TV - Écran plat

Hisense H70NU9700

Par Jacques Guyot - Publié le 20/11/17
Mustav
Prix indicatif : 3 499 € TTC
Note AVCesar.com


Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 178 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Quad Core
100 Hz : oui
Contraste : 7 000:1
TNT : simple tuner (HD et UHD)
HDMI : 4 (v 2.0, dont 2 arrières et 2 latérales)
Dim. (L x H x P) : 1 564 x 950 x 338 mm
Poids : 36,5 kg
3016,62 €
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L’essentiel

Pour remettre les choses dans leur contexte, nous avons découvert le constructeur chinois Hisense en 2015 avec le téléviseur Uled Hisense 65XT910, un spécimen qui nous avait très agréablement surpris par ses performances de haut niveau pour un prix très contenu. Son seul véritable souci alors, une interface peu ergonomique liée à un Firmware très perfectible. En 2016, nous testions la seconde génération Uled avec le Hisense 65M7000 avec, à la clé, de réels progrès réalisés au niveau software. Toutefois, ce téléviseur était éloigné du concept Uled tel que la marque nous l'avait présentée (absence de système de rétroéclairage Full LED Local Dimming par exemple). Résultat, nous constations de moins bonnes performances que son prédécesseur.


Aujourd'hui, nous testons donc la troisième génération TV Uled avec le Hisense H70NU9700 avec l'espoir de retrouver l'ADN du Uled XT910 associé à un software abouti, soit le mix parfait des atouts des téléviseurs de la marque passés entre nos mains ces deux dernières années. En effet, sur le papier, ce spécimen à tout pour séduire avec son rétroéclairage Full LED Local Dimming, sa dalle VA Ultra HD avec technologie Quantum Dots et toutes les compatibilités nécessaires pour profiter pleinement des disques Ultra HD Blu‑Ray, le tout pour un prix indicatif très agressif de 3 499 € compte tenu de son équipement complet et de sa dimension taillée pour le grand spectacle avec près de 178 cm de diagonale ! Nous allons donc vérifier si ce Hisense H70NU9700 répond à nos attentes après l'avoir examiné sous toutes les coutures…

 


Hisense H70NU9700 : le retour du véritable ADN Uled ?

Si le TV Hisense NU9700 propose effectivement un équipement digne d'un véritable Uled, en revanche il conserve le même type de dalle présent sur le M7000 de 2016, soit d’obédience 8 bits FCR Dithering (simulation 10 bits à partir d'une dalle 8 bits). D'autre part, si on se réfère au 65M7000, évidemment le 70NU9700 représente une belle évolution en passant d'un rétroéclairage LED Edge à Full LED associé à une plus forte luminosité (1 000 nits annoncés au lieu de 500). Rappelons dans le même temps que le Hisense 65XT910 de 2015 était lui aussi un spécimen Full LED, doté de 244 zones. Or, ici, nous devons nous contenter d'un procédé Local Dimming comptabilisant 128 zones indépendantes, ce qui à première vue peut paraître un peu juste pour une telle taille d'écran (178 cm de diagonale) et surtout pour gérer la technologie HDR sans générer d'effet de Blooming. Nous verrons ce qu'il en est sur le terrain. Hisense utilise en effet une dalle VA très contrastée et une technologie HDR Supreme bien plus efficace que les années précédentes (soit une compatibilité HDR10 avec 1 000 nits annoncés associés à un algorithme de « Peaking » pour booster les zones très lumineuses ou brillantes de l'image sans affecter la profondeur du noir). Et si vous suivez régulièrement les tests sur AVCesar.com, vous savez à quel point les mesures du pic lumineux en HDR peuvent varier en fonction des techniques utilisées. Nous verrons donc ce qu'il en est après nos mesures proposées dans la section Verdict Technique de ce test. Rapidement, et sans rien dévoiler de primordial dès les premières lignes de ce banc d’essai, ou presque, en ce qui concerne le filtre Quantum Dots (cf. schéma ci‑dessous), il s’avère proche de celui proposé sur le XT910, avec une couverture Rec.2020 très proche, des couleurs toujours aussi dynamiques même à forte luminosité, mais avec une meilleure gestion colorimétrique. Voilà qui est prometteur.

 


Autre élément clé de cet écran Uled, la présence d'une compensation de mouvement MEMC (Motion Estimation/Motion Compensation) dotée d'un indice PCI 2700 (Picture Criteria Index) et gérée par le processeur FRCX, en plus d'un processus Backlight Scanning (une dalle 100 Hz avec un balayage rapide de bandes noires pour réduire la rémanence) pour une meilleure précision de l'image en mouvement, même lors de scènes rapides. Hisense ne communique pas sur le processeur vidéo employé, mais semble avoir conservé le même que sur les XT910 et M7000. On s’attend donc à un Upscaling 2 160p plutôt efficace et un post‑traitement vidéo performant avec filtre de netteté associé à deux réducteurs de bruit (Mpeg NR et Mosquito NR).

 



Une partie audio toujours aussi intéressante

Hisense a pris pour habitude de soigner la section audio de ses TV et conserve le fameux processeur audio Dbx‑TV (cf. photo ci‑dessus) qui nous avait bluffés avec ses possibilités de réglages avancés et surtout ses trois algorithmes Total Sonics, Total Surround, Total Volume. On trouve également plusieurs modes préréglés (Standard, Cinéma, Musique, Voix ou Nuit) et des paramètres avancés pour ajuster précisément le rendu audio à son goût avec un égaliseur cinq bandes. 

