L'année du dragon

Year of the Dragon - Coffret Ultra Collector N°2 - Blu-Ray + DVD + Livre
Année : 1985
Réalisateur : Michael Cimino
Interprètes : Mickey Rourke, John Lone, Leonard Termo, Raymond J. Barry, Caroline Kava, Eddie Jones
Éditeur : Carlotta
BD : 1 BD-50 + 1 DVD-9 + livre, 134', zone B
Genre : policier, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 09/03/16
Prix ind. : 49,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.40
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Français DTS‑HD Master Audio 2.0
Anglais DTS‑HD Master Audio 5.1
Anglais DTS‑HD Master Audio 2.0
Sous-titres
Français imposé sur la VO
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Il fut, au moment de Voyage au bout de l’enfer en 1978, le wonderboy le plus courtisé de Hollywood. Deux ans plus tard, l’échec retentissant de La porte du Paradis fit de lui un pestiféré. Après une longue traversée du désert, Michael Cimino se voit offrir par le producteur Dino de Laurentiis la possibilité de revenir enfin au cinéma.

 

Adapté d’un roman de Robert Daley et co‑écrit par Oliver Stone, L’année du dragon cale son pas sur un vétéran du Vietnam devenu flic, Stanley White, qui débarque à Chinatown, New York, avec la ferme intention de nettoyer la zone des triades et de toute forme de corruption.

 

Au fond, L’année du dragon constitue le dernier volet d’une trilogie débutée en 1978, tant le personnage qu’interprète magnifiquement Mickey Rourke (cliquez pour accéder à son interview) ressemble au Robert De Niro de Voyage, une sorte de cousin lointain qui n’aurait pas fait le deuil de la défaite au Vietnam et que la musique de David Mansfield teinte toujours d’une même mélancolie.

 

Car Stanley White est un personnage ciminien en diable, un héros idéaliste, un homme en quête d’absolu, qui fantasme une Amérique qui n’existe pas, ou plus, et se retrouve confronté à une réalité qui lui déplaît. Les conflits interethniques, la disparition du grand rêve communautaire, et ce drapeau qu’il contemple comme le Capitaine Achab traquant à l’horizon une baleine blanche qui se dérobe sans cesse. « Tu poursuis quelque chose qui n’existe pas », lui dit très justement son collègue au milieu du film.

 

Tourné intègrement à Los Angeles, L’année du dragon fut, au moment de sa sortie, sujet à des controverses idiotes, puisque certains ont pris le combat moral qui fait rage dans l’esprit de White comme le manifeste raciste de Cimino lui‑même. Trente ans plus tard, l’histoire s’est remise à l’endroit et le quatrième film de Cimino (cliquez pour accéder à notre Cinécult') brille comme l’un des diamants noirs du cinéma américain. Une merveille.

Jean-Baptiste Thoret - Publié le 07/03/17
Liste des bonus
- Préface de Jean-Baptiste Thoret (auteur de Michael Cimino, les voix perdues de l’Amérique) (8')
- Au cœur du Dragon (27')
- Livre de 208 pages dont 50 photos inédites
- Bande-annonce originale


Commentaire

Évidemment, ce n'est pas l'auteur de cette critique, Jean‑Baptise Thoret, qui commente sa propre préface en amorce de film. La rédaction a pris le relais et valide ces huit (trop courtes !) minutes. Vous pouvez Youtuber son nom pour accéder à ses masterclass cinéphiles absolument passionnantes tournées au Centre des arts d'Enghien. Miami Vice, Voyage au bout de l'enfer, Taxi Driver, Sorcerer… Un conseil, n'en loupez aucune.

 

À ne pas louper non plus, les 27 minutes au cours desquelles Michael Cimino revient en voix off sur le tournage et ses choix artistiques (photos et extraits à l'appui). Il raconte notamment comment il a recréé en studio la rue mythique de Chinatown (Moth Street) en s'inspirant de différents quartiers chinois à travers le monde. Kubrick lui‑même lui a avoué y avoir cru alors qu'il était tout simplement impossible de fermer autant de boutiques et d'échoppes le temps d'un tournage. Cela aurait coûté plus cher que le film lui‑même. Immanquable.

 

Le livre inclus dans le coffret est de toute beauté lui aussi. Intitulé L’ordre et le chaos, il présente le scénario en anglais écrit à quatre mains par Oliver Stone et Michael Cimino, dévoile des notes de production originales, le tout agrémenté de 50 photos inédites issues des archives de MGM et de Warner Bros. Des analyses et des entretiens avec l'équipe, parus dans la presse à l’époque, complètent le tout.

 

À noter, ce coffret Ultra Collector est numéroté et limité à 3 000 exemplaires.

Note bonus : 6/6
Image

Fruit d'une nouvelle restauration, cette image présente le film dans une version inédite et débarrassée de la plupart de ses défauts d'antan tout en gardant la patine nécessaire, le grain et l'aspect voulu par le réalisateur. Le voile opaque n'est plus là, les arrière‑plans ont été débouchés (mais les noirs conservés), les couleurs boostées. Sur la plupart des scènes tournées en lumière du jour, le rendu est magnifique. La dominante rouge significative et la définition doucereuse sont toujours là. Elles confèrent son authenticité au récit. 

 

Certes, cela n'a rien à voir avec les standards HD d'aujourd'hui, mais le progrès visuel est net et les quelques plans en‑deça techniquement parlant (parfois flous) ne gâchent en rien notre plaisir. La vue de New York la nuit depuis l'appartement, avec les deux tours jumelles du World Trade Center en toile de fond, est juste sublime. On apprend dans les bonus qu'elle fut tournée très rapidement en équipe réduite pour capter ce lever de soleil bleuté naissant sur la ville.

Top image : aucun
Note image : 5/6
Son

La VF DTS‑HD Master Audio 2.0 ne fait pas vraiment notre affaire : sourde et moins intelligible que la VO 5.1, elle met un peu trop en avant les voix pour un effacement des bruits d'ambiance, ceux‑là mêmes qui font toute l'immersion dans Chinatown (avec les sublimes décors bien sûr). 

 

VO DTS‑HD Master Audio 5.1 hautement recommandable pour son naturel, son ampleur, son accompagnement sonore dans les accès de violence du film (réveil du caisson sur les fusillades), sa tension palpable, sa dynamique accrue et la présente de la foule notamment sur certaines scènes, dans la rue ou dans les restaurants bondés. Toute la richesse des ambiances se ressent physiquement. Le rendu n'a rien à voir.

 

Un dernier mot sur la musique de David Mansfield, à la fois mélancolique, organique et puissante. Un accord parfait.

Top son : aucun
Note son : 5/6



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