09 janvier 2026 - 17h30

A Thousand Blows saison 2

année
2025
Créateur
InterprètesErin Doherty, Malachi Kirby, James Nelson-Joyce, Stephen Graham
plateforme
genre
disponibilité
09/01/2026
notes
critique
6
10
A
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Malgré le nombre très important de fans de Peaky Blinders, les créations suivantes du très prolifique Steven Knight (il écrira d'ailleurs le prochain James Bond, rien que ça) ne jouissent pas de la même notoriété. Ainsi, la sympathique SAS : Rogue Heroes ou la plus récente série Netflix House of Guinness sont injustement passées sous bien des radars. C'est également le cas de A Thousand Blows, dont la saison 2 vient d'arriver sur Disney+. Rectifions donc le tir avec cette critique, bien qu'il s'agisse à notre humble avis de la proposition la plus faible de l'Anglais, décidément grand amateur d'Histoire revisitée.


Il faut dire qu'un très possible sentiment de lassitude et de déjà‑vu soit en train de s'installer. Classiquement composée de seulement 6 épisodes, cette saison 2 s'inspire toujours de personnages et faits réels pour créer du drame un peu fictif autour. Elle se déroule environ un an après les événements de la première saison et suit comme Peaky Blinders ou House of Guinness un petit cercle de personnages dans l'Angleterre du passé. Nous sommes ici à Londres dans les années 1880, dans le simmage de trois personnages au bout du rouleau : Mary Carr et son gang féminin bien réel des Quarante Éléphants, Henry « Sugar » Goodson, un boxeur de renom un peu trop porté sur la bouteille, et Hezekiah Moscow, un immigré de Jamaïque avec de grandes ambitions.


À Londres, poing de salut

Malgré son cadre et ses personnages sympathiques, A Thousand Blows souffre de la comparaison avec les autres séries de Knight. Un peu moins portée par son action (malgré la boxe) ou son casting que Peaky Blinders, mais aussi moins ambitieuse dans son récit que A House of Guinness, la série de Disney+ raconte tout simplement quelque chose de trop resserré et sans grandes conséquences pour être véritablement mémorable. Pas de quoi la jeter aux orties non plus, surtout pour qui apprécie les histoires s'intéressant avant tout à leurs personnages, mais probablement pas de quoi la garder en mémoire des années après l'avoir visionnée.


Malgré quelques questionnements sur la lutte des classes dans la société anglaise de l'époque, ou encore les thématiques du racisme et du sexisme, tout semble malheureusement un peu trop survolé pour avoir un réel impact, surtout dans cette seconde saison. Malgré une enthousiasmante histoire de braquage au centre du récit, le tout manque d'ampleur et de fond. Les Quarante Éléphants n'égalent tout simplement jamais les Peaky Blinders. Et il faut également attendre les derniers épisodes pour que les choses s'accélèrent enfin.


Le déséquilibre concerne d'ailleurs le personnage du formidable Stephen Graham, un peu effacé par rapport à la première saison. L'intrigue d'Hezekiah, qui va entraîner un homme riche à la boxe, n'est pas des plus palpitantes non plus. La reconstitution historique et graphique en revanche fonctionne à fond. La saison profite également d'une musique un peu plus remarquable que d'habitude, avec une réelle personnalité et quelques envolées très agréables.


Quarante Éléphants dans un magasin de tire‑laine

Au final, et heureusement pour elle, A Thousand Blows saison 2 fait malgré tout office de fin de série plutôt satisfaisante. À condition bien évidemment qu'une saison 3 ne soit pas commandée. Si vous avez aimé (même moyennement) la première, ce qui fait pour le moment office de conclusion permet à tous les personnages de trouver un destin satisfaisant. Si de nouveaux épisodes devaient arriver (après tout pourquoi pas, les pistes narratives pour la suite sont innombrables), espérons que le show déploiera véritablement ses ailes pour ne pas irrévocablement tomber KO face à la concurrence sur le ring.

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