Coffret Alfred Hitchcock, les classiques

Fenêtre sur cour/Rear Window
Année : 1955
Réalisateur : Alfred Hitchcock
Interprètes : James Stewart, Grace Kelly, Wendell Corey, Thelma Ritter, Raymond Burr, Judith Evelyn
Éditeur : Universal
BD : 1 UHD-99 + 1 BD-50, 112’, toutes zones
Genre : suspense, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 30/09/20
Prix ind. : 70,96 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.66
UHD 2 160p (HEVC)
HDR10
16/9
Bande-son
Français DTS 2.0 (mono)
Anglais DTS‑HD Master Audio 2.0 (mono)
Italien DTS 2.0 (mono)
Allemand DTS 2.0 (mono)
Espagnol DTS 2.0 (mono)
Polonais DTS 2.0 (mono)
Sous-titres
Français, anglais, allemand, italien, espagnol, néerlandais, danois, finnois, norvégien, tchèque, polonais, thaï

Au sein de ce coffret 4K Ultra HD de quatre films dédié au maître du suspense, Fenêtre sur cour réalisé en 1955. Le film cale son pas sur Jeffries (James Stewart, juste après L’homme qui en savait trop), un reporter photographe immobilisé suite à un accident. La jambe dans le plâtre, Jeffries passe ses journées à scruter les appartements de sa cour d’immeuble. Un jour, il assiste à une dispute conjugale et constate le lendemain la disparition de la femme. Convaincu qu’il s’agit d’un meurtre, Jeffries débute son enquête et lance sa dulcinée (Grace Kelly) à la recherche de preuves.

 

Avec ce film, Hitchcock fait son entrée à la Paramount et, après Lifeboat (1943) et La corde (1948), revient à une structure en huis clos. Peu de films du « maître du suspense » ont été autant analysés et disséqués que Fenêtre sur cour, œuvre théorique parfaite sur le rapport entre le film et son spectateur. Car James Stewart incarne bien sûr l’équivalent d’un spectateur de cinéma (les stores de l'appartement se lèvent sur le générique tels un rideau de théâtre), immobile et voyeur mais désireux d’intervenir sur la scène d’en face, autrement dit sur la fiction qui se déroule devant ses yeux. « Nous sommes devenus une race de voyeurs », déclare très justement l’infirmière de Jeffries au milieu du film, manière de pointer ce mélange d’innocence et de culpabilité qui intéresse tant Hitchcock.

 

Un film matrice de tout un pan du cinéma moderne pour lequel, dans un monde insensé, chacun devient l’enquêteur, donc le déchiffreur de sa propre réalité.

Jean-Baptiste Thoret - Publié le 15/10/20

Cinécult' Alfred Hitchcock : la face obscure du maître

Il lui a fallu du temps avant d’obtenir la reconnaissance de la critique (surtout aux USA). Mais Hitchcock s’est imposé au fil de ses cinquante‑trois films comme l’un des plus grands cinéastes de l’Histoire. Certains disent même qu’il a inventé le cinéma moderne avec ses individus a priori normaux mais atteints de graves problèmes psychologiques, ou encore son obsession du voyeurisme qui irriguera chacun de ses films jusqu’au plus brillant d’entre tous, Fenêtre sur cour, qu’il réalisera en 1954.

Lire la suite
Liste des bonus
- L'étique de Fenêtre sur cour (55')
- Le cinéma pur : à travers les yeux du maître (25')
- Conversation avec le scénariste John Michael Hayes (13')
- Le son d'Alfred Hitchcock (23')
- Hitchcock/Truffaut : entretien audio (16')
- Les maîtres du cinéma : interviews (34')
- Analyse de John Fawell, auteur de Rear Window : the Well-Made Film (112')
- Photos
- Bande-annonce d'origine et bande-annonce de la réédition narrée par James Stewart


Commentaire

Outre les autres films du coffret et leurs propres bonus (Sueurs froides, Psychose, Les oiseaux), Fenêtre sur cour dispose d'un imposant making of de 55 minutes réalisé par Laurent Bouzereau. Déjà présent sur les précédentes éditions du film, son intérêt ne bouge pas d'un iota, tout comme le gros plan sur le scénario de 13 minutes.

Puis, témoignages des membres de l'équipe technique et artistique du film s'enchaînent, avant de découvrir de manière didactique le travail de restauration effectué par le studio avec séquences avant/après. Comme souvent, les films les plus prestigieux ne sont pas forcément les mieux conservés. Fenêtre sur cour ne déroge pas à la règle puisque plus de 350 copies ont été tirées à l'époque à partir du négatif caméra, occasionnant une perte de précision et de nombreux défauts.

Si le reste de l'interactivité est du même excellent acabit et déjà connu (zoom sur la façon dont Hitchcock utilisait le son, focus sur l'art du gros plan par Alfred Hitchcock, entretien audio du maître avec Truffaut, son exégète français), ce coffret présente une nouveauté incontournable : l'analyse de John Fawell. Une véritable leçon de cinéma (ou analyse d'image) qui décortique autant les mouvements de caméra que leur signification. Excellent. 

Note bonus : 6/6
Image

Déjà en Blu‑Ray, le travail de restauration saute aux yeux dès les premières images. Même s'il ne date pas d'aujourd'hui, il respecte à merveille la volonté et l'esthétique du cinéaste tout en ajoutant une bonne dose de charme supplémentaire avec moins de défauts de master et des couleurs toniques malgré des tonalités encore très brunes. Mais la comparaison avec le disque 4K est sans appel : net avantage à ce dernier.  

 

Si la carnation est encore un peu poussée et les roses/rouges aussi (James Stewart a été copieusement maquillé pour un effet bonne mine évident et rien n'échappe à la 4K), le niveau atteint est inédit, il n'y a qu'à voir la brillance et l'intensité des scènes de nuit et leur magnifique ciel oranger pour s'en convaincre. 

 

L'image gagne aussi en relief, en détails enfin débouchés (l'appareil photo complètement détruit de James Stewart au début du film est beaucoup plus précis en 4K), en couleurs, en netteté, bref, en matière et en texture. Et malgré quelques défauts encore visibles, cette nouvelle patine sied très bien au film avec ses contours plus nets, ses couleurs plus flatteuses et son immense gain en précision. En comparaison, encore une fois, le Blu‑Ray semble plus éteint, plus brouillon.

Top image : aucun
Note image : 5/6
Son

Pas de changement par rapport au précédent Blu‑Ray. Unité de temps et de lieu oblige, il fallait que l'ambiance sonore soit particulièrement travaillée pour que le film « vive ». C'est le cas, avec une multitude de bruits tous très différents les uns des autres (un chien qui aboie, la rumeur de la rue derrière la fameuse façade, de l'eau qui tombe d'un balcon, des pas feutrés dans la cour…). Autant d'indices que sème Alfred Hitchcock dès le début de sa sublime ouverture.

 

Et puis il y a la BO jazzy de Franz Waxman, en relation directe avec l'histoire du film puisqu'un habitant de l'immeuble, compositeur de métier (interprété par Ross Bagdasarien, également pianiste et chanteur), cherche l'inspiration tout au long du film jusqu'à la révélation finale. Une musique romantique en parfait contrepoint de l'intense suspense du film.  

 

Tout cela, c'est en VO que l'on en profite bien sûr, quasiment pas en VF, piste qui a la fâcheuse tendance à gommer un nombre incroyable de détails sonores (en plus de proposer des voix fanées). VO o-bli-ga-toire !

Top son : aucun
Note son : 4/6


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