Star Wars : Episode VII - Le réveil de la Force

Star Wars: Episode VII - The Force Awakens
Année : 2015
Réalisateur : J.J. Abrams
Interprètes : Harrison Ford, Daisy Ridley, John Boyega, Adam Driver, Oscar Isaac, Carrie Fisher, Mark Hamill
Éditeur : Lucasfilm
BD : 2 BD-50, 138', zone B
Genre : science-fiction, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 16/04/16
Prix ind. : 24,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS-HD High Resolution 5.1
Anglais DTS-HD Master Audio 7.1
Anglais Audiovision Dolby Digital 2.0
Indien Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Français, anglais pour malentendants, néerlandais, finlandais, danois, norvégien, suédois
Avec Star Wars : Episode VII - Le réveil de la Force, J.J. Abrams avait pour mission de réunir sous la même bannière ceux qui ont découvert pour la première fois Star Wars au cinéma avec la trilogie originale (1977‑1983) et ceux de la préquelle (1999‑2005).

Dès le visionnage de la bande‑annonce du film, quand Han Solo et Chewie « reviennent à la maison » en foulant à nouveau le sol du Faucon Millenium, les effets du temps sur le visage buriné de Harrison Ford (73 ans) n’avaient plus aucune importance, la magie fonctionnait encore. Seulement voilà, ce que le jeune réalisateur a réussi à tenir l’espace de quelques secondes de bande‑annonce, c’est pour mieux le contredire pendant toute la durée de son film. Le réveil (de la Force) en salles (obscures, forcément) est d’autant plus brutal que, jusqu’au bout, on y aura cru.

Dès les premières minutes, J.J. Abrams copie‑colle l’Épisode IV de la saga. Le réalisateur a si bien appris sa leçon qu’il répète au plan près ce que George Lucas a installé quarante ans avant lui. C’est la même façon de présenter les personnages et les robots. Les enjeux dramatiques et les dilemmes sont les mêmes. Idem pour les personnalités des héros, leurs problèmes et leurs solutions. L’impression de déjà‑vu est d’autant plus persistante que J.J. Abrams la surcharge de références passées. S’il tente timidement de s’en émanciper, c’est pour carrément faire du hors sujet. À l’image d’un personnage qui demande à l'héroïne si elle a un petit ami, ou du méchant qui a autant de charisme qu’une crêpe sans confiture et détruit une pièce entière à coups de sabre laser, juste parce qu’il est énervé (personnage, rappelons‑le, censé nous faire oublier Dark Vador).

J.J. Abrams aurait pu s’arrêter là et se contenter de transmettre un flambeau hésitant à ceux qui allaient prendre sa suite, mais le réalisateur va plus loin quand, dans une scène d’une perversité malsaine qui n’a d'égal que dans la série Game of Thrones, il va carrément métaphoriquement tuer le père (George Lucas) et définitivement couper en deux les fans de Star Wars, et avec eux, le vague lien nostalgique qu’il avait su préserver jusqu’aux deux‑tiers du film. Une scène d’autant plus inutile que n’importe quel scénariste de bistrot aurait pu trouver une autre solution pour tourner la page de manière moins radicale.

La suite et la fin ne sont que brouillon et futilité pour justifier un nouvel épisode, une nouvelle saga et de nouveaux films dérivés. Le flambeau que transmet J.J. Abrams au prochain réalisateur de la saga n’est plus seulement hésitant, il est carrément cramé (on se souvient de la fin désastreuse de Lost : voilà, débrouillez‑vous les gars). Une chose est certaine, J.J. Abrams a bien réussi à tuer le père. Le problème, c’est qu’il en a fait de même avec le rêve de millions de gosses qui sont nés avec l’Épisode IV et qui, en voyant cet Épisode VII, ont tous dû se dire au moment fatidique : « J.J. m’a tuer ».
Cédric Melon - Publié le 15/04/16
Liste des bonus
- Secrets du Réveil de la Force : documentaire sur les coulisses de la production du film (70')
- Six mini-reportages : Le réveil de l'histoire, première lecture du scénario/Conception des nouvelles créatures extraterrestres/La création de BB-8, genèse du nouveau droïde/Schéma d'un combat pour tout savoir sur la bataille entre Rey et Kylo Ren au sabre laser dans la neige/ILM, la magie visuelle de la Force, making of effets spéciaux/John Williams, la septième symphonie, entretien avec le compositeur (44')
- Six scènes coupées : Finn et la villageoise/Le message de Jakku/Vitesse lumière pour les X-Wings/Kylo fouille le Faucon/Poursuite en speeder des neiges/Finn s'en sortira (221')
- La Force du changement : focus sur l'initiative caritative Force for Change au profit des plus démunis (3')


Commentaire
Il y a aura des heureux, c'est certain. Notamment avec le film tourné dans les coulisses par Laurent Bouzereau, le Français spécialise ès making of hollywoodiens et déjà auteur des ouvrages The Making of Star Wars Episode 1 : the Phantom Menace et Star Wars : the Annotated Screenplays). Le bonhomme ne déçoit jamais, la preuve encore une fois avec cette plongée au cœur de la conception du film, au cours de laquelle tous les sujets ou presque (l'aspect argent/production, beaucoup moins…) sont abordés, de la vision de l'équipe pour le film aux auditions des comédiens. En bonus, une visite très sympa des plateaux et les impressions face caméra du réalisateur (70'). À ne pas louper, même pour ceux qui n'ont pas particulièrement apprécié le film.

