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TV - Écran plat

LG OLED65C8

Mustav
Prix indicatif : 3 790 € TTC
Note AVCesar.com


Type : OLED
Diagonale de l'image : 165 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Quad Core
100 Hz : oui
TNT : double tuner (HD et UHD)
HDMI : 4 (v 2.0b, dont 4 latérales)
Dim. (L x H x P) : 1 449 x 881 x 230 mm
Poids : 25,4 kg
L’essentiel

En test aujourd'hui dans les colonnes d’AVCesar.com, le téléviseur LG OLED65C8. Ce dernier fait partie de la nouvelle gamme Oled 2018 du géant coréen avec son lot d'améliorations, de nouveautés et surtout des tarifs de plus en plus accessibles. Et pour être plus clair, il s’agit du premier TV Oled de la marque que nous accueillons dans notre rubrique Test. En effet, même si nous avons eu entre les mains moult modèles des gammes précédentes, aucun n’avait encore à nos yeux justifiés une mise en avant, la faute essentiellement à une gestion déficiente des zones sombres sur la série 6, un traitement vidéo à la traîne sur la série 7, quelques soucis d'affichage avec les signaux HDR, sans parler de fonctionnalités, notamment de calibrage, incomplètes. Mais en 2018, vous allez le constater via notre banc d'essai, tout change.

 

 

La diffusion auprès des plus grandes marques TV de dalles Oled de la part de LG Display, encore et toujours unique fournisseur de dalles Oled TV à travers le monde, a démontré qu’il était possible de fabriquer des diffuseurs idoines extrêmement performants sur le rendu d’image, ce qui a poussé LG Electronics à remettre son travail sur l’établi dans le but de faire aussi bien sinon mieux que ses concurrents. Car, en attendant que d’autres fabricants de dalles Oled se manifestent, chaque marque qui compte à son catalogue un ou plusieurs téléviseurs de ce type se distingue essentiellement par son savoir‑faire en matière de design, de traitement de l’image, de gestion colorimétrique, ou encore de l'environnement Smart TV toujours plus riche et ergonomique… Bref, toutes tentent d'apporter la petite nouveauté qui permettra de faire LA différence. C’est encore plus vrai cette année où les dalles Woled WRVB évoluent peu comparé à 2017 (gamut quasi identique et pic lumineux pas beaucoup puissant).

 

Et pour ce millésime 2018, LG frappe justement très fort en proposant un package technique grandement renouvelé avec son tout nouveau processeur vidéo Alpha 9 doté d'un algorithme très performant. Sa puissance permet également une meilleure gestion colorimétrique avec une nouvelle table de conversion des couleurs (3DLUT) basée sur 36 000 points de corrections au lieu de 5 000 auparavant, et dorénavant ouverte à l'utilisateur ! Voilà de quoi, vous allez le découvrir, magnifier la qualité des signaux HDR 4K Ultra HD.

 

LG OLED65C8 : élégant, performant et ergonomique !

 

 

Le LG C8 arbore un design sobre, moderne et très élégant, certes très différent de ce que proposent Panasonic ou Sony. Les matériaux sont moins nobles, moins robustes et le châssis est constitué majoritairement de PVC. Cependant, l'emploi de dernier matériau propose aussi quelques avantages : plus léger et surtout moins fragile que le verre, le risque de casse et moindre (vous êtes plusieurs à nous avoir fait part de leur mésaventure sur le sujet avec leur TV Oled…). Sans compter que la finition et l'assemblage restent splendides. Ici, le fabricant coréen met en valeur les atouts de la technologie Oled avec un téléviseur tout en finesse (bien sûr) et très simple à installer avec son poids plume d'à peine 21 kilos ! Visuellement, c'est franchement très réussi, sans cadre apparent et un large pied en aluminium brossé, sans oublier un revêtement du panneau arrière très design.

 

 

Évidemment, LG est obligé de conserver une certaine épaisseur de dalle dans sa partie basse pour assurer une bonne ventilation de l'électronique et proposer une caisse de résonance suffisamment volumineuse pour optimiser le rendu des haut‑parleurs e, configuration downfire, placés à la base de la dalle. Il s'agit d'un système audio 2.2 (deux haut‑parleurs et deux boomers de 10 W chacun). Même si rien ne remplace une bonne barre sonore ou un vrai système Home Cinéma, sachez que la qualité audio dispensée par le LG OLED65C8 est largement au‑dessus de la moyenne malgré une légère projection dans les graves. Les effets surround sont intéressants, et si les aigus ne sont pas très précis, ils ont l'avantage d'éviter les sifflantes. Et surtout la qualité des dialogues est assurée avec un bel équilibre tonal et peu de distorsion, c'est l'essentiel. Précisons au passage que LG fait partie des rares fabricants à proposer une prise en charge du Dolby Atmos 7.1.4 via HDMI ARC et donc Dolby Digital et DTS 5.1. Il est également possible de connecter une enceinte active ou un casque audio sans‑fil via Bluetooth 4.2 (Sound Sync Wireless).

 

 

Autre point très intéressant, la qualité exceptionnelle du filtre antireflet, malgré une dalle brillante. Tout comme sur les modèles de l'an dernier, il évite les dérives chromatiques magenta sur les scènes sombres, visibles sur les TV Oled LG jusqu'en 2016. Côté connectique, c'est du grand classique, avec quatre entrées HDMI 2.0b compatibles HDR10, HDR HLG, HDR Dolby Vision, HDCP 2.2, et 2 160p en 60 Hz, 4:4:4 et 12 bits dont une compatible eARC et MHL 3.0.

