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TV - Écran plat

Sony KD-65AF9

Mustav
Prix indicatif : 3 990 € TTC
Note AVCesar.com


Type : OLED
Diagonale de l'image : 165 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Quad Core
100 Hz : oui
TNT : double tuner (HD et UHD)
HDMI : 4 (v 2.0b, dont 2 arrières et 2 latérales)
Dim. (L x H x P) : 1 449 x 835 x 86 mm
Poids : 35,6 kg
3990 €
Amazon.fr
3999 €
Darty
L’essentiel

Deux ans après le lancement de sa première série TV Oled avec la A1, dont les ventes ont dépassé toutes les attentes et espoirs du géant japonais, Sony poursuit sur sa lancée avec la série Master AF9, nouveau fer de lance de la marque, équipée du tout dernier processeur X1 Ultimate testé ici dans sa version 65’’ (165 cm). Une nouvelle fois, ce processeur, développé par les ingénieurs nippons en vue du passage à la technologie 8K, repousse les limites en termes de traitement vidéo Ultra HD. Il propose également des possibilités de calibrage plus avancées, notamment pour le HDR, dont le HDR Dolby Vision avec l'intégration d'un vrai CMS (Color Management System) et la fonction AutoCal de Calman. Évidemment, il embarque la toute dernière génération de dalle Oled fabriquée par LG et arbore un superbe design. Tout au long de ce banc d’essai, nous vous proposons donc de découvrir en détail le Sony KD‑65AF9 commercialisé au prix indicatif de 3 990 euros. Un écran qui s'annonce déjà comme l'un des modèles les plus aboutis de sa génération.

 

Design et qualité de fabrication d'une série Master 

Série Master oblige, le Sony KD‑65AF9 arbore une réelle et grande classe, et s’avère un digne remplaçant du superbe modèle KD‑65A1. En effet, il reprend à son compte peu ou prou le même design, avec une dalle légèrement inclinée à 5°, ce qui nécessite, il faut le préciser, un meuble TV bas pour profiter d’une image dirigée vers le spectateur. Visuellement, l’impression donnée est celle d'une dalle de verre sans bord, ni pied apparent, directement posée sur le meuble TV. La qualité de fabrication est exemplaire avec un châssis entièrement en métal rigide et une dalle Oled placée entre deux plaques de verre assez épaisses et cerclées d'aluminium. Sony propose également plusieurs caches en PVC pour dissimuler la connectique et ranger les câbles.

 

 

À signaler, nous avons ressenti la même appréhension signalée lors de la manipulation du TV A1 lors de notre test. La faute à cette dalle entièrement en verre bien sûr. Nous conseillons donc de manœuvrer l’écran avec la plus grande précaution lors de son installation et, surtout, de ne pas le soulever en agrippant la dalle, mais le châssis. Pour revenir au pied de cet écran, il est donc pliable et se rabat contre la dalle en cas d'accroche murale. Le bout du pied, très lourd (car rempli de plomb) et qui sert de contrepoids lorsque le TV est posé sur un meuble, est amovible. Si on opte pour une accroche murale, il doit donc être retiré, rendant en cela la connectique facilement accessible, celle‑ci est entièrement dirigée vers le bas (cf. deuxième photo ci‑dessous). À savoir, ce téléviseur accuse 35,6 kg sur la balance, ce qui s’avère relativement lourd pour un prototype Oled. Toutefois, ce poids tombe à 27,2 kg si on retire le socle en vue d'une accroche murale.

 


On retrouve les connecteurs habituels : quatre entrées HDMI 2.0b (dont une compatible ARC) toutes compatibles 2 160p/60, Rec.2020, HDR10, HDR Dolby Vision, HDR HLG et certifiées HDCP 2.2, un double tuner DVB‑T2/DVB‑C/DVB‑S2 compatible HEVC et donc Ultra HD HDR HLG, une sortie optique, une sortie stéréo 2.0/casque/Subwoofer, deux ports USB 2.0, un port USB 3.0, un port CI+ et un port Ethernet. On remarque également une petite nouveauté avec des borniers enceintes qui permettent d'utiliser le système audio du TV comme voie centrale. C'est une belle surprise pour la rédaction d'AVCesar.com qui avait proposé cette option l'an dernier à Sony lors du test du KD‑65A1 (cliquez pour découvrir le banc d'essai du produit par la rédaction d'AVCesar.com).

 

 

Au chapitre de la connectivité, on note les fonctions[abc] Wi‑Fi[/abc], le Wi‑Fi Direct, GoogleCast et Bluetooth 4.1. Au passage, précisons qu'il est désormais possible de recevoir le bouquet Canal+ et toutes les chaînes de la TNT grâce à diverses applications (Molotov par exemple), donc sans décodeur externe. Autre précision, le TV dispose désormais d'un espace de stockage interne de 16 gigaoctets. Enfin, il est possible de diffuser l'audio du TV vers tout type d'appareils compatibles Bluetooth (enceinte active, casque, barre son ou amplificateur par exemple).

 

Nouvelles dalles Oled 2018 

Comme déjà précisé, le Sony KD‑65AF9 est donc équipé de la toute dernière version de dalle Oled fabriquée par LG Display en 2018. Les changements ne sont pas énormes, notamment en termes de colorimétrie puisqu'on retrouve exactement la même couverture du DCI‑P3 (environ 100%) et du Rec.2020 (environ 75%) et le même style de spectre de lumière. Il s'agit toujours du panneau Woled 10 bits, donc avec quatre sous‑pixels Blanc, Rouge, Vert, Bleu, mais de tailles différentes. LG a souvent modifié la taille de ces sous‑pixels et surtout le pitch (l'écart inter‑pixels) pour offrir une image la plus précise possible. Pour rappel, les premiers TV Oled souffraient d'un pitch tellement important qu'on pouvait voir la matrice à l'œil nu sur une dalle 55" même avec 3 m de recul ! Cela avait pour conséquence d'entraîner du « vignettage » assez visible et une image trop dure, avec une présence exagérée de bruit vidéo, un grain trop gros, de l'aliasing, etc. De plus, l'utilisation des divers filtres d'amélioration de l'image était encore plus délicate, voire déconseillée, puisque ‑forcément‑ en accentuant le contour d'une image un peu dure et bruitée, on ne fait que la durcir encore plus avec toutes sortes de défauts associés comme du Ringing Effect (double contour), de la postérisation, de la solarisation, du Banding, ou encore un fourmillement trop important avec les films HDR issus de pellicules argentiques.

 

Soyons clairs, en quatre ans, les progrès réalisés dans ce domaine sont énormes avec une importante réduction du pitch et ça, aucune mesure, ni aucune sonde ne peuvent le mettre en évidence. Mais force est de constater qu'après plusieurs tests de TV Oled équipés de ces nouvelles dalles 2018, nous avons pu apprécier une nette amélioration du piqué, de la finesse et de la précision de l'image. Bien sûr, cela a des répercussions dans de nombreux secteurs avec, par exemple, des post‑traitements vidéo forcément plus efficaces, que ce soit les nouveaux traitements internes en 12 bits, 14 bits ou 16 bits par couleur (que nous avons vu apparaître sur les nouvelles gammes de TV pour réduire la postérisation et donc offrir de meilleurs dégradés), ou les algorithmes de désentrelacement, ou encore de sensibles meilleurs résultats avec les filtres d'accentuation des contours et détails.