Par contre, à l'heure où de nombreux concurrents proposent des compatibilités DTS, Dolby TrueHD voire même Dolby Atmos via HDMI ARC, le Hisense 70NU9700 se contente d'une compatibilité Dolby Digital Plus. Rien de rédhibitoire, évidemment, mais ces limitations peuvent être contraignantes lorsqu'on connecte un lecteur Blu‑Ray directement au TV.
D'autre part, si la section audio est performante en termes software, elle reste assez classique au niveau hardware avec deux simples haut‑parleurs alimentés par une amplification délivrant 2 x 15 W RMS, sans boomer intégré, et sans sortie Subwoofer. Bref, on prédit déjà de très belles performances pour une utilisation classique (regarder des émissions télévisées), mais loin d’égaler celles d’un système audio externe pour les amateurs de films et de sensations fortes. Ah, si seulement une sortie caisson de basses était présente…

 

 

Un design assez classique, mais châssis robuste !

Évidemment, avec un tel rapport qualité‑prix, 3 499 € pour une diagonale de 178 cm, on ne peut pas tout avoir. Si l'équipement est très complet, le design reste assez classique. Bon point, le TV affiche une qualité de fabrication remarquable. Le châssis est, en toute logique, épais (Full LED, on le rappelle) et très robuste avec un cadre en aluminium brossé, un assemblage parfait, sans jeu, un coffre en PVC épais (cf. photo ci‑dessous), et un pied très simple, fixe, composé d'une barre en aluminium épais et qui nécessite un meuble assez large pour accueillir le TV. À savoir, le logo lumineux peut être éteint dans le menu pour ceux qui aiment regarder leurs films dans le noir complet.

 

 

La connectique regroupe l'essentiel avec quatre entrées HDMI dont deux connecteurs HDMI 2.0a, deux ports USB 2.0, un port USB 3.0, une sortie optique S/PDIF, une entrée audio RCA stéréo, Composite et YUV, un port Ethernet, une sortie casque mini‑Jack 3,5 mm, un simple tuner TNT, câble et Sat (DVB‑T2/DVB‑S2/DVB‑C) compatibles HEVC pour la réception des chaînes Ultra HD.
Précisons que les fonctions HbbTV, Smart TV, PVR et Time Shifting sont bien présentes, associées aux ports USB pour le stockage des enregistrements. Nous trouvons également un port CI+ pour accéder aux chaînes payantes. Enfin, le Wi‑Fi est intégré, contrairement au Bluetooth.

 

 

 

Interface mieux structurée et section Smart TV basée sur VIDAA

Nous le précisions en introduction, la section software (interface, réglages et portail d'applications) faisait partie des points faibles des TV Hisense cru 2015. Le géant chinois avait déjà considérablement amélioré ce point en 2016 avec l'intégration de la technologie VIDAA. On reste donc dans le même esprit puisque Hisense conserve VIDAA, mais l'interface a été repensée. Elle est désormais bien plus rapide, fluide, claire, avec un bandeau modulable qui s'affiche en Pop‑Up pour accéder rapidement aux applications, chaînes TV de votre choix, sources ou réglages (cf. schéma ci‑dessous). Les paramètres Image offrent également des possibilités de calibrage largement plus professionnelles qui permettent de se rapprocher des standards colorimétriques utilisés par l'industrie du cinéma.

 

 

 

 

En effet, en premier lieu, nous trouvons plusieurs modes Image (Standard, Cinema Jour, Cinema Nuit, PC/Jeu, Dynamique, Naturel). Si la source utilise un gamut Rec.2020, d'autres modes sont accessibles comme HDR Nuit, HDR Jour, HDR Jeu, HDR Dynamique. Évidemment, chaque mode peut être affiné avec de nombreux réglages manuels, de plus classique au plus expert.

 

 


En dehors des réglages habituels tels que Contraste, Luminosité, Rétroéclairage, Saturation, Teinte, on trouve également un Contraste Adaptatif (Faible, Moyen et Élevé), un mode Température de couleur préréglé sur Standard, Froid ou Chaud ou Personnalisé. Idem du côté de la compensation de mouvement, on remarque plusieurs modes prédéfinis (Film, Effacé, Standard ou Homogène) et un réglage Personnalisé (cf. photo ci‑dessous). Cette aide à la fluidité est basée sur la technique du Backlight Scanning qui balaye l'écran avec des bandes noires très rapides pour améliorer la précision de l'image en mouvement, contrairement au BFI qui insère une frame noir entre chaque image, ce qui offre une image encore plus précise, mais un effet Flickering plus prononcé (image qui scintille légèrement, ce qui peut entraîner une fatigue oculaire chez certaines personnes. Chacun a ses préférences et ses sensibilités par rapport à ces deux technologies). Bref, ici le mode Personnalisé propose deux réglages, un pour améliorer la précision, l'autre pour améliorer la fluidité, sachant d’une part que plus l'image sera précise, plus le scintillement sera présent, d’autre part que plus l'image sera fluide et plus les artefacts autour des objets en mouvement et l'effet caméscope seront visibles.

