Antebellum

Année : 2020
Réalisateurs : Gerard Bush, Christopher Renz
Interprètes : Janelle Monae, Jena Malone, Tongayi Chirisa, Jack Huston, Eric Lange, Gabourey Sidibe
Éditeur : Metropolitan Film & Vidéo
BD : 1 UHD-66 + 1 BD-50, 105', toutes zones
Genre : horreur, couleurs
Interdiction : - de 12 ans
Sortie : 09/01/21
Prix ind. : 24,99 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
UHD 2 160p (HEVC)
HDR Dolby Vision
HDR10
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 5.1
Français Audiodescription
Anglais Dolby Atmos
Anglais Dolby TrueHD 7.1
Sous-titres
Français, français pour sourds et malentendants
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17 €
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Auteure à succès, Veronica Henley (Janelle Monae) se retrouve embarquée comme esclave dans une plantation pendant la guerre de Sécession.


Lors d’une remarquable scène d’exposition, Antebellum révèle l’envers du décor d’une magnifique demeure coloniale derrière laquelle se joue un épisode horrible de l’histoire des États‑Unis. Logés dans des cahutes misérables, les esclaves subissent les mauvais traitements des soldats confédérés, parmi eux, Eden attend le moment approprié pour prendre la fuite. Une sonnerie de portable et nous voilà de retour à l’époque actuelle, avec la protagoniste, mère de famille engagée dans la lutte contre les inégalités raciales.

 

Une articulation déroutante, laquelle nous amène sur une fausse piste autour de la réincarnation ou de l’héritage ancestral. Un thème finalement dilué dans ce portrait au vitriol d’une Americana rétrograde et gangrenée par un racisme systémique envers les Noirs. Blindée de diplômes et socialement intégrée, Veronica Henley reste toutefois une Afro‑Américaine aux yeux d’une standardiste qui fait mine de ne pas comprendre sa demande de réservation à l’accueil. Autre scène édifiante lorsqu’au restaurant avec ses amies, une hôtesse leur propose la pire des tables.

 

À travers ces petites marques discriminatoires sourdes, plaie d’un passé esclavagiste loin d’être réglé, la problématique raciale supplante désormais les rapports de classe. À mi‑parcours du récit, un twist un peu mécanique (très Shyamalan) jette un pont entre les heures sombres de la guerre civile du point de vue des esclaves et la perpétuation glaçante de la suprématie blanche de nos jours. Un brûlot pro‑Black Lives Matter dans le sillage de Get Out (Jordan Peele, 2017).

Carole Lépinay - Publié le 11/01/21
Liste des bonus
- L'histoire devant nous : déconstruire Antebellum (67')
- Le parfum d'horreur : les indices d'Antebellum (6')
- Ouverture d'Antebellum (5')
- Scènes coupées (8')
- Blu-Ray du film


Commentaire

C'est à partir de leur propre nouvelle, elle‑même née d'un cauchemar, que les co‑réalisateurs Gerard Bush et Christopher Renz ont monté leur projet d'adaptation pour le cinéma. Impressionnés par son originalité, les producteurs Zev Foreman, Sean McKittrick et Raymond Mansfield, qui s'étaient promis de faire une pause après une série de films pro Black Live Matter (Get OutBlacKkKlansmanThe OathUs), se sont vite ravisés. 

 

La suite avec un petit module plutôt utile, des fois que nous aurions loupé tous les indices qui se font écho aux deux niveaux du film.

 

Et on l'avait deviné, c'est en ayant pour référence Autant en emporte le vent que le tandem a imaginé la scène d'ouverture d'Antebellum. Une introduction ambitieuse contractée en 5 minutes et réalisée à la Steadicam, sur 800 m et un sol détrempé. L'autre difficulté était le nombre limité de prises par jour (soit deux) au moment du coucher du soleil.

 

Enfin, des scènes coupées au montage autour de la domination raciale viennent asseoir le postulat du film.

Note bonus : 3/6
Image

La scène d'ouverture place d'emblée le film sur les sommets d'une technique irréprochable. Le ciel rose oranger incandescent, les champs alentour parés de vert fluo, les gros plans déchirant sur les esclaves et leur regard apeuré, la force des couleurs terreuses, l'art subtil du cadrage rapproché… tout concourt à magnifier ce plan‑séquence implacable, vibrant et intense.

 

C'est d'ailleurs sur la partie « plantation » que le HDR Dolby Vision de ce master 4K UHD révèle ses plus beaux atours avec une lumière et des contrastes très tranchés, beaucoup de nuances à l'intérieur des cahutes comme dans le traitement des tenues colorées des maîtresses des lieux. Une photographie des extrêmes, autant au niveau des couleurs que des blancs ou des noirs. La partie « moderne » a bénéficié de la même application avec une saturation et une définition qui font plaisir à voir.

Top image : aucun
Note image : 5/6
Son

Les longs violons stridents instaurent dès l'ouverture le malaise sonore. Une ambiance qui ne lâchera jamais le film avec des rouleaux de basses envahissantes et des accélérations angoissantes. Une approche très active sublimée par une VO Dolby Atmos ample et cossue, toujours prête à faire monter la pression et donner plus de poids aux moindres détails. Techniquement irréprochable, cette piste peut aussi être poussive et rébarbative. Un peu plus de nuance n'aurait pas été pour nous déplaire.

Top son : aucun
Note son : 4/6



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