 

 

Enfin, nous pouvons aussi constater non seulement un pic lumineux plus élevé, mais aussi un système d'ABL (Auto Bright Limiter) moins agressif pour une image plus lumineuse et dynamique en toutes circonstances. Pour rappel, lors du test du LG C8 nous avons relevé un pic lumineux aux alentours des 950 nits, soit très proche de ce que propose la majorité des TV LCD LED (sauf exception comme le Samsung Q9 ou le Sony ZD9, évidemment).

Dernière précision, sur tous les TV Oled testés équipés de ces nouvelles dalles, certains affichaient un vignettage plus visible que les autres. De toute évidence, sur ce critère, la qualité de fabrication et d'assemblage joue. Et force est de constater que le Sony AF9 ne souffre d'aucun vignettage et propose une parfaite homogénéité. Cela se ressent surtout dans les scènes sombres (absolument superbes dans le cas présent, voire notre Verdict Technique).

 

En résumé, si sur le papier les Sony KD‑65A1 et Sony KD‑65AF9 semblent très proches, la différence liée à la dalle est tout sauf négligeable et peut peser fortement dans la balance. Il faut ajouter à cela l'intégration de la puce X1 Ultimate (voir plus bas) et de nombreuses autres petites améliorations. Reste à savoir si Sony a réussi à exploiter toutes les capacités offertes par ces nouveaux éléments. Notre réponse plus loin dans ce test (cf. Verdict Technique).

 

X‑Reality Pro 4K et 4K HDR X1 Ultimate au menu 

Le dernier‑né des TV Sony part donc avec de gros atouts, notamment avec la présence de la plus performante des puces X1 jamais développée. On retrouve cette association exceptionnelle de deux puissants traitements d’image, le X‑Reality Pro 4K et le 4K HDR X1 Ultimate. Sans doute, avec le P5 Philips la solution la plus performante à l'heure actuelle sur le marché en termes d'Upscaling Ultra HD et post‑traitement vidéo. Toutes les composantes d'une image sont en effet concernées et améliorées, quelle que soit la source (SD, HD ou UHD, SDR ou HDR).

 

 

Le premier est présent sur les TV Sony depuis plusieurs années et se charge du post‑traitement vidéo afin d'améliorer le désentrelacement et le piqué de l'image grâce à plusieurs filtres : Netteté (amélioration des contours), Résolution (amélioration des détails) plus trois réducteurs de bruit vidéo (Mpeg ou Mosquito). Le second est une évolution du X1 et prend en charge de nombreux paramètres dont l'Upscaling Ultra HD, grâce à l'utilisation d'un puissant algorithme Dual Data Base Processing qui compare l'image du signal entrant à diverses images UHD de référence stockées dans une base de données. Le X1 Ultimate, largement plus puissant que le X1, est capable de gérer plusieurs algorithmes en parallèle et en temps réel, le tout avec un Color Volume plus large. Il assiste également le processeur X‑Reality 4K dans le post‑traitement vidéo pour améliorer les performances du filtre Résolution. En effet, le X1 Ultimate intègre un nouveau mode Object‑Based Super Resolution qui permet de détecter plusieurs centaines d’objets différents qui composent l’image pour améliorer leurs détails. Cela permet de détacher ces objets de l'arrière‑plan pour apporter un niveau de relief et un effet 3D naturel vraiment impressionnant ! Ce type de traitement vidéo est d'autant plus efficace que les pixels sont fins.

 

Le Pixel Contrast Booster est également l’une des nouveautés proposées par le X1 Ultimate, et pas des moindres. Sony a développé son propre contrôleur de panneaux Oled afin de maximiser la palette de couleurs reproduites en cas de forte luminosité. L'image en est nettement améliorée, avec un niveau de détail et de texture très élevé. Enfin, l'algorithme Precision Colour Mapping permet, là aussi, d'offrir la meilleure colorimétrie possible en faisant un « remapping » du gamut (l’espace couleur) toujours selon les capacités de couverture colorimétrique de la dalle. Nous sommes donc en présence de deux processeurs qui réalisent un travail très important pour offrir la meilleure image possible, que la source soit SD, HD ou Ultra HD, en 24, 50 ou 60 images par seconde.

 

 

Le X1 Ultimate intègre évidemment les nombreux autres algorithmes déjà présents sur le X Extreme et d'une efficacité redoutable, comme le Super Bit Mapping 4K HDR. Ce dernier opère un traitement interne sur 14 bits des couleurs avant de repasser en 10 bits lors de l'affichage, avec pour conséquence de réduire considérablement l'effet de postérisation en améliorant les dégradés et la finesse du piqué. On retrouve également la technologie Object‑Based HDR Remaster qui permet d'ajuster la gamme dynamique de la source en s'adaptant aux capacités de l'écran, en fonction de son pic lumineux et de sa gestion de la courbe de transfert EOTF en charge de l’affichage dynamique de la luminance selon les zones de l'image (pour faire court, on peut aussi considérer cette courbe EOTF comme un réglage de gamma dynamique au sein d'une même image permettant d'afficher des zones lumineuses très différentes simultanément). Cela permet également d'optimiser l'affichage en fonction des paramètres HDR des disques Ultra HD Blu‑Ray (qu'ils soient encodés en HDR Dolby Vision ou HDR10, à 4 000 ou 1 000 nits). Le remapping de la gamme dynamique est l'un des atouts majeurs de ce processeur X1, d'autant plus qu'il autorise la modification du niveau de luminosité tout en conservant le calibrage colorimétrique.

 

 

Issu du X1 également, l'ACE (Advanced Contrast Enhancer) qui optimise la gestion dynamique des contrastes sans brûler les blancs ni boucher les noirs, en présence d’un signal SDR, avec une parfaite maîtrise de la courbe de luminance. Toujours présent également, le réglage nommé Luminosité Maximale qui réalise un remapping de la plage dynamique pour l'adapter à un pic lumineux plus élevé (au cas où l’utilisateur est adepte de changement du niveau de luminosité du TV en fonction de la nature de l’image). Cet algorithme effectue une sorte de conversion SDR/HDR et opère un travail de grande qualité en offrant une image bien plus lumineuse et dynamique sans griser ou boucher les noirs, ni brûler les blancs. Pour tout dire, son efficacité et son fonctionnement nous rappellent beaucoup ce que propose l'algorithme « Remaster. Plage Dynamique » disponible sur les TV Oled Panasonic dotés du processeur HCX.