 


Pour améliorer la qualité de l'image, un post‑traitement efficace propose deux réducteurs de bruit (Mpeg et DNR) sur trois niveaux, ou encore un réglage Sharpness de 0 à 100 qui permet d'affiner très précisément la qualité du piqué, des contours et du relief de l'image. Attention toutefois à la puissance de ces réducteurs de bruits qui ont tendance à entraîner des images flottantes, des flous et une perte de piqué. Il faut les doser très finement, surtout le réducteur Mpeg, voire les désactiver en présence de contenus HD et Ultra HD. Le DNR est surtout utile avec la TNT, le Mpeg avec les films SD qui affichent des artefacts de compression.


En ce qui concerne les Paramètres experts (pour le calibrage professionnel donc), on trouve désormais une balance des blancs sur 10 points (cf. photo dans la section Verdict Technique de ce test) et un CMS (Color Management System) sur trois axes avec la possibilité d'ajuster les couleurs primaires et secondaires. Il est possible de calibrer en Rec.709 ou Rec.2020 même si le choix de ces profils ne figure pas dans l'interface. Le TV bascule automatiquement sur l'espace colorimétrique de la source, mais manuellement, nous avons uniquement le choix d'opter pour une gamme de couleurs en Natif (du Wide Gamut qui exploite la totalité des capacités de la dalle) ou Auto (qui se cale automatiquement sur celui de la source). Par contre, pas d'éditeur de gamma, mais plusieurs profils préréglés (Gamma 2.0, 2.2, 2.4 ou ITU.1886 (cf. photo ci‑dessous), sachant qu'en HDR il bascule automatiquement en ST.2084). Toutefois, les réglages de contraste, luminosité et colorimétrique permettent d'obtenir un gamma très linéaire, ce qui change des années précédentes. En effet, jusqu'ici, les TV Hisense avaient tendance à proposer une courbe de gamma qui manquait cruellement de linéarité ce qui rendait le calibrage très compliqué.

 


Présente également la possibilité de désactiver ou activer le Local Dimming sur deux niveaux (Élevé ou Faible). Évidemment, concernant une dalle VA Full LED dotée d'un contraste natif aussi puissant, nous ne voyons pas l'intérêt de le désactiver, mais la possibilité existe. Plus rare, un Contraste Adaptatif (en plus du réglage de contraste habituel), est disponible. C’est d'autant plus intéressant pour optimiser l'affichage HDR, puisqu'il permet d'adapter la puissance du rétroéclairage en fonction de chaque scène pour offrir des noirs plus profonds. Cela dit, il a aussi des inconvénients, il engendre un effet de solarisation qui peut gêner les amateurs de rendu naturel avec de beaux dégradés de couleurs, d'autant plus que la solarisation peut parfois entraîner un phénomène de postérisation, surtout en HDR. Ceci est d'autant plus valable qu'ici, pour rappel, nous avons affaire à une dalle qui simule un affichage 10 bits, et non du 10 bits natif (8 bits FRC Dithering). Par contre, l'effet de pompage est très discret, pas vraiment gênant.

 

 

Du côté des applications, c'est vraiment très complet. En optant pour VIDAA, Hisense a clairement étoffé son offre et propose désormais un portail d'applications riche. Il serait évidemment trop long de toutes les lister, mais on peut citer Netflix compatible 4K/HDR, Youtube, AccuWeather, Plex, Deezer, la VOD Wuaki.tv, Viméo, Dailymotion, Facebook, des services de TV de rattrapage (cf. photo ci‑dessous). Il est également possible de personnaliser son interface avec les applications de son choix. Vous pouvez également y placer un accès rapide à vos chaînes TV préférées ou aux sources connectées au TV via HDMI, USB, UPnP, etc. Enfin, la télécommande donne accès directement à différents services comme YouTube, Netflix ou encore Wuaki.tv via des touches dédiées (cf. photo ci‑dessus). 

 


Une section multimédia assez basique, mais souvent suffisante

Pour la grande majorité des utilisateurs, la section multimédia du Hisense H70NU9700 s’avère suffisante, puisqu'un grand nombre de formats et codecs audio, vidéo, sous‑titres et image sont parfaitement lus y compris le H.264/X.264 (AVC), H.265/X.265 (HEVC), VP9, HDR10, Rec.2020, MKV, AVI, WMV HD, FLV, DTS, Dolby Digital, Flac. Il est possible de changer de piste audio ou sous‑titres avec les films dotés de plusieurs pistes, les chapitres sont pris en charge, mais on ne trouve aucune option avancée comme ce que proposent les meilleurs lecteurs multimédias et une gestion très sommaire des sous‑titres (ce qui est assez fréquent sur la plupart des TV). 

D'autre part, en dehors d'une passerelle multimédia UPnP (DLNA), on ne trouve ni Samba, ni possibilité de partager ses médias sur le réseau. Bref, c'est très classique, mais on notera toutefois la présence de Plex qui permet de profiter d'un système de jaquettes très intéressant.

