par Jacques Guiot
le 24 septembre 2018

Panasonic TX-55FZ800

A
note
8
10
label
prix
2 290 €
les plus
  • Modèle de justesse colorimétrique
  • Outils de calibrage digne d'un moniteur pro
  • Traitement vidéo naturel et fidèle à la source
  • Convertisseur SDR/HDR exceptionnel
  • Rendu HDR de toute beauté
  • Gestion réseau et multimédia très abouti
  • Compensation de mouvement en net progrès
  • Parfaite lisibilité dans les noirs
  • TV Oled référence certifié ISF et THX
  • Rapport qualité/prix imbattable !
les moins
  • Pas de HDR Dolby Vision
  • Pic lumineux perfectible
présentation

Sans surprise, Panasonic est rapidement devenu l'un des acteurs majeurs de la technologie Oled grâce à son expertise dans de nombreux domaines vastes et variés tels que la colorimétrie et le calibrage professionnel, l’expérience de la technologie plasma ou encore le développement de composants tels le SoC ultra‑puissant Studio Colour HCX qui équipe ses derniers spécimens TV et lecteurs Ultra HD Blu‑Ray. Aujourd'hui, nous allons nous intéresser à l’un des derniers‑nés de la division TV du groupe japonais, l’écran Oled Panasonic TX‑55FZ800. Pour faire court, ce dernier offre tout l’équipement de ses grands frères Panasonic FZ950 mais à un prix indicatif plus accessible. Ainsi, on retrouve une certification THX 4K Display, des technologies d'optimisation de l'image comme Absolute Black, les compatibilités HDR10+ et HDR HLG (Panasonic faisant l'impasse sur le HDR Dolby Vision pour le moment), ou encore tous les outils nécessaires pour réaliser un calibrage ISF ultra‑précis.


Et en plus d'une promesse d'image de grande qualité, notamment pour profiter pleinement des contenus Ultra HD HDR, le Panasonic TX‑55FZ800 dispose d'une interface Smart TV très attractive avec de nombreuses applications et offres VOD au sein d'une interface OS Firefox, le tout animé par un processeur Quad Core. Nous vous proposons donc, pour commencer, une revue de détail du produit avant de découvrir notre verdict technique, et juger, si toutes les promesses avancées par la marque nippone sont bien au rendez‑vous.

 

Présentation du Panasonic TX-55FZ800 

Évidemment, proposé un prix sensiblement plus attractif que le Panasonic TX‑55FZ950 tout en conservant une image de haute qualité, le Panasonic TX‑55FZ800 doit forcément faire quelques sacrifices. Le design est donc assez classique et, si la finition est toujours aussi soignée, on est assez loin de l'exceptionnelle qualité de fabrication des spécimens FZ950. Ici, par exemple, le châssis est plus léger avec un coffre arrière essentiellement en PVC (cf. photo de l'arrière du TV, plus bas). Cependant, on perçoit tout de même un ensemble très abouti autour d'un châssis robuste, ce qui explique le poids de 27,5 kg pour un spécimen 55", gage de solidité et de pérennité. Certes, le pied embarque une plaque pour stabiliser le téléviseur, mais la dalle du TV, associe à une plaque de verre, pèse aussi son poids malgré une épaisseur d'à peine 4 mm, sur le haut (22 kg sans le pied). Sinon, le design est sobre avec une finition noire mate. Comme sur la majeure partie des TV Oled du marché, l'électronique se trouve dans le coffre fixé à l'arrière en bas de la dalle. Celui‑ci accueille également le système audio et la ventilation, d'où une certaine épaisseur. Panasonic n'a pas fait le choix de déporter l'électronique comme LG avec ses modèles W8, afin de laisser le choix au consommateur entre fixation murale ou meuble TV.

 


Concernant la dalle en verre, le FZ800 bénéficie des gros progrès réalisés par tous les fabricants en termes de traitement antireflet avec un filtre d'une efficacité redoutable. S’il était en effet difficile de profiter du cachet des dalles verre sans souffrir des reflets, c’est donc aujourd’hui de l'histoire ancienne. Même une lumière placée dans l'axe ne se reflète presque pas ! Autre amélioration très appréciable, la disparition de la teinte magenta assez récurrente sur les anciens TV Oled et qui entraînait des dérives colorimétriques. Évidemment, on retrouve les avantages de la technologie Oled avec une parfaite homogénéité et répartition de la lumière, aucune fuite lumineuse, et un angle de vision quasi‑parfait jusqu’à 180 degrés au niveau du contraste. On n'observe juste une légère dérive au niveau des couleurs (comme sur tous les TV Oled) mais rien de bien gênant (surtout, on le répète, que cette dérive est moins prononcée qu'auparavant probablement grâce au retrait du filtre magenta).


Autre petit défaut constaté, un léger vignetage très peu visible lorsqu’un fond uni assez sombre est affiché. Le marquage pour sa part n'est pas un problème, puisque même si, de temps en temps, on peut constater un petit phénomène de « Burning », notamment avec des logos fantômes de chaînes TV, ce souci est vite corrigé lors du nettoyage automatique de la dalle qui est réalisé à chaque extinction du TV. Et si vous constatez que le bruit a tendance à remonter un peu plus que d'habitude ou que le marquage a du mal à s'effacer, il existe une procédure, comme sur tous les TV Oled, d’une durée environ trente minutes, pendant laquelle la dalle subit un nettoyage plus profond. Au final, l'image sera entièrement lissée de toutes ses imperfections, perdra légèrement son piqué, mais retrouvera toute sa qualité et sa précision au bout de deux jours.

 

 

Précision, le TV est livré avec une seule télécommande assez classique, sans touche rétroéclairée. On est assez loin des deux superbes télécommandes fournies avec le EZ950 testé l'an dernier. Cela dit, l'essentiel est là, très ergonomique, pour paramétrer et calibrer le TV via quelques touches. De même, sont présents des « raccourcis » pour accéder à Netflix, Internet Apps (portail d’application des Smart TV Panasonic, cf. photo ci‑dessus), aux réglages avancés et aux programmes TV interactifs (EPG).

 

Concentré de technologie et d'outils de calibrage ! 