 

Dalle 100 Hz native, Motionflow XR et réglages colorimétriques 

Le Sony KD‑65AF9 propose donc toute une batterie de réglages pour améliorer l'image. En plus de ceux cités plus haut, on retrouve la compensation de mouvement Motionflow XR proposé seulement en mode Expert ou Auto. Sony a en effet supprimé les modes Cinema, Fluide et Standard, probablement dans un souci de simplifier les réglages. Le mode Expert étant paramétrable, on pourrait penser qu'il se suffit à lui‑même pour remplacer ceux disparus, mais ce n'est pas le cas. Le mode Expert propose seulement trois niveaux de fluidité et deux niveaux de précision. Bien sûr, nous analysons tout ça dans le Verdict technique, dans la deuxième partie de notre test. Comme sur tous les TV Oled, aucun indice de fluidité n'est précisé et comme sur tous les TV Sony, la fréquence de rafraîchissement bascule automatiquement en fonction de la cadence de la source (en présence d'une source 24p , l’AF9 bascule en 96 Hz, en présence d'une source en 60 im/s, il bascule en 120 Hz et en 100 Hz avec une source 50 im/s). Cela permet d'éviter les conversions de type 3/2 Pull‑Down ou autres dérivés et donc de proposer une parfaite fluidité en toutes circonstances.

 

 

Précision : il est important de souligner que notre sonde relève un taux de rafraîchissement de plus de 571 Hz alors que la dalle est pourtant en 120 Hz natif ! Il n'y a qu'en présence des processeurs X1 (dès le premier du nom et même sur un TV LCD) qui nous avons observé ce phénomène très étonnant, probablement dû à un balayage interne qui simule un taux de rafraîchissement plus élevé et donc réduit le scintillement et améliore la fluidité des images en mouvement. En revanche, est‑ce que ce balayage ultrarapide n'aurait pas une incidence sur le pic lumineux de la dalle ? La question est posée...

 

Autre précision, pour améliorer le piqué de l'image en mouvement, le mode Expert simule un affichage BFI (Black Frame Insertion) sur deux niveaux (Mini/Maxi). L'insertion d'images noires réduit forcément la luminosité (en mode Expert la luminosité est à peu près divisée par deux avec un signal SDR et par quatre en HDR). Malheureusement, Sony n'a toujours pas intégré son procédé X‑Clarity Motion sur ses TV Oled (cf. notre test du Sony KD‑65XF9005).

 

 

Sinon, Sony propose quelques autres améliorations bienvenues. En effet, dorénavant, en plus de la Balance des Blancs 10P et de tous les réglages habituels (Couleurs, Niveau de noir, Luminosité, Teinte), on peut désormais choisir le gamut, Rec.709, DCI‑P3 ou Rec.2020. Et surtout, un CMS permettant de calibrer ces espaces couleur est enfin disponible. Bien que les réglages de colorimétrie restent encore moins complets que sur un TV Panasonic, les TV Sony sont tellement bien calibrés en sortie de carton qu'il est possible d'atteindre une justesse colorimétrique impressionnante (cf. Verdict Technique).

 

D'autre part, le Sony KD‑65AF9 dispose évidemment de la technologie TriLuminos pour « remastériser les couleurs » afin d'exploiter l'intégralité du gamut natif de la dalle sans saturer bêtement les couleurs, en étirant les coordonnées comme le font de nombreux TV. Cet algorithme est encore une fois l'un des plus efficaces surtout pour sa capacité à conserver des teintes naturelles y compris pour la carnation. Évidemment, ce « resmastering » Rec.709/Wide Gamut n'égale pas une source en Rec.2020 sur un TV bien calibré, mais permet d'améliorer la colorimétrie des contenus aux couleurs un peu fades. Cet algorithme est évidemment encore plus efficace quand il s'agit d'exploiter le gamut étendu des disques Blu‑Ray Remastered in 4K proposés par Sony Pictures.


Système audio impressionnant et original 

Le Sony KD‑65AF9 reprend le même système audio que celui proposé sur le A1, mais avec quelques améliorations très intéressantes puisque désormais on retrouve trois moteurs vibratoires au lieu de deux, et un mode Voie Centrale comme déjà précisé. Ce système audio est vraiment novateur, car les fréquences aiguës et hauts médiums sont directement reproduites par la dalle de verre via un système de vibrations, pour offrir une restitution sonore 3D plus immersive et plus spatiale. Oui, oui, vous avez bien lu. Sony a placé deux excitateurs par moteur, donc l’équivalent de six petits haut‑parleurs de 13 W chacun, collés derrière la dalle, maintenus par une barre épaisse en aluminium et associés à deux boomers de 10 W chacun. Le plus intéressant avec ce concept est non seulement le rendu sonore bluffant, mais la localisation des sons sur l'image et dans l'espace. Au sens littéral du terme… Par exemple, si une personne parle, le son de sa voix est émis à l'endroit de l'image où elle se trouve, mais en plus, grâce au troisième moteur, la voix sera localisable dans le sens de la profondeur. La restitution sonore est donc réellement 3D pour une spatialisation unique en son genre.

 

 

Les deux boomers sont accordés en bass‑reflex avec deux évents situés de part et d'autre du pied et dirigés vers l'arrière pour la prise en charge des fréquences graves et bas‑médiums. Au final, nous avons un rendu sonore puissant, riche, équilibré, très spatial, d'excellente qualité avec une large réponse en fréquences. Les graves sont bien présents et surtout les aigus sont d'une précision étonnante, comme souvent sur les appareils audio de Sony. Non seulement très original, mais aussi très efficace, c'est sans doute le meilleur rendu sonore proposé par un TV jusqu'alors, surtout en termes de spatialisation. Bien sûr, il est toujours possible d'ajouter un vrai caisson de graves grâce à une sortie audio « switchable » en sortie casque, stéréo 2.0 ou LFE avec un crossover à 80 hertz. Et comme précisé, il est désormais possible d'utiliser le TV comme voie centrale dans un système Home Cinéma multicanal et donc de conserver toutes les qualités de spatialisation de cette dernière. Une sorte de super voie centrale 3D ! Nous avons pu essayer cette configuration au sein d’un système Dolby Atmos 7.1.2, les résultats sont tout bonnement stupéfiants d'immersion, de précision et de réalisme avec une qualité de restitution des dialogues inédite !

 

 

 

Pour le reste de la section audio, Sony a conservé les mêmes réglages avec un EQ manuel, les modes Standard, Dialogue, Cinéma, Musique, Sports et Dolby Audio. On retrouve un amplificateur S‑Master Digital Amplifier Class D de 100 W RMS, le processeur DSEE (Digital Sound Enhancement Engine) et le mode ClearAudio+ qui améliore les bandes‑son compressées, ou encore l'algorithme S‑Force Front Surround. Évidemment, comme tous les TV Sony, le Sony KD‑65AF9 est compatible DTS et Dolby Digital Plus via HDMI ARC. En revanche, toujours pas de gestion des signaux DTS‑HD ou Dolby TrueHD.

 

 

OS Android TV 8.0 : toujours plus complet 

Comme toute la gamme TV 2018, le Sony KD‑65AF9 embarque un OS Android TV 8.0 Oreo avec une interface entièrement revue et corrigée, plus rapide, plus stable, entièrement personnalisable et surtout plus claire que lors des versions précédentes. La série Master de Sony qui regroupe le AF9 (Oled) et ZF9 (Full LED) embarque de nouveaux processeurs CPU et GPU plus puissants. On retrouve donc un SoC Mediatek MT5893 et un CPU Quad Core ARM Cortex‑A73 (1,5 GHz) pour booster l'utilisation des applications, des jeux et la réactivité de l'interface. Le GPU est un spécimen ARM Mali‑G71 Vulkan.