Le reste de la connectique rassemble un port Ethernet gigabit, trois ports USB 2.0, une sortie optique, un port CI+ et un double tuner DVB‑C/DVB‑T2/DVB‑S2. Évidemment, le Wi‑Fi Direct, le WiDi, Miracast et le Bluetooth sont intégrés.

 

 

Technologies du LG C8 

Le LG OLED65C8 embarque une nouvelle génération de dalle Woled Ultra HD 10 bits, 100 hertz. Pourtant, il n'y a pas de grands changements en termes de performances (sauf en présence d'un signal HDR comme vous le verrez plus loin dans notre banc d'essai), on retrouve une structure avec quatre sous‑pixels WRVB, mais quelques modifications ont été apportées pour améliorer la finesse de l'image en réduisant l'écart inter‑pixel (le pitch). Si le fait de rajouter un sous‑pixel blanc en plus des traditionnels Rouge, Vert, Bleu, les dalles Woled de LG Display permettent de proposer un pic lumineux plus important tout en préservant la pérennité de la dalle et des couleurs, cette structure engendre en revanche un écart inter‑pixel trop visible, y compris avec un recul de 3 m sur une dalle 65 pouces. Cet écart crée une infime perte de résolution avec une image ressentie un poil dure.

 

Un défaut que LG a considérablement réduit d'année en année en optimisant la structure des sous‑pixels en modifiant la taille de certains sous‑pixels. Désormais, les nouvelles dalles Woled 2018 affichent une meilleure résolution perçue ce qui donne inévitablement un meilleur piqué et une image bien plus définie, fine et précise avec un écart interpixel invisible à l'œil (effet de grille) tout en proposant un pic lumineux toujours plus important ! C'est un véritable petit exploit technologique qui permet également d'améliorer l'efficacité du traitement vidéo et de l'Upscaling UHD.

 

 

De plus, LG intègre cette année son tout nouveau processeur vidéo « intelligent » Alpha 9 avec son lot de nouveautés :

 

  • Réducteur de bruit en quatre étapes : la technologie Oled a d'énormes qualités, mais elle est également très sensible à la postérisation et au bruit numérique. Le moindre défaut d'encodage ne pardonne pas, d'autant plus en affichage HDR ! Jusqu'ici, c'était l'un des points faibles des TV LG et les D NR n'étaient pas assez performants pour corriger ce problème. Certains disques Ultra HD Blu‑Ray comme Salt (un film capté sur pellicule argentique) étaient difficilement regardables tellement le grain vidéo était prononcé et l'image bruitée. C'est désormais de l'histoire ancienne ! Non seulement les DNR sont plus puissants tout en préservant le piqué de l'image, mais en plus LG propose désormais un Upsampling 10 bits très efficace qui améliore la précision de l'image et réduit considérablement le bruit, la postérisation et la solarisation. Le gain en qualité d'image comparé à l'an dernier est sensible. C’est encore plus flagrant sur un signal TNT qui change, presque, du tout ou tout.
  • Object Depth Enhancer : à l'instar de Sony et Samsung, LG propose désormais un algorithme qui analyse les différents plans de l'image pour améliorer la précision et ainsi augmenter l'effet de profondeur et de relief avec une sorte de rendu 3D naturel très convaincant et naturel. Sur certains films d'animation, le résultat est parfois bluffant !
  • Nouvelle table de conversion des couleurs (3DLUT) Enhanced Dynamic Tone Mapping : c'est sans conteste l'une des améliorations les plus impressionnantes cette année ! En effet, le 3DLUT compte désormais 36 000 points de conversion au lieu de 5 000 sur les modèles 2017 avec une Balance des Blancs 42P ! Mais le plus intéressant vient du fait que ce 3DLUT est désormais ouvert à l'utilisateur, c'est‑à‑dire qu'il est possible de faire intervenir un calibreur professionnel pour procéder à un calibrage d'une précision inégalée et croyez‑nous, l'apport est énorme en termes de justesse et homogénéité colorimétrique. Nous revenons dessus plus en détail dans le Verdict Technique...
  • Mode Technicolor : à l'instar des modes THX, le mode Technicolor est un mode précalibré pour ceux qui n'ont pas la possibilité de calibrer ou faire calibrer leur TV. Ce mode assure en théorie un Delta E proche de 3 en moyenne ce qui est logiquement suffisant pour que l'œil humain ne perçoive pas de dérive chromatique. Dans les faits, c'est plus compliqué puisque, d'une part il s'agit d'une moyenne (si la plupart des paliers sont en dessous de 3, certains peuvent donc être au‑dessus de 3 avec pour conséquence une homogénéité imparfaite). D'autre part, les plus avertis ont une perception plus affinée des couleurs et préféreront calibrer leur TV plus finement.
  • Advanced HDR by Technicolor : il s'agit d'une conversion SDR/HDR à la volée de bonne qualité qui à l'avantage, là aussi, d'assurer une colorimétrie très proche des standards cinéma avec un Delta E moyen aux alentours de 3. Dans les faits, ce n'est pas la meilleure conversion SDR/HDR que nous ayons pu voir, mais les résultats sont tout de même intéressants pour ceux qui aiment les images dynamiques. Les plus exigeants s'en passeront, tout comme ils se passaient de conversion 2D/3D à la volée, privilégiant un rendu plus naturel.
  • Perfect Color : cet algorithme permet d'Upsampler l'espace colorimétrique de n'importe quelle source en Wide Gamut (Espace couleur étendu) en recalculant chaque coordonnée couleur et non en étirant les coordonnées comme le font la plupart des TV, ce qui permet d'offrir des couleurs plus riches tout en préservant le naturel des couleurs et des teintes de peau. En clair, en activant le mode Étendue dans le menu, le processeur vidéo va adapter un signal Rec.709, DCI‑P3 ou REC.2020 au Wide Gamut du TV, ce qui permet d'exploiter l'intégralité de l'espace couleur natif proposé par la dalle Oled. C'est très efficace, mais dérègle le calibrage, donc inutile de préciser que ceux qui recherchent des couleurs les plus naturelles possible n'utilisent jamais ce genre de procédé...

