2013, la barre (de son) tabasse
Depuis la naissance du tout premier modèle, en 2005, la barre sonore a connu nombre de transformations technologiques et esthétiques. Et la dernière en date joue la carte d'un matériel toujours plus polyvalent capable, d'une part de répondre aux besoins des consommateurs souhaitant rehausser la qualité sonore de leur téléviseur, d'autre part de remplacer la mini‑chaîne du foyer pour accéder, sans‑fil, aux nouveaux contenus audio, dématérialisés, et stockés par exemple sur un smartphone ou une tablette.

À l'occasion de la présentation de la barre de son SoundPlate LG LP340 que nous avons pu découvrir en détails dans le show‑room de la marque, la rédaction d'AVCesar.com a décidé de vous proposer un dossier relatant l'historique de cette récente famille de matériel audio‑vidéo, apparue il y a moins de dix ans. L'occasion de revenir sur les fondements du concept de la barre sonore et d'évoquer les grandes étapes de son évolution. Ceci afin d'expliquer les raisons de l'engouement du public pour ce produit (GfK prévoit pour 2013 un doublement des ventes comparé à 2012), à l'heure ou le marché de l'électronique grand public connaît une sensible baisse de forme.
La SoundPlate LG LP340 se présente donc sous la forme d'un plateau TV, aux dimensions discrètes et à l'élégance soignée. Elle intègre un véritable système audio 4.1 avec des composants de qualité pour suppléer la traditionnelle chaîne Hi‑Fi du foyer, et une fonction réseau pour répondre aux nouveaux usages de la musique dématérialisée, stockée sur les smartphones, tablettes, ordinateurs…
Une barre sonore, pourquoi faire ?
Au gré des nombreux tests opérés par la rédaction d'AVCesar.com, depuis des années, vous constatez avec nous une dégradation sans cesse plus marquée de la qualité audio des téléviseurs. Vous êtes d'ailleurs nombreux à nous faire part, régulièrement, de votre désenchantement sur ce point et à nous questionner sur des solutions sonores de substitution. En effet, si les TV à tube cathodique, les modèles CRT en vogue jusqu'au milieu des années 2000, offraient des performances acoustique de qualité tout à fait satisfaisante, l'émergence des écrans plats a complètement changé la donne. Et si cette baisse de qualité fut graduelle, au fur et à mesure de générations d'écran convergeant toutes vers la taille mannequin, le phénomène est aujourd'hui patent aux oreilles de tous.
En effet, déjà perceptible à l'orée des premiers spécimens LCD (CCFL) et plasmas, le phénomène s'est largement amplifié en 2009 lors de l'arrivée en magasins des premiers TV LED, à la finesse extrême : un pouce soit 2,54 cm, pour encore s'affiner les années suivantes. Voix étouffées semblant sortir d'une boîte à chaussures, aigus froids et sifflants, absence de graves… les défauts couramment cités par les consommateurs mais aussi les revendeurs/distributeurs sont légion. Conscients de la situation, les fabricants d'écran ont bien essayé diverses solutions pour pallier ce problème, avec par exemple l'intégration d'un caisson de basses plat (dénommé Flat Sub) à l'arrière des écrans, sans jamais toutefois parvenir à un compromis satisfaisant.

