Amplificateur audio-vidéo

Yamaha RX-V685

Par Jacques Guiot - Publié le 14/10/19
Mustav
Prix indicatif : 679 € TTC
Note AVCesar.com
Type : ampli audio/vidéo
Agrément THX : non
Décodage : Dolby Atmos et DTS:X
Paramétrage automatique par micro : oui
HDMI : 5 entrées (v2.0b)
Puissance : 7 x 90 W
Dim. (L x H x P) : 435 x 171 x 378 mm
Poids : 10,5 kg
544,90  €
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L’essentiel

En test aujourd'hui, probablement le meilleur rapport fonctionnalités/prix de la gamme amplificateur audio‑vidéo 2019 du fabricant japonais, le Yamaha MusicCast RX‑V685. On ne présente plus Yamaha, leader incontesté du marché Home Cinéma en France depuis des années grâce à des produits à la fois innovants, ergonomiques, fonctionnels et emprunts d'une belle musicalité. Ce spécimen en est le parfait exemple, offrant sept canaux amplifiés et une multitude de fonctionnalités pour un prix indicatif de 679 euros.

 

 

Présentation du Yamaha MusicCast RX‑V685 

En dehors de la puissance et du nombre de canaux qui varient en fonction de la montée en gamme, le Yamaha RX‑V685 regroupe quasiment toutes les fonctionnalités proposées cette année par le constructeur dont le fameux Dac Burr‑Brown 384 kHz/32 bits composé de quatre Dac Texas Instrument PCM5102A associés à une horloge haute précision qui offrent de grandes performances en termes de décodage numérique/analogique et de musicalité avec un filtrage natif du DSD et une faible distorsion. À savoir également, Yamaha a conçu un nouveau circuit intégré de meilleure qualité pour le contrôle du volume avec de larges dissipateurs thermiques qui se chargent de réduire les effets vibratoires, ceci afin de réduire la montée en THD (Total Harmonic Distorsion), soit circonscrire au mieux la distorsion harmonique totale.

 

 

Comme déjà évoqué, on compte sept canaux amplifiés qui offrent des possibilités de configuration 7.2 à plat ou 5.1.2 DTS:X ou Dolby Atmos avec le choix pour le canal dédié aux effets 3D, soit au‑dessus des frontales, soit directement fixé au plafond. À savoir, assigner deux canaux en Zone 2 est aussi possible, soit amplifié, soit pré‑amplifié.

 

 

La puissance est suffisante pour gérer la plupart des kits d'enceintes du marché, mais elle affiche ses limites avec des enceintes gourmandes, surtout de type colonne. Avec ce genre d'amplificateur, une gestion crossover est vivement conseillée, y compris en stéréo, pour conserver une belle aération, une bonne attaque de note et de la dynamique. En effet, les graves sont souvent très gourmands en ressources, mieux vaut les confier à votre caisson de basses. Yamaha annonce une puissance RMS de 80 W par canal sous 6 ohms, mesuré avec un THD de 0,09% et seulement deux canaux actifs.

 

 

À savoir, l'une des grandes nouveautés de cette gamme (disponible depuis l’année dernière), c'est la possibilité de rajouter une ou deux enceintes surround sans‑fil de la marque, MusicCast 20 (à gauche sur la photo ci‑dessous) ou MusicCast 50 (à droite sur la photo ci‑dessous) en lieu et place des enceintes surround ou en mode Multiroom (pas d’assignation Surround Back possible). L'avantage vient du fait que ces enceintes embarquent leur propre amplification et alimentation. En revanche, la pré‑amplification reste limitée à du 7.2 ou 5.1.2, il est donc impossible d’utiliser ces enceintes pour étendre la configuration en 7.1.2 ou 5.1.4. Dommage. Voilà une fonctionnalité intéressante que l’on souhaiterait voir disponible dans les gammes futures. À bon entendeur.

