27 janvier 2026 - 10h34

Wonder Man

année
2026
Créateurs
InterprètesYahya Abdul-Mateen II, Ben Kingsley, Arian Moayed, Zlatko Buric
plateforme
genre
disponibilité
28/01/2026
notes
critique
5
10
A
soutenir

Alors qu'Ironheart fermait la phase 5 du MCU sans spécialement convaincre, l'heure est venue en ce mois de janvier 2026 pour Wonder Man d'ouvrir la phase 6 sur le petit écran (si l'on met de côté les séries animées très secondaires Eyes of Wakanda et Marvel Zombies). Et autant le dire tout de suite, ce n'est pas ce projet en live‑action, pourtant atypique, qui va venir donner un coup de boost au démarrage de ce nouveau pan après un 4 Fantastiques : premiers pas très imparfait sur grand écran.


Co‑créée par Destin Daniel Cretton (réalisateur du sympathique Shang‑Chi et la légende des dix anneaux et du prochain Spider‑Man : Brand New Day), Wonder Man est la nouvelle tentative de Marvel Studio de faire décoller son label Marvel Spotlight après la très ratée Echo. Avec ce label, le studio tente de proposer des séries spécialement centrées sur la narration autour de personnages et d'intrigues plus terre à terre. On imagine également un budget moindre que pour d'autres projets.


Method Man

Dans Wonder Man, ce petit côté artisanal, voire A24 côté réalisation (on pense parfois à Thunderbolts*), n'est assurément pas déplaisant. Il permet notamment d'oublier régulièrement que l'on regarde une série du MCU malgré la présence de Ben Kingsley dans la peau de Trevor Slattery. Ce dernier n'est d'ailleurs que le seul véritable lien avec le reste de l'univers cinématographique Marvel. Si vous n'avez pas vu Iron Man 3 ou Shang‑Chi et la légende des dix anneaux, où son personnage du Mandarin apparait, ce n'est pas dramatique. Non seulement la place de cette série au sein du grand plan de Marvel semble anecdotique, mais en plus Wonder Man se propose de vous aider à recoller les rares morceaux nécessaires.

 


Dans cette 17e (déja !) série du MCU, il est donc question de suivre Simon Williams (Yahya Abdul‑Mateen II), un acteur dont la vie et la carrière sont au plus bas. Mais quand il va croiser la route de Trevor lors d'une audition pour le rôle de ses rêves ‑le fameux Wonder Man, un vieux super‑héros à la mode‑, sa vie va basculer. Avec son format resserré de 8 épisodes de 25/30 minutes, Wonder Man tente tout au long de sa première saison de mélanger les genres, toujours à la frontière entre drame, comédie et évidemment super‑héros. Malheureusement, elle ne convainc vraiment dans aucun d'entre eux.


S'il y a bien quelques passages qui fonctionnent, à commencer par le duo formé par Williams et Slattery, difficile de retenir grand‑chose de marquant de Wonder Man. La série tente pourtant d'être méta en invitant quelques acteurs à jouer leur propre rôle, en évoquant la situation de l'industrie du cinéma à Hollywood et en interrogeant sur le métier d'acteur. Malheureusement pour elle, la formidable série The Studio est passée juste avant elle, et le show d'Apple TV+ se montre plus mordant, plus drôle et tout simplement plus mémorable. La question de la « fatigue super‑héroïque », pourtant évoquée dans la communication en amont de la sortie, est elle quasi absente, et ce n'est pas cette série qui va y remedier.


Meta cagoule

L'intrigue générale manque également de cohérence, se montre très prévisible dans sa résolution précipitée et pâtit de ses épisodes courts. Si le show ne rejoint pas les pires productions télévisuelles de Marvel avec Echo, She‑Hulk ou Secret Invasion, en étant relativement bien écrite et rythmée notamment, elle se place cependant péniblement dans le milieu mou sans grand intérêt.


En tant que série seule, Wonder Man peine à justifier son existence tant elle ne raconte pas grand‑chose de neuf ou de percutant. Sa seule rédemption pourrait venir d'une saison 2 (peu envisageable si le show ne passionne pas les foules, comme nous le pressentons) ou d'une réutilisation et d'un réel étoffement de son personnage principal dans le MCU. Mais avec les prochains films Avengers déjà bien remplis en personnages, rien n'est moins sûr. Ainsi, une phrase nous vient après le visionnage de Wonder Man. Non pas What if… ?, mais So what… 

sur les réseaux
proposer une vidéo
en plus
soutenir
Recevez l’actualité tech et culture sur la Newsletter cesar
Inscrivez-vous
OK
Non merci, je suis déjà inscrit !