04 mai 2026 - 17h25

Maul : seigneur de l'ombre

VO
Maul : Shadow Lord
année
2026
Créateur
InterprètesSam Witwer, Dennis Haysbert, Gideon Adlon, Richard Ayoade, Wagner Moura
plateforme
genre
sortie
06/04/2026
notes
critique
6
10
A
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© SP Disney+
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En ce 4 mai 2026, Disney s'est montré assez avare en célébrations sur les écrans. Sur le grand, The Mandalorian and Grogu arrivera au cinéma le 20 mai, ratant de peu la date de célébration de l'univers Star Wars. Sur le petit, pas question de proposer une nouvelle fois une courte série animée Tales of sur Disney+. À l'inverse, il est question de la diffusion des deux derniers épisodes de la série Maul : seigneur de l'ombre. Voyons donc ce que vaut cette saison 1 de 10 épisodes de 20 minutes, qui sera officiellement suivie d'une deuxième commandée en amont.


Chronologiquement parlant, nous sommes entre les épisodes 3 et 4 de la saga principale. Il s'agit donc d'une suite de la série animée The Clone Wars, qui se déroule globalement durant la même période que The Bad Batch, et un peu avant Andor. Il est question des débuts de l'Empire après la chute de la République, période chère à Dave Filoni, le papa de l'univers Star Wars depuis quelques années, et ici créateur. C'est également notre période favorite et celle de bien des fans, tant elle est intéressante sur le plan politique et sociétale, résonnant avec notre présent bien réel toujours plus… compliqué.

 

© SP Disney+

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Syndicat de conscience

Dans Maul : seigneur de l'ombre, il est donc question de suivre l'ancien seigneur Sith sur la planète de Janix, où il tente de reconstituer son organisation criminelle. Au‑delà de cet objectif, le Zabrak cherche aussi à se venger de l'Empire, tout en recrutant une nouvelle Padawan. Sur le papier, le show a de quoi être enthousiasmant tant il mélange des éléments classiques ou plus rares de l'univers de Star Wars : Jedi, Sith, syndicats du crime, Inquisition, police, ou encore une galaxie qui s'adapte à un Empire à ses débuts.


Malheureusement, au‑delà d'un rythme qui ne décolle qu'en fin de saison, la série a deux problèmes majeurs qui risquent de l'empêcher de véritablement marquer durant cette première saison. Tout d'abord, elle s'adresse presque uniquement aux fans les plus assidus. Les personnes n'ayant pas vu la (longue) série The Clone Wars n'auront aucune idée de comment Maul survit à l'épisode 1, et comment il en est arrivé là. Filoni s'adresse explicitement à son public déjà acquis, laissant de côté les autres, qui devront se débrouiller.


De plus, Maul : seigneur de l'ombre ne raconte rien de vraiment neuf que l'on n'aurait pas déjà vu dans d'autres œuvres Star Wars, et ce avec un déroulé un brin trop prévisible. La naissance de l'Empire est plus riche dans The Bad Batch et surtout Andor, l'Inquisition est mieux représentée dans plusieurs jeux vidéo, et la psyché et les motivations de Maul, ou tout simplement l'intérêt des personnages, sont plus marquants dans The Clone Wars. On en retirera certes le petit côté policier assez inédit de ce show, ou encore un balbutiement côté syndicats, que l'on espère plus concret en saison 2 (en attendant, direction le jeu Star Wars : Outlaws).

 

© SP Disney+

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Un intérêt en dents de Sith

Reste que Maul : seigneur de l'ombre a des qualités indéniables. Outre son aspect visuel vraiment flatteur et toujours plus marqué vers un style pictural pour les paysages et quelques textures, on appréciera un beau casting vocal qui fait son travail. Toujours plus sombre sur le fond, la série n'hésite également pas à embrasser son identité et à tuer des personnages à tour de bras sans prendre de gants, s'adressant plutôt à un public adulte. Maul est un personnage gris/noir qui permet d'explorer un pan toujours plus sérieux de Star Wars. On ne pourra assurément pas blâmer Filoni d'embrasser ce choix.


Malheureusement, le personnage en lui‑même manque d'intérêt tant il sert uniquement ses propres objectifs sans réellement enrichir l'univers de la saga. Pourtant très mature, en saison 1 Maul : seigneur de l'ombre manque d'impact ou même de mordant pour pleinement justifier son existence au‑delà du fan service et du remplissage d'une période déjà captivante sans elle. Reste à voir où ira la saison 2 qui, on l'espère, en garde sous le pied.

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