Concurrence

Comme nous le précisons dans ce test, le Hisense H70NU9700 est l'un des meilleurs rapports qualité/prix du marché. D’aune part parce que, si on se focalise sur des TV UHD HDR de 70" ou 75’’ dotés d'un rétroéclairage Full LED Local Dimming, il y a peu de candidats et les prix indicatifs grimpent très vite ! Par exemple, Sony propose son KD‑75XE9005 au tarif de 4 990 euros. Pour info, il s'agit d'un très beau téléviseur doté d'un processeur vidéo X1 4K HDR qui délivre des images vraiment splendides. Ce spécimen Android TV propose une interface très moderne ou multiples applications et possibilités multimédias en tout genre et un double tuner TNT/Sat.

Chez les autres concurrents, les TV UHD Full LED à partir de 70" sont encore plus chers et dépassent la barre des 6 000 euros. En clair, si on limite le budget à 5 000 € grand maximum, la concurrence propose du LED Edge haut de gamme. Citons le LG 75SJ955V, doté d'une dalle IPS (donc contraste moins puissant) avec un procédé Local Dimming Advanced qui autorise de vraies zones de contrastes indépendantes grâce à plusieurs rampes de LED isolées les unes des autres. Ce TV propose un équipement et des technologies assez impressionnants avec une compatibilité HDR10, HLG et HDR Dolby Vision, un tuner TNT/Sat, une compensation de mouvement PMI 3100, une conversion des contenus SDR et HDR, et une superbe interface Smart TV sous WebOS 3.5 avec des centaines d'applications et fonctionnalités. Sa compatibilité multimédia et l'une des plus performantes du marché.

Panasonic propose également un modèle intéressant avec le TX‑75EX780E au prix indicatif de 4 490 € sachant qu'il s'agit de l’un des derniers TV compatibles 3D active du marché commercialisés en 2017. Lui aussi est compatible HDR10 et HLG et embarque un processeur vidéo de référence, une interpolation d'image 4K BMR IFC 2400 et le Studio Master HCX2 qui permet de profiter d'une grande fidélité colorimétrique et d’une image très naturelle. En effet, Panasonic propose tous les réglages nécessaires pour réaliser un calibrage professionnel ISF. En dehors de ça, ce modèle est parfaitement équipé avec un double tuner TNT/Sat, une excellente compatibilité multimédia, une prise en charge réseau client/serveur et domotique très étendue (Creston, Control4, etc.), et une interface Smart TV avec de nombreuses applications en tout genre via Internet Apps.

Suite à des prix revus à la baisse, on peut également évoquer le Samsung QE75Q7, on le trouve aujourd’hui aux alentours de 5 000 euros. C’est tout de même 1 500 € au‑dessus du tarif du Hisense. Heureusement les performances sont très intéressantes (cliquez sur la référence pour découvrir le test complet du spécimen 65’’ de la série Q7F : Samsung QE65Q7F), il s'agit en effet de la fameuse technologie QLED du géant coréen qui permet d'offrir des couleurs extrêmement riches et dynamiques et un contraste assez puissant pour du « simple » LED Edge Local Dimming. Qui dit Samsung, dit évidemment un design très moderne et hyper‑fin avec un nombre de technologies et d'équipements tout simplement hallucinant : compatibilité HLG, HDR10 et le mode HDR+, dalle QLED VA 10 bits (couverture à 80% du Rec.2020) avec une luminosité supérieure à 1 500 nits, Micro Dimming Supreme UHD, Auto Motion Plus 200 Hz associé à un PQI 3100, processeur Q Engine, double tuner TNT/Sat, interface Q Smart sous Tizen ultra‑complète, compatibilité multimédia étendue, etc.

Fiche technique
Type : LCD à LED
Diagonale de l'image : 178 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Quad Core
HDR : HDR10, HDR HLG
100 Hz : oui
Contraste : 7 000:1
Réception : télétexte, PAT, Infos+, EPG, TNT (simple tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), SAT (simple tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), Câble (simple tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+)
Connectique : 4 entrées HDMI (v 2.0, dont 2 arrières et 2 latérales), 1 entrée YUV (RCA), 1 entrée Stéréo + Composite (arrière), 1 sortie casque (latérale), 1 sortie audio numérique (optique), 1 port CI+, 3 ports USB Host (latéral) dont 1 USB 3, 1 port Ethernet, Wi‑Fi (ac)
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24)
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, DivX (Ultra HD), WMV (Ultra HD), Mpeg2 (SD et HD), Mpeg4 (Ultra HD), MKV (Ultra HD), TS (Ultra HD), HEVC, VP9, Jpeg, UPnP (DLNA), HBBTV, Webradios, WebTV (Widgets), accès Web
Usage : télécommande simple, capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
Réglage : Espace couleur (couleurs primaires + couleurs secondaires), balance des blancs paramétrable (10P), réglage de gamma (préréglage), rétroéclairage (dynamique par zone), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvement : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Son : puissance (2 x 15 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC, DTS), ARC, processeur surround (Tru-Surround), traitement audio (dbx-tv), égaliseur, AVL
Consommation : 250 W (0,5 W en veille)
Dim. (L x H x P) : 1 564 x 950 x 338 mm
Poids : 36,5 kg
ph image
Verdict technique

Passons à l'essentiel de ce test, notre verdict technique relatif aux qualités proposées par ce téléviseur qui représente, sur le papier, une solution très accessible pour profiter de la technologie Ultra HD HDR10 avec une grande image ! En bref, le genre de spécimens privilégiés par les amateurs de grand spectacle, Full LED Local Dimming et Quantum Dots, dans leur découverte des disques Ultra HD Blu‑Ray. Voyons si le choix, assumé, par Hisense d’opter pour la performance au dépens du design (le TV reste toutefois relativement sobre), porte ses fruits.