  

 

 

Il est important de préciser que Sony propose l'une des interfaces Android TV les plus stables et fonctionnelles que nous ayons testée. Il est honnête de préciser qu'à ses débuts, nous étions tous très dubitatifs concernant cette interface instable et surchargée, mais force est de constater qu'à force d'évolutions, de mises à jour, d'optimisations et grâce au suivi très sérieux du fabricant, elle s’avère à l'heure actuelle l’une des plus riches et intéressantes. Encore faut‑il prendre le temps de la découvrir et de l'adapter à sa propre utilisation. En effet, on peut quasiment tout faire ou presque avec cette interface dotée d’une offre de services et d'applications tellement vaste qu'elle permet de se passer de décodeur ADSL ou satellite, ou encore de lecteur multimédia. Elle peut même faire office de « petite » console de jeux avec le support des manettes dont celles de la PS4. On trouve même une application permettant de transformer son Android TV en boîtier de type Apple TV avec la gestion de l’AirPlay.

 

 

 

La gestion multimédia dépend surtout du logiciel utilisé comme Kodi, VLC ou Archos Media Player qui permettent de profiter d'un véritable jukebox très fun et rapide à configurer. Cerise sur le gâteau, la qualité de décodage associée au superbe traitement vidéo du X1 Ultimate offre des résultats vraiment exceptionnels. Certaines vidéos Ultra HD HDR lues via USB offrent une qualité d'image incroyable, qui n'a rien à envier à un bon lecteur Ultra HD Blu‑Ray. Et la quasi‑totalité de nos vidéos ou musiques de tests a été lue sans encombre, sans bug, le tout avec une parfaite fluidité.
En effet, Archos Media Player disponible en version gratuite ou payante est une alternative très intéressante à Kodi, qui a surtout l’avantage de proposer une configuration ultra‑simple et rapide, car entièrement automatisée. Quelques secondes suffisent pour renseigner le chemin d'accès de vos vidéos stockées sur disque dur Nas, via UPnP ou Samba, et le logiciel scanne toutes vos vidéos et leur associe les jaquettes, synopsis et « fanarts » adéquats, dans le but d’afficher un superbe système de jaquettes avec de nombreux filtres pour trier toutes vos vidéos par catégorie, genre, date, etc.

 

 

On dispose également de nombreuses offres VOD, Catch‑Up TV ou de possibilités d'abonnement à des chaînes cryptées sans avoir besoin de passer par un décodeur tiers. Citons par exemple Molotov qui regroupe de nombreuses chaînes gratuites et payantes, la possibilité d'abonnement ou encore une sorte d'EPG en temps réel pour faire le tri parmi des centaines de programmes disponibles en direct ou rediffusion. Netflix est disponible en Ultra HD/4K HDR10 et HDR Dolby Vision grâce au support HEVC et VP9 alors que YouTube l'est en HDR10. Précision, le Sony KD‑65AF9 propose le Netflix Calibrated Mode conçu pour profiter des productions originales Netflix et reproduire la qualité d'image d'un moniteur professionnel de studio. Évidemment, cela ne remplace pas le calibrage de l'écran lui‑même…

 

 

Au final, cette interface utilisateur est chaque année plus réussie et, si on s'en donne la peine, elle peut même révolutionner notre façon d'utiliser le téléviseur, regroupant des possibilités énormes et variées à travers moult applications et services. Par défaut, l'écran d’accueil Android TV met en avant des propositions de programmes télé ou VOD en rapport avec vos goûts, et affiche les applications choisies, comme l'accès à Netflix, YouTube, Google Play, ou autres services, jeux, etc. Cela dit, sachez que l'interface est entièrement personnalisable et les plus débrouillards pourront même la « programmer » sur mesure (via clé USB). De plus, le Sony KD‑65AF9 est compatible Google Assistant, il peut donc être contrôlé à la voix grâce à deux micros placés en façade sous l'écran, sans l'aide la télécommande ou d'une enceinte connectée Google. Mention spéciale pour les joueurs car, comme déjà spécifié, on peut connecter diverses manettes de jeux y compris celle de la PS3 ou PS4 (en filaire ou Bluetooth pour cette dernière). Dernière précision, la télécommande est strictement identique à celle des TV  Sony KD‑65AF8 (cliquez pour découvrir le test complet du produit par la rédaction d'AVCesar.com).

 

Concurrence

De nos jours, il existe donc de plus en plus de spécimens Oled disponibles en magasins, pour notre grand plaisir, et cela devrait contribuer à voir encore les prix baisser relativement rapidement. Le Sony KD‑65AF9 compte donc divers concurrents dont évidemment les TV Oled LG millésime 2018. On peut citer par exemple le LG 65G8V qui semble le modèle le plus à même de concurrencer le Sony KD‑65AF9 avec les compatibilités HDR Dolby Vision, HDR HLG et HDR10, un mode précalibré Technicolor (assez similaire au mode THX), la certification ISF (donc de nombreux outils pour réaliser un calibrage fin), un 3DLut ouvert à l'utilisateur associé à la fonction AutoCal de Calman et un pic lumineux annoncé proche des 950 nits. D'autre part, le 65G8V se démarque par une compatibilité Dolby Atmos via  ARC et une barre sonore de très bonne qualité signée.

 

Autre concurrent intéressant, le Panasonic TX‑65EZ1000 toujours au catalogue et qui se trouve désormais à des prix bien plus attractifs qu'à son lancement en 2017. Ce TV se démarque évidemment par le savoir‑faire de Panasonic au niveau de la colorimétrie et du respect des standards du cinéma avec un puissant processeur HCX², une certification THX 4K Display et ISF, et un traitement antireflet très performant.

 

On peut également citer le Philips 65OLED903, très prometteur également avec le génial et exclusif système Ambilight, un OS sous Android TV, et plusieurs nouveautés très intéressantes comme le traitement vidéo P5 Perfect Picture Engine (cliquez pour en savoir plus), le Micro Dimming Perfect, ou le dispositif Color Booster 17 bits pour un espace couleur étendu (99% DCI‑P3) qui devrait lui aussi, à l'instar du Super Bit Mapping de Sony, réduire considérablement les soucis de postérisation. C'est également un TV qui intègre une barre sonore Bowers & Wilkins d’une puissance de 50 watts.

