La forme de l'eau

The Shape of Water
Année : 2017
Réalisateur : Guillermo del Toro
Interprètes : Sally Hawkins, Richard Jenkins, Michael Shannon, Octavia Spencer, Michael Stuhlbarg, Doug Jones
Éditeur : Fox
BD : 1 UHD-66 + 1 BD-50, 123', toutes zones
Genre : fantastique, couleurs
Interdiction : tous publics
Sortie : 30/06/18
Prix ind. : 29,99 €
Mustav
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
1.85
UHD 2 160p (HEVC)
HDR10
16/9
Bande-son
Français DTS 5.1
Anglais DTS‑HD Master Audio 5.1
Anglais Audiodescription 5.1
Espagnol DTS 5.1
Allemand DTS 5.1
Italien DTS 5.1
Tchèque Dolby Digital 5.1
Polonais Dolby Digital 5.1
Voir plus
Sous-titres
Français, espagnol, danois, néerlandais, finnois, allemand, italien, norvégien, suédois, tchèque, polonais, chinois, anglais pour sourds et malentendants
26,00 €
29,99 €

Modeste femme de ménage dans un laboratoire gouvernemental, Elisa Esposito (Sally Hawkins) mène une existence routinière. Son quotidien ritualisé bascule lorsqu’elle fait la connaissance d’une étrange créature palmée ramenée d’Amérique du Sud et destinée à des expérimentations barbares.

 

À l'instar de son remarquable Labyrinthe de Pan (2006), lequel ouvrait la voie du merveilleux contre une réalité politique implacable (la dictature franquiste), c'est à travers le prisme du conte fantastique que La forme de l'eau explore un adage universel, redoublé d'un bel hommage au cinéma de genre. Comme si l'étrange créature de Jack Arnold (L'étrange créature du lac noir, 1954) avait été arrachée à ses fonds sud‑américains et exposée au contexte tumultueux de l'Amérique des Sixties. Le déracinement forcé s'achemine vers une romance singulière et totalement rétive à la « norme ». Muette et employée de l'ombre, Elisa s'éprend de la bête de labo amphibie, leur idylle naissante n'exigeant ni usage de la parole, ni identité sociale.

 

Plus humaine que l'instigateur sadique du projet ultra‑secret, Richard Strickland (Michael Shannon, Take Shelter), la créature squameuse de del Toro gagne le cœur des minorités, d'Elisa bien sûr, mais de toute cette frange des invisibles mise au ban d'une Amérique intolérante, de Giles (Richard Jenkins), son voisin et ami homosexuel, à Zelda (Octavia Spencer), sa collègue afro‑américaine brimée une fois de retour au domicile conjugal.

 

Avec une délicatesse rare, le cinéaste met ses talents de conteur au service d'une touchante leçon d'humanité, l'éblouissant travail esthétique autour d'elle la rend d'autant plus belle. 

Carole Lépinay - Publié le 06/09/18
Liste des bonus
- Un conte de fées pour temps agités (29')
- Anatomie d'une scène : le prologue (3')
- Anatomie d'une scène : la danse (5')
- Donner forme aux vagues : une conversation avec James Jean (5')
- La masterclass de Guillermo del Toro (13')
- Bandes-annonces cinéma
- Blu-Ray du film et bonus


Commentaire

Une interactivité passionnante regroupée sur le disque Blu‑Ray, à travers laquelle l'équipe artistique synthétise merveilleusement l'approche à la fois historique (le choix des Sixties) et poétique de La forme de l'eau.

 

À travers ses commentaires autour de la scène d'ouverture et de la danse, del Toro énumère les procédés techniques requis pour créer une atmosphère à la fois onirique et aquatique. Enfin, on met un visage sur les magnifiques illustrations de la créature du film, l'artiste James Jean évoque sa collaboration avec le cinéaste et sa façon d'appréhender son univers singulier.

 

Le petit plus, la masterclass de Guillermo del Toro (Hellboy, Pacific Rim) qui raconte la genèse de son projet (tout a commencé par un journal de bord et quelques croquis) jusqu'à la conception très exigeante de sa créature « extraordinaire ». 

Note bonus : 4/6
Image

Une image sublime, tout simplement. La délicate ambiance des Sixties, les dégradés de verts, le graphisme général, le traitement visuel du thème de l'eau (la créature mais aussi toutes les références à l'écran), la beauté des appartements pourtant simples et la construction de la lumière… tout concoure à faire de La forme de l'eau un sommet de l'esthétique au service d'une histoire. 

 

Bien sûr, le recourt à la technologie 4K UHD avec HDR10 confère à l'ensemble une profondeur, un relief et une brillance totalement inédits en salles. Ainsi qu'une palette de couleurs encore plus nuancée. Le Blu‑Ray est déjà très beau, mais le moindre détail explose en 4K UHD, comme les reflets des objets métalliques du labo qui éblouissent presque tandis que la légère texture prend des airs de peinture classique de grand maître, et ce, sans jamais altérer la définition (tourné en 3,4K, le film a bénéficié d'un Digtial Intermediate 2K). Aucune faute de goût.

Top image : aucun
Note image : 6/6
Son

Quelle délicatesse là aussi dans la partition du Français Alexandre Desplat qui réussit à transposer l'élément aquatique en notes de musique. Magique. La VO DTS‑HD Master Audio 5.1 aussi subtile que dynamique fait feu du moindre élément du décor pour proposer une immersion totale dans l'univers de Elisa. 

 

Sans jamais trop en faire ni tomber dans l'overdose, del Toro propose une bande‑son presque parfaite dont on regrette seulement qu'elle ne soit pas spatilalisée en Dolby Atmos pour une sensation encore plus aérienne. Très naturelle, elle a déjà de nombreux atouts pour séduire.

 

Côté VF, on regrette un manque certain d'adéquation entre les voix et les décors, question de résonance, de volume et de présence.

Top son : aucun
Note son : 5/6



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