 

Colorimétrie nettement meilleure en sortie de carton, mais encore perfectible

Si on se réfère aux deux précédents tests ULED que nous avons réalisés (les modèles XT910 et M7000), Hisense a grandement amélioré la colorimétrie en sortie de carton avec ce H70NU9700 ! Une sacrée bonne surprise même si ce n’est pas encore parfait. Le mode Cinéma est en effet bien plus proche des standards professionnels en particulier grâce à une courbe de gamma (cf. capture ci‑dessous) ou EOTF bien plus linéaire.

 

 

Voilà qui facilite grandement le calibrage et fait gagner beaucoup de temps. En effet, avec un gamma linéaire, la Balance des Blancs 2P suffit très souvent pour l’obtention d’un résultat très correct (ici, un Delta E à 2,5). Pour les plus exigeants équipés d'une sonde, Hisense propose cette année une Balance des Blancs 10P pour affiner le calibrage et obtenir des écarts Delta E inférieur à 1 (0,8 pour être plus précis).
Pour préciser nos dires, en sortie de carton, le mode Cinéma Nuit par défaut affiche des écarts Delta E aux alentours de 4,6 (cf. capture ci‑dessus), ce qui reste au‑delà du seuil de 3 recommandé et à partir duquel l'œil humain ne perçoit quasiment plus de dérives colorimétriques. Mais, compte tenu de la linéarité du gamma, la colorimétrie perçue est tout de même très correcte même sans aucun réglage. Après avoir procédé à un calibrage rapide, à partir de la Balance de Blancs 2P, le Delta E descend à 2,5 ce qui est largement suffisant pour la très grande majorité des utilisateurs qui ne verront pas de dérive et pourront profiter d'une colorimétrie fidèle aux intentions du réalisateur. Seuls les plus pointilleux regretteront de ne pas pouvoir se rapprocher un peu plus de la perfection.

 


Rappelons toutefois que les modes Cinéma offrent une colorimétrie assez chaude, à 6 500°K, qui ne plaisent pas à tout le monde. Mais Hisense propose tous les réglages nécessaires afin que tout le monde obtienne une colorimétrie à son goût. En effet, en affinant les résultats avec la Balance des Blancs 10P (cf. capture ci‑dessus), qui conserve les corrections apportées en 2P, nous avons obtenu une température de couleur très juste avec un Delta E à 1,45 ! Cela n'est pas meilleur que les résultats obtenus lors du test du Hisense M700 de 2016, mais la durée de calibrage a été considérablement écourtée et surtout, la colorimétrie est bien plus homogène, le Color Cheker (fonction proposée par le logiciel de calibrage CalMan) beaucoup plus fidèle, même avec une vérification plus précise en 20P.
Contrairement aux TV Sony, avec lesquelles un calibrage de la Balance des Blanc en Rec.709 (1 080p) affine également celle des modes HDR10/BT.2020, ici nous devons réaliser deux calibrages indépendants, mais les écarts Delta E sont assez similaires et ne varient que de 0,2 ce qui au final est insignifiant.


Cela dit, si nous jugeons cette colorimétrie encore perfectible, c'est en rapport avec l'espace colorimétrique en Rec.709, DCI ou Rec.2020. En effet, nous retrouvons le même souci que sur le XT910, même s'il est bien plus contenu, lié au filtre Quantum Dots qui entraîne une sur‑saturation du rouge qui ne peut pas être corrigée lors du calibrage (cf. capture ci‑dessous opérée après le calibrage du gamut Rec.709). En effet, quel que soit le réglage au niveau du CMS (Color Management System sur trois axes), les coordonnées de saturation ne bougent pas. Alors, certes, d'un côté le rouge offre une profondeur et un éclat impressionnant, une teinte absolument sublime, intense et très lumineuse, mais qui manque de nuances.

 


Attention toutefois, le défaut reste très contenu et ne gênera probablement pas la plupart des utilisateurs. D'autre part, si on compare le Color Cheker du XT910 et du NU9700, on peut se rendre compte des nets progrès réalisés par Hisense en termes de fidélité et d’homogénéité colorimétrique. Le problème se situe encore surtout au niveau des teintes de peau avec des visages qui manquent un peu de naturel, surtout en HDR. Cela dit, rien à voir avec le XT910 avec lequel ce souci était tout de même plus visible.
Comme déjà précisé au début de banc d'essai, le menu ne permet pas de choisir le gamut à calibrer. Le TV détecte automatiquement le signal de la source et bascule sur l'espace colorimétrique adéquat (Rec.2020, DCI ou Rec.709) grâce à l'EDID. Le seul espace colorimétrique que nous pouvons forcer, c'est le mode Natif qui permet d'afficher tout l'étendue du spectre (Wide Gamut). Nous déconseillons ce mode, car Hisense ne propose pas vraiment d'algorithme performant capable d'upsampler les coordonnées colorimétriques comme le fait le procédé TriLuminos de Sony par exemple. Ici, le mode Natif étire les coordonnées ce qui génère une saturation des couleurs, donc un rendu qui manque cruellement de naturel. Cela dit, à chacun de voir, car certains utilisateurs apprécient ce type de rendu très dynamique et « flashy ». Les goûts et les couleurs ne se discutent pas…