Si le design est assez classique et sobre, le Panasonic TX‑55FZ800 regroupe quasiment tout ce qui se fait de mieux chez Panasonic, voire sur le marché de l'Oled ! Et, à la vue de la fiche technique et de nos longues heures de vie avec cet écran, nous sommes tout disposés à le croire. Celui‑ci s’avère, en effet, un concentré de technologies qui se démarquent de la concurrence sur deux secteurs en particulier, un système de calibrage certifié ISF et THX, en plus d’une exceptionnelle lisibilité dans le noir. Panasonic reprend ici son fameux processeur HCX, et même si ce n'est pas la version le plus huppée (HCX2) présente sur le EZ1000 et le EZ950 qui nous avait impressionnés lors du test de ce dernier, il offre les mêmes algorithmes de traitement vidéo pour un résultat vraiment tout proche. Avec la déclinaison Studio HCX, le Panasonic FZ800 propose des résultats de très haute volée en matière de gestion HDR et de l'espace couleur Rec.2020, puisant la force de son traitement vidéo dans son immense expertise acquise via le Panasonic Hollywood Laboratory pour afficher des images conformes à la vision des réalisateurs.

 

 

Le FZ800 intègre bien sûr une table de couleurs (3DLUT pour Look‑Up Table), avec 8 000 points de mesure, le tout associé à un inédit algorithme de compensation colorimétrique pour un résultat à l'écran carrément bluffant. Ce processeur HCX avait déjà fait de gros progrès en terme d'Upscaling et de remasterisation de l'échelle des gris pour simuler un rendu HDR à partir de n'importe quel contenu avec des résultats magnifiques et surtout très naturels. Cette année, Panasonic ajoute la prise en charge des métadonnées dynamique pour gérer le nouveau format HDR10+. Ce dernier permettra une bien meilleure gestion de la dynamique de l'image, une meilleure lisibilité dans les scènes sombres et surtout une colorimétrie plus juste, car c'était l'une des problématiques de l'affichage HDR qui a tendance à manquer de stabilité colorimétrique, surtout lors des chargements de luminosité intra‑image, ou d'une scène à l'autre.

 

On peut encore signaler les procédés Dynamic Scene Optimizer et HDR Brightness Enhancer. Le premier permet de se rapprocher d'une technologie HDR avec métadonnées dynamiques en présence d'un signal HDR10 et le second offre la possibilité de régler manuellement le rendu HDR selon l'environnement du TV, sombre ou lumineux, via un capteur de luminosité intégré. Non seulement cela apporte un rendu HDR de meilleure qualité, mais en plus ça améliore les résultats de la remastérisation de la plage dynamique qui agit comme un puissant convertisseur SDR/HDR. Notons enfin que le célèbre coloriste Mike Sowa, sollicité par Panasonic depuis le lancement du leur premier TV Oled, est bien sûr de la partie. Il a donc participé au calibrage du mode THX, un réglage très juste en sortie de carton et donc très utile pour ceux qui ne disposent pas de sonde, ni des compétences requises pour réaliser un calibrage ISF. 

 

Certification Ultra HD Premium 

Ce spécimen est certifié Ultra HD Premium, assurance d'une certaine conformité plus qu'un gage de qualité, et les TV Oled 2019 de la marque utilisent la dernière génération de dalles Oled LG Display (100 Hz et 10 bits). Mais, bien sûr, les sections électronique, colorimétrique et traitement vidéo sont évidemment entièrement signées des ingénieurs Panasonic.

 

 

Après vérification, effectuée par acquit de conscience, nous constatons qu'il s'agit effectivement de la même dalle présente sur la gamme Oled 2018 signée LG (même si à notre grand étonnement, Panasonic a réussi à modifier l'aspect du spectre de lumière, ce qui n'est pas une mince affaire, afin d'offrir de meilleures couleurs, mais nous y revenons plus loin lors du Verdict Technique). Pour rappel, ces nouvelles dalles Oled LG Display 2018 permettent avant tout une meilleure résolution perçue et un pic lumineux plus élevé que l'an dernier (LG Electronics ayant réussi l'exploit d'atteindre 950 nits sur sa gamme 2018). Évidemment, selon l'expertise de chaque fabricant, ce pic maximum sera atteint, ou pas. Cela dit, atteindre une telle valeur lumineuse, c'est bien mais pas suffisant. En effet, l'atteindre tout en conservant une justesse colorimétrique, c'est mieux ! Et Panasonic annonce de son côté une couverture à 100% du gamut DCI et un pic HDR de 1 000 nits, ce que nous ne manquerons pas de vérifier dans le chapitre Verdict Technique évidemment. Le seul regret vient donc de l'absence de compatibilité HDR Dolby Vision, même si la gestion HDR est tout de même complète avec le HDR10, HDR10+ et HDR HLG (pour les diffusions broadcasts).

 

 

En ce qui concerne la compensation de mouvement, comme d'habitude avec les TV Oled, aucune précision sur l'indice de fluidité n’est indiquée. Toutefois, Panasonic intègre sa technologie d'interpolation Oled Superb Motion Drive qui, on l’espère, sera plus efficace cette année que ce que proposait le fabricant jusqu'ici. Cet aspect, il est vrai, fait partie des rares secteurs sur lesquels Panasonic est en retrait face à la concurrence, même s'il progresse d'année en année. Côté réglages, on trouve deux curseurs pour ajuster la précision et la fluidité de l'image en mouvement et un mode Clear Motion qui semble insérer des bandes noires, et non une pleine image noire. L'avantage de ces bandes est bien sûr de réduire l'effet de scintillement et, surtout, la perte de luminosité parfois trop brusque associés au procédé BFI (Black Frame Insertion, soit l’insertion de pleines images noires) pour la technologie Oled, qui accuse un retard face au LCD dans ce domaine. Notamment en présence d’un signal HDR ou encore à cause de la fonction ABL (Automatic Brighness Limiter) qui bride la luminosité avec certains contenus comportant un niveau de blanc trop important.