 

 

  • TruMotion avec BFI : la compensation de mouvement est similaire à l'an dernier dans son ensemble avec les mêmes réglages et une qualité satisfaisante, fluide et précise dans les mouvements, en dehors de quelques décrochages avec la TNT. Cependant, cette année LG propose une nouvelle option TruMotion Pro (cf. photo ci‑dessus) qui active un mode BFI pour réduire la rémanence. Cela dit, cette option nous a semblé superflue, même si elle a le mérite d'exister, car elle réduit trop la luminosité déjà assez juste sur l'Oled, surtout lorsque le système ABL (Auto Brightness Limiter) s'enclenche pour ramener le pic lumineux à 150 nits environ (et moins de 100 nits avec le TruMotion Pro activé). De plus, la rémanence est déjà très limitée, le temps de réponse mesuré à moins de 2 ms et les images en mouvement déjà très précises sans cette option. Pour être parfaitement honnête, nous attendions avec impatience un mode BFI sur les TV Oled mais force est de constater qu’il s’agit finalement du parfait exemple de la fausse bonne idée. Tant que le pic lumineux des écrans Oled ne pourra pas atteindre réellement 1 200 nits, le BFI fait plus de mal que de bien.

 

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Pour le reste, on retrouve tout ce qui a fait le succès des TV Oled signés LG jusqu'à présent avec, notamment, plusieurs modes couleur : Dynamique, Standard, Game, Cinema, Game, Technicolor, ISF jour et Nuit (cf. photo ci‑dessus). Évidemment, si une fonction 3DLUT est disponible, il reste toujours possible de calibrer son TV « comme avant » avec n’importe quelle sonde et logiciel. Pour cela on trouve toujours un Color Management Systeme sur trois axes, une Balance des Blancs 20P et tous les réglages habituels de Luminosité, Contraste, Teinte, Résolution, DNR, Niveau de Noir, etc. Toujours présente, la fonction anti‑burning qui permet d'effacer toutes traces de marquage est toujours aussi efficace. C'est là une grande différence avec la technologie Plasma. En effet, si du marquage peut effectivement apparaître sur l'Oled, les outils proposés permettent d'effacer toutes traces en quelques minutes. Par contre, à savoir, il faut éviter de le faire trop souvent, car après avoir lancé le nettoyage, l'image met parfois deux à trois jours avant de revenir aussi précise qu'avant.

 


Précision, LG propose également un nouveau mode Game qui permet de réduire l'Input Lag. LG avait annoncé un Input Lag d'environ 21 ms lors du CES 2018, nous relevons exactement 21 millisecondes. C'est assez rare lorsque les promesses sont parfaitement tenues, ça mérite donc d’être souligné : bravo  !

 

Interface Smart TV ThinQ AI controlé par Magic Remote 

Impossible de parler de l'interface WebOS ThinQ AI sans évoquer la Magic Remote de LG, véritable révolution dans la façon d'utiliser son TV. Cette dernière est toujours aussi sympa et fun à utiliser avec son pointeur gyroscopique de plus en plus précis et son micro intégré pour les recherches et commandes vocales encore améliorées. La version WebOS ThinQ AI permet d'utiliser le micro pour ajuster au mieux le son du téléviseur en fonction du bruit ambiant de la pièce. Le pointeur gyroscopique permet d'interagir avec les vidéos 360° directement sur l'écran du TV en se déplaçant dans l'image.

 

 

Cette télécommande est d'autant plus intéressante cette année via la fonction ThinQ AI (une sorte de mariage entre l'algorithme WebOS de LG et l'intelligence artificielle de Google Assistant). Il est dorénavant possible de discuter avec son TV, poser des questions, faire des recherches vocales, obtenir des conseils, des recommandations de contenus, etc. LG précise que ses TV ThinQ AI seront rapidement capables de « contrôler » d'autres appareils ThinQ AI LG d'un foyer (climatiseur, réfrigérateur, machine à laver, domotique…), ou Google Assistant (enceintes actives par exemple), toujours via des ordres vocaux.

 

 

D'autre part, le Magic Remote propose toujours les touches Focus et Live Zoom pour agrandir une partie de l'image ou faire des captures, la fonction de télécommande universelle pour piloter d'autres appareils que la TV, ou encore le bouton Screen Remote pour afficher une télécommande virtuelle à l'écran. Les touches de couleur sont des raccourcis programmables.