Fiche technique
Type : OLED
Diagonale de l'image : 165 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Quad Core
HDR : HDR10, HDR HLG, HDR Dolby Vision
100 Hz : oui
Réception : télétexte, PAT, PIP, PAP, Infos+, EPG, TNT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), SAT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), Câble (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+)
Connectique : 4 entrées HDMI (v 2.0b, dont 2 arrières et 2 latérales), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio stéréo, 1 sortie audio numérique (optique), 1 sortie subwoofer, 1 port CI+, 2 ports USB Host (arrière et latéral) dont 1 USB 3, 1 port Ethernet, Wi‑Fi (ac)
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24)
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, DivX (Ultra HD), WMV (Ultra HD), Mpeg2 (Ultra HD), Mpeg4 (Ultra HD), MKV (Ultra HD), TS (Ultra HD), HEVC, VP9, Jpeg, UPnP (DLNA), Bluetooth APT-X, NFC, HBBTV, Podcast, Webradios, WebTV, accès Web
Usage : télécommande préprogrammée, capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
Réglage : Espace couleur (couleurs primaires + couleurs secondaires), balance des blancs paramétrable (10P), réglage de gamma (préréglage), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR, Mosquito NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvement : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Son : puissance (6 x 13 W), caisson (20 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC, DTS), ARC, processeur surround (S-Force Front Surround), traitement audio (Acoustic Surface Audio+), égaliseur, AVL, mode voie centrale
Consommation : 200 W (0,5 W en veille)
Dim. (L x H x P) : 1 449 x 835 x 86 mm
Poids : 35,6 kg
ph image
Verdict technique

Autant le dire tout de go, une fois encore Sony réussi à nous surprendre en développant ce nouveau X1 Ultimate (pensé pour la 8K on le répète encore) doté de performances vraiment très (très) impressionnantes ! Mais il nous paraissait difficile d'envisager une telle amélioration du traitement vidéo comparé au Sony A1 et son processeur X1 Extreme, tellement ce dernier était performant. Et pourtant… En dehors de cela, nous avions aussi à cœur de tester les nouvelles possibilités de calibrage offertes par le Sony et, surtout, de voir si le constructeur japonais avait réussi à améliorer les rares secteurs sur lesquels sa série TV A1 devait progresser aux vues des améliorations réalisées par la concurrence cette année.

 


Toutes nos impressions et réflexions sont donc à découvrir dans le verdict technique complet de ce TV, fruit d’une inspection sous toutes ses coutures lors de séances de calibrage multiples réalisées avec la participation de Cédric Louis, calibreur certifié ISF et THX Level II de son état présent dans notre laboratoire. Comme d’habitude, nous avons utilisé des appareils de mesure de haute précision comme un Colorimètre Klein K‑10A, un spectroradiomètre Jeti Specbosv1211, un générateur de mire UHD HDR10 et HDR Dolby Vision Murideo, le tout avec le logiciel Calman de Spectracal sous licence ISF et THX.

 

Présentation de la fonction AutoCAL

Si, à l’instar de LG, Sony propose la fonction AutoCal signée Calman, contrairement à la marque coréenne, le 3DLut n'est pas ouvert à l'utilisateur. Cela étant dit, lorsque l’on connaît le soin apporté par Sony au calibrage usine de ses TV, c’est un moindre. Pour faire court, sur l’intégralité des TV testés cette année, nous n'avons jamais vu une colorimétrie aussi belle en sortie de carton. Voilà qui facilite grandement la tâche des calibreurs. Et si l’on peut objecter que les outils de calibrage proposés ne sont pas aussi complets que sur un TV Panasonic, compte tenu de la justesse et de la linéarité des courbes en sortie d’usine, ils s'avèrent cependant largement suffisants.

 

La fonction AutoCal de Calman est surtout une fonction utile pour ceux qui ne veulent pas trop se fatiguer et calibrer leur TV en quelques minutes, car à l’heure d’écrire ces lignes, aucune solution automatisée ne remplace le savoir‑faire d'un professionnel de l'image. Malheureusement, il nous a été impossible de la tester, car Calman n'est toujours pas à jour pour gérer les TV Sony et SpectaCal ne nous a toujours pas envoyé de version Beta malgré nos relances. Toujours est‑il que le Sony AF9, lui, fonctionne parfaitement et que le calibrage manuel reste de toute façon la meilleure solution pour obtenir le meilleur résultat possible, même si cela nécessite évidemment plus de travail.

 

 

Précisons aussi que l'AutoCal nécessite l'achat du logiciel Calman et de posséder des sondes compatibles. Bref, si cette fonction a le mérite d'exister, pour nous l’essentiel est finalement ailleurs, c'est‑à‑dire dans le fait que Sony propose cette année, enfin, un vrai CMS (Color Management System) pour ajuster finement les gamuts.

 

Colorimétrie de rêve 

Comme à notre habitude, après avoir procédé à l’étalonnage de notre matériel sur le spectre de lumière du TV (procédure indispensable pour chaque banc d’essai, on le répète), nous avons donc vérifié les mesures originelles du TV avant de procéder à son calibrage en règle. Une nouvelle fois, on doit s'incliner devant la qualité intrinsèque du téléviseur au déballage et, surtout, devant une telle constante de la part de la marque nippone. Téléviseur après téléviseur, depuis l'intégration du processeur X1, la colorimétrie proposée à l’allumage d’un écran Sony est exemplaire. Voilà bien un secteur sur lequel Sony se démarque largement de ses concurrents.

 

Il faut préciser que le Sony KD‑65AF9 embarque un 3DLut interne (table de conversion couleur) qui, à notre avis, permet au constructeur japonais de précalibrer chaque écran en usine. C'est clairement sur ce genre de critères que l'on peut juger le niveau d'expérience et de professionnalisme de chaque fabricant. En effet, proposer une telle régularité et justesse colorimétrique, cela nécessite de grandes connaissances en la matière, mais aussi de la qualité et de la rigueur à tous les niveaux de la chaîne de fabrication.

 

 

Pour rappel, la donnée Delta E représente le niveau d'erreur par rapport aux valeurs recherchées et on considère qu’en dessous de la valeur 3, les erreurs colorimétriques ne sont pas visibles. Les mesures de précalibrage en mode Cinema affichent une Balance des Blancs déjà très juste avec un Delta E moyen relevé à 1,34 (avec des écarts maximums de 2,69) et une température de couleur de 6 461 °K (cf. capture ci‑dessus). C’est réellement remarquable. Il est évident que pour n’importe quel utilisateur, le fait de pouvoir profiter dans les meilleures conditions, ou presque, de son TV sans être obligé de le faire calibrer est un énorme avantage. Chez Sony, le calibrage est une option pour celui qui recherche la perfection, pas une obligation.

 

 

C'est par contre plus perfectible du côté du gamut Rec.709, mais là encore, rien de bien important avec un Delta E moyen de 3,13 (cf. capture ci‑dessus). Le souci concerne surtout certains paliers qui affichent des écarts plus conséquents avec un Delta E qui monte jusqu'à 8,16, notamment sur les teintes bleues et magenta. Comme pour les modèles des millésimes précédentes, le simple fait d'ajuster la Balance de blancs va aussi corriger le gamut, à la seule différence que cette année il est possible d'ajuster plus précisément l'espace couleur grâce à la présence d’un CMS.

 

 

Concernant le spectre sur lequel nous devons obligatoirement étalonner notre sonde pour réaliser un calibrage correct, on retrouve le même graphique que sur le LG C8 récemment testé dans nos colonnes, le TV étant équipé de la même génération de dalle Oled. Cela dit, alors que tous les TV Oled 2018 du marché (ou presque) intègrent une dalle en provenance du même fournisseur (LG Display), ce relevé n'est pas systématique. Comme nous avons pu le vérifier lors du banc d'essai du TX‑55FZ800 (cliquez pour découvrir le test complet du téléviseur par la rédaction d’AVCesar.com), Panasonic est parvenu à améliorer sensiblement le spectre de ces dalles.