 

Certifications ISF et THX pour un calibrage optimum 

Cela peut paraître étonnant, mais Panasonic est l'un des rares fabricants à proposer des TV UHD dotés d'un système de calibrage complet en Rec.2020 et HDR10, avec éditeur de Gamma 12P et 3DLUT. Par contre, ce 3DLUT est totalement « fermé », contrairement à LG qui est le premier à proposer sur sa gamme 2018 un 3DLUT ouvert à l'utilisateur permettant un calibrage automatisé d'une grande précision. Cependant, de son côté, Panasonic propose toujours son système de calibrage via IP. Comprenez par‑là que le logiciel CalMan prend le contrôle des réglages depuis un PC, ce qui évite de devoir passer par la télécommande et simplifie énormément la procédure de calibrage pour un travail plus minutieux et donc de meilleurs résultats. D'autre part, la justesse, la stabilité et la précision des outils de calibrage sont largement à l'avantage de Panasonic et ceux, quel que soit le fabricant.

 

 

Les modes ISF proposés par les TV Panasonic permettent de proposer de nombreux réglages ultra‑précis et parfaitement stables comme un Color Management System (CMS) sur six axes avec la correction des couleurs primaires et secondaires en Rec.2020, DCI, EBU, Rec.609 ou Rec.709, le choix du Gamma ou de la courbe de transfert EOTF ST.1084 et une Balance des Blancs 13P. En effet, cette année, Panasonic a eu l'excellente idée de proposer de deux à trois paliers (SDR/HDR) de plus dans le voisinage du noir et deux paliers supplémentaires dans l'éditeur de Gamma afin d'affiner le calibrage pour une meilleure lisibilité dans les noirs, souvent très délicats sur les TV Oled. Une riche idée !

 

 

De leur côté, les modes THX permettent à tout utilisateur qui n'a pas la possibilité de calibrer ou de faire calibrer son TV par un professionnel de profiter d'un rendu colorimétrique fidèle aux standards du cinéma, que ce soit avec des sources 1 080p ou Ultra HD HDR10. Et vous le lirez plus bas, les mesures en sortie de carton sont assez bluffantes. Évidemment, on trouve également tous les réglages habituels liés au super‑processeur Studio Color HCX dont la principale justification est d'offrir un rendu au naturel inégalé, à propos des couleurs, des nuances, du piqué et de la lisibilité dans les scènes sombres ou lumineuses. Précisons également que ce processeur permet une excellente gestion du mode Couleur étendue, y compris avec les contenus Ultra HD HDR10. On retrouve des réglages comme les modes Remasterisation Mpeg, Plage de Dynamique ou Resolution qui permettent de corriger les artefacts de compression Mpeg, d’apporter un gain au niveau des détails, ou de booster la dynamique. À savoir, nous avons été particulièrement surpris de l'exceptionnelle qualité de conversion SDR/HDR cette année ! Parfois, de simples Blu‑Ray 1 080p affichent une telle une dynamique, que ça donne envie de redécouvrir tous ses films.

 

 

D'autant plus que l'Upscaling des contenus HD ou SD affiche des résultats très convaincants. Il suffit d'utiliser un bon lecteur comme un spécimen Oppo ou le dernier Panasonic DP‑UB820 et les résultats peuvent être vraiment bluffants ! À savoir, les réducteurs de bruit peuvent également corriger les artefacts de compression Mpeg ou le fourmillement, mais font perdre un peu de piqué pour une image plus lisse. Toutefois, ceux qui aiment les post‑traitements vidéo puissants, comme ce que proposent Philips, Samsung ou Sony, resteront sans doute un peu sur leur faim. Encore une fois, ici, un rendu naturel et doux est privilégié au rendu plus analytique, « sharpé » dit‑on dans notre jargon. Toutefois, les réglages suffisent pour apporter un beau relief et une grande profondeur de champ, d'autant plus immersifs que le contraste infini proposé par les TV Oled renforce l’impression de relief et de dynamique. Le résultat relève du très grand art pour les amateurs d'image typée cinéma !

 

 

Système audio plutôt classique pour un rendu correct 

Évidemment, à ce prix c'est l'un des secteurs les plus basiques du TV. Pas de barre sonore, ni de technologie spéciale embarquée, simplement deux haut‑parleurs capables de délivrer 10 W chacun et deux boomers de 10 W aussi. Un package acoustique qui permet tout de même de proposer un rendu audio de qualité, surtout au niveau des médiums (les boomers ne sont pas assez puissants, ni volumineux pour offrir un grave percutant). En revanche, tous les réglages nécessaires sont présents et le rendu est très correct, même étonnamment puissant ! Les dialogues sont soutenus, très ronds et parfaitement audibles, même si évidemment les aigus manquent de définition et les graves de profondeur. Le coffre en PVC a par contre un peu de mal à soutenir la puissance sonore avec quelques vibrations audibles dans les graves lors des scènes d'action. Bref, c'est suffisant pour regarder des émissions ou les informations, mais pour les films, un système audio externe apporte évidemment plus d'immersion et de sensations !

 

L'une des connectiques les plus riches du marché

Ce n'est pas aussi complet que sur les EZ1000 ou FZ950, évidemment, mais levFZ800 regroupe tout de même une des connectiques les plus complètes du marché avec notamment un lecteur de cartes SD/SDHC, ce qui est trop rare pour ne pas être souligné, mais également avec une gestion réseau hyper‑complète (client/serveur). En dehors du fait que nous regrettons la disparition du connecteur DisplayPort, le compte est bon avec quatre entrées HDMI 2.0b compatibles Rec.2020, HDR10+, 2 160p/60, CEC, ARC, Deep Color, HDCP 2.2 et MHL 3.0. On dénombre encore trois ports USB Host dont un USB 3.0, une sortie casque mini‑Jack 3,5 mm, une sortie optique, une entrée YUV/Composite partagée, un port Ethernet et un double tuner DVB‑T2, DVB‑C et DVB‑S2 avec fonction PVR, PIP et Time Shifting. Plus fort encore, il est possible de lancer un enregistrement à distance via son périphérique mobile. Sans oublier la fonction Send to TV pour afficher facilement le contenu web d'un browser Firefox Android (ça fonctionne aussi avec Chrome et Safari) sur l'écran du TV à partir d'un smartphone ou d'une tablette, à travers l'application TV Remote 2. Plus, bien sûr, la possibilité d'enregistrer ses programmes favoris sur une clé USB ou un HDD avec gestion du Time Shifting. 

