Fenêtre sur cour

Rear Window
Année : 1955
Réalisateur : Alfred Hitchcock
Interprètes : James Stewart, Grace Kelly, Wendell Corey, Thelma Ritter, Raymond Burr, Judith Evelyn
Éditeur : Universal
BD : BD-50, 112’, zone B
Genre : suspense, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 04/06/13
Prix ind. : 14,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.66
HD 1 080p (AVC)
16/9 natif
Bande-son
Français DTS 2.0 (mono)
Anglais DTS-HD Master Audio 2.0 (mono)
Italien DTS 2.0 (mono)
Allemand DTS 2.0 (mono)
Espagnol DTS 2.0 (mono)
Japonais DTS 2.0 (mono)
Sous-titres
Français, anglais, anglais pour sourds et malentendants, italien, allemand, espagnol, japonais, portugais, russe, néerlandais, finnois, danois, norvégien, suédois, chinois, coréen

Réalisé en 1954, Fenêtre sur cour cale son pas sur Jeffries (James Stewart, juste après L’homme qui en savait trop), un reporter photographe immobilisé suite à un accident. La jambe dans le plâtre, Jeffries passe ses journées à scruter les appartements de sa cour d’immeuble. Un jour, il assiste à une dispute conjugale et constate le lendemain la disparition de la femme. Convaincu qu’il s’agit d’un meurtre, Jeffries débute son enquête et lance sa dulcinée (Grace Kelly) à la recherche de preuves.

 

Avec ce film, Hitchcock fait son entrée à la Paramount et, après Lifeboat (1943) et La corde (1948), revient à une structure en huis clos. Peu de films du « maître du suspense » ont été autant analysés et disséqués que Fenêtre sur cour, œuvre théorique parfaite sur le rapport entre le film et son spectateur. Car James Stewart incarne bien sûr l’équivalent d’un spectateur de cinéma, immobile et voyeur, mais désireux d’intervenir sur la scène d’en face, autrement dit sur la fiction qui se déroule devant ses yeux. « Nous sommes devenus une race de voyeurs », déclare très justement l’infirmière de Jeffries au milieu du film, manière de pointer ce mélange d’innocence et de culpabilité qui intéresse tant Hitchcock.

 

Un film matrice de tout un pan du cinéma moderne pour lequel, dans un monde insensé, chacun devient l’enquêteur, et donc le déchiffreur de sa propre réalité.

Jean-Baptiste Thoret - Publié le 27/06/13
Liste des bonus
- L'étique de Fenêtre sur cour (55')
- Le cinéma pur : à travers les yeux du maître (25')
- Conversation avec le scénariste John Michael Hayes (13')
- Le son d'Alfred Hitchcock (23')
- Hitchcock/Truffaut : entretien audio (16')
- Les maîtres du cinéma : interviews (34')


Commentaire

L'imposant making of de 55' réalisé par Laurent Bouzereau et le gros plan sur le scénario de 13' étaient déjà présents sur la précédente édition DVD sortie en 2001, ce qui n'enlève rien à leur intérêt.

Témoignages des membres de l'équipe technique et artistique du film s'enchaînent, avant de découvrir de manière didactique le travail de restauration effectué par le studio, illustré par des séquences avant/après. Comme souvent, les films les plus prestigieux ne sont pas forcément les mieux conservés. Fenêtre sur cour ne déroge pas à la règle, puisque plus de 350 copies ont été tirées à l'époque à partir du négatif caméra, occasionnant une perte de précision et de nombreux défauts.

Le reste de l'interactivité est du même acabit, que ce soit le zoom sur la façon dont Hitchcock utilisait le son, le focus sur l'art du gros plan par Alfred Hitchcock (celui de Grace Kelly en photo ci‑dessous est sans doute un des plus mémorables du cinéma), ou encore l'entretien audio du maître avec Truffaut, son exégète français.

Note bonus : 5/6
Image

Le travail de restauration saute aux yeux dès les premières images. Même s'il ne date pas d'aujourd'hui, il respecte à merveille la volonté et l'esthétique du cinéaste. Les couleurs respirent, la définition fournit un relief nouveau et les contrastes fulminent en HD. Pas exempt de défaut, mais bourré de charme, de chaleur et de matière ! Parmi les légers griefs : une carnation un peu poussée et un petit manque de précision, notamment dans les arrière‑plans dont la HD fait ressortir les moindres défauts. En tous les cas, entre le film avant restauration et aujourd'hui, comme vous pouvez le voir dans les bonus, c'est le jour et la nuit.

Top image : aucun
Note image : 5/6
Son

Unité de temps et de lieu oblige, il fallait que l'ambiance sonore soit particulièrement travaillée pour que le film « vive ». C'est le cas, avec une multitude de bruits tous très différents les uns des autres (un chien qui aboie, la rumeur de la rue derrière la fameuse façade, de l'eau qui tombe d'un balcon, des pas feutrés dans la cour…). Tout cela, c'est en VO que l'on en profite, quasiment pas en VF, piste qui a la fâcheuse tendance à gommer un nombre incroyable de détails sonores (en plus de proposer des voix fanées). VO o-bli-ga-toire !

Top son : aucun
Note son : 4/6


PLANNING
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