 

 

On retrouve donc cette fabuleuse interface WebOS, toujours aussi fluide, réactive et ergonomique avec de nombreux raccourcis qui s'affichent en Pop‑Up en bas de l'image pour accéder en un clic à tous les appareils connectés au TV (cf. photo ci‑dessus), à la fonction PVR, au système de jaquettes Plex ou XPlay (version spécifique, et non officielle, de Plex, cf. photo plus bas), au navigateur internet, à un EPG complet, ou encore à des dizaines de services et applications en tout genre (VOD Amazon, Netflix…), ou encore la possibilité de diffuser le contenu d’un smartphone ou tablette sur le TV.

 

 

Côté lecteur multimédia du TV, là aussi tout est bien pensé et réactif. Les recherches et le lancement des films et musiques sont instantanées, tous les formats vidéo les plus courants sont lus en SD, HD et UHD dont le MKV, TS, M2TS, AVI, DivX HD, WMV HD, Mpeg4, AVC/H.264, x264, HEVC/H.265, AVC‑HD, VC‑1, VP9, VP8, XviD, entre autres. Quasiment toutes les vidéos sont lues sans encombre, sauf les Iso et les répertoires Blu‑Ray (BDMV).

Comme l'an dernier la lecture des vidéos 24p s’effectue en 60 im/s et la fréquence d'affichage bascule en 120 Hz, mais la conversion de cadence n’engendre aucune saccade, la lecture est parfaitement fluide. Le décodage vidéo est de très bonne qualité, d'autant plus que l'intégration du nouveau processeur a permis une nette amélioration du traitement vidéo et de l'Upscaling UHD comme déjà précisé.

 

 

Tous nos échantillons de test Ultra HD HDR10 et HDR Dolby Vision ont été lus sans problème. Les sous‑titres sont très bien gérés également, avec possibilité de synchronisation, modification de la taille de la police, couleur, position, etc. Là aussi, les formats les plus courants sont décodés, comme le .srt, .ssa, .smi, .ass (pas de .pgs). Les pistes audio DTS 5.1, Dolby Digital 5.1, Dolby Atmos 7.1.4, AAC, MP3, WMA, Flac sont lues en stéréo ou bitstream via optique ou HDMI ARC. Bref, très bonne gestion multimédia, même si évidemment rien ne remplace un vrai lecteur multimédia comme le Zappiti 4K HDR (cliquez sur la référence pour découvrir le test complet du produit par la rédaction d’AVCesar.com) qui est actuellement l'une des références dans ce domaine.

 

Concurrence

De nos jours, il existe de plus en plus de spécimens Oled, pour notre grand plaisir, et cela devrait contribuer à voir les prix baisser relativement rapidement. Le LG OLED65C8 est donc confronté à divers concurrents dont évidemment les TV Oled Sony, Panasonic, Loewe ou encore Philips. On peut citer par exemple le Panasonic 65FZ800 attendu cette semaine dans nos locaux et qui semble être le plus proche concurrent du LG C8 avec les compatibilités HDR HLG et HDR10+, mais pas HDR Dolby Vision, un mode pré‑calibré THX et un processeur HCX avec 3DLUT. Sauf qu'ici, ce dernier est interne et fermé à l'utilisateur, ce qui constitue une sacrée différence vous en conviendrez ! Cela dit, ce TV possède d'autres atouts comme une colorimétrie souvent plus juste en sortie de carton et une gestion réseau client/serveur complète.

 

Autre concurrent intéressant, le Sony KD‑65AF8, un Android TV compatible HDR10, HDR HLG et HDR Dolby Vision, qui intègre lui aussi une dalle LG 2018. Cet écran se démarque évidemment par le savoir‑faire de Sony en termes de traitement vidéo avec un impressionnant processeur X1 Extreme 4K HDR qui offre une conversion SDR/HDR magnifique, un traitement HDR de très haut niveau et surtout un post‑traitement vidéo d'une grande beauté, l’un des plus performants à l'heure actuelle y compris pour son Upscaling UHD. Ce TV propose également une excellente colorimétrie et un système audio de qualité dénommé Acoustic Surface, innovant, qui fait vibrer la dalle Oled (le son sort directement de l'écran !).

 

On peut également citer le Philips 65OLED873, déclinaison 65’’ de l'exceptionnel Philips 55POS9002 (cliquez sur la référence du produit pour découvrir le test complet du produit par la rédaction d’AVCesar.com) récemment testé dans nos locaux avec son célèbre et exclusif système Ambilight, un OS sous Android TV, et plusieurs nouveautés très intéressantes comme le nouveau traitement vidéo P5 Perfect Picture Engine (cf. notre dossier P5 Perfect Picture Engine, le processeur surdoué de Philips), le Micro Dimming Perfect, ou le dispositif Color Booster 17 bits pour un espace couleur étendu (99% DCI‑P3) qui réduit considérablement les soucis de postérisation.