Forcément, sans pouvoir intervenir sur le rouge, le magenta est donc également difficile à corriger. Même avec un calibrage fin, nous obtenons un Delta E de 3,5 dans le meilleur des cas. Pas de panique, cela reste tout de même très correct. Et il faut d’ailleurs relativiser ce résultat, car toutes les autres couleurs sont très justes. L'impression d'ensemble est très bonne. Comme nous le précisions, c’est la carnation qui manque de naturel avec des teintes plutôt saturées (cf. capture ci‑dessous). Cela se ressent également au niveau de la température de couleur mesurée à 6 345°K au lieu de 6 500°K recherché, avec un rendu final un poil plus chaleureux. Pour ceux qui aiment les rendus un peu plus neutres, voire froids, le mode Standard donne d'excellents résultats, mais cette teinte de peau saturée restera visible quels que soit les réglages et les modes choisis.

 


D'un autre côté, ce téléviseur couvre 80% de Rec.2020 et affiche une colorimétrie très riche en présence de disques Ultra HD Blu‑Ray. Lorsqu'on reste bien dans l'axe, soit dans un décalage de 25° maximum à droite ou à gauche, les couleurs sont absolument superbes, très dynamiques y compris lorsque les scènes sont très lumineuses en HDR10. En effet, plus une image est lumineuse, plus il est difficile de conserver des couleurs dynamiques, mais à l'instar de Samsung avec ses QLED, Hisense propose un filtre Quantum Dots puissant qui offre de très bonnes performances en termes de Color Volume, avec des couleurs vives en toutes circonstances.
Il faut rappeler que Hisense utilise tout de même un filtre QD particulier, avec un spectre tonal assez étonnant. Il monte très haut dans certaines valeurs (cf. capture ci‑dessous), mais il accuse également de grands creux entre chaque vague, assez étroite. En effet, si les couleurs sont très dynamiques et riches, cela entraîne aussi une directivité plus marquée que la moyenne et quelques petits soucis de métamérisme en HDR10 (de la postérisation avec des dérives colorimétriques).

 

 

Bons contrastes et bonne gestion du rétroéclairage, mais pas assez de zones en HDR

Le Hisense H70NU9700 embarque une dalle VA doté d'un très bon contraste natif relevé à 6 870:1 avec un noir profond mesuré à 0,017 nit. Cela le situe dans les dalles LED les plus contrastées du marché avec d'excellents résultats en SDR pour visionner du Blu‑Ray classique, entre autres. En effet, avec ce dernier, comme d'habitude nous calibrons notre pic lumineux à 120 nits maximum, la profondeur du noir est donc excellente y compris dans les scènes sombres. Seules quelques rares séquences très sombres avec un objet lumineux peuvent afficher un léger effet de Blooming. Le contraste perçu est d'autant plus excellent que Hisense maîtrise parfaitement sa technologie de Smart Peaking introduite avec le XT910. Celle‑ci offre une dynamique d'image perçue supérieure à ce que relèvent les mesures (on le répète, ces dernières demeurent cependant très bonnes). Au final, cela permet de profiter de superbes scènes de nuit (comme le ciel étoilé dans Star Wars ou Interstellar par exemple).

 

En fait, c'est surtout en présence de contenus HDR que le manque de zones indépendantes du système Local Dimming (au nombre de 128, pour rappel) se fait ressentir. En effet, le pic lumineux est mesuré à 920 nits avec une mire HDR10 de 20%, c’est donc très bon de ce côté‑là. Pour être plus précis, nous avons relevé un pic lumineux à 870 nits sur une mire HDR10 de 10%. Vous avez bien lu, curieusement, le H70NU9700 affiche une plus forte luminosité sur une mire à 20% avec 920 nits. Puis de 50% à 100%, il stagne à 520 nits environ. Précision, nous avons refait les mesures à plusieurs reprises pour un résultat toujours semblable. Même si on est en‑dessous de la barrière de 1 200 nits, chiffre idéal pour profiter pleinement des contenus HDR10, ça reste tout de même très élevé en termes de luminosité. Cela influe d’ailleurs sur le noir autour des objets les plus lumineux (une étoile, un soleil, un phare…) mesuré à 0,18 nit. Conséquence, même avec le meilleur système de Peaking ou de rétroéclairage au monde, sur une dalle de 70" avec seulement 128 zones, cela entraîne inévitablement un effet de Blooming, avec des halos d'autant plus large que le nombre de zones est faible. Encore une fois, cela ne concerne que quelques rares scènes. Dans son ensemble le rendu HDR10 est magnifique, explosif, lumineux, avec des couleurs riches et vives. Pour être honnête, 90% des scènes affichent un excellent contraste et encore une fois, il faut considérer le prix très attractif de ce téléviseur 70" doté de toutes les technologies nécessaires pour profiter pleinement des contenus Ultra HD HDR !

