Au fil des années, James Cameron a vu certains de ses anciens films bénéficier de conversions 3D, notamment Titanic 3D en 2012, un saut technologique qui a coûté 18 millions de dollars et nécessité plus d’un an de travail. En 2017, rebelote, un scan 4K de Terminator 2 : le jugement dernier a donné lieu à une conversion 3D qui, là encore, a nécessité environ un an de travail et mobilisé plus de 1 400 artistes.
Pourquoi James Cameron veut rendre ses films intemporels
Alors qu’il assure la promotion de son nouveau film-concert 3D consacré à Billie Eilish, Cameron a confié au média Letterboxd qu’il envisageait de réaliser une conversion de son long métrage de 1986, Aliens : « Aliens est un film ancré dans son époque. Nous réfléchissons à convertir Aliens, parce que je sais désormais que les outils sont bien meilleurs qu’ils ne l’étaient pour créer des cartes de profondeur. Nous allons probablement finir par convertir Aliens, ce qui sera une expérience amusante. Ce film semble être intemporel. Les gens y reviennent encore beaucoup. Si les gens se souviennent d’un film que j’ai réalisé il y a 38 ans, je pense que j’ai déjà gagné débat ».
Oui, mais…
Le seul problème avec la conversion, c’est lorsque le film n’a pas été tourné dans cette perspective. Cela change quand même largement la donne par rapport à Avatar, ou même à Fury Road, dont certains plans n’existeraient pas s’ils n’avaient pas été pensés pour la 3D. Quelle est donc l’utilité de convertir Aliens en 3D ? En dehors, bien sûr, du plaisir que cela peut procurer au réalisateur… On cherche encore.
Le film de 1986 demeure une pierre angulaire du genre science-fiction/action, l’un des plus grands films des années 1980, et un modèle de suite réussie. Il a été suivi de nombreuses suites qui n’ont jamais réussi à retrouver le même niveau de qualité. Cameron a immédiatement enchaîné avec Abyss en 1989, avant de connaître un immense succès avec Terminator 2 : le jugement dernier, True Lies, Titanic et Avatar.