement ressentir. Attention également, pour les amateurs d'extrême fluidité, si on pousse trop haut le curseur cela entraîne irrémédiablement des artefacts autour des objets en mouvement. De ce côté‑là, Sony reste la référence avec son MotionFlow (Philips et le P5 sont candidats pour lui contester ce titre, à voir lors du test prochain du TV Oled Philips 65POS9002), surtout depuis la sortie du processeur X1. Toutefois, l'IFC se montre bien plus performant avec les contenus 50/60 hertz.

Enfin, côté Input Lag, Panasonic a fait de nets progrès avec une valeur réduite à 26 ms en mode Jeu ce qui s’affirme, là encore, la meilleure valeur du marché Oled. Seul Samsung fait aussi bien, mais sur ses modèles QLED. C'est évidemment parfait pour tous les joueurs, même les plus exigeants.

 

 

Pour conclure

Encore une fois, Panasonic signe un véritable chef‑d'œuvre qui tutoie la perfection ! Jamais nous n'avions pu mesurer une colorimétrie aussi parfaite sur un téléviseur, toutes technologies confondues. Le plus impressionnant concerne la colorimétrie par défaut, sans même faire le moindre réglage, avec des modes ISF d'une justesse inégalée. De toute évidence, la technologie Oled semble proposer une meilleure stabilité colorimétrique d'un modèle à l'autre, et d’une marque à l’autre, selon le travail accompli par les ingénieurs. Au final, Panasonic propose des modes ISF parfaitement justes.

 

Le post‑traitement vidéo du StudiovMaster HCX2 n'est peut‑être pas aussi impressionnant que ce que propose le X1 4K HDR de Sony sur le A1 (pas de conversion SDR/HDR, ni de filtre permettant de renforcer les contours ou le piqué), mais c'est une volonté, une marque de fabrique de la marque. En effet, Panasonic préfère proposer une image la plus naturelle et fidèle possible et, de ce point de vue là, c'est évidemment une réussite totale. Un autre atout majeur de ce EZ950, c'est évidemment la gestion du noir. Non pas au niveau de la profondeur des noirs, puisque tous les Oled affichent des noirs parfaits, mais au niveau de la lisibilité du voisinage du noir, parfaite ici, qui permet de révéler le moindre détail, les moindres nuances d’une image.

En dehors d'un pic lumineux peut être un peu juste, mais c'est la limitation de la technologie Oled cru 2017 qui veut cela, le seul petit défaut que nous pourrions relever concerne donc ‑encore une fois‑ cette compensation de mouvement IFC perfectible. En dehors de cela, le Panasonic TX‑65Z950 est un splendide téléviseur au design à la fois sobre et élégant, doté d'une qualité de fabrication impeccable, pour un téléviseur qui allie finesse et robustesse. La partie Smart TV reste ultra‑complète avec une gestion multimédia étendue, mais surtout une prise en charge réseau client /serveur inédite avec de nombreuses possibilités.

 

 

Le Panasonic EZ950 représente la référence dans le domaine de l'Oled pour tous ceux qui privilégient la colorimétrie et un rendu qui se rapprochent le plus possible des intentions du réalisateur. Respect Panasonic !

+ Les points forts
»  
Modèle de justesse colorimétrique
»  
Design élégant et sobre pour un TV robuste
»  
Traitement vidéo naturel et fidèle à la source
»  
Gestion réseau et multimédia très abouti
»  
Parfaite lisibilité dans les noirs
»  
TV Oled référence certifié ISF et THX
- Les points faibles
»  
»  
Compensation de mouvement IFC perfectible
ACTUALITÉS POPULAIRES
TESTS MATÉRIEL POPULAIRES