 

 

À noter encore, la fonction HBBTV et le mode TV Anywhere autorisant le visionnage sur un smartphone/tablette des programmes TV ou enregistrés via le Cloud et les serveurs Panasonic. Présente également, la fonction Info Frame (qui remplace l'Info Bar) pour obtenir moult informations sur la météo, les programmes… Rien de plus simple : en pressant le bouton Home de la télécommande durant quelques secondes, quatre barres de couleur font irruption sur les quatre côtés de l'écran. Une fois l'une d'entre elles sélectionnées, les informations apparaissent dans un bandeau en haut en surimpression.

 


La connectivité sans‑fil est également riche avec le Wi‑Fi Direct, le Bluetooth APT‑X, le Bluetooth Audio Link ou bien la fonction Easy Mirroring pour dupliquer l’écran d'un smartphone sur l'écran du téléviseur. D'autre part, ce téléviseur propose une gestion réseau assez intéressante avec la gestion des protocoles UPnP (DLNA), Samba, Creston/Control4 plus une fonction multiroom autorisant le partage des contenus connectés au FZ800 sur le réseau personnel. Plus fort encore, avec un second Smart TV Panasonic, il est possible de partager les tuners via le réseau local. Idéal si cet autre téléviseur est éloigné d'une prise antenne. On trouve même des applications permettant d'accéder aux contenus Smart TV depuis son mobile, contrôler le téléviseur, faire des réglages ou encore calibrer l'image du téléviseur (application développée par Calman par exemple).

 

Panasonic FZ800, Smart TV très complet 

Côté Smart TV, le Panasonic TX‑55FZ800 est toujours basé sur un OS Firefox avec la toute nouvelle version de l'interface My Home Screen boostée par un processeur Quad Core Pro 5 plus puissant, rapide et moins gourmand. L'interface est d'ailleurs ultra‑vive. Contrairement à celle des lecteurs de la marque, elle réagit au quart de tour, sans bug, et se montre vraiment agréable à utiliser au quotidien. D'autre part, nous trouvons bien plus d'application que sur les lecteurs Blu‑Ray Panasonic, plusieurs centaines de tout genre, dont quelques services de VOD et musique à la demande intéressants comme les incontournables Netflix, Amazon Prime Vidéo, Aupéo!, YouTube, Dailymotion Viewster ou Deezer et le célèbre navigateur internet Mozilla. On trouve enfin plusieurs services de Catch‑Up TV (TV de rattrapage).

 

 

De nombreux formats sont lus dont les vidéos Ultra HD HDR, le MKV, l'AVI, l'AVC‑HD 2D et 3D, l'AVC/H.264, le HEVC, le TS, le M2TS, le VC‑1, le Vob, le WMV HD, le MP4, le DivX HD, le VP9, le Flac, l'Alac, le WMA Pro, le MP3, l'AAC, le Wav/LPCM, le FLV, l'AC3, le Dolby Digital Plus et le Dolby Atmos. Par contre, il est étonnant de ne pas trouver dans ce listing la gestion du DTS qui interdit la lecture des films avec de telles pistes. Dommage, car, en dehors de ces manques, la lecture multimédia est très satisfaisante avec la gestion des sous‑titres et chapitres, l'affichage des pochettes d'albums, des informations ID3Tag, la visualisation des films dans une petite fenêtre, et une lecture de qualité, parfaitement fluide avec la possibilité d'appliquer les réglages ISF.


Après cette présentation et ces mises en bouches, il est temps de passer au vif du sujet. Qu'est‑ce que ce téléviseur haut de gamme a réellement dans le ventre ? S'agit‑il de l'écran parfait pour profiter des Ultra HD Blu‑Ray ? Les réponses à découvrir immédiatement dans notre verdict technique, après avoir calibré, mesuré et surtout visionné de longues heures ce fameux Panasonic FZ800…

 

spécifications
  • référence Panasonic TX-55FZ800
  • diagonale de l'image 139
  • standard Ultra[s]HD
  • résolution native 3 840 x 2 160 pixels
  • HDR 4 entrées HDMI (v 2.0b, dont 2 arrières et 2 latérales), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio numérique (optique), 1 port CI+, lecteur de cartes mémoire (SD/MMC), 3 ports USB Host (arrière et latéral) dont 1 USB 3, 1 port Ethernet, Wi‑Fi (ac)
  • 100 Hz oui
  • 100 Hz oui
  • réception télétexte, PAT, PIP, PAP, Infos+, EPG, TNT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), SAT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), Câble (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+)
  • connectique 4 entrées HDMI (v 2.0b, dont 2 arrières et 2 latérales), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio numérique (optique), 1 port CI+, lecteur de cartes mémoire (SD/MMC), 3 ports USB Host (arrière et latéral) dont 1 USB 3, 1 port Ethernet, Wi‑Fi (ac)
  • compatibilité NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24)
  • usage télécommande préprogrammée, capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
  • réglage Espace couleur (couleurs primaires + couleurs secondaires), balance des blancs paramétrable (20P), réglage de gamma (paramétrable), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
  • réducteur de bruit Mpeg NR
  • optimisation de la netteté dans les mouvements en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
  • compensation de mouvement en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
  • son puissance (2 x 10 W), caisson (20 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC, DTS), ARC, eARC, processeur surround (Cinema Surround Pro), traitement audio (Standard/Musique/Parole/Stade/Utilisateur), égaliseur, AVL
  • consommation 125 W(0,5 W en veille)
  • dimensions l. 1 228 x h. 713 x p. 62mm
  • poids 22kg
concurrence

Aujourd'hui, il existe de plus en plus de spécimens Oled, pour notre grand plaisir, et cela devrait contribuer à voir les prix baisser relativement rapidement. Le Panasonic TX‑55FZ800 est donc confronté à divers concurrents que nous avons pratiquement tous testés cette année, en version 55'' ou 65 pouces.