 

 

 

De son côté, la courbe EOTF « clippe » à 75% (cf. capture du haut ci‑dessus) et suit parfaitement la courbe de référence pour un rendu HDR parfaitement équilibré (cf. capture du bas ci‑dessus), que ce soit dans les zones sombres comme lumineuses. C'est probablement la progression la plus visible comparée au 65M7000 de 2016 qui affichait une courbe EOTF avec un Clipping à 60% et un manque de nuances au niveau de l'échelle de gris. Avec le 70NU9700, les scènes sombres sont totalement débouchées dans le voisinage du noir. Avec les films encodés à 1 000 nits, les niveaux de gris au‑delà de 75% sont également parfaitement lisibles. En revanche, en présence de films encodés en 4 000 nits ça se complique un peu avec des blancs légèrement brûlés au‑delà de 80%. Précisons toutefois que c'est assez fréquent, la très grande majorité des TV HDR ont du mal à gérer la courbe de transfert EOTF de ce type de films que ne sont pas si rares que ça (souvent issus de captations argentiques, même si cela dépend aussi des capacités de gestion HDR du lecteur utilisé).


Précisons que Hisense propose toujours un contraste dynamique adaptatif qui peut donner de bons résultats pour optimiser le contraste perçu, que ce soit en SDR comme en HDR et donc réduire le Blooming et améliorer la profondeur des noirs. Malheureusement, ce mode génère de la solarisation et du pompage (une fluctuation de l'intensité du rétroéclairage qui peut gêner l'utilisateur), surtout en présence de sous‑titres. De notre côté, si nous trouvons que ce mode gère mieux l'adaptation du rétroéclairage que l'an dernier, nous avons préféré désactiver cette option pour conserver un gamma plus linéaire et plus de nuances.

 

Homogénéité très correcte grâce au rétroéclairage Full LED

Il n'y a pas de secret, si la qualité d'assemblage est bonne, un rétroéclairage Full LED permet bien souvent une meilleure homogénéité que sur un spécimen LED Edge, surtout lorsque la dalle est plate (les dalles courbes engendrent souvent des fuites de lumière). Et le 70NU9700 regroupe toutes les qualités nécessaires pour briller dans ce domaine : dalle VA et noir profond, excellente qualité d'assemblage grâce à un châssis robuste en aluminium épais, rétroéclairage Full LED avec des diodes bien réparties… Bref, encore une fois, certains regretteront peut‑être ce design assez imposant, mais sans surprise ce téléviseur propose une excellente homogénéité qui permet de profiter d'un meilleur contraste perçu.
Le Clouding était totalement absent de notre modèle de test, mais pour être honnête, ce problème est assez aléatoire. Nous avons relevé un peu de DSE la première semaine d'utilisation, mais ce dernier s'est rapidement estompé à l'usage. Le traitement anti‑reflet est en revanche plus classique. Son efficacité reste dans la moyenne, c’est‑à‑dire sans atteindre le niveau des derniers traitements proposés qui permette une réduction de plus de 90% de la luminosité reflétée. Il vaut mieux éviter les fenêtres ou sources de lumière.


Compensation de mouvement MEMC et Input Lag

Autre élément clé de ce TV Uled déjà mentionné, la présence d'une compensation de mouvement MEMC (Motion Estimation/Motion Compensation) avec un indice de fluidité Picture Criteria Index (PCI) 2700, le tout géré par le fameux processeur FRCX, en plus d'un processus Backlight Scanning (balayage rapide du rétroéclairage avec insertion de bandes noires entre les images pour réduire la rémanence et améliorer la précision) pour une meillaure fluidité d'image, même lors des séquences rapides (films d'action), des retransmissions sportives, ou encore, lors de l'affichage d’un jeu vidéo.
Pour faire court, Hisense a amélioré sa compensation de mouvement avec un réglage plus complet et plus efficace qui permet de peaufiner le rendu vidéo à son goût, plus ou moins fluide et précis. On trouve deux curseurs pour régler la précision de l'image (sachant que plus l'image en mouvement sera précise, plus le scintillement sera visible), la fluidité (sachant que plus la fluidité sera élevée, plus il y aura de rémanence, plus l'effet « caméscope » sera prononcé et plus il y aura d'artefacts autour des objets en mouvement).

 


De notre côté, nous avons opté pour une précision réglée à 9 et une fluidité réglée à 4 pour un résultat vraiment très appréciable. Ce n'est certes pas la meilleure compensation de mouvement du marché, mais elle fait le job, en plus de faire mieux que les années précédentes. Si la précision de l'image pourrait être améliorée, surtout avec les contenus désentrelacés (TNT) et un mode BFI proposé, bien réglée elle ne présente aucun artefact. L’image est précise, avec peu de rémanence, une excellente fluidité, aucune saccade. Bref aucun défaut rédhibitoire n’est à déplorer avec des contenus UHD ou 1 080p. 
Comme d’habitude, lorsque nous évaluons la compensation de mouvement d’un TV, nous réalisons toujours quelques mesures rapides de l'Input Lag pour juger des performances de l’écran lors de séances jeu vidéo. De ce côté‑là, le constructeur Hisense se débrouille plutôt bien depuis l'an dernier et nous retrouvons à peu près les mêmes valeurs que sur le M7000. En mode Jeux (MEMC désactivé donc), nous l'avons mesuré à 32 ms avec un signal 1 080p. L'activation de la compensation de mouvement n'est pas rédhibitoire puisque la valeur augmente relativement peu à 48,8 millisecondes. En revanche, avec un signal 2 160p nous avons eu du mal à mesurer l’Input Lag qui variait de 50 à 60 millisecondes.