 

Pour revenir au TV Sony AF9, contrairement aux modèles Oled professionnels de la marque utilisés en post‑production, à base de panneaux Oled RVB, les dalles Woled de LG Display utilisent des diodes Oled blanches avec un spectre de lumière plutôt froid, qui tire sur le bleu (cf. capture ci‑dessus), avec un rouge particulièrement en retrait (à l’opposé d’un TV Plasma par exemple, qui affiche une dominante rouge et donc un spectre de lumière plus chaleureux). Il n'est donc pas étonnant de constater que la colorimétrie de tous les TV Oled commercialisés à ce jour est très proche des TV LED dont la très grande majorité utilise des diodes blanches.

 

 

D'autre part, les mesures TLCI (Television Lighting Consistency Index) qui définissent la qualité intrinsèque de ces nouvelles dalles (la capacité des diodes à reproduire une colorimétrie la plus proche possible de celle perçue par l'œil humain), donnent des résultats standards. Avec une valeur moyenne de 31/100 (cf. capture ci‑dessus), c'est un poil meilleur que l'an dernier. Les TV Sony AF8 ou LG affichent un score de 28/100. Seul Panasonic se démarque ici avec un TLCI de 48/100. Jusqu'ici, le record appartient au Sony ZF9 dont le test sera publié prochainement dans nos colonnes avec une valeur moyenne de 55/10 ! À noter, certains vidéoprojecteurs réalisent d'excellents scores dans ce domaine…

 

Calibrage pour les plus exigeants

Évidemment, si le Delta E moyen de 1,34 semble largement suffisant, ce n'est pas le cas de chaque palier lorsqu'on regarde les mesures en détail. Un utilisateur averti et exigeant est en recherche constante de la perfection et cherche aussi à ajuster les courbes pour qu'elles soient les plus linéaires possible. Et nous aussi !

 

Pour réaliser un bon calibrage, il faut forcément un menu proposant l’accès à de nombreux paramètres. De ce côté‑là, on retrouve les mêmes types de réglages vidéo que sur les précédents TV Sony. Cependant, les modes Image sont moins nombreux. Après échange avec la marque, Sony souhaite en effet simplifier la prise en main avec moins de réglages, plus efficaces. On trouve donc les choix Intense, Standard, Cinema, Expert et Jeu plus les habituels réglages de Luminosité, Contraste, Niveau de noir, Gamma, Amélioration Avancée des Contrastes (ACE) et donc, ce fameux nouveau mode Luminosité maximale déjà évoqué.

 

Pour ce dernier, le but est surtout de permettre d'augmenter la luminosité et la dynamique de l'image sans dérégler le calibrage. Le calibrage se fera donc en le désactivant. Mais sa présence s’est avérée très utile dans une configuration précise : lors de l’activation du capteur de luminosité ambiante et en présence d’un signal SDR. Dans ce cas, il adapte la courbe de luminance dû à l'éclairage ambiant (nous le trouvons même plus judicieux que les modes Jour et Nuit).

 

 

Pour revenir aux réglages avancés, on trouve également une Balance des Blancs 2P et 10P très précise au niveau des incrémentations (à condition d'avoir ajusté le contraste comme il faut) pour éviter les petites dérives dans les blancs (Clipping), et donc ce fameux CMS avec la possibilité de paramétrer les couleurs primaires et secondaires. Nous l'avons suffisamment répété, sur les TV Sony le pré‑calibrage est tellement juste qu'il suffit de calibrer l'échelle de gris pour que le gamut s'ajuste parfaitement (grâce au processeur X1), mais avec ce CMS on peut descendre le Delta E moyen sous la barre des 0,5 et donc profiter d'une colorimétrie de rêve.

 

L'autre qualité indéniable et constante sur tous les TV Sony, c'est une courbe de gamma parfaitement linéaire qui facilite grandement le calibrage, puisque quelques petites retouches suffisent pour aligner les trois courbes RVB sur leur axe. Cette linéarité permet également une parfaite lisibilité dans les noirs et dans les blancs en SDR, comme en HDR.

 

 

En effet, après calibrage en SDR, nous relevons une Balance des Blancs qui affiche des écarts Delta E maximum de 0,96 pour un Delta E moyen de 0,31 (cf. photo ci‑dessus), ce qui est tout bonnement insignifiant, donc proche de la perfection. La courbe de gamma parfaitement linéaire est mesurée à 2,3 pour une température de couleur relevée à 6 498 °K (cf. capture ci‑dessus), mais il faut signaler que sur ce point chacun peut ajuster le gamma proche d'une valeur de 2,2 (salle éclairée) ou 2,4 (salle obscure). Quant à l'espace couleur, il s'ajuste avec une telle précision qu'aucune correction n'est nécessaire avec un Delta E moyen relevé à 1,73 en Rec.709.

 

Cela dit, pour les personnes très exigeantes, on peut encore améliorer ce résultat et descendre là aussi le Delta E du gamut en dessous de la valeur 0,5 ! Nous avons juste relevé une petite dérive bleue difficile à corriger, qui est sans doute due à la difficulté connue que présentent les dalles Woled pour afficher du rouge, mais rien de bien gênant. Cela fait partie des secteurs sur lesquels l'Oled doit s'améliorer dans l'avenir.

 

Calibrage HDR tout aussi parfait qu'en SDR

 

 

Sans surprise, comme les années précédentes, nous remarquons que le TV en Rec.709 agit également sur le calibrage en Rec.2020 (cf. capture ci‑dessus). Seule la Balance des Blancs nécessite quelques retouches pour atteindre là aussi d'excellents résultats avec un Delta E inférieur à 0,3 et des écarts maximum qui ne dépasse pas 0,7 (cf. capture ci‑dessous).

 

Au final, il suffit de quelques minutes pour obtenir un TV parfaitement calibré aussi bien en HD qu'en UHD, en SDR qu'en HDR, en HDR10 ou même HDR Dolby Vision. Inutile de préciser que ce dernier est donc parfaitement géré et offre de superbes résultats. Signalons également que le Pixel Contrast Booster permet de simuler des métadonnées dynamiques ce qui améliore considérablement la lisibilité dans les noirs et les blancs même avec un signal HDR sans métadonnée dynamique.

 

 

Pour le reste, nous retrouvons les limitations connues de la technologie Oled, soit un Color Volume et un gamut Rec.2020 encore trop justes comparé aux meilleurs spécimens équipés de Quantum Dots comme le Samsung Q9 récemment testé par la rédaction d'AVCesar.com. Cela étant dit, sur le chapitre colorimétrique, Sony a tout de même réussi à exploiter toutes les capacités intrinsèques de cette dalle Oled en affichant un Rec.2020 à 75% et un DCI‑P3 à 99% après calibrage. Quant au Color Volume, lors du test du QLED Samsung QE65Q9FN (cliquez pour découvrir le banc d’essai complet du produit par la rédaction d’AVCesar.com), nous avons pu vérifier que ce dernier était capable d'afficher des couleurs saturées à 100% avec le gamut DCI‑P3 même à très forte luminosité (1 000 nits), ce qui n'est pas le cas de l’AF9 dont la valeur Color Volume en DCI‑P3 n'excède pas 67%.

