Festival Beauregard 2015 : Sting, Daho et Lenny Kravitz font chavirer la Normandie

06.07.2015 / 17:35
/ Par Éric Le Ven

Contraints de faire l'impasse sur la journée du vendredi avec Cypress Hill et Christine and the Queens en vedettes, nous nous sommes de nouveau rués devant les deux scènes du Festival Beauregard samedi et dimanche pour un plateau de choix comprenant Sting, The Do, Florence + The Machine, Étienne Daho et Lenny Kravitz en dessert.


Arrivés tardivement sur place, nous avons d'abord été conquis par le récital festif de Florence + the Machine. Pieds nus sur scène, toute de blanc vêtue et animée par une énergie folle, la chanteuse britannique a fait sauter le public en reprenant rageusement les titres qui l'ont fait connaître en France (dont Dog Days are Over), mais aussi ceux de son dernier album (How Big, How Blue, How Beautiful) dont l'excellent et très rythmé Ship to Wreck.

Une excellente mise en bouche en attendant l'arrivée de Sting. Car pour voir Julien Doré sur la seconde scène du festival, il fallait être sacrément motivé vu la foule ce samedi. Et puis, aller voir Julien Doré, c'est aussi abandonner sa place et accepter ensuite d'apercevoir Sting de loin et de suivre le show sur les deux écrans géants bordant la scène. Nous avons donc patienté au milieu des fans, se remémorant leurs souvenirs de concert et échangeant avec frénésie mille et une anecdotes sur leur idole un gobelet de bière à la main. Puis, enfin, les lumières se sont tues et Sting est apparu. Sa barbe de hypster n'a évidemment pas manqué de faire sourire ces dames, qui le préfèrent visiblement sans. Nous aussi d'ailleurs. Mais quelle prestation ! Avec sa basse en bandoulière, Sting a donc revisité tous les titres de Police et tous ses grands succès solos, avec de nombreuses variations jazzy qui nous rappellent que c'est de là (du jazz) qu'il vient. L'autre surprise du concert, c'est la présence d'un jeune violoniste (Peter Tickell) qui, à plusieurs reprises, nous a gratifiés de quelques solos rageurs et très surprenants. Dommage en revanche que le guitariste n'ait pas pris davantage de place...

Le lendemain, après Asaf Avidan et Benjamin Clementine, c'est Étienne Daho qui a rallié la Normandie. Ceintré dans une petite veste noire, bandana serré autour du cou et lunettes fumées vissées sur le nez, le French Dandy a ravi l'auditoire avec un best of dynamique qui s'est ouvert par Des attractions désastres. Ce sont ensuite Saudade, Week-end à Rome (repris en chœur par le public) et Tombé pour la France qui ont fait chavirer la foule, jeunes et moins jeunes. Avec ses déhanchés symptomatiques et sa voix susurrante, Daho était bel et bien là. Et ce, même si musicalement, ce n'était pas toujours tout à fait en place. Au final, seule Des heures hindoues manquait au menu. Avant de conclure, l'artiste a interrogé les spectateurs des premiers rangs. « On est quel jour ? Il est quelle heure ? Dimanche 5 juillet, 22h35 ? Alors nous vivons une expérience collective, a‑t‑il souligné. Celle du premier jour du reste de notre vie... ». LE moment d'émotion de la soirée, celui qu'il ne fallait pas manquer ! Il a ensuite bouclé son récital avec deux versions entraînantes d'Épaule Tatoo et de Bleue comme toi en remerciant le public d'être toujours là depuis la fin des années 70 pour l'applaudir et apprécier ses chansons.

Enfin, c'est Lenny Kravitz qui a clôturé cette édition 2015 du Festival Beauregard avec un show électrique ! Entouré de trois choristes, de trois cuivres (une trompette et deux saxophones), de son éternelle batteuse, d'une bassiste, de son guitariste patibulaire (Craig Ross) et d'un clavier, l'Américain a fait tanguer Hérouville-Saint-Clair après avoir embrasé Arras la veille. American Woman et It ain't Over 'Til it's Over ont d'ailleurs suffi à convaincre les quelques réticents qu'il était sage de rester jusqu'à la fin (et d'accepter les bouchons pour sortir du parking) et que l'artiste était une sacrée de bête scène, laissant d'ailleurs volontiers l'espace et la lumière à ses musiciens, tous excellents. Les solos de saxo résonnent encore dans nos têtes. Alors, on pourra retrouver des tas de choses à Lenny Kravitz, mais musicalement c'était puissant et très pro. Chapeau !

Festival Beauregard 2015 : Sting, Daho et Lenny Kravitz font chavirer la Normandie
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