 

On peut citer par exemple LG OLED65C8 (cliquez pour découvrir le test complet du produit par la rédaction d'AVCesar.com) compatible HDR10, HDR HLG et HDR Dolby Vision. Ce spécimen est le premier à proposer un 3DLUT interne ouvert à l'utilisateur pour réaliser un calibrage tout simplement parfait afin d'exploiter au maximum les capacités intrinsèques de la dalle. Cette gamme 2018 marque d’ailleurs un tournant chez LG qui a commencé à rattraper son retard, voire dépasser de nombreux concurrents sur bien des critères. Le LG C8 est toujours articulé autour d'une interface WebOS en version ThinQ AI assistée par l'intelligence artificielle et Google Assistant, une télécommande qui facilite grandement l'usage au quotidien avec son micro intégré et son pointeur gyroscopique, un portail internet très riche avec de nombreuses applications et services de VOD, sans oublier de belles performances pour les gamers (Input Lag mesuré à 21 ms).

 

Autre concurrent intéressant, le Sony KD‑65AF8 (cliquez pour découvrir le test complet du produit par la rédaction d'AVCesar.com), un Android TV compatible HDR10, HDR HLG et HDR Dolby Vision, qui intègre lui aussi une dalle LG 2018. Cet écran se démarque évidemment par le savoir‑faire de Sony en termes de traitement vidéo avec un impressionnant processeur X1 Extreme 4K HDR qui offre une conversion SDR/HDR magnifique, un traitement HDR de très haut niveau et surtout un post‑traitement vidéo d'une grande beauté, l’un des plus performants à l'heure actuelle y compris pour son Upscaling UHD. Ce TV propose également une excellente colorimétrie et un système audio de qualité dénommé Acoustic Surface, innovant, qui fait vibrer la dalle Oled (le son sort directement de l'écran !).

 

On peut également citer le Philips 65OLED873, déclinaison 65'' de l'exceptionnel Philips 55POS9002 (cliquez pour découvrir le test complet du produit par la rédaction d'AVCesar.com) récemment testé dans nos locaux avec son célèbre et exclusif système Ambilight, un OS sous Android TV (cf. notre dossier L'Android TV ou le TV Smart 2.0 !), et plusieurs nouveautés très intéressantes comme la deuxième génération du traitement vidéo P5 Perfect Picture Engine (cf. notre dossier P5 Perfect Picture Engine, le processeur surdoué de Philips), le Micro Dimming Perfect, ou le dispositif Color Booster 17 bits pour un espace couleur étendu (99% DCI‑P3) qui réduit considérablement les soucis de postérisation.

concurrence
  • référence Panasonic TX-55FZ800
  • diagonale de l'image 139
  • standard Ultra[s]HD
  • résolution native 3 840 x 2 160 pixels
  • HDR 4 entrées HDMI (v 2.0b, dont 2 arrières et 2 latérales), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio numérique (optique), 1 port CI+, lecteur de cartes mémoire (SD/MMC), 3 ports USB Host (arrière et latéral) dont 1 USB 3, 1 port Ethernet, Wi‑Fi (ac)
  • 100 Hz oui
  • 100 Hz oui
  • réception télétexte, PAT, PIP, PAP, Infos+, EPG, TNT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), SAT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), Câble (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+)
  • connectique 4 entrées HDMI (v 2.0b, dont 2 arrières et 2 latérales), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio numérique (optique), 1 port CI+, lecteur de cartes mémoire (SD/MMC), 3 ports USB Host (arrière et latéral) dont 1 USB 3, 1 port Ethernet, Wi‑Fi (ac)
  • compatibilité NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24)
  • usage télécommande préprogrammée, capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
  • réglage Espace couleur (couleurs primaires + couleurs secondaires), balance des blancs paramétrable (20P), réglage de gamma (paramétrable), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
  • réducteur de bruit Mpeg NR
  • optimisation de la netteté dans les mouvements en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
  • compensation de mouvement en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
  • son puissance (2 x 10 W), caisson (20 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC, DTS), ARC, eARC, processeur surround (Cinema Surround Pro), traitement audio (Standard/Musique/Parole/Stade/Utilisateur), égaliseur, AVL
  • consommation 125 W(0,5 W en veille)
  • dimensions l. 1 228 x h. 713 x p. 62mm
  • poids 22kg
verdict technique

Aucun doute là‑dessus, Panasonic possède une très grande maîtrise de la technologie Oled. C’est donc vraiment une bonne nouvelle de constater que ce fabricant commence à proposer des modèles plus accessibles tout en conservant une forte exigence en termes de colorimétrie et de rendu, fidèles à la source. Nous rappelons que pour réaliser nos tests, et toutes les mesures, nous utilisons du matériel professionnel de haute précision compatible HDR10 et HDR Dolby Vision et le logiciel Calman sous licence ISF et THX (encore une fois merci à Cédric Louis, calibreur certifié ISF et THX Level II pour sa collaboration).

 

Colorimétrie parfaite 

Le Panasonic TX‑55FZ850 propose des modes ISF extrêmement bien calibrés par défaut, à tel point qu’il faut être très difficile pour chercher à améliorer ce résultat avec un calibrage ISF (cf. capture ci‑dessous). En effet, avec les modes ISF par défaut, sans procéder au moindre réglage, en Rec.709 ou Rec.2020 nous relevons une balance des blancs déjà très juste, puisque relevée à 1,5 en Rec.709 et encore plus juste en Rec.2020 avec un Delta E de 1. C'est très légèrement en deçà du EZ950, mais visuellement très proche. Cela fait évidemment partie des mesures les plus justes que nous avons obtenues jusqu'ici depuis que nous testons des TV. C'est d'autant plus stupéfiant compte tenu du son positionnement tarifaire.

 

 

 

Soit. Nous avons affaire ici à des professionnels, il nous faut donc rehausser notre niveau d'exigence. En regardant cette courbe RVB plus en détail, nous constatons que plus l’on monte dans l'échelle des gris, plus le Delta E augmente et dépasse largement le chiffre 3 dans les 80% à 100%. C'est donc dans les tons les plus clairs que des dérives peuvent être visibles. Cela peut également engendrer des blancs qui tirent sur le rose (d'autant plus gênant en HDR). Au final, un calibrage en règle permettra d'obtenir un blanc plus pur et apportera surtout un petit plus avec des contenus HDR10. Cela pourra se ressentir également au niveau des teintes de peau, ou des sources de lumière comme un soleil, une lampe… Mais, encore une fois, il faut vraiment être observateur pour le percevoir. Par contre, les courbes de gamma manquent sensiblement de linéarité et devront être corrigées. Pour cela Panasonic a tout prévu puisqu'on trouve un éditeur de Gamma dans les réglages ISF.

