Cameron clôt définitivement le débat sur la fin de Titanic

le 20 janvier 2026 - 11h11

L’un des débats les plus anciens et les plus tenaces du cinéma moderne, en dehors de celui consistant à se demander si Die Hard est un film de Noël, porte sur la fin de Titanic (1997), le film épique de James Cameron. Le long métrage s’achève sur le sacrifice de Jack, interprété par Leonardo DiCaprio, qui disparaît dans les eaux glacées de l’Atlantique afin que Rose, jouée par Kate Winslet, puisse survivre sur un radeau de fortune improvisé à partir d’une porte flottante. Depuis, une question revient avec une régularité presque rituelle : la porte n’était-elle pas suffisamment grande pour accueillir les deux personnages ?

Une polémique dont on se soucie finalement assez peu, tant elle n’apporte pas grand-chose au film, mais qui continue d’alimenter les conversations de fans, notamment lors de réunions bien arrosées entre passionnés. Malgré les années, le débat ne s’est jamais vraiment tari.

 

Début 2023, une étude scientifique filmée a même été réalisée avec l’implication de Cameron, afin de tester concrètement l’hypothèse. Pour l’expérience, le cinéaste a fait appel à deux doublures présentant une taille et un poids proches de ceux de DiCaprio et Winslet au moment du tournage, puis a recréé la scène dans un bassin, en testant plusieurs configurations possibles. Conclusion : la survie des deux personnages sur la porte s’avérait essentiellement impossible, à l’exception d’un scénario très théorique reposant sur une accumulation de variables peu plausibles.

 

Une fois pour toutes : Jack ne pouvait pas s’en sortir

On aurait pu penser l’affaire classée. Manifestement, non. Certains « titanos » s’accrochent et continuent de relancer Cameron sur ce sujet, au point que le réalisateur, trois ans plus tard, dit ne plus vouloir s’y attarder. Alors qu’il arrive au terme de la promotion d’Avatar : de feu et de cendre, il a coupé court, de manière très explicite, en rappelant qu’il avait déjà fait vérifier la question par l’expérimentation.

 

En substance, James Cameron concède qu’une survie de Jack serait théoriquement envisageable à une condition quasi irréaliste : qu’il ait été un expert en hypothermie et qu’il ait disposé en 1912 de connaissances scientifiques modernes, le tout avec une chance considérable. Autrement dit, dans les conditions du récit, la réponse demeure négative : Jack ne pouvait pas s’en sortir.

 

Comme dirait Ferris Bueller à la fin de sa folle journée : c’est fini, vous pouvez rentrer chez vous.

pour continuer