 

 

Côté design, on retrouve un châssis identique à celui des années précédentes en version Black (noire) ou Silver (argent), toujours aussi sobre et élégant, entièrement en métal avec une façade mi‑brossée, mi‑glossy du plus bel effet. Bref, le Yamaha MusicCast RX‑V685 fait preuve d’une très bonne qualité de fabrication même, si évidemment, on reste un ton en dessous des modèles plus huppés de la gamme Aventage. Ici, aucune trappe par exemple, tous les boutons de sélections sont exposés en façade.

 

 

Connectique classique, mais l'essentiel est là

Contrairement à la série 7, ici on ne trouve qu'un seul potentiomètre dédié au volume, et aucune entrée HDMI en façade. À l’avant, la connectique rassemble un port USB 2.0, une prise microphone et une sortie casque en façade.

 

À l'arrière, on retrouve cinq entrées et deux sorties HDMI CEC 2.0b transparentes aux signaux HDR Dolby Vision, HDR10+, Ultra HD/4K et 3D 1 080p, avec la compatibilité eARC, Dolby Atmos et DTS:X. On trouve également deux entrées coaxiales, deux optiques, une YUV, une Phono avec prise GND, trois entrées stéréo RCA dont une assignée à une entrée Composite, des sorte Pre‑Out Zone 2, Front et Subwoofer (x2). Sans oublier le port Ethernet, une prise Trigger 12V, un relais IR In/Out et les antennes radio FM/AM. Enfin, un total de neuf paires de borniers permettant d’opter pour diverses configurations possibles, 5.1.2 ou 7.2. Toutefois, nous y revenons plus loin, il est possible de simuler des canaux pour du 9.1 virtuels.

 

 

À noter également , la sortie Pre‑Out Front est très intéressante, car elle permet d'intégrer un bloc de puissance stéréo dans sa configuration Home Cinéma et de profiter ainsi d'une musicalité encore plus sophistiquée, car côté pré‑amplification le Yamaha RX‑V685 se débrouille à merveille ! Voilà un vrai plus proposé par Yamaha qui peut faire la différence quand on choisit un amplificateur.

Enfin, pour être complet au sujet de la connectique, n'oublions pas la connectivité sans‑fil avec Bluetooth, Wi‑Fi et AirPlay. À savoir, Yamaha propose deux Skills Alexa qui permettent d'offrir un large éventail de possibilités de commandes vocales, vous permettant ainsi de contrôler via une enceinte de type Echo Dot un seul produit MusicCast (par exemple l’amplificateur RX‑V685) ou un système MusicCast entier (soit les matériels intégrés dans la configuration MusicCast).

 

Fonctions réseau, applications et MusicCast 

Désormais, Yamaha propose un écosystème vraiment très ergonomique grâce à la technologie multiroom exclusive MusicCast, pilotée par leur superbe application disponible sur iOS et Android. On peut ainsi opter pour de nombreuses possibilités : diffusion audio sans‑fil vers un casque, vers une barre sonore, des enceintes surround, des enceintes multiroom ou un caisson de graves avec possibilité de contrôler plusieurs enceintes placées dans diverses pièces de la maison. Le tout est consultable et « pilotable » de façon individuelle ou groupée depuis une application MusicCast Controller très conviviale et dotée de superbes graphismes en couleur, d’une simplicité d'utilisation et d’une ergonomie vraiment exemplaire. Vraiment, cette application est un bonheur à utiliser.

 

 

D'autre part, on trouve une interface réseau directement accessible depuis le menu de l'amplificateur avec des services de musique en ligne comme Spotify, Napster, Tidal, Deezer ou encore l'excellent Qobuz.

 

 

Enfin, il est possible de lire toute sa musique stockée sur le réseau personnel avec la lecture de nombreux codec et formats en qualité Hi‑Res Audio puisque le Dac permet un décodage jusqu'en 32 bits (ce qui est assez rare pour être souligné). Via USB ou la fonction passerelle audio UPnP(DLNA), l'amplificateur peut donc lire les fichiers MP3, AAC, Alac et Flac jusqu'en 192 kHz/24 bits et, plus rare, le Wav et l’AIFF en 32 bits ! En effet, l'encodage 32 bits apporte un gain plus important à l'écoute que la quantification 192 kilohertz. L'augmentation de la résolution permet en effet d'apporter plus de textures et de naturel. Ce n'est pas pour rien que certains audiophiles encodent leurs vinyles en 32 bits. Malheureusement seul l'AIFF est lu en 32 bits, pas l'APE, ni le Flac. Enfin, les fichiers DSD sont également gérés sans encombre jusqu'à 11,2 MHz sur 1 bit. Notez qu'il existe un mode Music Enhancer pour améliorer la lecture des fichiers compressés avec perte (lossy).