 

 

Évidemment, nous avons procédé à ce calibrage. Nous sommes pinailleurs à la rédaction d’AVCesar.com. Une fois cette étape terminée, nous obtenons la perfection avec un Delta E à 0,37 sur toutes les nuances de gris pour un Gamma à 2,37 là où nous recherchions 2,4. Ne vous méprenez pas, ce résultat est tout bonnement exceptionnel ! Nous observons des résultats similaires avec les mesures de l'espace colorimétrique (CIE), en Rec.709 ou Rec.2020, avec un Delta E de 0,64 relevé après calibrage. Le test Color Cheker qui permet de juger l'équilibre colorimétrique au niveau de toutes les saturations s'est révélé d'une précision étonnante, avec un Delta E moyen à 1 preuve d'une très grande qualité colorimétrique. Évidemment la couverture du Rec.709 est tout simplement parfaite, alors que la couverture du DCI est relevée à 98,8% et le Rec.2020 à 73%.

 

 

Bref, la colorimétrie déjà exceptionnelle en mode ISF avant calibrage est tout simplement parfaite après calibrage (quels que soient les contenus). Si on considère le prix du FZ800, c'est largement au‑dessus de nos attentes. Précisons tout de même que les modes THX sont un peu moins justes avec un Delta E aux alentours de 2, ce qui reste toutefois très acceptable, mais ces modes induisent également de nombreux traitements vidéo désactivés, dont la compensation de mouvement et le traitement vidéo, ce qui ne conviendra pas à tout le monde.


Enfin, un mot sur la carnation, là encore, proche de la perfection. C'est toujours un critère très révélateur ! Bien souvent, une colorimétrie parfaite se juge au niveau des teintes de peau si compliquées à restituer fidèlement. Sur ce point, Panasonic est sans aucun doute au‑dessus de tous ses concurrents avec des résultats proches de la perfection, un véritable exploit surtout sur un TV Oled quand on connaît la difficulté de cette technologie à reproduire la couleur rouge à cause de son spectre de lumière qui tire un peu trop sur le bleu (comme vous le lirez plus bas).

 

 

Rendu HDR sublime

Sans surprise non plus, après calibrage la courbe de Gamma reprend toute sa linéarité pour une parfaite lisibilité dans les noirs et les blancs (cf. mesure de la luminance ci‑dessous). Nous l'avons précisé en introduction, cette année Panasonic propose donc deux paliers supplémentaires dans le réglage IRE pour affiner le voisinage du noir et obtenir un rendu plus lisible et fouillé. C'est tout bête, mais l'apport est considérable, surtout en HDR ! Si on ajoute à cela que le lecteur de test, le UB820, propose un mode pour optimiser le rendu HDR quel que soit l'encodage, 1 000 ou 4 000 nits, la qualité d'affichage HDR s'en trouve nettement amélioré. Malgré un pic lumineux encore un peu perfectible, cela fait partie des plus belles expériences HDR que nous ayons pu voir. À notre grande surprise, le rendu HDR est même meilleur que sur le EZ950 et le Panasonic TX‑55FZ800 s’avère clairement le TV Oled doté des plus belles scènes sombres que nous ayons pu voir jusqu'ici ! Le moindre détail est visible, le voisinage du noir est somptueux, avec de belles nuances et aucune scène bouchée.

 

 

Le rendu HDR est d'autant plus magnifique que, si le lecteur Panasonic gère parfaitement ce format d'encodage et s'adapte à la luminance, le TV fait de même. Le Panasonic TX‑55FZ800, à l'instar de son grand frère de 2017, à donc la capacité de gérer différemment chaque encodage et affiche plus de nuances avec les contenus 4 000 nits. C'est d'autant plus appréciable que la technologie Oled permet dorénavant d'offrir d'excellents rendus HDR sans solarisations et beaucoup moins de postérisation pour de superbes dégradés, notamment grâce à l'emploi de vraies dalles 10 bits. Il faut rajouter un pic lumineux mesuré à 790 nits avec une mire HDR APL de 10%, soit environ 120 nits de mieux que l'an dernier. C'est légèrement en dessous du LG C8 avec ses 950 nits qui utilise pourtant la même dalle Oled signée LG, mais il fait tout de même partie des TV Oled les plus lumineux en 2018. Notez qu'en SDR le pic lumineux maximum atteint environ 310 nits.

 

 

Évidemment, ce qui est valable en HDR, l'est aussi en SDR. D'autant plus que cette année la remastérisation de l'échelle de gris agit comme un véritable convertisseur SDR/HDR et offre des résultats tout bonnement exceptionnels ! Si on rajoute à ça un Upscaling 2 160p très naturel et d'excellente qualité, c'est comme offrir une seconde jeunesse à sa collection de Blu‑Ray 1 080p. Ainsi, quels que soient les contenus, l'échelle de gris et les Gammas sont parfaitement gérés. Signalons tout de même que l'ABL bride le pic lumineux à 150 nits environ lorsque du blanc couvre plus de 50% de l'image, que ce soit en HDR comme en SDR. C'est moins agressif que l'an dernier, mais cela peut tout de même être gênant dans certains cas, notamment en usage purement informatique ou avec certains jeux.

 

Compensation de mouvement IFC : de mieux en mieux

Il est toujours difficile de juger une compensation de mouvement, puisque cela dépend en partie des goûts de chacun, notamment en ce qui concerne les effets de type caméscope que certains aiment, d'autres tolèrent, d’autres enfin détestent. Cela dit, nous pouvons donner des avis objectifs sur quelques critères. Jusqu'ici, c'était l'un des points faibles des TV Panasonic et nous ne manquions pas de le relever à chacun de nos tests, mais force est de constater que ces deux dernières années Panasonic à fait de jolis progrès, notamment en réduisant cet effet de scintillement gênant lorsqu'on baisse le curseur pour réduire la fluidité afin d'obtenir un rendu typé cinéma. Dorénavant on arrive à trouver un bel équilibre pour profiter d'une très bonne fluidité avec très peu de scintillement. Ce n'est pas encore la perfection, mais on s'en rapproche.