Techniquement, la situation est assez simple à comprendre. Pour profiter de fréquences graves efficaces (c'est également vrai, dans une moindre mesure, pour la reproduction des médiums et des aigus), défaut récurrent des téléviseurs actuels, la membrane du haut‑parleur nécessite un certain volume d'air pour se déplacer et vibrer correctement. Si c'était effectivement le cas avec un TV CRT à l'encombrement maximum, l'espace disponible sur un TV LED se résume à seulement quelques centimètres cubes. Et proposer une puissance audio plus importante à l'aide d'une amplification plus élevée, ou des haut‑parleurs au diamètre plus conséquent ne change rien à l'affaire. Il s'agit assurément d'une loi physique qui s'impose aux ingénieurs du monde entier…
Initiée avec les premiers spécimens de téléviseurs plats LCD et plasma, la course à la minceur s'est intensifiée ces dernières années. De nos jours, le TV est à peine plus large que la dalle LCD et mesure de un à quelques centimètres d'épaisseur. Et les futurs modèles basés sur la technologie Oled iront plus loin encore avec une épaisseur de quelques millimètres, pas plus. Si les progrès en termes de design sont spectaculaires, la qualité audio n'a cessé de se dégrader. Ainsi est née la barre de son, pour pallier ce problème.
Pendant des années, l'alternative pour le consommateur désireux de savourer un spectacle sonore digne de ce nom a pris la forme d'un raccordement de la sortie son de son téléviseur à la chaîne Hi‑Fi du salon. Ou, pour les plus exigeants, par l'acquisition d'un système Home Cinema 2.1, 3.1, 5.1, jusqu'à 7.1. Les plus passionnés choisissaient une configuration encore plus radicale, idéale sur le plan de la restitution sonore, un amplificateur audio‑vidéo accompagné d'un pack enceintes multicanal.
Mais s'il s'agit effectivement de solutions sonores efficaces, deux problèmes majeurs subsistent : d'abord le coût de l'investissement, ensuite le fameux Women Acceptance Factor plus communément appelé Waf, bien connu des sociologues. Le premier est bien sûr proportionnel à la superficie de la pièce à équiper, et à l'exigence du spectateur en termes de reproduction du son, de quelques centaines à plusieurs milliers d'euros. Le second est sûrement plus difficile à résoudre car, si certaines maîtresses de maison acceptent volontiers cette passion essentiellement masculine, quitte à la partager, pour d'autres, il est hors de question de remettre en cause un aménagement intérieur savamment pensé. Inutile dans ce cas d'étaler ses talents de négociateur pour installer un amplificateur AV et un kit enceintes 5.1 dont le principal défaut est, le plus souvent (il faut bien le reconnaître), de dénaturer la déco…
La barre de son représente une alternative parfaite à tout ceux et celles qui ne veulent pas voir trôner au quatre coins de leur salon et au milieu de leur décoration intérieur un complexe système Home Cinéma à l'instar de celui présenté ci‑dessus, aux multiples enceintes.
Dans les deux cas, la réponse adéquate se nomme barre sonore, une enceinte au design adapté pour accompagner harmonieusement un téléviseur, c'est‑à‑dire élégant et proportionnel à la diagonale de l'écran, mais aux propriétés similaires à une enceinte traditionnelle grâce à un litrage (volume d'air) conséquent. Conçue initialement pour combler un besoin, celui d'enrichir le médiocre rendu audio d'un téléviseur plat, elle apparaît également comme la meilleure, et parfois seule issue, pour que madame accepte une enceinte dans le salon. Reste encore à déterminer les fonctionnalités souhaitées, l'offre étant aujourd'hui pléthorique.
La barre de son doit‑elle être associée exclusivement au TV ou peut‑elle offrir une ergonomie accrue et officier en dehors de son domaine de compétence pour remplacer, pas exemple, la chaîne Hi‑Fi du foyer ? Vous allez le constater plus loin dans ce dossier, comme nous l'avons découvert au cours de la démonstration, à cette question, LG fait le choix avec la SoundPlate LP340 d'un matériel aux capacités étendues, notamment réseau.
Une histoire d'évolution
Comme explicité dans l'introduction de ce dossier, la barre de son a depuis ses débuts connue bien des changements, essentiellement en termes de fonctionnalités. Si les premiers modèles étaient de simples systèmes audio 2.0, il n'aura pas fallu attendre longtemps pour évoluer vers une configuration 2.1 ou 3.1 ‑et aujourd'hui 4.1 avec la SoundPlate LG LP340‑, le plus souvent avec l'apparition d'un caisson de basses externe compact (filaires ou sans‑fil). Si ce dernier apporte un plus indéniable à la cohérence du message sonore délivré par les barres de son, il représente cependant une contrainte supplémentaire dans un intérieur : trouver un emplacement adéquat à cet objet le plus souvent cubique, à l'encombrement non négligeable. Un souci qui n'est pas le mise avec la LG LP340, le constructeur coréen ayant profité de l'espace interne de la SoundPlate pour intégrer le caisson de basses sous la forme de deux boomers (cf. encadré SoundPlate LG LP340, en fin de dossier) d'une puissance totale de 40 watts.
Jusqu'à présent, la barre sonore se présentait généralement en deux partie. La barre de son proprement dite, à placer sous le téléviseur et un caisson de basses externe, filaire ou sans‑fil. La SoundPlate LG LP340, outre un design radicalement différent, intègre directement le caisson de graves.
Autre tendance lourde, très en vogue sur les premiers modèles de barres sonores, et proposée par tous les fabricants, ou presque, l'intégration d'un lecteur optique (de type mange‑disque pour gagner de la place). D'abord d'obédience DVD, il fut rapidement remplacé par une platine Blu‑Ray. Une façon comme une autre pour les constructeurs de combler le besoin premier du consommateur, obtenir une meilleure qualité audio, tout en lui proposant de découvrir les plaisirs du Home Cinéma. Une stratégie intéressante pour l'époque, mais qui se raréfie logiquement aujourd'hui au regard du fort taux d'équipement des foyers en lecteur Blu‑Ray, grâce à des prix indicatifs très attractifs sur ces produits, même auprès des plus grandes marques, à partir de 69 euros.

L'aspect multimédia est également l'un des axes d'évolution les plus importants des barres de son au cours de ces dernières années. On a d'abord vu le port Ethernet et la compatibilité Wi‑Fi se généraliser, afin de permettre à l'utilisateur d'accéder à ses fichiers multimédias depuis un PC, un smartphone ou une tablette via DLNA, puis on a assisté à l'apparition des portails d'applications et services connectés avec l'avènement des interfaces Smart TV. Aujourd'hui, alors que toutes ces fonctionnalités sont désormais intégrées au téléviseur, somme toute le matériel audio‑vidéo le plus légitime dans le rôle de centrale multimédia au sein d'un salon, certains modèles issus de la dernière génération de barres de son cultivent leur personnalité audio en intégrant la compatibilité Bluetooth, à l'instar de la LP340 (cf. encadré SoundPlate LG LP340, en fin de dossier). Cette dernière autorise la diffusion de la musique stockée sur un smartphone, une tablette, un ordinateur, une console de jeu, etc. compatible, sans‑fil. Si l'on ajoute à ce nouveau mode de consommation musicale, lié aux capacités streaming de la barre de son du salon une fois connectée à nos nouveaux compagnons mobiles ou un ordinateur, une section matérielle digne de ce nom capable de proposer un bon son, la barre sonore se transforme naturellement en une véritable chaîne Hi‑Fi.
Ces dernières années, la dématérialisation des contenus audio a complètement bouleversé nos habitudes de consommation de la musique. Désormais, les albums et chansons se présentent sous la forme de fichiers numériques et sont stockés par milliers sur nos smartphones, tablettes, consoles de jeu portables, ordinateurs… Et la généralisation de la fonction Bluetooth permet d'en profiter très simplement, sans‑fil, avec une qualité proche de celle du CD audio.

PLANNING
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