Fiche technique
Type : OLED
Diagonale de l'image : 165 cm
Standard : Ultra HD
Résolution native : 3 840 x 2 160 pixels
Processeur : Quad Core
HDR : HDR10, HDR HLG, HDR Dolby Vision
100 Hz : oui
Réception : PAT, PIP, PAP, Infos+, EPG, TNT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), SAT (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+), Câble (double tuner HD et UHD, chaînes payantes via CI+)
Connectique : 4 entrées HDMI (v 2.0b, dont 4 latérales), 1 sortie casque (frontale), 1 sortie audio numérique (optique), 1 port CI+, 3 ports USB Host (latéral) dont 1 USB 3, 1 port Ethernet, Wi‑Fi (ac)
Compatibilité : NTSC (480i, 480p), Pal (576i, 576p), HD (720p/50, 720p/60, 1 080i/50, 1 080i/60), Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), Ultra HD (2 160p/24)
Multimédia : MP3, WMA, AAC, Ogg, Flac, DivX (Ultra HD), WMV (Ultra HD), Mpeg2 (Ultra HD), Mpeg4 (Ultra HD), MKV (Ultra HD), TS (Ultra HD), HEVC, VP9, Jpeg, UPnP (DLNA), Bluetooth 4.0 + EDR, HBBTV, Webradios, WebTV (Widgets), accès Web
Usage : télécommande préprogrammée, capteur de luminosité, CEC, Auto Lipsync, xvYCC, Deep Color, Super 4/3, 4/3, 14/9, 16/9, Zoom Letterbox, Zoom Letterbox sous-titres, Zoom 2.35 (4/3, 16/9, HD), Overscan
Réglage : Espace couleur (couleurs primaires + couleurs secondaires), balance des blancs paramétrable (20P), réglage de gamma (préréglage), renforcement du contraste (dynamique), désentrelacement (vidéo/film) automatique
Réducteur de bruit : D NR, Mpeg NR
Optimisation de la netteté dans les mouvements : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Compensation de mouvement : en SD (480i/576i), en ED (480p/576p), en HD (720p/1 080i), en Full HD (1 080p/24, 1 080p/50, 1 080p/60), en Ultra HD (2 160p/24)
Son : puissance (2 x 10 W), caisson (20 W), décodeur (PCM, Dolby Digital, Dolby Digital Plus, HE-AAC, DTS), ARC, processeur surround (OLED Surround), traitement audio (Adaptative Sound Control ), égaliseur, AVL
Consommation : 167 W (0,5 W en veille)
Dim. (L x H x P) : 1 449 x 881 x 230 mm
Poids : 25,4 kg
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Verdict technique

Après avoir fait le tour du téléviseur et livré quelques informations rapides sur ces performances et fonctionnalités est venu le moment de vous livrer notre verdict sur ce fameux LG OLED65C8. Comme déjà précisé, le gap par rapport au C7 de 2017 ne se situe pas sur les performances intrinsèques de la dalle Oled mais au niveau du traitement vidéo et des possibilités de calibrage. Cela étant dit, ces deux derniers secteurs s’avèrent particulièrement importants pour juger de la qualité d'un TV. Et les grosses améliorations apportées par LG dans ces domaines vont prouver à quel point un très bon traitement vidéo et un excellent système de calibrage peuvent changer la donne, jusqu'à littéralement transcender l'expérience visuelle, en SDR bien sûr, et plus encore en HDR.

 

 

Nous vous invitons donc à découvrir notre verdict technique complet de ce TV, fruit d’une inspection de la bête sous toutes ses coutures. Précision, ce banc d’essai fut aussi l’occasion de tester pour la première fois l'AutoCAL avec 3DLUT de SpectraCal lors de séances de calibrage multiples avec la participation de Cédric Louis, calibreur certifié ISF et THX Level II de son état, présent dans notre laboratoire. Comme d’habitude, nous avons utilisé des appareils de mesure de haute précision comme un Colorimètre Klein K‑10A (cf. photos ci‑dessous), un spectroradiomètre Jeti Specbos 1211, un générateur de mire UHD HDR10 et HDR Dolby Vision Murideo, le tout avec le logiciel Calman sous licence ISF et THX.

 

 

Présentation de la fonction AutoCAL avec 3DLUT par SpectraCal

Pour la première fois, un fabricant de TV grand public propose une fonction extrêmement aboutie d'autocalibrage avec 1D & 3DLUT ouvert à l'utilisateur et près de 36 000 points de corrections colorimétriques contre près de 5 000 auparavant (cf. ci‑dessous captures des cubes de points illustrant les différences entre un calibrage classique vs calibrage 3DLUT) ! À notre grand étonnement, cette fonction s'est avérée ultra‑performante, stable, parfaitement fonctionnelle et bien plus simple à utiliser qu'on ne le pensait !

 

 

Il faut préciser que pour LG, c’est l'aboutissement de plusieurs années de développement et tests en partenariat avec SpectraCal développeur du plus célèbre logiciel de calibrage professionnel du marché : Calman ! Pour LG, il fallait que cette fonction soit parfaitement finalisée avant d'être intégrée sur ses TV. Pour en profiter, un logiciel, une sonde et un générateur de mire sont nécessaires. La procédure quant à elle est entièrement automatisée et la durée de l'autocalibrage dépendra des performances de la sonde.

