Évoqué de longue date, le départ de Kathleen Kennedy avait alimenté les spéculations depuis plus d’un an, avant de s’accélérer nettement ces dernières semaines avec l’hypothèse d’une prise de relais assurée par Dave Filoni et Lynwen Brennan, nommés coprésidents de Lucasfilm.
Qui pour remplacer Kathleen Kennedy chez Lucasfilm ?
La nouvelle est désormais actée. Dave Filoni prendra en charge l’orientation créative de l’entreprise, tandis que Lynwen Brennan pilotera la stratégie et les opérations. Tous deux seront rattachés à Alan Bergman, coprésident de Disney Entertainment. Avec ce changement de gouvernance, Lucasfilm devrait accélérer la mise en chantier de nouveaux projets Star Wars, après une période de relative mise en attente ces dernières années.
Dans un communiqué, Kathleen Kennedy déclare : « Lorsque George Lucas m’a demandé de reprendre Lucasfilm au moment de son départ à la retraite, je n’aurais jamais pu imaginer ce qui m’attendait. Ce fut un véritable privilège de passer plus d’une décennie aux côtés des talents extraordinaires de Lucasfilm. Leur créativité et leur engagement ont été une source d’inspiration, et je suis profondément fière de ce que nous avons accompli ensemble. Je suis impatiente de poursuivre le développement de films et de séries, avec des collaborateurs de longue date comme avec de nouvelles voix qui représentent l’avenir du récit ».
Kathleen Kennedy devrait poursuivre son activité de productrice en dehors de Lucasfilm. Parmi ses crédits de production hors Star Wars, figurent notamment Sixième sens et Lincoln. Les films auxquels elle a participé ont, au total, cumulé huit nominations à l’Oscar du Meilleur film.
Star Wars, une franchise jusqu'à l'épuisement ?
Sur le plan du bilan, Kathleen Kennedy aura contribué à pousser la franchise cinématographique jusqu’à l’épuisement, sans jamais retrouver pleinement la magie ni le charme des origines. La nouvelle trilogie, en particulier, a souvent été perçue comme un affaiblissement du travail amorcé par le créateur lui‑même.
Reste à savoir ce qu’il adviendra de Star Wars : Starfighter et si le film parviendra à se distinguer là où d’autres projets ont déçu (voir Star Wars : Starfighter, la fin fait déjà débat). Côté séries, le constat apparaît plus nuancé : malgré un univers parfois surexploité, certaines productions ont su faire émerger de véritables épisodes « pépite ».
Il faut désormais espérer que la nouvelle direction de Lucasfilm prendra davantage de risques et offrira aux auteurs l’espace nécessaire pour mener des projets Star Wars réellement originaux jusqu’au bout. Affaire à suivre, et que la Force soit avec eux.