Vivarium

Année : 2019
Réalisateur : Lorcan Finnegan
Interprètes : Imogen Poots, Jesse Eisenberg
Éditeur : The Jokers
BD : BD-50, 98', zone B
Genre : fantastique, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 08/07/20
Prix ind. : 19,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 5.1
Anglais DTS‑HD Master Audio 5.1
Sous-titres
Français
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Jeune couple de trentenaires tranquilles, Gemma et Tom rêvent de trouver leur home sweet home. Se renseignant à propos d’un nouveau quartier paisible avec un agent immobilier bien glauque, le duo se retrouve dans un étrange lotissement où toutes les maisons se ressemblent. Mais au moment de partir, ils semblent incapables de trouver la sortie de cet enfer pavillonnaire...


Avec ses allures d’épisode nihiliste de la Quatrième dimension, Vivarium, première réalisation de l’Irlandais Lorcan Finnegan, est un film rageur, plongeant un jeune couple pas forcément encore prêt à passer le cap de l’âge adulte dans un purgatoire existentialiste renfermant tous leurs doutes et anxiétés. Jouant de son petit budget avec intelligence, Vivarium tisse son huis clos dans une esthétique volontairement lisse très inspirée par le surréaliste Magritte (on repérera aussi le plan aérien hommage à The Shining, celui au‑dessus du labyrinthe), qui ne fait que renforcer l’artificialité étouffante de ce monde sans issue. Omniprésent et rebondissant d’un registre à l’autre, le couple tourmenté est interprété avec juste ce qu’il faut outrance par Imogen Poots (Frank & Lola) et Jesse Eisenberg (croisé récemment dans Retour à Zombieland), tous deux très bons au fil des rebondissements de l’intrigue.


Dommage cependant qu’après un départ glauque et sarcastique, Vivarium finisse par patiner, donnant l’impression que le film tourne lui‑même en rond, conduisant ses personnages dans des culs‑de‑sac narratifs et refusant de dissiper son mystère pourtant au centre de la machine. Se bornant à frustrer le spectateur et à stagner dans un ventre mou un peu trop caustique qui occupe toute la seconde moitié de l’intrigue, Vivarium finit par n’être que l’ombre de sa promesse, laissant une légère impression de belle occasion loupée malgré quelques séquences vertigineuses bien senties, que l’on aurait toutefois souhaitées voir apparaître 30 minutes auparavant. Reste un film de genre à l’énergie rafraîchissante, au diapason des interrogations d’une jeunesse qui prend de l’âge, et donnant envie de voir où Lorcan Finnegan portera son cinéma par la suite.

Émilien Villeroy - Publié le 10/07/20
Liste des bonus
- Entretien avec Jesse Eisenberg (27')
- Entretien avec Lorcan Finnegan (7')
- Tests VFX (1')
- Story‑board du film (150 pages) (7')
- Fondation Gan pour le cinéma (5')
- Bande-annonce et teaser


Commentaire

À découvrir dans le story‑board intégral, une fin alternative très tentante. L'entretien avec Jesse Eisenberg n'est pas banal non plus puisqu'il est mené par le comédien français Félix Moati, un grand fan d'Eisenberg avec qui il a récemment tourné un film. L'entretien démarre d'ailleurs par une « presque » déclaration d'amour !

 

Plus classiquement, le réalisateur Lorcan Finnegan revient quant à lui sur les origines du film, notamment un documentaire de la BBC sur les coucous (ces oiseaux qui volent les nids des autres, tuent les jeunes occupants et se font nourrir ni vu ni connu par leurs parents). Ainsi que son court métrage Foxes sur un thème très proche de celui de Vivarium.

 

Un peu plus loin, Manuel Chiche, patron de The Jokers, revient sur le film, sa distribution et le prix Fondation Gan pour le cinéma qui lui a été remis à Cannes. Enfin, on pourra voir un court extrait des plans truqués du film pour simuler à l'infini ce lotissement de l'enfer.

Note bonus : 4/6
Image

Un lotissement aux maisons couleur vert menthe (le plus glauque qui soit, surtout s'il est comme ici légèrement délavé), elles‑mêmes représentées à l'infini en peinture à l'intérieur de la maison du jeune couple, un ciel toujours identique (une référence à Magritte là encore), un agent immobilier au teint vitreux, des lumières artificielles sans aucune variation, bref, on étouffe ! L'effet est bien entendu voulu, et très efficace à l'image. On constate en revanche un très léger fourmillement (surtout en basse lumière) et quelques plans floutés sur les pourtours, sans doute dû aux optiques utilisées. De la précision malgré tout et un vrai parti pris graphique, même si les effets spéciaux provoquent volontairement ou pas un certain « décalage ».

Top image : aucun
Note image : 4/6
Son

Une bande‑son épurée, presque atone, sans vent ni éléments extérieurs. Un effet minimaliste avec toutefois quelques jeux droit/gauche sur les enceintes et une musique suffisamment organique et intrigante pour accompagner cette étrange plongée en enfer vert.

Top son : aucun
Note son : 4/6



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