 

 

En effet, si Calman est donc obligatoire pour profiter de cette fonction AutoCal, de nombreuses sondes sont compatibles, des plus abordables comme la Spectracal C6 (pour ne citer que les sondes compatibles HDR) au plus coûteuses comme le spectrophotomètre Klein K10‑A, utilisé lors de ce test. Ce dernier possède une telle puissance de calcul que la procédure n'aura duré que 2 x 8 mn pour un calibrage haute précision HDR10 (2 x 3 mn en SDR) là ou une Display Pro mettrait plusieurs heures avec des résultats plus aléatoires d'autant plus que le système ABL nécessite des prises de mesures ultra‑rapides. C'est malheureusement le gros point sombre au tableau, car sans matériel à plusieurs dizaines de milliers d'euros, il est quasiment impossible d'exploiter pleinement cet outil exceptionnel. Dommage, car avec le matériel adéquat, les résultats sont tout simplement époustouflants ! On vous conseille donc, si vous possédez un tel TV, d’investir quelques centaines d’euros auprès d’un professionnel du calibrage, vous ne serez pas déçu (cf. explication plus bas).

 

 

Pour revenir à nos moutons, sachez qu’une telle célérité est rendue possible uniquement parce que Calman et LG ont mis au point un mode 3DLUT Lightning qui limite les points de mesures avant d'interpoler les résultats. Nous pensons que ce mode est largement suffisant pour obtenir une justesse colorimétrique totalement inédite. Pour mettre en œuvre la fonction AutoCal, il faut d'abord connecter l'ordinateur et le TV sur le réseau, enregistrer l'adresse IP du TV pour que Calman puisse accéder au menu interne du diffuseur et ainsi « bypasser » toute l'interface. La télécommande devient donc inutile puisque tout est pilotable depuis Calman et toute la procédure est automatique.

 

Précision, il faut impérativement désactiver le mode Eco (actif par défaut) sans quoi le pic lumineux sera bridé à 100 nits. Autre précision, l’option 3DLUT n'est disponible qu'en mode SDR Rec.709 et HDR10 BT2020, mais pas en HDR Dolby Vision qui utilise sa propre procédure de calibrage soit en manuel, soit en automatique, mais avec un nombre de mesures bien plus limité qu'un 3DLUT. Il faut dire qu'en présence de métadonnées dynamiques, un 3DLUT aurait été bien trop complexe à mettre en œuvre. En effet, si la puissance du processeur Alpha 9 a permis l'intégration du mode 3DLUT, il n'est pas encore assez puissant pour proposer un 3DLUT Dolby Vision. Enfin, dernière précision, cette année, après avoir lancé le calibrage automatique en HDR Dolby Vision, la mise à jour du mode Dolby Vision calibré se fait via IP. Il n'est donc plus nécessaire de faire cette mise à jour via USB comme en 2017.

 

Calibrage presque obligatoire… 

Si tous les outils nécessaires sont disponibles pour obtenir une colorimétrie absolument parfaite, LG et Technicolor doivent encore faire quelques efforts afin de proposer une colorimétrie plus juste en sortie de carton. Le dernier nommé, en quelque sorte garant du mode Technicolor, remplaçant du mode THX est censé être celui qui se rapproche le plus de la colorimétrie cinéma mais ici le Delta E moyen dépasse les 7 (cf. photo ci‑dessous), soit au‑dessus de 3, minimum recommandé. Sur certains paliers de l'échelle de gris, ce Delta E peut même dépasser les 8. Pourtant, lors de nos récents tests TV, nous avons pu réaliser que Sony ou Samsung proposaient une colorimétrie suffisamment juste pour que l'utilisateur lambda profite de son téléviseur dans de bonnes conditions sans avoir recours à un calibrage (évidemment, ce dernier sera toujours nécessaire pour les plus exigeants). Le mode Technicolor n’est donc pas au niveau.

 

 

D'autre part, quand on voit le gain qualitatif obtenu en faisant appel à la fonction AutoCAL en mode 3DLUT Cinema ou ISF, on ne peut que constater que sans avoir recours à un calibreur professionnel (soit un investissement supplémentaire d'environ 400 €), l'utilisateur lambda est loin de profiter pleinement de son TV. Non seulement l’AutoCAL ajuste la colorimétrie avec une précision hallucinante à un niveau que nous n'avions jamais pu voir avant, mais en plus l'image gagne en précision et en relief !

 

  

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ce calibrage va au‑delà de ce que nous montrent les mesures, puisque l'intégralité du spectre sur trois axes est corrigée sur plusieurs milliers de points de corrections. Grâce à la précision des corrections de saturations colorimétriques (cf. photo ci‑dessous), tous les soucis de postérisations disparaissent et forcement les dégradés sont plus nuancés, l'image gagne en clarté, en homogénéité, mais aussi en précision et en fluidité ! L'apport de ce 3DLUT est vraiment bluffant, une véritable claque pour tout professionnel de l'image ! Nous nous sommes mis à rêver d'un TV Oled qui réunirait ce type de calibrage avec un traitement vidéo comme celui proposé par Sony ou Philips, même si comme nous allons le voir, LG a néanmoins grandement progressé sur ce secteur !

 

 

Bref, niveau colorimétrique, il n'y a pas grand‑chose à dire : c'est parfait ! En revanche, on retrouve à peu près la même couverture colorimétrique qu'en 2017, avec 98,3% du DCI‑P3 (cf. photo ci‑dessous) et 74,9% du Rec.2020. Sur ce point l'Oled n'a rien à envier aux TV LCD LED. Après avoir lancé l'AutoCAL nous obtenons un Delta E de 0,2 que ce soit sur la Balance des Blancs, sur le gamut Rec.709 ou encore le gamut Rec.2020 ! Mieux, même en analysant chaque point de mesures, le plus gros écart constaté ne dépasse pas 0,5. Pro‑di‑gieux !

