Le survivant d'un monde parallèle

The Survivor
Année : 1981
Réalisateur : David Hemmings
Interprètes : Robert Powell, Joseph Cotten, Peter Sumner, Jenny Agutter, Angela Punch McGregor, Ralph Cotterill
Éditeur : Rimini Éditions
BD : 1 BD-50 + 2 DVD-9, 99' (version longue)/82'(version cinéma), zone B
Genre : fantastique, couleurs
Interdiction : - de 12 ans
Sortie : 20/09/21
Prix ind. : 20 €
sans Must AV
Critique

Test technique
Image :
Son :
Bonus :
Format image
2.35
HD 1 080p (AVC)
16/9
Bande-son
Anglais DTS‑HD Master Audio 2.0 (version longue)
Sous-titres
Français

Unique survivant d’un crash d’avion, le commandant de bord Keller (Robert Powell) se lance dans une enquête afin de percer le mystère de l’accident. Tandis que ses recherches tâtonnent, une série d’événements étranges frappent les habitants du coin.


Adapté du best‑seller Survivant, du romancier britannique James Herbert, le film fantastique de David Hemmings (l’inoubliable photographe londonien de Blow‑Up d’Antonioni) oscille entre atmosphère crépusculaire et tournure surnaturelle.

 

Si la plus grosse production australienne de 1981 ne fait pas l’unanimité auprès de la critique (on lui reproche un scénario bancal), celle‑ci rafle tout de même les prix de Meilleurs réalisateur, acteur et scénario aux festivals de Stiges, puis du film fantastique et de science‑fiction de Paris.

 

Porté par le charismatique Robert Powell (Jésus de Nazareth, Tommy), Le survivant d’un monde parallèle reste une œuvre déroutante, d’une part à travers l’abolition de la frontière entre le monde des morts et des vivants que la réalisation rend particulièrement flippante, d’autre part grâce à la restitution de séquences fortes coupées au montage dans la version d’origine. À découvrir.

Carole Lépinay - Publié le 20/04/22
Liste des bonus
- Sur le tournage (archives) (30')
- Interview du producteur Anthony Ginnane et du DOP John Sale  (22')
- Livret 24 pages


Commentaire

Plusieurs entretiens ont été réalisés avec les acteurs au moment du tournage, parmi lesquels celui de Joseph Cotten, immense acteur qui débuta auprès d'Orson Welles dans Citizen Kane. À peine sorti de son rôle de réverend professeur dans La porte du paradis, l'acteur revêt de nouveau la chasuble pour le film. On apprend par ailleurs que le rôle de Hobbs dans le livre aura été féminisé et interprété par Jenny Agutter (Logan's Run) pour des raisons d'équilibre entre les personnages et le côté naturellement intuitif de la femme. 

 

Enregistrés en 2008 dans le cadre du documentaire de Mark Hartley, Not Quite Hollywood, les entretiens avec le producteur Anthony Ginnane et le directeur de la photographie John Sale évoquent la genèse du film ‑coutumière des scénarios originaux, la production adaptait un best‑seller pour la première fois‑. Le défi était de taille dans la mesure où ni l'histoire ni le scénario et encore moins le réalisateur ne venait d'Australie. John Morris de la South Australian Film Corporation aura largement contribué à la concrétisation du film. 

 

En plus de ces petites anecdotes de tournage (par exemple, la fois où Mark Egerton, premier assistant réalisateur, a pris un figurant pour un vrai blessé et a piqué une crise d'hystérie), John Sale nous livre quelques détails techniques, comme la nécessité d'avoir cinq caméras au moment du crash. Le DOP, dont c'était le troisième film à l'époque, a fait du chemin depuis : Max Max : Fury RoadHarry Potter à l'école des sorciersLe talentueux Mr RipleyPrince of Persia, c'est‑lui ! 

 

Note bonus : 3/6
Image

L'image restaurée fait un bond en avant considérable par rapport à la version cinéma d'origine non restaurée et particulièrement terne, présente sur le même disque. C'est même le jour et la nuit. Du rendu quasi VHS, on passe sur cette version longue à des couleurs éclatantes (parfois même un peu trop, manque d'équilibre, visages rougeauds) et à un gain de définition indéniable malgré quelques fourmillements récalcitrants. 

 

Largement de quoi apprécier en tout cas l'ambiance pré‑Eighties du film, remarquablement photographiée et mise en lumière par le DOP John Sale, à qui le film doit beaucoup.

Top image : aucun
Note image : 4/6
Son

Une bande‑son signée Brian May de Queen, ça ne se trouve pas tous les jours ! Typique de l'époque et bien vivante, elle accompagne parfaitement l'action du film, non dénué par ailleurs d'ambiances bien présentes. La VF, uniquement présente sur la version d'origine du film, fait pâle figure en comparaison.

Top son : aucun
Note son : 4/6



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