 



Traitement vidéo et Upscaling toujours au top

Depuis son premier Uled, le constructeur Hisense s'est tout de suite démarqué de la concurrence en proposant un post‑traitement vidéo et un Upscaling UHD simple, mais puissant et très performant, y compris sur ses modèles entrée de gamme. On retrouve donc cet excellent désentrelacement qui permet de profiter d'une très belle image avec la TNT, mais qui améliore aussi les performances de l'Upscaling Ultra HD. En dehors des deux réducteurs de bruit Mpeg et DNR que nous trouvons assez moyens, le filtre de Netteté (Sharpness) est toujours aussi puissant ! 

Comme lors des gammes précédentes, il faut ajuster cette netteté avec parcimonie pour éviter les doubles contours ou effet Ringing, mais bien paramétré, ce filtre offre un magnifique piqué, beaucoup de détails, de précision et de relief à l'image. En général, on peut l'ajuster plus haut avec les contenus Ultra HD que 1 080p. En 1 080p, il peut durcir un peu l'image, alors qu'en UHD il améliore considérablement le relief et la profondeur de champ. Pour revenir rapidement sur le réducteur de bruit Mpeg, sachez qu’il engendre des images flottantes assez désagréables, surtout lors des travellings. Le DRN est plus efficace, car il gomme les imperfections avec moins de violence, sans flouter l'image, mais dans les deux cas il est conseillé d'utiliser ces réducteurs de bruit qu'en dernier recours, si l'image affiche des artefacts de compression Mpeg trop voyants…

 



Pour conclure...

De toute évidence, Hisense a réalisé de gros progrès dans de nombreux domaines. En premier lieu, la colorimétrie est dorénavant quasiment standardisée avec des valeurs en sortie de carton très correcte, que ce soit pour profiter des Blu‑Ray 1 080p ou des disques Ultra HD Blu‑Ray. Mais surtout, avec un gamma bien plus linéaire et une Balance des Blancs dorénavant ajustable en 2P et 10P, les utilisateurs les plus exigeants pourront réaliser un calibrage très fin. Seule une petite saturation excessive dans le rouge, dû au filtre Quantum Dots rend la colorimétrie perfectible comparée aux modèles les plus performants du marché.


Évidemment, si le filtre QD permet des couleurs plus dynamiques y compris à forte luminosité avec un meilleur Color Volume qu'un LED classique et un espace couleur Rec.2020 plus large, il entraîne également quelques petits défauts de directivité et métamérisme. Enfin, fidèles à nos principes, très tatillons, nous regrettons également que la dalle ne soit pas en 10 bits natifs pour afficher des dégradés plus fin et moins de postérisation en HDR. Cela dit, l'image dans sa globalité est toutefois très belle et d'une grande précision grâce à un excellent post‑traitement.
D'autre part, impossible de ne pas considérer le prix de ce téléviseur proposé aux alentours de 3 500 € au moment de rédiger ce test, et ce pour un TV 70" parfaitement équipé pour profiter pleinement des contenus Ultra HD HDR. En toute franchise, cela fait de lui probablement le meilleur rapport qualité‑prix du marché pour les amateurs de grand spectacle ! Une image de 178 cm de diagonale c'est tout simplement impressionnant ! Quelle immersion ! Le spectateur est vraiment plongé au cœur du spectacle !


Si on ajoute à cela de très belles performances en termes de contraste, colorimétrie, précision, fluidité et une puissante luminosité pour un rendu HDR de très bonne qualité, on en prend vraiment plein les yeux. Concernant les utilisations secondaires, Hisense propose désormais un environnement Smart TV très complet, ergonomique avec des applications intéressantes et une bonne réactivité grâce à un puissant processeur Quad Core, le tout avec une gestion multimédia très complète.
Pour résumé, le Hisense H70NU9700 est un énorme TV, dans tous les sens du terme, au rapport qualité‑prix imbattable performant dans tous les secteurs et doté d'une qualité de fabrication pérenne liée à un châssis en aluminium épais. Compte tenu de son prix très agressif, on lui pardonnera volontiers les quelques secteurs perfectibles constatés. Les épicuriens de l’image ont trouvé leur bonheur, c’est certain !

+ Les points forts
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Excellente qualité de fabrication (c'est du costaud !)
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Parfaitement équipé pour profiter des contenus Ultra HD en HDR10
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Contraste puissant dans sa catégorie Full LED
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Très bonne homogénéité sans DSE, ni Clouding
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Bonne colorimétrie en sortie de carton
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Progrès nets en termes de réglages et calibrage
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Post‑traitement vidéo toujours aussi puissant
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Compensation de mouvement très stable et ajustable
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Excellent rapport qualité/prix pour un TV grand spectacle 70"
- Les points faibles
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Saturation dans le rouge (teinte de carnation perfectible)
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Directivité de la dalle et métamérisme
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Léger Blooming en HDR (nombre de zones un peu juste pour un 70")
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Réducteur de bruit Mpeg trop agressif
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