 

 

Rendu HDR a s’en décrocher la mâchoire !

Alors que nous pensions gagner à peine quelques nits en présence d’un signal HDR, comme tous les ans en somme, une belle surprise nous attendait ! Rappelons encore une fois de bien penser à désactiver le mode Eco qui bride considérablement la luminosité. Car une fois désactivée et après calibrage, nous relevons un pic HDR de 900 nits avec une mire APL de 10% ! Pour rappel, la plupart des TV LCD LED actuels affichent à peu près la même luminosité, seuls quelques exemplaires atteignent les 1 200 nits et ceux qui avoisinent les 2 000 nits comme le Samsung Q9 ou le Sony ZD9 sont rares ! Si on ajoute à cela le ratio de contraste énorme proposé par l'Oled, on comprend vite que cette technologie est capable d'offrir des rendus HDR bien plus dynamiques ! En SDR nous relevons un pic lumineux maximum de 415 nits. Évidemment, le souci reste le même sur des surfaces plus importantes à cause de l'ABL qui bride le pic lumineux à 153 nits sur une mire HDR de 100%. Ceci dit, l'ABL ne s'enclenche que très rarement lorsqu'on visionne un film (un peu plus en utilisation PC ou avec les jeux).

 

L'apport de ce 3DLUT se fait également, voire surtout, ressentir en HDR en partie grâce à l'algorithme Enhanced Dynamic Tone Mapping. Si les TV Oled proposent un taux de contraste exceptionnel, de nombreux spécimens souffrent souvent d'un manque de lisibilité dans le voisinage du noir avec des noirs bouchés. Comme le montre le visuel des mesures faites après calibrage, non seulement la balance des blancs et le gamma sont parfaits, les couleurs sont réglées avec une précision d'orfèvre, mais en plus la courbe de transfert EOTF est parfaitement alignée avec la courbe cible (cf. photo ci‑dessous), soit une précision encore jamais obtenue et cela se voit clairement à l'œil avec un rendu HDR10 de toute beauté !

 

 

Le voisinage du noir totalement débouché révèle tout le potentiel de cette technologie ! Là encore, jamais nous n'avions pu tester un TV Oled affichant une telle lisibilité dans les noirs et croyez‑nous, avec un noir à 0 nit et un tel ratio de contraste, la qualité des scènes sombres et tout simplement hallucinantes ! Nous avons pris une claque en visionnant The Passenger ou encore Valérian et la Cité des mille planètes (version import), en Ultra HD HDR10 ! Les passages dans l'espace sont tout bonnement exceptionnels avec un noir abyssal, des étoiles qui brillent de mille feux, tout en conservant une foultitude de détails et de nuances, le tout sans le moindre bruit ni aucun souci de vignetage ! Tout simplement jouissif !

 

Même si nous avons largement abordé ce nouveau traitement vidéo dans le premier chapitre de ce banc d'essai, il faut ajouter à ça toutes les améliorations apportées par le processeur Alpha 9 dont profitent évidemment l'affichage Ultra HD HDR comme l'algorithme Object AutoDepth Enhancer, le DNR sur quatre étapes, l'Upsampling 10 bits par couleur qui réduit considérablement la postérisation et améliore la finesse des dégradés. Les réglages sont les mêmes qu'en 2017, avec la possibilité d'ajuster la netteté et le filtre Résolution, mais c'est évidemment tout le travail réalisé en interne qui fait la différence et cela se ressent même au niveau de la compensation de mouvement avec une image plus précise dans les travellings. Autre précision, le boulot de l’Alpha 9 est également extrêmement visible avec un signal TNT. Les chaînes hertziennes, toujours synonymes de signal très moyen, bruité et bourré d’artefacts, retrouvent ici une nouvelle jeunesse. C’est le jour et la nuit avec nos expériences des années passées, le terme étant choisi à dessein : sur les TV LG Oled 2018, le noir est vraiment noir là où il était grisâtre sur les millésimes précédents, la faute à du bruit vidéo mal géré par les TV LG.

 

Mesures diverses : homogénéité, Color Volume et qualité de diodes... 

Inutile de s'attarder sur l'homogénéité, c'est évidemment l'un des gros points forts de la technologie Oled qui ne souffre pas de Clouding, ni de Blooming ni évidemment de fuite de lumière avec une parfaite répartition de la lumière et de la chaleur. Précisons tout de même que LG a considérablement amélioré les soucis de « vignettage » dont souffraient les premières générations. Même si ce défaut peut légèrement varier d'un modèle à l'autre, il semble évident que de gros efforts ont été faits de ce côté‑là. Les angles de vision font également partie des qualités de l'Oled, mais contrairement a ce qui a souvent été dit ou écrit, ce n'est pas non plus parfait. Évidemment, le contraste ne subit aucune perte, même totalement hors taxe, mais lorsqu'un spectateur est trop excentré, ce sont les teintes qui ont tendance à dériver.

 

En revanche, s'il y a un secteur sur lequel l'Oled doit encore progresser, c'est au niveau du Color Volume. Lors du test du QLED Samsung Q9 (cliquez pour découvrir le banc d’essai complet du produit par la rédaction d’AVCesar.com), nous avons pu voir que ce dernier était capable d'afficher 100% du DCI même à très forte luminosité (1 000 nits), ce qui n'est pas le cas du C8 dont le DCI n'est plus qu'à 80%. Résultat, sur les même scènes colorées, le Samsung sera bien plus pêchu que le LG C8, plus fade.

