Il y a presque un an sortait le film live‑action Snow White de Disney, qui s’est révélé être un désastre avec un box‑office mondial de « seulement » 205,7 millions de dollars pour un budget de production estimé à l’époque autour de 240 à 270 millions.
Blanche‑Neige, mauvais calculs
Un nouveau rapport de Forbes, s’appuyant sur des documents et dépôts d’entreprise, indique désormais que le studio devrait enregistrer une perte d’environ 168,7 millions de dollars sur ce projet. Ces documents précisent que le film était « prévu pour dépasser le budget de production », avec des coûts cumulés atteignant 336,5 millions de dollars. Toutefois, le gouvernement britannique a remboursé 64,9 millions de dollars de dépenses liées au film, ce qui ramène les coûts nets à 271,6 millions. En retranchant la part revenant au studio sur les recettes en salles (estimée à 102,9 millions), on obtient le calcul de cette perte. Ce calcul ne prend cependant pas en compte les dépenses marketing, ni les revenus issus de l’exploitation vidéo et du merchandising. Les documents s’arrêtent à fin décembre 2024, soit trois mois avant la sortie du film, et sont présentés comme offrant une vision « presque complète » de ses coûts.
L'exception Lilo & Stitch
Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer cet échec : hormis le fait que le film est d’une rare médiocrité ‑ce qui n’est malheureusement plus de nos jours synonyme d’échec‑ c’est une propriété intellectuelle Disney vieille de près d’un siècle déjà affublée de très nombreuses adaptations depuis l'époque, dont les critiques vont de « mitigé » à « mauvais ». Sans oublier la campagne de backlash en ligne contre le film très active bien avant sa sortie (comprendre « un retour de flamme » aux réactions négatives fortes), et une actrice principale qui a fait une promo absolument catastrophique.
Est‑ce à dire que Disney se trompe en faisant des remakes live de ses classiques ? Le Lilo & Stitch à plus d’1 milliard de dollars de recettes prouve le contraire, mais la recette n’est pas infaillible.