Friday Night Lights saison 5

Année : 2011
Créateur : Peter Berg
Interprètes : Kyle Chandler, Connie Britton, Aimee Teegarden, Derek Phillips, Brad Leland, Dora Madison Burge, Whitney McCauley
Éditeur : Universal
DVD : 4 DVD-9, 13 x 41', zone 2
Genre : drame, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 28/02/12
Prix ind. : 29,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.78
SD 576i (Mpeg2)
16/9 compatible 4/3
Bande-son
Français Dolby Digital 5.1
Anglais Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Français, anglais
Suite et fin de l'excellente série Friday Night Lights créée par Peter Berg en 2006 (cliquez sur saison 1234 pour accéder aux précédents tests).

Nous sommes toujours à Dillon, Texas. Les matchs de foot US du vendredi soir rythment plus que jamais la vie de cette ville perdue au milieu des champs. Après une première saison difficile, le coach Eric Taylor poursuit son œuvre à Dillon Est, quartier abandonné par l'administration et majoritairement habité par des minorités. Et vu l'état du stade et des finances, la tâche sera rude. Sa femme Tami a elle aussi été mutée ce côté‑ci de la ville. Proviseur redevenue simple conseillère d'orientation, elle va se heurter de plein fouet au manque de moyens du système éducatif. Pour couronner le tout, leur fille Julie file un mauvais coton dans sa nouvelle fac. Les tentions sont palpables, à la maison comme dans l'équipe. Malmené jusqu'au dernier épisode, le couple phare de la série résistera‑t‑il aux pressions ?

Plus sombre et mélancolique que jamais, Friday Night Lights recentre son intrigue autour du coach et sa femme (Kyle Chandler et Connie Britton, excellents), couple symbole d'une Amérique qui résiste face à l'adversité, modèle de leur communauté. Si Landry, Matt, Lyla, Tyra, Smash et Jason, les personnages du début, ont tous déserté cet État en déroute pour étudier à l'autre bout du pays (seul Tim Riggins est resté, mais en prison), l'histoire semble se répéter avec les nouveaux venus (Mindy, Vince, Luke, Becky…). Même lieu, mêmes conséquences. Ainsi va la vie à Dillon, où toutes les trajectoires se recroiseront une dernière fois dans un final étrangement sentimental, au regard de ces 76 épisodes rugueux et peu complaisants envers une certaine Amérique (profonde).

La fin d'une des séries les plus attachantes et réalistes de ces dernières années, qui devrait toutefois connaître un nouveau rebondissement au cinéma. Texas forever ?

Carina Ramon - Publié le 12/02/12
Liste des bonus
- Choix de la version longue du dernier épisode (59')
- Commentaire audio du réalisateur et producteur Michael Waxman sur l'épisode Une place au soleil (41')
- Commentaire audio du producteur et showrunner (garant de la continuité de toute la série) Jason Katims sur l'épisode final Au texas éternel (59')
- Scènes coupées (16')
- Documentaire « Les lumières s'éteignent » (30')
- Intégralité des morceaux de musique des saisons 5 et 1, soit 26 titres


Commentaire
Deux incontournables : le documentaire « Les lumières s'éteignent » revenant sur cette série peu banale en compagnie des acteurs, scénaristes, réalisateurs, monteurs et de tous les membres de l'équipe, mais aussi le commentaire audio du producteur et showrunner Jason Katims sur l'épisode final Au Texas éternel, visiblement ému aux larmes.

Deux modules qui démontrent l'esprit unique unissant cette équipe hors norme, pouvant tourner en décors réels jusqu'à cinq séquences différentes par jour au quatre coins de la ville (la série est tournée non pas à Dillon, mais à Austin). Une prouesse de plus pour cette série qui repose sur l'immense liberté laissée aux acteurs, jouant leurs scènes dans leur intégralité (sans répétitions) et captées par trois caméras simultanées. Une ou deux prises à chaque fois pour 5 à 8 heures de rushes par jour de tournage : priorité au jeu, à la spontanéité, à l'improvisation… énorme.

On apprécie aussi la mini‑leçon de musique de WG Snuffy Walden et l'interview du comédien Kyle Chandler (coach Taylor) entre deux prises, visiblement tellement immergé dans son personnage qu'il donne l'impression de répondre aux questions d'avant‑match des journalistes de la série. Du petit‑lait pour les fans.
Note bonus : 5/6
Image
Rendu dans la droite ligne des précédentes saisons. Filmée en multi‑caméra de façon expérimentale en décors réels, peu éclairés et aux couleurs volontairement éteintes, sans répétitions et repères au sol, avec des acteurs libres de jouer leurs scènes en intégralité, Friday Night Lights possède une esthétique qui lui est propre, entre le réalisme de Friedkin, la Nouvelle Vague de Godard et le documentaire de Pennebaker (on lui doit le Don't Look Back de Dylan ou le film de la tournée 101 de Depeche Mode). Contre‑jours, cadrages mouvants, grain caractéristique et ambiance roots. On adore.
Top image : aucun
Note image : 5/6
Son
On termine en fanfare avec une présence accrue de la musique planante signée WG Snuffy Walden. Une atmosphère envoûtante et désenchantée, chargée en émotion (le décors de la ville et des alentours sied particulièrement à ces riffs électriques et mélancoliques) qui rompt avec les matchs de foot, brutaux et corsés en ambiances sur les enceintes. Une série qui privilégie le live et le réalisme, quoi qu'il arrive.
Top son : aucun
Note son : 5/6


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