 

 

D'autre part, l'utilisation d'une dalle Woled a également des conséquences sur le spectre de lumière (cf. photo ci‑dessus), qui se rapproche étonnamment de celui d'un LCD avec une lumière plus prononcée dans le bleu, mais en retrait dans les tons plus chauds. Cela explique cette image une peu froide à l'instar de la technologie LCD, contrairement au Plasma qui possède un spectre plus prononcé dans le rouge. Lorsque l'Oled proposera des panneaux RVB, la donne sera très différente.

 

Enfin, concernant la qualité intrinsèque des diodes Oled (spectre lumineux et CIELAB qui définit la capacité des diodes à reproduire une colorimétrie la plus proche possible de celle perçue par l'œil humain), les mesures donnent des résultats standards (cf. photo ci‑dessous). Avec une valeur moyenne de 58/100 c'est similaire à l'an dernier, quasi identique au Samsung Q9 qui affiche un score de 59/100. Jusqu'ici, le record appartient au Sony XF90005 dont le test sera publié très prochainement avec une valeur moyenne de 78/100 ! Certains vidéoprojecteurs réalisent d'excellents scores dans ce domaine…

 

 

Pour conclure... 

Si LG reste aujourd'hui l'unique fournisseur de dalle Oled sur le marché, il fait face à une concurrence de plus en plus féroce pour notre plus grand plaisir, puisque cela oblige chaque fabricant à faire des efforts de prix, mais aussi pour améliorer cette technologie dotée de grandes qualités, dont celle d’offrir encore une grande marge de progression. À la vue des téléviseurs Oled proposés par Loewe, Panasonic, Philips et Sony l’ennée dernière, LG se devait donc de nous surprendre cette année. Le constructeur innove avec ce puissant processeur Alpha 9 qui a permis d'intégrer une technologie sur laquelle LG travaille depuis de nombreuses années et qui vient concurrencer directement Panasonic sur un terrain qui lui était pourtant acquis depuis de nombreuses années : le calibrage professionnel ! Avec ce système d'autocalibrage 3DLUT en partenariat avec spectraCal, LG signe un véritable chef‑d'œuvre qui tutoie la perfection ! Jamais nous n'avions pu mesurer une colorimétrie aussi parfaite sur un téléviseur, toutes technologies confondues. Plus encore, l'AutoCAL transcende totalement le rendu HDR et améliore considérablement la lisibilité dans les noirs ! C'est de loin notre plus belle expérience HDR10 !

 

 

Toutefois, pour profiter pleinement de ce TV, il est nécessaire de faire appel à un calibreur professionnel doté du matériel adéquat ce qui nécessite un investissement supplémentaire d'une valeur de 400 € environ. N'exagérons rien non plus, même sans avoir recours à une telle optimisation le LG C8 délivre une très belle qualité et profite quoi qu'il en soit d'une bien meilleure image qu'en 2017 avec un pic lumineux plus élevé mesuré à 900 nits !

Le post‑traitement vidéo du nouveau processeur vidéo Alpha 9 n'est peut‑être pas aussi impressionnant que ce que propose le X1 4K HDR Sony ou le Philips P5, mais il améliore cependant grandement le traitement interne de l'image. Celle‑ci s’avère plus nette, plus précise avec beaucoup moins de bruit résiduel que sur les TV Oled d'anciennes générations. Autre atout majeur de ce C8, c'est évidemment la lisibilité dans le noir, car LG réussi l'exploit de faire encore mieux que le Panasonic EZ950 sur ce point ! Et ça, ça change considérablement la donne, le contraste si puissant proposé par l'Oled prend ici tout son sens !

 

Pour le reste, la partie Smart TV est toujours aussi complète avec une gestion multimédia étendue, une prise en charge réseau client/serveur, des possibilités de diffuser l'audio sans‑fil via Bluetooth, etc. On retrouve l'excellente ergonomie du système WebOS en version ThinQ AI assisté par l'intelligence artificielle et Google Assistant, une télécommande qui facilite grandement l'usage au quotidien avec ses possibilités de commandes vocales et son pointeur gyroscopique, un portail internet très riche avec de nombreuses applications et services de VOD et de belles performances pour les gamers (Input Lag mesuré à 21 ms).

 

Le LG C8 est au final un splendide téléviseur au design élégant, tout en finesse et doté d'une belle finition et surtout d'un des meilleurs traitements antireflet disponibles. Un excellent rapport qualité/prix capable d'offrir la plus belle colorimétrie du marché pour ceux qui sont prêts à rajouter un supplément calibrage pour un rendu digne d'un écran professionnel !

+ Les points forts
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Système AutoCAL 3DLUT par SpectraCal
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Compatibilité HDR10, HDR HLG et HDR Dolby Vision
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Colorimétrie exceptionnelle après calibrage
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Design élégant, moderne et tout en finesse
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Traitement vidéo interne de qualité
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Élimination du bruit et de la postérisation
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Gestion réseau et multimédia très abouti
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Exceptionnelle lisibilité dans les noirs !
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Rendu HDR10 de référence (900 nits !)
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Excellent rapport qualité/prix !
- Les points faibles
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Colorimétrie perfectible en sortie de carton
»  
Calibrage professionnel largement conseillé
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