 

À savoir, il est possible de parcourir les dossiers depuis le petit écran digital de l'amplificateur, il n'est donc pas obligatoire d'allumer le TV pour lire sa musique sur le réseau. Évidemment, si on utilise l'application, la question ne se pose pas.

 

Télécommande 

Juste un petit mot sur la zappette du Yamaha MusicCast RX‑V685 pour préciser que Yamaha a changé de télécommande pour un modèle plus léger, plus fin, plus ergonomique avec une excellente prise en main. Cela dit, la configuration ne change pas vraiment, on retrouve à peu près les mêmes boutons. Et surtout, ceux qui auront la chance d'utiliser l'application vont vite oublier la télécommande.

 

Concurrence

L'amplificateur Yamaha RX‑V685 rencontre de nombreux concurrents dans sa gamme de prix. On peut citer l'incontournable Denon AVR‑X1600H dont un exemplaire vient juste d'arriver à la rédaction pour un futur banc d'essai. Il s'agit d'un spécimen 7.2 qui reprend les mêmes grandes lignes que le Yamaha avec les compatibilités Dolby Atmos et DTS:X, mais aussi le calibrage Audyssey MultEQ XT, la fonction multiroom exclusive Heos ou encore le Bluetooth, le Wi‑Fi, l'AirPlay 2 et le contrôle vocal Alexa, Google Assistant et Siri.

 

Quand on parle de Denon, impossible de ne pas penser à Marantz et son modèle 7.2 le SR‑5014. Comme le Denon, il regroupe les compatibilités Dolby Atmos et DTS:X, le calibrage Audyssey MultEQ, la fonction multiroom exclusive Heos ou encore le Bluetooth, le Wi‑Fi, l'AirPlay 2 et le contrôle vocal Alexa, Google Assistant et Siri.

 

On pense également à l'amplificateur 7.2 THX Select Onkyo TX‑NR696, évidemment compatible Dolby Atmos et DTS:X, Dolby Surround upmix, chromecast, DTS Play‑Fi avec fonction multiroom Onkyo FlareConnect et un calibrage propriétaire via microphone, l'AccuEQ.

Autre conçurent sérieux, le Pioneer VSX‑934, spécimen 7.2 toujours qui reprend les mêmes fonctionnalités de base que son cousin germain Onkyo (Pioneer appartient à Onkyo) avec le Dolby Atmos, DTS:X, l'AirPlay 2, le Wi‑Fi et le Bluetooth. Le système de calibrage via microphone se nomme ici MCACC. On nota aussi l’accès à de nombreux services de musique en streaming.

 

Enfin, finissons par l'amplificateur Hi‑Res Audio Sony STR‑BN1080 au style épuré mais très fonctionnel, et doté d'une très belle musicalité. Il s'agit là encore d'un spécimen 7.2 compatible Dolby Atmos, DTS:X, Wi‑Fi, Bluetooth et NFC. On retrouve de nombreuses fonctions comme Apple AirPlay, Google Chromecast, l'accès aux services de musique en ligne comme Spotify ou même la lecture de fichiers stockés sur un Nas en réseau local (via DLNA) par exemple, sans oublier un calibrage avancé via microphone.