On découvre un peu plus loin parmi les mini-sujets d'autres points de vue sur le film, à commencer par la première lecture du scénario par Mark Hamill et les impressions de tous ceux qui ont participé à cette journée si spéciale. Les effets spéciaux et artistes digitaux made in ILM ne sont pas oubliés, pas plus que les premiers pas de BB-8, le travail de John Williams pour la bande originale, la création de toutes les nouvelles bébêtes du film et le travail autour des sabres laser. Complet !

Vous aviez peut‑être loupé la grande opération caritative lancée lors de la sortie du film en salles. C'est le moment de se rattraper avec le court sujet Force for Change.

Quand aux fameuses scènes coupées listées ci-dessus, elles ne changeront pas notre avis sur le film. Avec ou sans… c'est égal.
Note bonus : 5/6
Image
Film (très) moyen, (très) belle image ? C'est certain ! À condition d'aimer l'esthétique du film, son côté propret aseptisé (la bidouille d'antan avait du bon…) et les effets spéciaux pour les effets spéciaux (on est loin d'une vraie proposition de concept visuel à la Tron). On ne comprend d'ailleurs par très bien pourquoi les milliers de Stormtroopers vus bien rangés en ligne sont allés à douze et demi récupérer leur Graal, soit la carte qui leur permettrait de trouver la cachette de la Résistance… Problème de budget et/ou de temps pour donner plus de corps à cette séquence ?

Bref, pour le reste, tout est « clean », dense, rutilant, bourré mais alors vraiment truffé de détails (la HD prend évidemment ici tout son sens), presque complètement dénué de grain (d'aucuns diront de charme ?) alors que le film a été capté sur pellicule. Pratiquement mieux qu'en salles finalement.

Ici, les contrastes sont absolument magnifiques avec une lisibilité à toute épreuve dans les scènes sombres. Et si l'on ne retrouve pas la plage dynamique du master Dolby Vision réalisé pour les cinémas, croyez‑nous, le Blu‑Ray est sur ce point inattaquable sur son rendu. Il apparaît au maximum de ses possibilités avec, cela ne fait aucun doute, une conversion HDR/SDR aux petits oignons. Vraiment beau, très beau même, et dans le même temps un peu froid malgré un tournage voulu « à l'ancienne » par le réalisateur, proche de l'esprit de la trilogie originelle.
Top image : aucun
Note image : 6/6
Son
C'est à l'arrière que la VO 7.1 issue du mixage Atmos dédié au cinéma (à quand une édition Ultra HD Blu‑Ray Atmos du film ?) fait toute la différence, avec des tonnes d'informations dispatchées sur les enceintes. Au final, ça foisonne de détails sonores à tous les niveaux sans jamais être brouillon. Les effets sont spectaculaires à souhait, extrêmement localisés sans pour autant tirer la couverture à eux. Le résultat global est donc parfaitement équilibré. En revanche, il ne faut pas hésiter à monter le volume pour remplir la pièce d'écoute avec la bande‑son. Mention spéciale aux voix originales parfaitement intégrées dans ce maelström audio. Leur clarté préservée et le jeu d'acteur original comptent d'ailleurs beaucoup dans l'ambiance générale.

Les basses sont au diapason, tout en restant à leur place (absence d'effet « coup de bambou » après la séance). Du tout bon, parfait pour la franchise. Un mot sur la BO de John Willliams, tout simplement enchanteresse. À chacun ses thèmes, à chacun ses notes. Enfin un peu de raffinement. Et c'est bien la prouesse de ce mixage que d'alterner à la fois la force brute, tous les canaux à fond en débit, et des scènes traitées plus en retenue. Quand ce ne sont pas les deux ambiances qui cohabitent harmonieusement. Une réussite totale !

La VF, de très bon aloi, est tout de même un cran en‑dessous. Pas tant à cause de deux canaux manquants (5.1 contre 7.1) ou d'un moindre débit (DTS‑HD High Resolution contre DTS‑HD MA en VO) qu'à cause de voix moins expressives et plaquées sur l'ambiance générale. La différence est flagrante, le jeu d'acteur en‑deçà pour une incarnation en retrait avec un résultat global moins réussi. Si vous le pouvez, privilégiez vraiment la VO, la perception du film n'en sera que plus plaisante.
Top son : aucun
Note son : 6/6



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