 

Rendu HDR plus performant que sur le Sony AF8 

Nous l’évoquions en introduction de ce test, les nouvelles dalles Oled 2018 offrent un potentiel lumineux relativement proche de 1 000 nits. Nous l'avons vu lors du test du LG C8, la firme coréenne a parfaitement exploité ce potentiel avec un pic mesuré à 900 nits sur une mire HDR10 de 10%. Surprise, le Sony AF9 affiche un pic lumineux à peu près équivalent à celui du A1, voire un poil inférieur dans les mêmes conditions (632 nits après calibrage pour être précis). Pourtant, visuellement nous étions persuadés que la luminosité était équivalente à celle du LG C8 !

 

Encore une fois, il faut relativiser avec les mesures, car ici nous pouvons constater, ô combien, la gestion de la luminosité de chaque zone de l'image s’avère aussi importante (sinon plus) que le pic lumineux mesuré sur une mire HDR de 10% ! Si effectivement le pic lumineux manque un peu de puissance au niveau des effets lumineux, la luminosité intra‑image en HDR reste tout bonnement saisissante. Et e Sony AF9 offre un rendu HDR10 ou HDR Dolby Vision tout simplement bluffant. L'image est très dynamique, lumineuse, parfaitement lisible dans les scènes sombres comme lumineuses et affiche une homogénéité parfaite !

 

En disposant dans notre laboratoire plusieurs TV Oled côte à côte, on peut rapidement se rendre compte que l’AF9 délivre une image hyper‑dynamique, très précise et dotée d’une texture très riche. C'est véritablement du grand art et de loin la plus belle image HDR10 ou HDR Dolby Vision que nous avons pu voir jusqu'ici. Il manque juste un peu de puissance sur certains effets lumineux pour atteindre la perfection…

 

 

Au final, visuellement, le Sony KD‑65AF9 dépasse largement le rendu HDR du A1 ou du AF8, et même celui du TV LG C8 pourtant capable d’un pic lumineux plus élevé. Et en plus, ou surtout, il propose des scènes sombres magnifiques. Signal HDR ou SDR, nous avons clairement redécouvert certains films, surtout lors des passages dans l'espace dans The Passenger, Interstellar, Blade Runner 2049 ou Star Wars. Alors que ce secteur était clairement en retrait sur les TV Sony A1 et AF8 comparé à la concurrence, l’AF9 devient une référence en termes de lisibilité dans les noirs et qualité du rendu HDR !

  

 

La courbe de transfert EOTF est en effet parfaite, progressive, bien équilibrée et d'une régularité absolue. Elle affiche son pic maximum à 75% de l'échelle de gris là où de nombreux TV LED culminent à 65% (voire 55% sur certains spécimens). Le rendu de l'image HDR dans son ensemble est donc magnifique, dynamique, lumineux et surtout très réaliste, que ce soit lors des scènes de nuit comme de jour. Il faut ajouter à cela une colorimétrie parfaite, équilibrée, naturelle et surtout un traitement vidéo tout simplement exceptionnel d'autant plus sur ces nouvelles dalles Oled qui permettent d'aller encore plus loin. L'image crève l'écran par sa précision, sa finesse, son relief et sa profondeur de champ, ça fourmille de détails avec l'absence totale d'effet de postérisation, sans le moindre bruit Mpeg, fourmillement ou artefact !

 

On retrouve évidemment la fonction Amélioration des dégradés pour éliminer la postérisation, contre une légère perte de précision, mais cette dernière est vite compensée par le filtre Résolution. Ce filtre peut être réglé assez haut sans entraîner le moindre double contour (Ringing Effect). Nous conseillons tout de même de mettre cette amélioration des dégradés au niveau le plus faible, car sur Moyen ou Haut l'image perd grandement son relief avec un lissage trop appuyé.

 

Intégration du MotionFlow XR perfectible... 

Le procédé Motionflow XR est l’une des compensations de mouvement la plus performante du marché, surtout pour sa fluidité typée « cinéma », mais pour ceux qui aiment l'effet « ultra‑fluide», elle reste en dessous des capacités de celle signé Philips avec le P5. Comme précisé en introduction, la fréquence de rafraîchissement bascule en fonction de la cadence de la source (attention, malgré cette adaptation de la fréquence, la technologie VRR n'est pas supportée ici). Jusqu'ici, le seul petit défaut des TV Sony venait d'un léger manque de précision dans les mouvements, mais là encore, le processeur X1 Ultimate a apporté une nette amélioration de la précision des images en mouvement, d'autant plus visible avec la technologie Oled qui affiche un temps de réponse quasi instantané. Plus impressionnant, le mode Motionflow Expert est capable d'annuler tout effet de scintillement tout en conservant une grande précision des images en mouvement.

  

Pourtant, nous avons été surpris de constater que Sony avait revu un peu son procédé Motionflow en réduisant le nombre de modes. Dorénavant, terminé les modes Fluide, Standard ou Cinema. On retrouve uniquement un mode Auto et ce fameux mode Expert, plutôt efficient en toutes circonstances. Mais nous ne sommes pas vraiment convaincus par le mode Auto qui a tendance à en faire trop et qui engendre des artefacts de mouvement. On regrette donc la disparition des modes Cinema et Standard, même si le mode Expert permet d'obtenir une fluidité assez polyvalente pour la TNT 1 080i/50 et les films en 1 080p/24.

 

 

Pour expliciter un peu plus ce mode Expert, sachez qu’il dispose de deux paramètres ajustables pour améliorer la précision ou réduire le scintillement. Le paramètre Clarté (cf. photo ci‑dessus) est une sorte de procédé BFI (insertion d'une image noire entre chaque image vidéo) pour éliminer la rémanence et augmenter encore plus cette précision. Évidemment, comme déjà indiqué plus haut dans ce banc d’essai, ce procédé induit une importante perte de luminosité et un léger effet de scintillement, mais fort heureusement il peut être désactivé (en sélectionnant la valeur 0). Le second paramètre se nomme Fluidité. Au final, avec seulement trois paliers possibles (0, 1, 2) pour ces réglages, difficile de contenter tout le monde, ceux qui aiment l’extrême fluidité et ceux qui préfèrent le rendu cinéma. Nous avons finalement opté pour les valeurs +2 en fluidité et +1 en précision. Bref, à notre humble avis, il manque de choix…

 

Enfin, concernant l'Input Lag, les mesures donnent 28 ms en 1 080p/60 comme en Ultra HD et 20 ms en 1 080p/120, pour un temps de réponse de la dalle de 0,25 milliseconde. C'est en net progrès, et largement suffisant pour profiter pleinement des jeux les plus rapides, même si Samsung approche les 20 ms avec ses TV QLED. Sony se positionne ainsi dans le haut du classement sur ce critère.


Traitement vidéo ultime 

Comme déjà précisé, Sony a donc réussi l'exploit d'améliorer un traitement vidéo qui était déjà l'un des plus performants du marché. Le géant japonais n'a en effet eut de cesse d'améliorer cet aspect de ses TV UHD au fil des années.