Fiche technique
Type : amplificateur audio/vidéo
Agrément THX : non
Décodage : Dolby Atmos et DTS:X
Paramétrage automatique par micro : oui
Puissance : 7 x 90 W
Préampli : 2.2
Entrées : 5 entrées HDMI (v2.0b), 1 entrée YUV (RCA), entrées audio et vidéo (3 audio et 1 vidéo), sans entrée multicanale, phono (MM), entrées numériques (2 optiques et 2 coaxiales)
Sorties : 2 sorties HDMI (v2.0b), sortie audio et vidéo (stéréo), sortie préampli (2.2), 1 sortie Trigger, 1 prise secteur
Autres : 1 port USB Host, 1 port Ethernet, Wi‑Fi (b/g/n)
Prises de façade : 1 entrée audio, , 1 sortie casque, 1 entrée balladeur
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, Alac, DSD, AIFF, Jpeg, UPnP (DLNA), Bluetooth 3.0 + EDR, Airplay, Webradios
Compatibilité audio : 17 modes DSP, écoute au casque (oui), Dolby Pro Logic IIz, DTS-Neo, Neural Surround, HE-AAC, WMA Pro, Dolby Digital oui, DTS, Dolby Digital Plus, Dolby TrueHDDolby Atmos, , DTS‑HD, DTS:X
Traitement audio : gestion dynamique du volume (propriétaire Volume), égalisation automatique par micro (paragraphique), nombre de mesures au micro (multiple), égalisation manuelle (paragraphique), gestion phase acoustique, gestion réverbération
Traitement vidéo : transparence au xvYCC, transparence au Deep Color, transparence au 1 080p/24, transcodage vidéo (vers HDMI), Upscaling vidéo (Ultra HD)LipSync manuelle (jusqu'à 500 ms), Auto LipSync
Fonctions : pilotage via IP, OSD (français, couleur, via HDMI), télécommande universelle (préprogrammée), CEC, ARC, Tuner FM, Tuner T‑DMB
Consommation : 70 W (0,1 W en veille)
Finition : noire ou argent
Dim. (L x H x P) : 435 x 171 x 378 mm
Poids : 10,5 kg
ph image
Verdict technique

Depuis quelques années, Yamaha, comme plusieurs de ses concurrents, propose un petit assistant de démarrage qui aide grandement le consommateur lors de la première prise en main de l'amplificateur. Il est évidemment conseillé de suivre les indications dès le début de l’installation premiers pas. L'amplificateur sera ainsi configuré dans ses grandes lignes et le calibrage YPAO effectué. Quelques semaines plus tard, une fois l’ergonomie connue, vous pourrez revenir sur le calibrage automatique pour affiner les résultats (cf. photo ci‑dessous). Il existe en effet plusieurs petites astuces pour l’optimiser, mais aussi plusieurs modes YPAO et surtout, en fonction des goûts de chacun il est possible de régler l'amplificateur différemment. On le répète, avant cela il faut bien le connaître et bien le maîtriser.

 

 

Mise en œuvre via le calibrage YPAO Reflected Sound Control (R.S.C.) 

Le célèbre système de calibrage propriétaire YPAO R.S.C n'a pas vraiment changé ces dernières années si ce n'est la prise en charge du canal 3D Effect pour les pistes Dolby Atmos et DTS:X. En effet, le parfait réglage des canaux Atmos est indispensable pour ressentir l'apport de ces pistes, sans quoi le gain sera quasiment nul. Ce réglage est d'autant plus délicat lorsque les enceintes sont orientées vers le plafond, car l'optimisation de la bande passante et du délai est indispensable afin que tout soit homogène et cohérent pour retrouver ce fameux effet « bulle sonore ». De ce côté‑là, Yamaha est l'un des maîtres en la matière. Certains systèmes de calibrage professionnel peuvent aller plus loin que le YPAO, mais en matière de spatialisation c'est l'un des meilleurs du marché.

 

 

Comme toujours, l'efficacité du YPAO dépend grandement de la mise en œuvre des enceintes, de leur placement (bonne hauteur et distances symétriques par rapport au point d’écoute) et de leur orientation, en essayant de limiter les matières réverbérantes (comme le verre ou le carrelage) et en utilisant quelques panneaux acoustiques, etc. Les prises de mesures doivent également être soignées et faites dans le silence le plus total, à hauteur d'oreille. Plus ces étapes sont réalisées avec soin, meilleur sera le résultat sachant que certains détails peuvent grandement influencer le rendu final.
À savoir, le calibrage automatique YPAO R.S.C multipoints proposé ici ne dispose pas de la gestion de l'orientation des enceintes, mais le contrôle de la réflexion du son est en revanche bien présent.

