Venom

Année : 2018
Réalisateur : Ruben Fleischer
Interprètes : Tom Hardy, Michelle Williams, Riz Ahmed, Jenny Slate
Éditeur : SPHE
BD : 1 UHD-66 + 1 BD-50, 112', toutes zones
Genre : super-héros, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 18/02/19
Prix ind. : 29,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
UHD 2 160p (HEVC)
HDR Dolby Vision
HDR10
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 5.1
Français Audiodescription
Anglais Dolby Atmos
Anglais Dolby TrueHD 7.1
Allemand DTS‑HD Master Audio 5.1
Sous-titres
Français, anglais, arabe, néerlandais, allemand, turc
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Qui est donc ce Venom, pas le plus populaire des héros Marvel, ni le plus sexy d'ailleurs, gluant comme une limace, noir comme un baril de brut ? 

 

Tout commence lorsqu'un organisme alien non identifié se répand sur Terre, profitant de ses hôtes successifs, innocentes victimes, pour accroître ses incroyables capacités d'adaptation. Alors qu'un magnat de l'industrie (Riz Ahmed, The Night of) n'hésite pas à sacrifier des cobayes humains pour les besoins de ses expériences invasives avec ladite substance, un journaliste rebelle et borderline du nom de Eddie Brock (Tom Hardy, Mad Max Fury Road) se retrouve bientôt possédé par le symbiote visqueux et vorace, lui conférant une force herculéenne, des capacités de transformation quasi‑infinies et un appétit de loup. La confrontation entre les deux hommes, dont la vision de l'humanité diffère en tout point, est imminente.

 

Belle performance que celle de Tom Hardy, jouant sans cesse avec son double maléfique confiné dans ses entrailles, altérité intime prête à le dévorer de l'intérieur. Meilleure partie du film, la phase de domptage mutuel : maîtriser le monstre qui est en soi, tenter de lui inculquer les notions du Bien et du Mal et même résister à certaines impulsions bestiales (le film se garde bien d'aborder toute notion de sexualité, l'appétit féroce pour la junk food fera l'affaire). Une nouvelle force intérieure qui se manifeste à son paroxysme par une succession intense d'images juxtaposées d'Eddie Brock et de Venom, une schizophrénie visuellement intéressante avec, en point d'orgue, l'affrontement d'Eddie/Venom vs savant fou/Riot, soit deux humains et leurs doubles maléfiques qui s'absorbent et se repoussent les uns les autres dans un grand maelström de matière visqueuse telle une lave noire en fusion perpétuelle. Effet garanti même si le jusqu'au‑boutisme des corps endommagés et la sensualité organique d'un Cronenberg (La moucheeXistenZ, Crash) auraient sans doute accouché d'un tout autre film.

 

Des bonnes idées, Venom n'en manque pas, malheureusement mises au service d'un scénario d'une académie confondante avec passage obligé par la petite amie qui déguerpit sans trop s'éloigner quand même (interprétée par Michelle Williams, une vieille connaissance du réalisateur Ruben Fleischer lorsqu'il était scénariste sur la série Dawson).

 

On espère que les scénaristes réveilleront un peu la bête pour Venom 2, tout en maintenant le cap du film de super‑héros plus adulte qu'à l'accoutumée.

Carina Ramon - Publié le 28/01/19
Liste des bonus
- Coup d'œil sur Spider-Man New Generation (4')
- Blu-Ray du film et bonus
- Mode Venom Trivia
- Scènes coupées
- L’antihéros : mini‑documentaire sur l’histoire de Venom à travers les comics et son acheminement vers le grand écran
- Le protecteur létal à l’action : coulisses des scènes d’action
- La vision de Venom : le travail du réalisateur, interview du casting et de l’équipe du film
- La conception de Venom : les artistes des effets spéciaux
- Les secrets des symbiotes : les références cachées du film
- 8 scènes de prévisiualisation
- Clip Venom de Eminem
- Clip Sunflower de Post Malone et Swae Lee


Commentaire

Un extrait de Spider‑Man New Generation visuellement enthousiasmant, alliance du charme du vintage et d'un principe de narration moderne. Pour ce qui est des autres bonus, ceux se trouvant sur le disque Blu‑Ray, impossible pour nous de vous en dire plus, n'ayant reçu de la part de l'éditeur que le disque 4K UHD. Ils sont néanmoins tous listés ci‑dessus.

Note bonus : 1/6
Image

Impossible de trouver le moindre défaut technique à ce film qui coche toutes les cases du blockbuster grand luxe avec une image 4K de toute beauté bien que tournée en numérique et passée à la moulinette d'un Digital Intermediate 2K. L'ensemble est hyper‑défini, porté par des noirs profonds et lumineux à la fois. De quoi rendre les masses noires du film (Venom et consorts alien) encore plus impressionnantes. 

 

Définition en acier trempé, contrastes brillants, relief dément (les plans de la San Francisco la nuit sont juste sublimes), couleurs intenses, c'est la signature d'un HDR Dolby Vision de haute volée mâtiné d'un surcroît de texture bienvenu (on évite de peu le manque de personnalité). 

 

Avec son discours et son ambiance plus adultes, Venom assûme également une palette colorimétrique plus restreinte mais efficace, tout juste rehaussée par quelques touches de couleurs qui nous rappellent la puissance de feu de la 4K dès qu'une source de lumière se profile (les éclairages publics, les néons des enseignes par exemple).  

 

Au final, une photographie sobre et efficace qui, grâce à la 4K, se donne des airs de géante.

Top image : aucun
Note image : 5/6
Son

Amateur de Dolby Atmos finement géré, ce Venom est pour vous. Loin du mal de crâne qui nous attend habituellement au tournant avec ses congénères, le film de Ruben Fleischer sait se taire quand il le faut et se mettre sévèrement en branle quand l'action passe la vitesse supérieure. Bien que trop longues la plupart du temps, les scènes d'action restent un exercice de style parfaitement exécuté, notamment en Dolby Atmos, piste proposant les explosions les plus démentes avec débris sonnants et trébuchants. Coups, râles, balles, tôle froissée, poursuites endiablées sur le bitume, les basses font le show sans jamais éteindre les dialogues.

 

On apprécie particulièrement les effets aériens tout autour de nous et la précision de la spatialisation, et même des instruments de la BO de Ludwig Göransson. Pas spécialement remarquable, elle assure tout de même une présence dense et enveloppante. Enfin, mention spéciale à la voix d'outre‑tombe de Venom, en VO comme en VF. Plus viril, impossible.

Top son : aucun
Note son : 5/6



PLANNING
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BONNES AFFAIRES
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