 

 

Après avoir détaillé les fonctionnalités du traitement vidéo X1 Ultimate lors du premier chapitre de ce test, il est temps d’évoquer ses capacités. Premier constat, il s’avère si puissant qu'il est totalement inutile d'utiliser le traitement d'un éventuel lecteur Blu‑Ray, ou scaler externe, que se soit pour l'Upscaling ou l'amélioration de l'image. Le Sony KD‑65AF9 se suffit en effet totalement à lui‑même. Un lecteur Blu‑Ray pied de gamme suffit pour profiter d'une image absolument magnifique. 

 

La principale amélioration se situe au niveau de la puissance de calcul qui autorise l’analyse de chaque élément de l'image pour renforcer les détails et contours. Cela permet d’offrir une sensation 3D naturelle absolument bluffante. L’autre nouveauté concerne le remapping de la plage dynamique, calculée non seulement image par image, mais aussi zone par zone, dans le but d'offrir une parfaite lisibilité des scènes sombres et lumineuses, d'améliorer la dynamique de l'image et donc la luminosité intra‑image. On l’a déjà vu dans le paragraphe dédié au rendu HDR, ça fonctionne merveilleusement bien. Au final, on le répète, les ressentis visuels contredisent totalement les mesures qui donnent un pic lumineux d'environ 700 nits alors que l'image HDR semble être l'une des plus lumineuses constatée jusqu'ici. Il faut rajouter à cela une carnation parfaitement naturelle et une colorimétrie exceptionnelle !

 

Nous pesons vraiment nos mots en disant que chaque Blu‑Ray regardé sur ce Sony KD‑65AF9 est une véritable redécouverte du film. Et c'est ce que nous aimons dans notre métier, tomber sur ce type de TV qui donne envie de ressortir toute sa collection de films. Croyez‑nous, c'est un gage de qualité qui remplace toutes les mesures du monde  !

 

 

Petite astuce à connaître au passage : lorsqu'on sélectionne la sortie 2 160p sur un lecteur Ultra HD Blu‑Ray, ce dernier fait lui‑même l'Upscaling UHD des Blu‑Ray 1 080p, en plus d'opérer un Upsampling 12 bits en 4:4:4 du signal. Mais certains lecteurs comme Oppo, Sony ou Cambridge proposent une « Sortie Directe » qui permet de confier l'intégralité du post‑traitement et Upscaling au TV, quelle que soit la source. Au regard des performances du post‑traitement vidéo proposé sur les TV Sony, il est judicieux d'opter pour celle‑ci, d'autant plus que les fonctions Mastered in 4K ou Dual Data Base sont uniquement disponibles avec un signal 1 080p/24. Le TV pourra donc également traiter les Blu‑Ray en convertissant l'intégralité du signal 4:2:0 et 8 bits par couleur en 4:4:4 et 14 bits par couleur.

 

Pour conclure… 

Pour être totalement honnête, lorsque nous avons découvert les spécifications du Sony AF9, ce TV semblait vraiment être une « simple » amélioration des modèles A1, à classer donc au chapitre du renouvellement de gamme, plus qu’à celui des réelles nouveautés. À notre grande surprise, le X1 Ultimate s'est montré bien plus puissant que nous le pensions ! Il n'y a aucun doute là dessus, le Sony KD‑65AF9 fait mieux à tous les niveaux que le A1, déjà très performant. Quelle claque visuelle ! Sony a réussi à améliorer quasiment chaque secteur, chaque critère de l'image et nous avons pris beaucoup de plaisir à tester cet écran. Le constructeur japonais prouve encore une fois toute son expertise et savoir‑faire en la matière, en valorisant sensiblement la technologie Oled pour se réinventer.

 

Bien sûr, on peut citer quelques points encore perfectibles, comme le pic lumineux qui mériterait d'être plus élevé, surtout au regard du potentiel de la dalles qui peut monter jusqu'à 1 000 nits, LG l’a prouvé. Mais, d'un autre côté, si cela doit se faire au détriment de la colorimétrie et de la courbe de luminance, pas sûr que ce soit le plus important. De toute évidence, Sony a privilégié la lisibilité dans le noir, l'homogénéité, une courbe de luminance parfaite et une colorimétrie absolument splendide quitte à perdre un peu au niveau du pic lumineux intra‑image. Quand on voit les résultats visuels, en mettant un peu les mesures de côté, on ne peut qu'approuver ce choix, d'autant plus que le procédé Tone Mapping réalise des merveilles en simulant des métadonnées dynamiques grâce à une analyse du signal image par image et zone par zone, pour un rendu lumineux, dynamique, nuancé, équilibré et réellement de toute beauté ! Les nouvelles dalles Oled 2018 LG Display permettent ‑entre autres‑ aux algorithmes de post‑traitement vidéo de proposer de meilleurs résultats grâce à une image plus précise, moins bruitée et moins « postérisée ».

 

 

On peut également parler de l'amélioration du système audio qui apporte une meilleure spatialisation grâce à trois moteurs et six petits vibreurs ou encore la possibilité d'utiliser le TV en mode Voie centrale pour profiter de ce système audio révolutionnaire dans un système Home Cinéma multicanal, voire en configuration Dolby Atmos pour une spatialisation inédite. Le seul reproche que nous avons à formuler vient du Motionflow XR qui propose moins de réglages et qui a perdu en efficience avec la TNT. Le mode Auto ne nous a pas convaincus. Fort heureusement le mode Expert garde toute son efficacité, mais il ne conviendra peut‑être pas à tous les goûts. C’est pourquoi nous appelons de nos vœux une mise à jour Firmware qui rétablit les réglages présents sur les modèles 2017…

 

Enfin, le Sony KD‑65AF9 s'appuie aussi sur l’OS Android TV 8.0 et son énorme éventail de possibilités, offertes par l'interface la plus riche du moment : lecture multimédia, jukebox, VOD, Catch‑Up TV, IPTV, applications en tout genre, jeux ou possibilités d'interaction entre les différents appareils de la maison. Signalons également des processeurs (CPU et GPU) plus puissants pour exploiter l'interface Android TV. Au final, il est donc évident qu’en premier lieu le Sony KD‑65AF9 représente un excellent rapport qualité‑prix, logiquement supérieur à celui offert par le Sony KD‑65AF8. Ensuite, nul doute qu’à l’heure d’écrire ces lignes, le Sony KD‑65AF9 délivre la meilleure image Oled jamais proposée. Époustouflant !

+ Les points forts
»  
Qualité de fabrication et design dignes d'une série Master
»  
Motionflow XR en mode Expert
»  
Nouveau CMS et fonction AutoCal
»  
Colorimétrie digne des meilleurs TV en SDR comme HDR
»  
Parfaite lisibilité dans le voisinage du noir !
»  
Interface Android TV parfaitement intégrée et plus puissante
»  
Expérience Ultra HD HDR de rêve en HDR10 et HDR Dolby Vision
»  
Upscaling et post‑traitements vidéo de référence
»  
Système audio novateur et très immersif
- Les points faibles
»  
Pic lumineux perfectible (632 nits)
»  
Pas de X‑Clarity Motion
»  
Motionflow XR en mode Auto perfectible
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