 

L'ensemble est géré depuis un nouvel OSD en couleur, très soignée, plus claire et permettant d'accéder à bon nombre de réglages et fonctionnalités, dont un égaliseur paramétrique sept bandes qui vient s'ajouter au réglage de tonalité (égaliseur graphique). Après calibrage, on disposera de trois modes YPAO : Natural, Flat (réponses en fréquence linéaires) ou encore Front dont la particularité est de « bypasser » les frontales pour ne pas toucher à leur réponse en fréquence (ce qui peut être utile pour ceux qui veulent conserver la signature sonore de leurs enceintes, notamment pour les écoutes stéréo).

 

 

Au final le calibrage automatique YPAO apporte une grande cohérence à l'ensemble, plus de précision, plus de linéarité, plus de naturel et même s'il y a toujours quelques points perfectibles, c'est un outil formidable qui facilite grandement l'installation et la configuration de l'amplificateur.

 

Nombreux modes DSP et possibilités d'optimisation 

L'autre grande force des amplificateurs Yamaha, c'est évidemment leurs programmes DSP et les possibilités d'optimisation sonores. C’est vrai, certains d’entre vous, à l’instar d’autres à la rédaction n'aiment pas trop les traitements DSP, leurs préférant les rendus naturels, neutres pour plus de fidélité. Cela dit, Yamaha propose des programmes vraiment intéressants comme la possibilité de monter la hauteur des dialogues (ce qui peut être très utile en vidéoprojection), ou encore renforcer les voix, créer des canaux virtuels pour améliorer la spatialisation, transformer des pistes stéréo en 7.2 ou 5.1.2, recréer un canal en hauteur, voire reconstruire un environnement sonore 9.1 virtuel totalement bluffant (cf. capture ci‑dessous). Bref, au total, dix‑sept modes DSP sont disponibles plus un mode Pure Direct, utile surtout pour ceux qui disposent d'un bloc de puissance.

 

 

Étage pré-amplification excellent !

Évidemment, le RX‑V685 n'est pas un monstre de puissance, il est surtout conçu pour exploiter des enceintes de types bibliothèques. Cela dit, comme déjà énoncé il peut gérer sans souci la majorité des kits Home Cinéma du marché, et pour peu qu'on lui associe un très bon caisson de graves, certaines colonnes peuvent offrir d'excellents résultats. En revanche, s'il y a bien un secteur sur lequel il excelle, c'est l'étage de pré‑amplification. À vrai dire, en lui associant un petit bloc de puissance de type Atoll on peut rapidement se retrouver avec une configuration Hi‑Fi de très grande qualité.

 

Le décodage de l'étage de pré‑amplification, aidée par d'excellents convertisseurs Burr‑Brown, propose en effet une gamme dynamique très intéressante, capable de délivrer un signal (très) riche en détail, des aigus raffinés et définis, un bel équilibre tonal, un son limpide et une très belle assise dans les graves. Dans cette gamme de prix, c'est probablement l'un des amplis les plus linéaires, le plus droit et naturel. Il faudra en revanche faire très attention avec les associations et privilégier des enceintes douces et raffinées dans le haut du spectre, car les aigus peuvent devenir un peu sifflants, voir légèrement acides. Avec les Focal Sib Evo par exemple, le résultat est superbe. Certaines enceintes B&W ou Dali donnent également de très bons résultats.

 

 

Cette précision se retrouve également au niveau des dialogues, parfaitement intelligibles et clairs, même si ça peut manquer parfois d'un peu de soutien dans le bas médium. Il est également possible de changer légèrement le timbre grâce aux divers modes YPAO. Et si cela ne suffisait pas, pour les plus exigeants, il est possible d'intervenir manuellement de façon très précise sur l'égalisation de tous les canaux, sauf pour le canal LFE.

 

Au final, le Yamaha RX‑V685 s'est montré très polyvalent. Écoutes musicales ou séances Home cinéma, c'est un amplificateur qui régale par sa musicalité, sa précision, sa superbe spatialisation et la clarté de ses dialogues avec une image sonore large et très aérée. Les plus exigeants remarqueront toutefois un petit manque d'attaque et de fermeté, un petit manque vite corrigé en ajoutant un bloc de puissance stéréo sur les Pre‑Out Front.

