28 juillet 2026 - 16h40

Spider-Man : Brand New Day

année
2026
Réalisateur
InterprètesTom Holland, Zendaya, Jon Bernthal, Sadie Sink
éditeur
genre
sortie salle
29/07/2026
notes
critique
6.5
10
A
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© Sony Pictures
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Depuis la mort de tante May et le sort jeté par le Docteur Strange, Spider‑Man, alias Peter Parker, est seul. Sans autres amis qu’un lieutenant de police, il combat jour après jour la criminalité new‑yorkaise, nostalgique du temps où MJ le connaissait et l’aimait. Un jour, un monstre d’acier traverse la ville en détruisant tout sur son passage en direction du QG de Damage Control. Un tournant dans la vie de Peter…

 

Un être singulier

Autant prévenir tout de suite : l’auteur de ces lignes s’est engagé auprès de Sony à ne rien révéler. Ce qui va malheureusement s'avérer un peu ardu pour écrire la critique de ce nouveau film Spider‑Man incarné par Tom Holland. D’autant qu’il y a fort à parier qu’au moment où vous lirez ces lignes, les surprises du film seront toutes plus ou moins éventées. Qu’importe, une question demeure : est‑ce que Spider‑Man : Brand New Day, trente‑huitième film de l'univers cinématographique Marvel (sic !) et deuxième de la phase 6, est un bon divertissement ? La réponse est évidemment nuancée. Certes, le long métrage de Destin Daniel Cretton (Shang‑Chi et la légende des dix anneaux) n’est pas exempt de défauts, mais il n’en demeure pas moins un assez bon divertissement. Surtout, il offre au Tisseur une belle évolution vers l'âge adulte qui présage du meilleur pour son avenir au sein du MCU. Enfin, le personnage évolue et ne se contente plus de passer dans la classe supérieure !

 

© Sony Pictures

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Les traumatismes causés par la perte de sa tante et l’amnésie collective sont d’ailleurs au cœur du récit. Il vaut donc mieux avoir révisé pour apprécier le film dans son entièreté, même s'il triche parfois (voir la rencontre entre Spider‑Man et le Punisher à Staten Island, tirée des comics et non du MCU). Ces éléments donnent au film son ossature certes, mais constituent également l’un de ses pires défauts. Les scènes qui les rappellent sont répétitives et ne semblent exister que pour justifier la présence de Ned et de MJ, sacrifiés par un scénario bien trop dense. Petit conseil à ce propos : la scène post‑générique est inutile et bien trop courte. Vous pouvez filer dès le début du générique.

 

Pourtant, le premier acte du film est vraiment très amusant, sans doute la partie la plus réussie. Spidey est le justicier du coin de la rue et Tom Holland excelle dans le registre du héros ordinaire, mais seul, si seul… Les clins d’œil et le fan‑service tournent à plein régime, même si l’on regrette l’absence abyssale de J. Jonah Jameson ! L’histoire et les enjeux sont brillamment mis en place et l'on repense au plaisir procuré par le premier Spider‑Man de Sam Raimi, c’est dire ! Ça virevolte, ça combat, New York est sublimée et l’action va à cent à l’heure.

 

L’homme a régné

C’est ensuite que cela se gâte un peu, puisque le scénario ne s’embarrasse pas de subtilités (ah, cette pub géante pour le Samsung Galaxy Z Fold 8 ! Ou ce méchant qu’on devine à des kilomètres). Heureusement, il a l’intelligence non seulement de rester cloisonné à New York, mais aussi de faire appel à des figures iconiques des comics comme Frank Castle, le Punisher (génial Jon Bernthal) ou encore le docteur Bruce Banner, alias Hulk (Mark Ruffalo), pour ce qui est à ce jour la meilleure (bien que trop courte) apparition du géant vert. Sa confrontation avec le Punisher et Spider‑Man est un véritable coup de maître.

 

Le grand antagoniste, dont nous tairons l'identité, souffre d'un traitement un peu caricatural. En fait, on sent clairement que le film place ses pions pour la suite, notamment la fameuse guerre secrète (Secret Wars) prévue pour 2027. C’est d’ailleurs le reproche que l'on peut faire à bon nombre de productions Marvel, qui n’existent plus que dans une perspective globale de plus en plus confuse. Le personnage incarné par Sadie Sink est clairement posé, ses conflits intérieurs et ses pouvoirs. Parfois, elle vole même la vedette à Tom Holland par l'intensité de son jeu et les travers de son personnage. Et forcément, on a hâte de voir la suite.

 

© Sony Pictures

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Même la mutation génétique de Spidey et sa crise hormonale, pourtant assez intéressantes sur le papier, sont mal gérées par une intrigue confuse qui se rue vers les facilités, alors qu’elles apportent clairement du sang neuf (c’est le cas de le dire) à ce personnage de plus en plus monolithique. Mais le héros gagne en maturité, il était temps.

 

Au terme de ce Brand New Day, Spider‑Man est désormais un super‑héros adulte, et il sera bien difficile de le faire à nouveau construire des Lego avec son pote Ned. Sans doute va‑t‑il se trouver un véritable travail (une énorme ellipse scénaristique ici) et, pourquoi pas, une autre fiancée. Pas certain que Zendaya accepte encore longtemps de jouer les faire‑valoir de luxe. Reste à savoir si Sadie Sink, elle, restera ou sera rattrapée par le MCU. La fin du film donne un petit indice…

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