 

 

Pour ceux qui chercheraient encore plus de précision dans les mouvements, Panasonic propose un mode Clear Motion qui va intégrer un balayage rapide de bandes noires pour réduire l'effet de rémanence et augmenter la netteté de l'image en mouvement. Contrairement à un vrai mode BFI (Black Frame Insertion), les bandes noires permettent de réduire la chute de luminosité, même si elle accuse toute même une baisse d’environ 20%. D'autre part, l'effet de scintillement sera bien plus visible. Au final, cette option n'est pas franchement convaincante, mais elle a le mérite d'exister pour offrir le choix. Toutefois, même en désactivant le Clear Motion, l'image garde une précision bien au‑dessus de la moyenne. Évidemment, lorsqu'on regarde des films comme Un jour dans la vie de Billy Lynn en 2 160p et 60 im/s, c'est tout simplement parfait, que ce soit pour la précision de l'image en mouvement ou la fluidité, même si certains reprocheront peut‑être un effet un peu trop proche d'un documentaire en lieu et place d'un film de cinéma. Bref, c'est toujours aussi compliqué de contenter tout le monde, mais signalons que l'IFC se montre très performant avec les contenus 50/60 hertz, ce qui n'est pas négligeable pour profiter des chaînes TV.

 

Au final, pour nous, si l'IFC est devenue une compensation de mouvement remarquable, elle ne s’avère pas encore LA meilleure. Attention également, pour les amateurs d'extrême fluidité, si on pousse trop haut le curseur cela entraîne irrémédiablement des artefacts autour des objets en mouvement. De ce côté‑là, Sony avec son MotionFlow et, surtout, Philips avec le P5, restent les meilleurs.

 

 

Enfin, côté Input Lag, Panasonic a encore fait de nets progrès (cf. photo ci‑dessus). Après être descendu à 26 ms en 2018, le FZ800 atteint cette année 21 ms en mode Jeu ce qui s’avère, là encore, la meilleure valeur du marché Oled. Seul Samsung fait aussi bien, mais sur ses modèles QLED. C'est évidemment parfait pour tous les joueurs, même les plus exigeants. En revanche, hors mode Jeu l'Input Lag monte à 110 ms ce qui devient injouable. À quand un mode IFC adapté pour les jeux ? Certains fabricants commencent à proposer de telles options (Samsung encore)…

 

Traitement vidéo du Studio HCX 

Inutile de trop s'attarder sur ce traitement vidéo, car l'essentiel a été dit plus haut. Point de superflu, pas de place au Sharpness excessif, tout a été fait pour offrir l’image la plus précise, mais surtout la plus naturelle possible. Les amateurs d'images ultras nettes, avec du relief et des contours accentués devront passer par un lecteur doté d'un puissant post‑traitement vidéo, ce que fait d'ailleurs parfaitement le lecteur UHD Blu‑Ray Panasonic DP‑UB820, voire le lecteur Oppo UDP‑203EU (cliquez sur les références des produits pour découvrir leur test complet par la rédaction d’AVCesar.com). L'Upscaling UHD, dans la même veine, réalise tout de même un excellent travail de remastérisation des images trop compressée et offre donc de superbes résultats avec la TNT ou même un simple DVD. Le filtre de netteté n'engendre aucun double contour (ou Ringing Effect), aucun artefact, et n’ajoute pas de bruit ou de grain excessif. L'image est précise, nette, belle, propre et débarrassée de toute imperfection dans la mesure du possible.

   

 

Ce qui fait la grande force de ce post‑traitement vidéo c'est donc encore une fois cette fameuse remastérisation de la gamme dynamique qui permet de remastériser l'échelle de gris pour l'adapter à la luminosité choisie. Cela évite non seulement les noirs bouchés, entre autres grâce aux deux paliers de réglage additionnels dans le voisinnage du noir déjà mentionnés (cf. photo ci‑dessus) ou les blancs brûlés, mais en plus apporte un rendu magnifique avec une excellente dynamique. Le travail est si bien réalisé que les résultats sont dignes d'une puissante conversion SDR/HDR. Enfin, rajoutons à cela une remastérisation de l'espace colorimétrique en Rec.2020, qui là encore donne des résultats très convaincants et surtout très naturels, y compris au niveau des teintes de peau. Vraiment, nous pesons nos mots en disant qu'en associant ce TV à un bon lecteur UHD Blu‑Ray, les films 1 080p Blu‑Ray ou vidéo sont littéralement transformés avec une image dynamique, éclatante, précise, très proche d'une image UHD HDR.

 

Mesures diverses : homogénéité, Color Volume et qualité des diodes... 

Inutile de s'attarder sur l'homogénéité, c'est évidemment l'un des gros points forts de la technologie Oled qui ne souffre pas de Clouding, ni de Blooming, ni évidemment de fuite de lumière avec une parfaite répartition de la lumière et de la chaleur. Précisons tout de même que la technologie Oled, en général, puisque tous ces TV Oled utilisent les mêmes dalles LG, a considérablement amélioré les soucis de « vignettage » dont souffraient les premières générations. Même si ce défaut peut légèrement varier d'un modèle à l'autre, il semble évident que de gros efforts ont été faits de ce côté‑là. Les angles de vision font également partie des qualités de l'Oled. Évidemment, le contraste ne subit aucune perte, même totalement hors taxe, mais lorsqu'un spectateur est trop excentré, ce sont les teintes qui ont tendance à dériver.

 

  

En revanche, s'il y a un secteur sur lequel l'Oled doit encore progresser, c'est au niveau du Color Volume. Lors du test du QLED Samsung QE65Q9 (cliquez pour découvrir le banc d’essai complet du produit par la rédaction d’AVCesar.com), nous avons pu voir que ce dernier était capable d'afficher 100% du DCI même à très forte luminosité (1 000 nits), ce qui n'est pas le cas du FZ800 dont le DCI n'est plus qu'à 67%, là où le LG C8 conservait tout de même 80% du DCI. Résultat, sur les mêmes scènes colorées, le Samsung sera bien plus pêchu que le Panasonic FZ800.