 

Section vidéo basique mais qui fait le job 

En termes de compatibilité, rien à dire, sauf peut‑être l'absence de connecteur HDMI 2.1 pour ceux qui envisagent déjà acheter un TV 8K, mais sinon tout est là en mode Pass‑Trough : gestion HDR10+, du HDR Dolby Vision et transparence aux signaux Ultra HD/4K.

 

 

Le Yamaha RX‑V685 propose également un post‑traitement vidéo. Mais soyons honnêtes, de nos jours, avec la qualité des traitements vidéo disponible sur les TV, cette fonction n'a que peu d'intérêt ans un amplificateur audio‑vidéo (cf. photo ci‑dessus). Cela dit, elle a le mérite d'exister. Le processeur vidéo réalise un désentrelacement efficace et un Upscaling 1 080p et Ultra HD de bonne facture. Suffisamment intéressant en tout cas pour améliorer le rendu visuel des chaînes télévisées en sortie de la box TV ADSL et rehausser le plaisir de visionner une nouvelle fois sa collection de DVD. Ce traitement vidéo peut également améliorer l'image d'un lecteur multimédia. Encore une fois, avec l’immense majorité des TV actuels, il est conseillé de laisser le signal vidéo en mode Bypass pour laisser l’écran agir (cf. photo ci‑dessous).

 

 

Pour conclure 

Pour ce test, nous avons en plus effectué une séance Home Cinéma dans une petite salle de vidéoprojection Ultra HD/4K de 25 m² avec un système Focal Sib Evo et un caisson de graves SVS. Pour l’occasion, le public d'une dizaine de personnes a vraiment apprécié le spectacle sonore, une preuve supplémentaire des immenses performances acoustiques et de l'excellente spatialisation délivrées par cet amplificateur. Dans le cas présent, l’association avec les petites enceintes signées Focal est vraiment étonnante. Au risque de se répéter, nous pensons qu'en optant pour un très bon caisson de graves, cela permet vraiment d'apporter un gain en puissance ressentie vraiment appréciable.

 

Lors de cette soirée de cinéma à la maison, nous avons enchaîné Gladiator en Ultra HD et DTS:X, puis Dead Pool 2 en Dolby Atmos avec lequel l'effet bulle sonore était vraiment exceptionnel ! En toute franchise, jamais nous n’avons ressenti un manque quelconque durant les deux films, les spectateurs sont tous ressortis enchantés et la plupart se sont grandement intéressés au système audio. Le caisson a été vraiment percutant lors des séances d'action, surtout durant Deadpool, preuve que la sortie Pre‑Out Sub du Yamaha est également de très bonne qualité.

 

 

Au final cet amplificateur s’avère clairement l'un des meilleurs choix dans sa gamme tarifaire. Ce n'est pas le plus puissant, mais c'est un appareil vraiment complet, fonctionnel, très agréable à vivre au quotidien grâce à son ergonomie, sa polyvalence et son application vraiment superbe. De plus, il laisse la possibilité de faire évoluer son système grâce à la technologie MusicCast et une sortie Pre‑Out Front vraiment bienvenue pour éventuellement ajouter un bloc de puissance, ou joindre deux configurations en une, Home Cinéma et Hi‑Fi. Bref, une synthèse !

+ Les points forts
»  
Gestion du Dolby Atmos et DTS:X
»  
Excellent étage de pré-amplifcation
»  
Dac TI Burr‑Brown 32 bits
»  
Fonction lecteur réseau
»  
Superbe spatialisation
»  
Pre‑Out Front et MusicCast Surround
»  
Ergonomie et excellente application
»  
YPAO simple et efficace
»  
Super rapport fonctionnalités/qualité/prix
- Les points faibles
»  
Connectique un peu limitée
»  
Cordon secteur inamovible
»  
Pas d'EQ sur le canal LFE
»  
Le MusiCast Surround ne permet pas d'étendre la configuration en 7.1.2 ou 5.1.4
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