 

 

D'autre part, l'utilisation d'une dalle Woled a également des conséquences sur le spectre de lumière (cf. photo ci‑dessus), qui se rapproche étonnamment de celui d'un LCD LED avec une lumière plus prononcée dans le bleu, mais en retrait dans les tons plus chauds. Cela explique cette image une peu froide, à l'instar de la technologie LCD, contrairement au Plasma ou encore des TV dotés de dalles IPS qui possèdent un spectre plus prononcé dans le rouge. Lorsque l'Oled proposera des réels panneaux RVB, la donne sera très différente. Cependant, à notre grand étonnement, Panasonic a tout de même réussi à proposer un spectre de lumière plus riche dans les rouges que sur les autres TV Oled (pourtant équipés de la même dalle). Nous avouons avoir été agréablement surpris, car pour réussir à changer la nature du spectre intrinsèque d'une dalle, ce n'est pas une mince affaire. Cela se mesure directement sur la qualité des diodes capables d'offrir une meilleure qualité de rouge et dans les teintes de peau.

 

 

Justement, concernant la qualité intrinsèque de ces diodes Oled (spectre lumineux et CIELAB qui définit la capacité des diodes à reproduire une colorimétrie la plus proche possible de celle perçue par l'œil humain), après nos constatations précisées plus haut, les mesures donnent logiquement des résultats au‑dessus des autres TV Oled (cf. photo ci‑dessus). Avec une valeur moyenne de 72/100 là où un TV Oled affiche généralement 58/100, c'est tout de même assez impressionnant et surprenant ! On ne peut que s'incliner devant une telle maîtrise colorimétrique, car c'est même supérieur au Samsung Q9 qui propose 59/10 et identique au Sony XF90005 qui était jusqu'ici le TV record dans le domaine. Donc, là encore bravo Panasonic !

 

Pour conclure 

Encore une fois, Panasonic signe un véritable chef‑d'œuvre qui tutoie la perfection ! Jamais nous n'avions pu mesurer une colorimétrie aussi parfaite sur un téléviseur dans cette gamme de prix, toutes technologies confondues. Le plus impressionnant concerne la colorimétrie par défaut, sans même faire le moindre réglage, avec des modes ISF d'une justesse inégalée. De toute évidence, la technologie Oled semble proposer une stabilité colorimétrique différente d'un modèle à l'autre, et d’une marque à l’autre, selon le travail accompli par les ingénieurs. Au final, Panasonic propose des modes ISF parfaitement justes et des outils de calibrage d'une telle précision qu'il est possible d'atteindre la perfection et de se rapprocher de la qualité proposée par un moniteur professionnel en post‑production. Voilà qui donne la mesure de l'exploit !

 

 

Le post‑traitement vidéo du processeur Studio HCX n'est peut‑être pas aussi impressionnant que ce que propose le X1 4K HDR de Sony ou le Philips P5 au niveau du Sharpness et des possibilités de renforcer les contours, mais c'est une volonté, une marque de fabrique de la marque. En effet, Panasonic préfère proposer une image la plus naturelle et fidèle possible et, de ce point de vue là, c'est évidemment une réussite totale. Toujours est‑il que la performance de la remastérisation de la gamme dynamique est telle qu'on oublie vite ce petit manque, surtout équipé d'un bon lecteur UHD Blu‑Ray. En effet, ce réglage digne des meilleurs convertisseurs SDR/HDR offre des résultats somptueux avec une dynamique d'image sur un simple contenu SDR proche d'un rendu HDR. Un autre atout majeur de ce FZ800, c'est évidemment la gestion du noir, d'autant plus cette année où Panasonic propose des outils pour affiner la lisibilité dans le voisinage du noir avec un éditeur de Gamma 12P et une Balance des blancs 13P. Si on rajoute à tout cela l'excellente gestion des courbes EOTF et un gain de 150 nits pour atteindre 790 nits en pic lumineux, nous obtenons le rendu HDR le plus performant et le plus dynamique que nous ayons pu tester jusqu'ici. Au final, on retrouve toutes les qualités de la technologie Oled en matière de HDR, avec un rendu très nuancé, une absence de postérisation ou solarisation grâce à de vraies dalles 10 bits et des outils de calibrage complets, précis et efficaces !

 

 

Nous devons aussi souligner que le plus impressionnant avec le TX‑55FZ800 a été probablement de découvrir à quel point Panasonic avait réussi à améliorer la qualité intrinsèque des diodes Oled alors que jusqu'ici c'était un paramètre invariable d'un TV Oled à l'autre équipé de la même dalle. Enfin, il faut également insister sur les progrès de l'IFC désormais très fluide, précis et qui souffre beaucoup moins de scintillements rebelles. Outre ces aspects techniques, le Panasonic TX‑55FZ800 s’avère en plus un splendide téléviseur au design à la fois sobre et élégant, doté d'une qualité de fabrication très correcte pour le prix. La section Smart TV est toujours aussi complète avec une gestion multimédia étendue, mais surtout une prise en charge réseau client/serveur inédit avec de nombreuses possibilités.

 

Seul regret, l'absence de compatibilité HDR Dolby Vision alors que cette fonctionnalité est présente sur deux platines Ultra HD Blu‑Ray de la marque, même si pour l'heure les contenus sont trop rares pour que ce manque pèse vraiment dans la balance. Bref, le TV Oled Panasonic TX‑55FZ800 représente l'un des meilleurs rapports qualité/prix du marché, en plus d’un duo de choc avec le lecteur DP‑UB820, pour tous ceux qui privilégient une colorimétrie et un rendu le plus proche possible des intentions du réalisateur. Respect Panasonic !

soutenir
pour continuer
Chaque semaine, recevez l’actualité tech et culture
Inscrivez-vous
Recevez l’actualité tech et culture sur la Newsletter cesar
Inscrivez-vous
OK
Non merci, je suis déjà inscrit !